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Justice = Pax - Peace - Paz - Paix - Vrede - Frieden - Shalom - Salam - Mir - Pau - Pokoj - Shanti - Ashkharh...Abenaki OLAKAMIGENOKA Afrikaans VREDE Akan ASOMDWOE Akkadian SALMU Alabama ITTIMOKLA Albanês PAQE Algonquin WAKI IJIWEBISI Alsaciano FRIEDE Amharic SELAM Árabe SALAM Aranese PATZ Armenio ASHKHARH Assamese SHANTI Aymara HACANA Bemba MUTENDEN Basque (Euzkera) BAKEA Bavariano FRIDN Batak PARDAMEAN Belorusso PAKOJ Bengali SHANTI Bhojpuri SHANTI Isaïe 32, 17

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    C'est officiel : les 6èmes rencontres des monnaies libres auront lieu à l'IUT de Valence ! Et le programme se précise !

    Les 12 et 13 Novembre : la technique

    Les 2 premières journées seront dédiées aux aspects techniques des premiers logiciels permettant la réalisation des monnaies libres, avec notamment :
    • une présentation de uCoin incluant :
      • des rappels des principes techniques (blockchain, Toile de Confiance, transactions, ...)
      • un zoom sur les derniers développements (multi-branches et évolutions du protocole)
      • perspectives à court et moyen terme, dont le potentiel lancement d'une monnaie libre
    • une ou plusieurs présentations des logiciels client permettant d'utiliser une monnaie libre tels Cutecoin et uCoinApps

    Le 14 Novembre : jeu Ğeconomicus et travaux pratiques !

    Cette journée sera divisée en 2 groupes, selon le niveau de chacun :
    • un 1er groupe participera au jeu Ğeconomicus permettant de révéler le code des systèmes monétaires et de leur implication en termes économiques
    • un 2nd groupe participera à un atelier animé par Stéphane Laborde, l'auteur de la Théorie Relative de la Monnaie, pour les personnes ayant déjà participé au jeu Ğeconomicus. L'atelier, qui nécessitera un tableur pour chacun de ses participants, se propose :
      • d'apprendre à afficher une même monnaie dans différents référentiels (quantitatif, quantitatif à somme nulle, relatif, ...)
      • d'établir le lien entre revenu de base par Dividende Universel et revenu de base financé
      • des exemples de valeurs permettront d'établir la double relativité monétaire + valeurs

    Le 15 Novembre : toutes contributions !

    La dernière journée se veut ouverte à toutes les contributions (qui restent à définir et feront l'objet d'un prochain post) qui peuvent aller :
    • de la manipulation des logiciels Cutecoin et uCoinApps
    • de la présentation d'autres projets autour de la TRM (la TRM en couleurla TRM pour les enfantla TRM en détails, la traduction de la TRM en anglais, le modèle DAC, ...)
    • des plateformes d'échange autour de la TRM, des monnaies libres (blogs, forums, ...)
    • des questions pratiques pour le lancement de monnaies libres
    • ... liste non exhaustive !
    Pour tous les détails, suivez le site de connex-asso.net.

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    Invitation: « La Protection des Chrétiens au Moyen Orient »






    Les inscriptions sont closes



    Pour mémoire.... Invitation à Genève, Suisse.

    Événement parallèle sur « La Protection des Chrétiens au Moyen Orient », lundi 2 mars à 16h au Palais des Nations à Genève, Suisse, Salle 19, organisé par la Mission Permanente de la Fédération de Russie à Genève, Suisse, l’Institut de la Démocratie et de la Coopération (Paris) et la Société Impériale Orthodoxe de Palestine (Moscou).


    Programme provisoire au Palais des Nations, ONU, à Genève, Suisse.




    16h05 Ouverture de la séance par John Laughland, Directeur des Etudes de l’IDC.


    16h10 Intervention de Sergueï Lavrov, Ministre des affaires étrangères de la Fédération de Russie.


    16h20 Intervention de Gebran Bassil, Ministre des affaires étrangères du Liban.


    16h30 Questions et débat avec la salle.


    16h45 Les Ministres quittent la salle.


    16h50 Le Président annonce les intervenants suivants.


    16h55 Intervention d’Elena Agapova, présidente de la Société Impériale Orthodoxe de Palestine.


    17h05 Intervention de Natalia Narotchnitskaïa, présidente de l’IDC.


    17h15 Intervention de l’Archimandrite Filaret, Vice-Président du Département des Affaires Extérieures de l’Eglise Orthodoxe Russe.


    17h25 Intervention de Mère Agnès-Mariam de la Croix, higoumène du Monastère Saint-Jacques le Mutilé, Syrie.


    17h35 Intervention du Secrétaire-Général de la Communauté Saint’Egidio, le professeur Adriano Rocucci.


    17h45 Questions et débats avec la salle.


    19h00 Fin.

    Les inscriptions sont closes

    La Russie veut une solution suisse en Orient.


    * La guerre ne résout rien ! * Violation des conventions de Genève ! *

    * Combien de civils sacrifiés avant qu’on ne réagisse ? * Halte au silence des moutons !
    * Qui veut diviser pour mieux régner ? * Laissez travailler les journalistes ! * Ne pas tirer !
    N’oubliez pas les enfants ! * À qui profitent les crimes ? * Qui paiera ? *
    * Qui finance les guerres ? * À qui profite le séparatisme ? * À qui
    profite le chaos ? * Êtes-vous sûrs d’avoir été bien informés ? * Qui vend les armes ? * Qui "donne" des armes aux islamistes ? *
    Les méchants c’est toujours les autres !? *
    Mieux vaut un mauvais compromis qu’une « bonne » guerre.

    * Irak, Afghanistan, Lybie, Syrie, Ukraine, qui sera le prochain ?!


    PS: Pour la paix mondiale.


    Saint Nicolas de Flüe, en allemand : Niklaus von Flüe, né le 25 septembre 1417 et mort le 21 mars 1487 à Sachseln est un ascète suisse qui est le saint patron de la Suisse et le saint patron de la paix mondiale.


    Il est parfois invoqué comme « Frère Nicolas. » Les principales caractéristiques attribuées à la pensée de Nicolas de Flüe – esprit de paix, non-intervention dans les affaires étrangères, modération - ont aujourd'hui encore des répercussions sur la manière dont certains Suisses perçoivent leur pays et envisagent sa politique.
    Il a été béatifié en 1669. Après sa béatification, la commune de Sachseln construisit une église en son honneur où son corps a été enterré. Nicolas de Flue a été canonisé le 15mai1947 par le pape Pie XII.

    Il est Saint-patron mondial de la paix depuis cette date.

    Il est également, de même que Saint Martin et Saint Sébastien, le saint-patron de la Garde Suisse Pontificale au Vatican. Il est aussi le patron des familles nombreuses, des médiateurs et le protecteur des épouses qui vivent séparées de leur mari.
    Il est fêté le 25 septembre en Suisse et le 21
    mars ailleurs 6,7
    Voici une brève prière personnelle de saint Nicolas de Flue8. Cette prière quotidienne de Saint Nicolas de Flue, Mein Herr und Mein Gott5,9, est encore activement utilisée aujourd'hui.« Mon Seigneur et mon Dieu Prends-moi à moi Et donne-moi tout entier à ToiMon Seigneur et mon Dieu Prends-moi tout Ce qui me sépare de ToiMon Seigneur et mon Dieu Donne moi tout Ce qui m'attire à toi »2,5
    En sa mémoire, un musée a été fondé dans le village de la commune de Sachseln (OW)10, où se trouve également l'église de pèlerinage de ce saint.



    Jérusalem, Shalom, Pax, Paix, Peace, Frieden...
    http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/02/saints-et-saintete-au-moyen-age.html




    Allocution prononcée par le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov à la XXIIème Assemblée du Conseil sur la politique étrangère et la défense, à Moscou, le 22 Novembre 2014



    Je suis heureux d’assister à cette Assemblée annuelle du Conseil sur la politique étrangère et la défense (abréviation russe SVOP). C’est toujours pour moi un grand plaisir de rencontrer des gens et se sentir le potentiel intellectuel qui permet au Conseil, à ses dirigeants et ses représentants, de répondre aux évolutions mondiales et de les analyser. Leur analyse est toujours libre de toute hystérie, et les arguments présentés par ses membres sont sérieusement fondés et solides, du fait notamment qu’ils peuvent prendre un peu de recul ; car il est difficile à ceux qui se trouvent pris au milieu même des événements d’adopter un point de vue impartial. Quant à nous, nous sommes inévitablement influencés par les divers développements en cours, ce qui rend vos observations, analyses, discours et suggestions encore plus précieux pour nous.

    Pour autant que je sache, l’Assemblée de cette année mettra l’accent sur les perspectives d’accélération de la croissance intérieure en Russie. Il ne fait aucun doute que les efforts concertés de notre société dans son ensemble pour assurer le développement économique, social et spirituel global, sont une condition préalable pour faire de l’avenir de la Russie quelque chose de durable. Cela dit, en raison de mes obligations professionnelles, il me faut me concentrer sur les questions de politique étrangère, lesquelles sont toujours pertinentes pour l’ordre du jour de l’Assemblée puisque, dans ce monde interconnecté et globalisé, isoler le développement interne du monde extérieur s’avère impossible. Le président de la Russie Vladimir Poutine a fourni une analyse détaillée des développements internationaux lors de la réunion du Club de Valdaï, à Sotchi, ainsi que dans les divers entretiens qu’il a accordés au cours de son voyage en Asie. Pour cette raison, je n’entends pas offrir ici d’observation conceptuelle, dès lors que tout a déjà été dit. Néanmoins, je voudrais partager avec vous quelques considérations fondées sur nos efforts de politique étrangère au jour le jour. Même s’il n’est pas dans mon intention de livrer une vision globale et éclaircie, puisque à ce stade, toutes les prévisions sont provisoires, quel que soit celui qui les fait. En outre, les diplomates cherchent à influencer les développements tels qu’ils se déroulent, non simplement à les contempler.



    Naturellement, je vais commencer avec l’Ukraine. Bien avant que le pays ait été plongé dans la crise, il y avait dans l’air un sentiment que les relations de la Russie avec l’UE et avec l’Occident étaient sur le point d’atteindre leur moment de vérité. Il était clair que nous ne pouvions plus continuer à mettre en veilleuse certaines questions dans nos relations, et qu’il fallait choisir entre un véritable partenariat ou, comme le dit le dicton, en venir à « casser de la vaisselle ». Il va sans dire que la Russie optait pour la première solution, tandis que, malheureusement, nos partenaires occidentaux se contentaient de la dernière, que ce soit consciemment ou non. En fait, ils se sont tous engagés en Ukraine et ils ont soutenu les extrémistes, renonçant ainsi à leurs propres principes d’un changement de régime démocratique. Ce qui en est ressorti, c’était une tentative de jouer au « jeu du dégonflé » [1] avec la Russie, histoire de voir qui cillerait le premier. Comme disent les petits durs, ils voulaient voir la Russie « se déballonner » (je ne puis pas trouver un meilleur mot pour cela), nous forcer à avaler l’humiliation des Russes et de ceux dont la langue maternelle est le russe en Ukraine.


    L’honorable Leslie Gelb, que vous ne connaissez que trop bien, a écrit que l’accord d’association de l’Ukraine avec l’UE n’avait rien à voir avec une quelconque invitation de l’Ukraine à adhérer à l’UE, et qu’il ne visait à court terme qu’à l’empêcher de rejoindre l’Union douanière. C’est là ce qu’en a dit une personne impartiale et objective. Quand ils ont délibérément décidé de s’engager sur la voie de l’escalade en Ukraine, ils ont oublié beaucoup de choses, alors même qu’ils avaient une compréhension claire de la façon dont ces mouvements seraient considérés en Russie. Ils ont oublié les conseils de, disons, Otto von Bismarck, lequel avait dit que dénigrer le grand peuple russe, fort de millions d’âmes, constituerait la plus grande erreur politique que l’on puisse faire.

    Le président Vladimir Poutine a dit l’autre jour que nul dans l’histoire n’a encore réussi à soumettre la Russie à son influence. Ce n’est pas une évaluation, mais un état de fait. Une telle tentative a pourtant été faite, qui visait à étancher la soif d’expansion de l’espace géopolitique sous contrôle occidental, et qui trouvait son origine dans la peur mercantile de perdre les dépouilles de ce que, de l’autre côté de l’Atlantique, ils s’étaient persuadés être la victoire dans la guerre froide.

    Ce que la situation actuelle a de plus, c’est qu’une fois que tout s’est mis en place, le calcul qui sous-tendait les actions de l’Occident s’est trouvé révélé, en dépit de cette volonté que l’on proclamait haut et fort de bâtir une communauté de sécurité, une maison commune européenne. Pour citer (le chanteur auteur-compositeur) Boulat Okoudjava : « Le passé devient de plus en plus clair ». Cette clarté est de plus en plus tangible. Aujourd’hui, notre tâche n’est pas seulement de régler le passé (même si cela doit être fait), mais plus important encore, de penser à l’avenir.

    Les discours au sujet de l’isolement de la Russie ne méritent aucune discussion sérieuse. Je n’ai pas vraiment besoin de m’attarder sur ce point devant le présent auditoire. Bien sûr, il est possible d’endommager notre économie, et ce sont d’ailleurs bien des dommages que l’on cause en ce moment, mais seulement en faisant aussi du mal à ceux qui prennent les mesures correspondantes et, tout aussi important, en détruisant le système des relations économiques internationales, et les principes sur lesquels il est fondé. Précédemment, lorsque des sanctions étaient appliquées (je travaillais à l’époque pour la mission russe auprès de l’ONU), nos partenaires occidentaux, lorsqu’ils discutaient de la République Populaire Démocratique de Corée, de l’Iran ou d’autres États, déclaraient qu’il était nécessaire de formuler les restrictions de manière à rester dans des limites humanitaires et à ne pas causer de dommages à la sphère sociale et à l’économie, en ciblant sélectivement la seule élite. Aujourd’hui, c’est tout le contraire : les dirigeants occidentaux déclarent publiquement que les sanctions doivent détruire l’économie et déclencher des protestations populaires. Par conséquent, en ce qui concerne l’approche conceptuelle de l’utilisation de mesures coercitives, l’Occident démontre sans équivoque qu’il ne cherche pas seulement à changer la politique russe (ce qui en soi est illusoire), mais qu’il cherche à changer le régime ; et pratiquement personne ne le nie.

    Le président Vladimir Poutine, en parlant avec des journalistes récemment, a déclaré que l’horizon en fonction duquel les dirigeants occidentaux d’aujourd’hui établissent leurs plans est limité. Et cela constitue en effet un danger que des décisions sur les problèmes clés de l’évolution du monde et de l’humanité dans son ensemble soient prises sur la base de cycles électoraux courts : aux États-Unis, le cycle est de deux ans, et l’on doit à chaque fois imaginer et faire quelque chose pour gagner des voix. C’est le côté négatif du processus démocratique, et nous ne pouvons nous permettre de l’ignorer. Il ne nous est pas possible d’accepter cette logique, lorsque l’on nous dit de démissionner, de nous détendre et d’accepter simplement comme un incontournable que tout le monde ait à souffrir simplement parce qu’il y a des élections aux États-Unis tous les deux ans. Cela n’est pas juste. Nous ne nous y résignerons pas, parce que les enjeux sont trop importants, que ce soit dans la lutte contre le terrorisme, dans les menaces de prolifération d’armes de destruction de masse ou dans de nombreux conflits sanglants dont l’impact négatif dépasse de loin le cadre des États et des régions concernées au premier chef. Le désir de faire quelque chose qui permette d’obtenir des avantages unilatéraux ou de s’attacher l’électorat avant une prochaine élection conduit au chaos et à la confusion dans les relations internationales.

    C’est toujours la même rengaine, quotidiennement répétée, que nous entendons nous dire : Washington est conscient de son caractère unique et de son devoir de supporter ce fardeau qui consiste à diriger le reste du monde. Rudyard Kipling a parlé du « fardeau de l’homme blanc ». J’espère que ce n’est pas ce qui pousse les Américains. Le monde d’aujourd’hui n’est pas blanc ou noir, mais multicolore et hétérogène. Si le leadership dans ce monde peut être assuré, ce n’est pas en se persuadant soi-même de sa propre exclusivité et d’un devoir conféré par Dieu d’être responsable de tout le monde, mais seulement par la capacité et l’habileté à former un consensus. Si les partenaires américains appliquaient leur pouvoir à cet objectif, ce serait inestimable, et la Russie les y aiderait activement.

    Jusqu’à présent, toutefois, les ressources administratives américaines n’ont travaillé que dans le cadre de l’OTAN, et encore avec des réserves substantielles, et leurs décrets n’atteignaient pas au-delà de l’Alliance de l’Atlantique Nord. J’en veux pour preuve les résultats de la tentative des États-Unis de contraindre la communauté internationale à suivre leur ligne de conduite en ce qui concerne les sanctions et les principes anti-russes. J’en ai parlé plus d’une fois déjà et nous avons des preuves suffisantes du fait que les ambassadeurs et les envoyés américains à travers le monde sollicitent des réunions au plus haut niveau pour faire valoir que les pays correspondants sont tenus de sanctionner la Russie avec eux, ou bien d’en subir les conséquences. Cela se fait à l’égard de tous les pays, y compris de nos alliés les plus proches (cela en dit long sur le genre d’analystes dont dispose Washington). Une écrasante majorité des États avec lesquels nous avons un dialogue continu sans aucune restriction, et sans isolement, comme vous le voyez, attachent de la valeur au rôle indépendant que joue la Russie dans l’arène internationale. Non parce qu’ils aiment voir quelqu’un contester les Américains, mais parce qu’ils se rendent compte que l’ordre du monde ne sera pas stable si personne n’est autorisé à dire ce qu’il pense (bien qu’en privé, l’écrasante majorité d’entre eux expriment leur opinion, ils ne veulent pas le faire publiquement par peur des représailles de Washington).

    De nombreux analystes raisonnables comprennent qu’il y a un écart grandissant entre les ambitions mondiales de l’administration américaine et le réel potentiel du pays. Le monde change et, comme cela a toujours été le cas dans l’histoire, arrivé à un certain point, l’influence et le pouvoir de l’un atteignent leur apogée, tandis qu’un autre commence à se développer encore plus rapidement et plus efficacement. Il faut étudier l’histoire et partir des réalités. Les sept économies en développement dirigées par les BRICS ont déjà un PIB plus important que le G7 occidental. Ce sont des faits de la vie qu’il faut partir, et non d’un sentiment erroné de sa propre grandeur.

    Il est devenu à la mode de faire valoir que la Russie mène une sorte de « guerre hybride » en Crimée et en Ukraine. C’est là un terme intéressant, mais que j’appliquerais surtout aux États-Unis et à leur stratégie de guerre : il s’agit vraiment d’une guerre hybride, visant non pas tant à vaincre l’ennemi militairement qu’à changer les régimes dans les pays qui poursuivent une politique que Washington n’aime pas. Cette stratégie recourt aux pressions financières et économiques, aux attaques par le moyen de l’information ; elle se sert d’autres intervenants sur le périmètre de l’état visé, lesquels agissent comme des mandataires ; et bien sûr elle use de pression, par l’information et l’ idéologie, au travers d’organisations non gouvernementales financées par des ressources extérieures. N’est-ce pas là un processus hybride, et non ce que nous appelons la guerre ? Il serait intéressant de discuter du concept de la guerre hybride pour voir qui la mène vraiment, ou s’il s’agit seulement de « petits hommes vêtus de tenues vertes ».

    Apparemment, la boîte à outils de nos partenaires américains est plus grosse encore, et ils sont devenus habiles à s’en servir.

    En tentant d’établir leur prééminence à un moment où se font jour de nouveaux centres de pouvoir économique, financier et politique, les Américains provoquent une neutralisation en accord avec la troisième loi de Newton, et ils contribuent à l’émergence de structures, de mécanismes et de mouvements qui cherchent des alternatives aux recettes américaines pour résoudre les problèmes urgents. Je ne parle pas d’anti-américanisme, encore moins de former des coalitions conçues comme des fers de lance dirigés contre les États-Unis, mais seulement du désir naturel d’un nombre croissant de pays de sécuriser leurs intérêts vitaux et de le faire de la façon qu’ils pensent juste, non d’après ce qui leur est dicté « depuis l’autre côté de l’étang ». Personne ne va jouer à des jeux anti-américains juste pour contrarier les États-Unis. Nous sommes confrontés à des tentatives et à des faits d’utilisation extra-territoriale de la législation américaine, à l’enlèvement de nos citoyens en dépit des traités conclus avec Washington, traités selon lesquels ces questions doivent être résolues grâce à l’application de la loi et par les organes judiciaires.

    Si l’on en croit leur doctrine de sécurité nationale, les États-Unis auraient le droit d’utiliser la force n’importe où, n’importe quand, sans avoir à solliciter l’approbation du Conseil de sécurité des Nations Unies. Une coalition contre l’État islamique a ainsi été formée à l’insu du Conseil de sécurité. J’ai demandé au secrétaire d’État John Kerry pourquoi ils n’étaient pas allés devant le Conseil de sécurité des Nations Unies pour cela.

    Il m’a dit que s’ils le faisaient, il leur faudrait en quelque sorte préciser le statut du président syrien Bachar El-Assad. Bien sûr, ils l’auraient dû, parce que la Syrie est un État souverain et qu’elle est toujours membre de l’ONU (nul ne l’a exclue en tant que membre). Le secrétaire d’État a dit que cela ne convenait pas, parce que les États-Unis sont en lutte contre le terrorisme et que le régime El-Assad est ce qui galvanise le plus les terroristes de partout dans le monde, qu’il agit comme un aimant qui les attire vers cette région pour tenter de renverser le régime syrien.

    Je crois que c’est là une logique perverse. Si nous parlons des précédents (les États-Unis adhèrent au système jurisprudentiel), il est utile de rappeler le processus de désarmement chimique en Syrie, dans lequel le régime Assad était un partenaire tout à fait légitime des États-Unis, de la Russie, de l’OIAC et d’autres. Les Américains maintiennent bien aussi des discussions avec les talibans. Chaque fois qu’ils ont la possibilité de profiter de quelque chose, les États-Unis agissent de façon tout à fait pragmatique. Je ne sais pas pourquoi la position dictée par l’idéologie a pris le dessus cette fois et pourquoi les États-Unis ont choisi de croire qu’Assad ne peut pas être un partenaire. Peut-être ne s’agit-il pas vraiment d’une opération contre l’État islamique, mais plutôt d’une entreprise destinée à ouvrir la voie à un renversement d’El-Assad, sous le couvert d’une opération de lutte contre le terrorisme.

    Récemment, Francis Fukuyama a écrit un livre intitulé « Ordre politique et déclin politique » [2], dans lequel il affirme que l’efficacité de l’administration publique aux États-Unis est en déclin, et que les traditions de gouvernance démocratique se trouvent progressivement remplacées par des méthodes féodales de domination de fief. Cela s’inscrit dans une discussion à propos de quelqu’un qui vit dans une maison de verre et qui jette des pierres.

    Tout cela se passe au milieu des défis et des problèmes croissants du monde moderne. Nous assistons à un « bras de fer » continu en Ukraine. Le trouble se prépare à la frontière sud de l’UE. Je ne pense pas que les problèmes du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord disparaîtront par eux-mêmes. L’UE a formé une nouvelle commission. De nouveaux acteurs étrangers ont émergé, qui feront face à un combat sérieux pour savoir où envoyer leurs ressources de base : soit ce sera pour la poursuite de schémas irresponsables en Ukraine, en Moldavie, etc., c’est-à-dire dans leur partenariat oriental (tel que le préconise une minorité agressive dans l’UE), ou bien ils écouteront les pays d’Europe du Sud et se concentreront sur ce qui se passe de l’autre côté de la Méditerranée.

    C’est un enjeu majeur pour l’UE.

    Jusqu’à présent, ils ne sont pas guidés par de vrais problèmes, mais plutôt par le désir de se saisir rapidement de ce qu’offre un sol fraîchement retourné. C’est déplorable. Exporter des révolutions – qu’elles soient démocratiques, communistes ou autres – n’apporte jamais rien de bon.

    Les structures d’État, publiques et civilisationnelles sont effectivement en désintégration dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord. Etant donnée l’énergie destructrice libérée dans le processus, les flammes pourraient atteindre certains États situés bien au-delà de cette région. Des terroristes (y compris l’État islamique) revendiquent un statut national. De surcroit, ils commencent déjà à créer là-bas des organes quasi-gouvernementaux, qui s’engagent dans le travail administratif.

    Sur cette toile de fond, les minorités, y compris les chrétiens, sont bannis. En Europe, ces questions sont réputées non politiquement correctes. Ils ont honte, lorsque nous les invitons à faire quelque chose ensemble à l’OSCE [3]. Ils se demandent : pourquoi devrions-nous nous concentrer spécifiquement sur les chrétiens ? En quoi est-ce spécial ? L’OSCE a organisé une série de manifestations destinées à garder vivant le souvenir de l’Holocauste et de ses victimes. Il y a quelques années, l’OSCE a commencé à animer divers événements contre l’islamophobie. Nous, nous offrirons une analyse des processus menant à la christianophobie.

    Les 4 et 5 décembre, des réunions ministérielles de l’OSCE auront lieu à Bâle, où nous allons présenter cette proposition. La majorité des États membres de l’UE éludent ce sujet, parce qu’ils ont honte d’en parler. Tout comme ils avaient honte d’inclure dans ce qui était alors le projet de Constitution européenne, élaboré par Valéry Giscard d’Estaing, une phrase indiquant que l’Europe a des racines chrétiennes.

    Si vous ne vous souvenez pas de vos propres racines et traditions ou si vous ne les respectez pas , comment voulez-vous respecter les traditions et les valeurs des autres personnes ? C’est une logique toute simple. En comparant ce qui se passe maintenant au Moyen-Orient à une période de guerres de religion en Europe, le politologue israélien Avineri a déclaré qu’il est peu probable que la crise actuelle prenne fin avec ce que l’Occident veut dire quand il parle de « réformes démocratiques ».

    Le conflit israélo-arabe est comme éteint. Il est difficile de jouer plusieurs parties à la fois. C’est ce que les Américains tentent d’accomplir, mais cela ne fonctionne pas pour eux. En 2013, il leur a fallu neuf mois avant de comprendre le conflit israélo-palestinien. Je ne vais pas entrer dans les raisons, elles sont connues, mais là aussi ils ont échoué. A présent, ils ont demandé davantage de temps afin d’essayer de parvenir à des progrès avant la fin de 2014, de sorte que les Palestiniens n’aillent pas à l’ONU signer les Statuts de la Cour pénale internationale, etc. Et tout soudain, voilà qu’on apprend que des négociations sur l’Iran sont en cours. Le Département d’État américain a laissé tomber la Palestine pour se concentrer sur l’Iran.

    Le Secrétaire d’État américain John Kerry et moi avons accepté de parler de ce sujet dans quelque temps. Il est important de comprendre que l’on ne peut pas garder le problème de l’État palestinien en état de congélation profonde pour toujours. L’échec de sa résolution depuis près de 70 ans a été un argument majeur de ceux qui recrutent des extrémistes dans leurs rangs : « Il n’y a pas de justice : il avait été promis de créer deux États ; l’État juif a été créé, mais ils ne créeront jamais un État arabe ». Utilisés sur une rue arabe affamée, ces arguments sonnent tout à fait plausibles, et l’on commence à appeler à un combat pour la justice en recourant à d’autres méthodes.

    Le président russe Vladimir Poutine a déclaré, lors de la réunion du Club de Valdaï à Sotchi, que nous avons besoin d’une nouvelle version de l’interdépendance. C’était une déclaration tout à fait d’actualité. Les grandes puissances doivent retourner à la table des négociations et se mettre d’accord sur un nouveau cadre de discussion qui prenne en compte les intérêts légitimes fondamentaux de toutes les parties clés (je ne peux pas vous dire comment on devrait l’appeler, mais il devrait en tout cas être fondé sur la Charte des Nations Unies) ; elles devraient se mettre d’accord sur des restrictions auto-imposées raisonnables et sur une gestion collective des risques dans un système de relations internationales soutenues par les valeurs démocratiques. Nos partenaires occidentaux font la promotion du respect de la primauté du droit, de la démocratie et de l’opinion des minorités au sein des différents pays, tout en omettant de défendre les mêmes valeurs dans les affaires internationales. Cela laisse à la Russie le rôle de pionnier dans la promotion de la démocratie, de la justice et de la primauté du droit international. Car un nouvel ordre mondial ne peut être que polycentrique, et il devrait refléter la diversité des cultures et des civilisations dans le monde d’aujourd’hui.

    Vous êtes informés de l’engagement de la Russie à garantir l’indivisibilité de la sécurité dans les affaires internationales, et à la maintenir dans le droit international. Je ne m’étendrai pas sur ce point.

    Je tiens à soutenir cet argument que le SVOP a souligné, selon lequel la Russie ne parviendra pas à devenir une grande puissance du 21ème siècle qui connaisse succès et confiance, sans développer ses régions orientales. Sergei Karaganov était parmi les premiers à conceptualiser cette idée, et je suis entièrement d’accord. Amener à un nouveau niveau les relations de la Russie avec les pays de la zone Asie-Pacifique est une priorité absolue. C’est dans cette optique que la Russie a travaillé lors de la réunion de l’APEC à Pékin, et lors du forum du G20. Nous allons continuer à aller dans cette direction au sein du nouvel environnement créé par le lancement prochain de l’Union économique eurasiatique (UEEA), le 1er Janvier 2015.

    Nous avons été traités comme des « sous-hommes ». Depuis plus d’une décennie, la Russie a tenté d’établir des liens de partenariat avec l’OTAN par le biais de l’OTSC [4]. Il ne s’agissait pas seulement, par ces efforts, de faire jouer l’OTAN et l’OTSC « dans la même catégorie ». C’est un fait, l’OTSC est axée sur la capture des trafiquants de drogue et des migrants illégaux aux alentours de la frontière afghane, tandis que l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord est l’épine dorsale des forces de sécurité internationales qui, entre autres choses, ont été chargées de la lutte contre la menace terroriste et de l’élimination de ses programmes de financement, lesquels impliquent le trafic de drogue. Nous avons tout essayé : nous avons plaidé et exigé des contacts en temps réel, de sorte que lorsque l’OTAN vient à détecter une caravane transportant de la drogue et se trouve dans l’incapacité de l’arrêter, elle nous avertisse à travers la frontière, afin que cette caravane puisse être interceptée par les forces de l’OTSC. Ils ont tout simplement refusé de nous parler. Dans des conversations privées, ceux qui nous veulent du bien à l’OTAN (et c’est réellement dans un sens positif que j’entends cela) nous ont dit que c’était pour des raisons idéologiques que l’alliance ne pouvait considérer l’OTSC comme un partenaire à part entière. Jusqu’à récemment, nous avons constaté la même attitude condescendante et arrogante à l’égard de l’intégration économique eurasiatique. Et ce malgré le fait que les pays qui ont l’intention de se joindre à l’UEEA ont beaucoup plus en commun en termes d’économie, d’histoire et de culture, que de nombreux membres de l’UE. Cette union n’a pas pour but la création de barrières avec qui que ce soit. Nous soulignons toujours à quel point nous souhaitons que cette union soit ouverte. Je crois fermement que cela contribuera de façon significative à la construction d’un pont entre l’Europe et l’Asie Pacifique.

    Je ne peux pas ne pas mentionner ici le partenariat global de la Russie avec la Chine. D’importantes décisions bilatérales ont été prises, ouvrant la voie à une alliance énergétique entre la Russie et la Chine. Mais il y a plus que cela. Nous pouvons à présent même parler d’une alliance émergente en matière de technologie entre les deux pays. Le tandem que la Russie forme avec Pékin est un facteur crucial pour assurer la stabilité internationale et au moins un certain équilibre dans les affaires internationales, ainsi que pour assurer la primauté du droit international. Nous ferons pleinement usage de nos relations avec l’Inde et le Vietnam, qui sont des partenaires stratégiques de la Russie, ainsi qu’avec les pays de l’ASEAN [5]. Nous sommes également ouverts à l’élargissement de la coopération avec le Japon, si nos voisins japonais peuvent considérer leurs intérêts nationaux et cesser de regarder en arrière en direction de certaines puissances de l’étranger.

    Il ne fait aucun doute que l’Union européenne est notre plus important partenaire collectif. Personne n’a l’intention de « se tirer une balle dans le pied » en renonçant à la coopération avec l’Europe, mais il est maintenant clair que la poursuite des affaires courantes telles qu’elles existent n’est plus une option. C’est ce que nos partenaires européens nous disent, mais nous non plus ne voulons pas continuer à faire les choses à l’ancienne. Ils ont cru que la Russie leur devait quelque chose, alors que nous voulons être sur un pied d’égalité avec eux. Pour cette raison, les choses ne seront plus jamais les mêmes. Cela dit, je suis convaincu que nous serons en mesure de surmonter cette période, que les leçons seront apprises et qu’un nouveau fondement de nos relations émergera.

    On entend parler ici et là de l’idée de créer un espace économique et humanitaire unique de Lisbonne à Vladivostok ; cette idée gagne du terrain. Le ministre des Affaires étrangères de l’Allemagne, Frank-Walter Steinmeier, a dit publiquement (nous-mêmes le disons depuis longtemps) que l’UE et l’UEEA devraient engager le dialogue. La déclaration que le président Vladimir Poutine a faite à Bruxelles en janvier 2014, quand il a proposé une première étape avec le lancement de négociations sur une zone de libre-échange entre l’UE et l’Union douanière à l’horizon de 2020, n’est plus considérée comme quelque chose d’exotique. Tout cela est déjà devenu partie intégrante de la diplomatie et de la politique réelle. Bien que cela reste pour le moment au stade des discussions, je crois fermement que nous atteindrons un jour ce que l’on appelle « l’intégration des intégrations ». C’est l’un des principaux sujets que nous voulons promouvoir au sein de l’OSCE lors du Conseil ministériel de Bâle. La Russie est sur le point d’assumer la présidence des BRICS et de l’OCS [6]. Les deux organisations tiendront leurs sommets à Oufa [7]. Ce sont des organisations très prometteuses pour la nouvelle ère qui s’ouvre. Ce ne sont pas des blocs (surtout les BRICS), mais des groupes où les membres partagent les mêmes intérêts, représentant des pays de tous les continents, qui partagent des approches communes concernant l’avenir de l’économie, de la finance et de la politique mondiales.

    Traduit par Goklayeh

    https://histoireetsociete.wordpress.com/2014/11/28/allocution-prononcee-par-le-ministre-des-affaires-etrangeres-serguei-lavrov-a-la-xxiieme-assemblee-du-conseil-sur-la-politique-etrangere-et-la-defense-a-moscou-le-22-novembre-2014/

    Notes :

    [1] : le jeu de celui qui se dégonfle le premier, lorsqu’aucun des joueurs n’accepte d’abandonner, quitte à ce que s’ensuive la pire issue possible ; typiquement lorsque deux automobiles se font face et foncent l’une vers l’autre sur une route ou un pont à voie unique, chacun des deux conducteurs repoussant au maximum le moment de donner le coup de volant de côté qui signifiera qu’il a perdu (le premier qui s’écarte, c’est-à-dire abandonne, perd) ; si aucun des joueurs ne consent à abandonner, c’est la collision frontale assurée.

    [2] : « Ordre politique et déclin politique : de la révolution industrielle à la globalisation démocratique », paru en septembre 2014 (en anglais).

    [3] : L’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe : anciennement Conférence sur la sécurité et la coopération en Europe (CSCE) jusqu’en 1995, l’OSCE est une organisation internationale ayant pour but de favoriser le dialogue et la négociation entre l’Est et l’Ouest. C’est la seule organisation européenne à vocation généraliste ; elle accueille la totalité des États du continent européen, ainsi que ceux qui n’en sont pas, mais qui sont nés de la dissolution de l’Union soviétique.

    [4] : L’Organisation du traité de sécurité collective : organisation à vocation politico-militaire regroupant la Russie, la Biélorussie, l’Arménie, le Kazakhstan, le Kirghizistan, et le Tadjikistan.

    [5] : L’Association des nations de l’Asie du Sud-Est, également dénommée ANASE : organisation politique, économique et culturelle regroupant dix pays d’Asie du Sud-Est (Philippines, Indonésie, Malaisie, Singapour, Thaïlande, Brunei, Viêt Nam, Laos, Birmanie (actuel Myanmar) et Cambodge)

    [6] : L’Organisation de Coopération de Shanghaï : organisation intergouvernementale régionale asiatique créée en 2001 qui regroupe la Russie, la Chine, le Kazakhstan, le Kirghizistan, le Tadjikistan et l’Ouzbékistan.

    [7] : La capitale de la république de Bachkirie, en Russie. Située juste à l’ouest de l’Oural, à mi-distance de Kazan et de Chelyabinsk, la ville est un centre industriel et culturel, et compte 1.106.635 habitants

     ART DE LA GUERRE MONÉTAIRE ET ÉCONOMIQUE

    Comment La Russie Et L’Allemagne pourraient sauver l’Europe De La Guerre Par Pepe Escobar

    Comment La Russie Et L’Allemagne Pourraient Sauver L’Europe De La Guerre Par Pepe Escobar

    Les USA, l’Otan et la Russie sont-ils entraînés dans une folle spirale qui mènera à la guerre en Europe ? La guerre est-elle inévitable ? Loin de là !
    Au Pentagone, quatre généraux américains rigolent, dansent et chantent en tirant des bulles de bande dessinées d’une boite étiquetée naphtaline. Les bulles disent : « Russie, accumulation nucléaire ! Course froide aux armements guerre ! Menace nucléaire russe ! » La légende en bas, entourée de notes de musique, dit : « Les jours heureux reviennent… » Caricature de Mike Thompson.
    Au Pentagone, quatre généraux américains rigolent, dansent et chantent en tirant des bulles de bande dessinées d’une boite étiquetée naphtaline. Les bulles disent : « Russie, accumulation nucléaire ! Course froide aux armements guerre ! Menace nucléaire russe ! » La légende en bas, entourée de notes de musique, dit : « Les jours heureux reviennent… » Caricature de Mike Thompson.
    Petro Porochenko, le vassal propulsé par les USA, qui tient actuellement le premier rôle dans le numéro de danse Les oligarques à l’affiche en Ukraine, a avancé cette semaine la proposition que dans un proche avenir, soit après l’adoption de ses réformes,les Ukrainiens seront appelés à se prononcer sur une intégration à l’Otan.
    Un peu de sérieux s’impose ici ! Certains parmi vous connaissent peut-être le concept de shatter belt, utilisé pour décrire les territoires et les peuples historiquement pris en étau entre l’aigle allemand et l’ours russe.
    À l’heure actuelle, tous les pays qui répondent à cette description ont rejoint l’Otan, à l’exception de l’Ukraine et de la Biélorussie. Si jamais l’Ukraine intégrait l’Otan dans un avenir hypothétique, cette zone tampon disparaîtrait. L’Otan (lire les USA) s’implanterait ainsi directement à la frontière occidentale de la Russie.
    Washington vient d’annoncer son intention de prépositionner d’autres véhicules militaires en Europe, qui seront utilisés au cours d’exercices qualifiés d’opérations militaires potentielles. L’annonce va tout à fait dans le sens de la diatribe incessante provenant du royaume du baratin que forment les groupes de réflexion aux USA, à savoir que les USA seront forcés de rééquilibrer leur engagement envers la sécurité en Europe de l’Est contre une éventuelle agression russe.
    Comme l’Ukraine, les pays baltes et la Pologne sont devenus complètement hystériques par rapport à cette agression, la question de la possibilité d’une guerre nucléaire entre les USA et la Russie post-équilibre de la terreur revient fortuitement sur la table. Il existe tout de même un mouvement qui va à contre-courant, formé de nombreux Américains bien informés, qui se demandent pourquoi leur pays devrait payer pour la défense d’une Europe, dont le produit intérieur brut (PIB) est plus important que celui des USA.

    Tu veux jouer à la guerre, p’tit gars ?

    Passons maintenant à la menace (bidon ou non) d’une guerre nucléaire en Europe. S’il est vain de comparer la capacité nucléaire stratégique des USA et de la Russie en terme de nombre, on peut toujours le faire du point de vue qualitatif.
    Prenons le PIB combiné des USA, de la France et de l’Angleterre et comparons-le à celui de la Russie. C’est évidemment la victoire à plate couture des premiers. Sauf que l’examen de l’arsenal nucléaire stratégique révèle une toute autre histoire. Le PIB à lui seul ne permet de gagner absolument rien.
    Les élites de Washington et de Wall Street sont aujourd’hui en plein délire paranoïaque à propos d’une guerre nucléaire. Quelques études [1] font toutefois allusion à l’évidence même, soit l’éclatante faiblesse stratégique des USA, ce que n’a pas manqué de souligner la Pravda dans l’article indiqué en note [2].
    Énumérons quelques éléments de base :
    • Les missiles balistiques intercontinentaux russes dotés de la technique de mirvage [3], qui atteignent une vitesse d’environ Mach 18. Ces missiles sont plus rapides que tout ce qui se trouve dans l’arsenal des USA. Ils sont en fait imbattables.
    • La double calamité que sont les systèmes de défense antiaérienne S‑400 et S‑500. Moscou a convenu de vendre le S‑400 à la Chine, ce qui rendra celle-ci imperméable à la puissance aérienne, aux missiles balistiques intercontinentaux et aux missiles de croisière des USA. De son côté, la Russie se polarise sur son tout nouveau S‑500, qui donne au système de défense antimissile Patriot l’allure de missiles V2 remontant à la Seconde Guerre mondiale.
    • Le missile Iskander russe, qui atteint une vitesse de Mach 7, qui a une portée de 400 km, dont la charge de 700 kg peut varier et dont la précision est d’environ cinq mètres. Bref, il s’agit d’une arme meurtrière contre des installations aériennes ou l’infrastructure logistique. L’Iskander peut frapper des cibles profondément à l’intérieur de l’Europe.
    • À tout cela s’ajoute le Soukhoï T-50 PAK-FA [4].
    Il faudrait que les guignols à l’Otan, qui rêvent d’une guerre contre la Russie, se munissent d’un système de défense à toute épreuve pour venir à bout des Iskanders. Sauf qu’ils n’en ont pas. De plus, ils auraient affaire aux S‑400 que les Russes peuvent déployer sur la totalité du spectre.
    Imaginons un instant le déploiement d’un nombre imposant de S-400 dans l’enclave de Kaliningrad. Ce serait assez pour rendre cauchemardesque toute opération aérienne de l’Otan à l’intérieur de l’Europe. D’autant plus que les bons vieux avions de combat de l’Otan coûtent une fortune. Imaginons maintenant les répercussions de centaines d’avions de combat détruits dans une Union européenne déjà dévastée financièrement et blessée à mort sous les coups de l’austérité.
    Comme si ce n’était pas assez, personne ne connaît l’étendue exacte des capacités stratégiques de l’Otan. C’est motus et bouche cousue du côté de Bruxelles. Officieusement, ces capacités n’ont pas de quoi émerveiller et les services du renseignement russes le savent très bien.
    En supposant que les guignols à l’Otan aient toujours l’intention de jouer à la guerre, Moscou a déjà dit très clairement que la Russie aurait recours à son immense arsenal, comptant plus de 5 000 armes nucléaires tactiques (et à toute autre mesure qui s’impose) pour défendre le pays contre une attaque conventionnelle de l’Otan. Qui plus est, quelques milliers de systèmes S‑400 et S‑500 suffisent pour bloquer une attaque nucléaire des USA.
    Ce scénario apocalyptique ne fait même pas mention de l’alliance russo-chinoise, l’événement majeur des années 2010 qui change toute la donne en Eurasie.
    Juste au cas où le groupe préconisant le pivot vers l’Asie commencerait aussi à nourrir de drôles d’idées à propos de l’Empire du Milieu, la Chine investit massivement une technologie permettant de faire rebondir des lasers contre des satellites, des missiles antisatellite, des sous-marins silencieux pouvant faire surface juste à côté de porte‑avions américains sans être détectés, ainsi qu’un missile antimissile Made in China, plus rapide que n’importe quel missile balistique intercontinental et capable de frapper un satellite réintégrant l’atmosphère.
    Pour résumer, Pékin sait que la flotte de surface des USA est obsolète et indéfendable. Il va de soi aussi que la cadence de la modernisation chinoise dépasse largement celle des USA.

    Une proposition modeste

    Le baratin répété en boucle aux USA, c’est que la Russie cherche à devenir un empire du XXIe siècle.
    Dans son discours que nous avons traduit [5], Sergueï Lavrov, le ministre des Affaires étrangères russe, explique en détail en quoi ces allégations sont de la pure foutaise. Ce qui s’est réellement produit, c’est que Moscou a adroitement dénoncé le bluff inspiré par Zbigniew Brzezinski en Ukraine, avec tous ses tenants et aboutissants. L’Empire du Chaos [6] est furieux et il n’y a rien d’étonnant à cela.
    Les guerriers froids. Histoire d'un bras de fer : comment Merkel et Poutine ont amené l'Europe au bord de la catastrophe
    Les guerriers froids. Histoire d’un bras de fer : comment Merkel et Poutine ont amené l’Europe au bord de la catastrophe
    Il existe pourtant une solution pour mettre fin à cette course effrénée à la logique de guerre. Dans l’article indiqué en note [7], je me suis arrêté à la façon dont Washington joue à la roulette russe. Voici venue l’heure de présenter une proposition modeste, qui a déjà été abordée par quelques analystes que la situation préoccupe aux USA, en Europe et en Asie.
    Essentiellement, la proposition est très simple. Tout dépend de l’Allemagne et il ne s’agit que de défaire l’œuvre de Staline.
    Au début de la Seconde Guerre mondiale, Staline a ravi la Prusse orientale à l’Allemagne et a transféré la partie orientale de la Pologne à l’Ukraine. L’est de l’Ukraine faisait partie à l’origine du territoire russe et c’est Lénine qui l’a remis à l’Ukraine.
    Redonnons donc la Prusse orientale à l’Allemagne, la partie orientale de la Pologne à la Pologne et l’est de l’Ukraine (ainsi que la Crimée, que Khrouchtchev a donné à l’Ukraine) à la Russie.
    Tout le monde y trouverait son compte. Fini Staline. Fini les frontières arbitraires. C’est ce que les Chinois qualifieraient de donnant-donnant-donnant. Évidemment, l’Empire du Chaos s’y opposerait à mort. On mettrait ainsi fin à la manipulation du chaos pour justifier une croisade contre une agression russe bidon.
    La balle est dans le camp de l’Allemagne. Il revient maintenant aux habitants de la Prusse orientale de présenter les faits à Angela Merkel. Voyons voir si elle va saisir le message.
    Pepe Escobar Le 29/11/2014
    Traduit par Daniel pour Vineyardsaker.fr
    Source : How Russia and Germany may save Europe from war, Russia Today, 28-11-2014
    Notes
     [2] Russia prepares nuclear surprise for NATO, Pravda.ru, 12-11-2014
     [3] La technique du mirvage permet d’équiper un missile de plusieurs têtes suivant chacune leur trajectoire en entrant dans l’atmosphère. Wikipédia
     [4] Sukhoï T-50 PAK-FA, AviationsMilitaires.net, 17-09-2014
     [5] Une déclaration de première importance de Sergueï Lavrov, le Saker francophone, 27-11-2014
     [6] Empire of Chaos : The Roving Eye Collection, par Pepe Escobar, Amazon, 2014
     [7] Washington joue à la roulette russe, le Saker francophone, 22-11-2014
     Pepe Escobar est l’auteur de Globalistan: How the Globalized World is Dissolving into Liquid War (Nimble Books, 2007), Red Zone Blues: a snapshot of Baghdad during the surge (Nimble Books, 2007), Obama does Globalistan (Nimble Books, 2009) et le petit dernier, Empire of Chaos (Nimble Books).

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    Mesdames, Messieurs,
    Chères amies, chers amis,

    Nous avons le plaisir de vous communiquer le dépliant de promotion de la rencontre :

    Dépliant de la rencontre 2015 (PDF)

    Nous vous sommes reconnaissants de le diffuser auprès de vos proches ou de toute personne que l’événement pourrait intéresser.

    Si vous souhaitez disposer de la version papier du dépliant, nous vous ferons parvenir, à votre demande, le nombre d’exemplaires voulus (ndeflue@gmail.com).

    Vous pouvez constater sur le dépliant et sur le site www.nicolasdeflue.org que le programme vous propose 8 conférences / témoignages.

    Par ailleurs, l’Eucharistie du samedi 28 novembre sera présidée par Mgr Jean Scarcella, Abbé de St-Maurice, et celle du dimanche 29 novembre par Mgr Charles Morerod, Evêque de Lausanne, Genève et Fribourg.

    Pour ceux qui souhaitent loger et/ou prendre des repas sur place, merci de vous annoncer au plus vite pour faciliter l’organisation.

    En nous réjouissant de vous retrouver nombreux à St-Maurice, nous présentons à chacune et à chacun nos meilleures salutations.

    Association culturelle Nicolas et Dorothée de Flüe

    http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/09/fete-de-st-nicolas-de-flue-et-la-paix.html


    Intervenants | 2015

    Vendredi soir 27 novembre 2015
    20h30
    Phan Thị Kim Phúc
    Victime de la guerre, témoin de la paix !

    Phan Thị Kim Phúc connue aussi sous le nom de Kim Phuc est célèbre pour avoir été prise en photographie, gravement brûlée dans le dos suite à une attaque au napalm lors de la guerre du Vietnam. Elle avait 9 ans. Cela fait plus de quarante ans maintenant que Kim vit avec l'une des photos les plus emblématiques du XXe siècle. Quarante ans qu'elle l'incarne, la commente, la prolonge. « J'ai décidé que ce qui m'apparaissait comme une malédiction avait aussi été ma chance. Et qu'il me revenait de choisir le sens à donner à cette photo. » dit-elle. Cette photo illustrait l'épouvante de la guerre ? « Je deviendrai une ambassadrice de la paix. » Cette photo montrait la barbarie ? « Je parlerai d'amour et incarnerai le pardon. » Elle évoquait la mort ? « Je montrerai la vie ! Elle ne m'a guère épargnée, mais c'est elle qui triomphe. La tragédie n'a jamais anéanti l'espoir. Des anges gardiens sont sans cesse apparus sur mon chemin. Et c'est bien cela le miracle ! »
    Samedi matin 28 novembre 2015
    9h00
    Maria Nowak
    « On ne prête pas qu'aux riches » : l’aventure d’une vie…

    Marie Nowak est diplômée de l'Institut des Etudes Politiques à Paris (1956) et de la London School of Economics (1959).
    En 1985, après sa rencontre avec l’économiste bangladais Muhammad Yunus, fondateur de la Grameen Bank, elle s’intéresse au modèle de microcrédit, qu’elle considère utile dans les pays développés comme dans les économies en transition d’Europe orientale ou les pays du Tiers-monde. Maria Nowak rejoint en 1991 la Banque mondiale à Washington pour participer au développement des programmes de microcrédit en Europe centrale, après avoir lancé deux ans auparavant l’Adie (association pour le droit à l’initiative économique) qui tente de transposer en France le modèle de la Grameen Bank.
    Entre 2000 et 2002, elle a été conseillère spéciale auprès de Laurent Fabius, Ministre de l'Economie, des Finances et de l'Industrie.
    Elle a reçu le « Prix des Droits de l'Homme » attribué par les lecteurs de la Croix et de la Liberté de Fribourg, pour son action en faveur du microcrédit en France et en 2008, le « Prix de l'Européen de l'année ». Elle est l'auteur de la « Banquière de l'espoir » (Albin Michel, 1994), et de « On ne prête pas qu'aux riches » (JC Lattès, 2005). 
    Samedi matin 28 novembre 2015
    10h30
    Jean-Marc Liduena
    Dans le monde sans être du monde, un défi impossible ?

    Senior Partner et Membre du Consulting Executive Committee de Deloitte.
    Marié avec Cécile et père de 4 enfants, Jean-Marc est Associé au sein de Monitor Deloitte, l’activité Conseil en Stratégie de Deloitte, Il est également membre du Comité de Direction de la branche Conseil. Deloitte est le leader mondial des cabinets d’audit et de conseil avec plus de 35 milliards de dollars de chiffre d’affaire. Au niveau français, Deloitte est aussi le leader de sa branche avec plus de 9'000 collaborateurs et associés.
    Jean-Marc est Président de Alpha France depuis janvier 2015 (www.parcoursalpha.fr). Alpha est un parcours d'évangélisation décliné dans le monde entier, au service de l'Eglise, qui contribue pleinement au renouveau de cette dernière et à la transformation de la société.
    Jean-Marc est titulaire du MBA de l'INSEAD, dont il préside l'association des anciens élèves en France, et a lancé en 2012 un événement annuel, les INSEAD Essentials, dont le thème est : "How to make the World a better place". 
    Samedi après-midi 28 novembre 2015
    15h30
    Daniela Cerqui-Ducret
    Le Cyborg est-il l'avenir de l'homme ?

    Dr Daniela Cerqui est une anthropologue intéressée aux rapports entre technologie et société et, plus fondamentalement, humanité. Elle enseigne actuellement à l’Université de Lausanne. Ses recherches empiriques portent sur les ingénieurs qui conçoivent des technologies, dans des domaines tels que la robotique, l’intelligence artificielle, ou plus généralement les technologies de l’information.
    Elle a passé plusieurs années dans le laboratoire du premier humain à s'être fait implanter une puce électronique reliée à son système nerveux et s'intéresse aux enjeux sociaux liés à de telles pratiques qui, sous prétexte d’améliorer l’humain, pourraient conduire à sa modification radicale, ou sa disparition.
    Samedi après-midi 28 novembre 2015
    16h45
    Jean-Jacques Friboulet
    Crise économique : bilan, perspective et interrogations.

    M. Jean-Jacques Friboulet est professeur émérite d’économie à l’Université de Fribourg. Il a également dirigé l'Institut Interdisciplinaire d'Ethique et des Droits de l'Homme dans cette même université. Il est membre du Conseil de rédaction de la revue Mondes en développement. Il participe à la Commission cantonale de la coopération au développement et de l’aide humanitaire. Il est l’auteur de nombreux ouvrages dans le domaine de l’Histoire de la pensée économique, de l’Ethique économique et sociale et de l’Economie du développement. Jean-Jaques Friboulet est marié et père de deux enfants. Il est responsable de l’équipe Notre-Dame Fribourg 2.
    © Yann Revol
    Samedi soir 28 novembre 2015
    20h30
    Véronique Lévy
    Témoignage : Montre-moi ton visage.

    Née dans une famille juive laïcisée, Véronique Lévy, la sœur cadette de Bernard‐Henri Lévy, est saisie dès l’enfance par le goût de l’absolu. Elle connaît à l’adolescence les affres et les abîmes du monde. Devenue femme, elle plonge dans la ronde des amours insatisfaites et désespérées. Elle se perd dans le dédale des nuits perdues et des bars qui deviennent sa deuxième maison. Pourtant, une lumière ne cesse d’affleurer sur ce chemin chaotique. Ou plutôt un visage. Qui transparaît avec la première amie, une petite fille croisée à la plage, qui réapparaît lors de la mort du père, la maladie de la mère, à travers la relation aux frères et surtout à travers un amant, un homme énigmatique passionnément aimé. Ce visage est celui du Christ. Il l’attendait, elle le cherchait. C’est cette histoire, celle de sa conversion au catholicisme, que va nous partager Véronique Lévy.
    Dimanche matin 29 novembre 2015
    9h00
    François-Xavier Putallaz
    Rééquilibrer l'éthique : Le cas du suicide assisté.

    François-Xavier Putallaz est professeur de philosophie à la Faculté de théologie de Fribourg et à Sion. Il est membre de la Commission nationale d'éthique, du Comité international de bioéthique de l'UNESCO, de la Commission de bioéthique des évêques suisses. Il est l’auteur de nombreux ouvrages consacrés à l'histoire de la pensée et aux enjeux contemporains de l'éthique biomédicale. Il présentera les grands enjeux de la pratique de l'Assistance médicale au suicide en Suisse, en faisant apparaître les manières de penser sous-jacentes aux différentes positions actuelles. François-Xavier Putallaz est marié et père de 4 enfants.
    Dimanche matin 29 novembre 2015
    10h30
    Florence et Marc de Leyritz
    Témoins de l’espérance !

    Diplômé de Science-Po Paris et de l'INSEAD, Marc de Leyritz a été pendant treize ans banquier d'affaire à New York, Londres et Paris. Associé dans un cabinet de conseil en gestion des ressources humaines, Egon Zehnder International, il vit aujourd'hui en région parisienne avec son épouse Florence et leurs quatre enfants. Ils sont responsables pour l’Eglise catholique, au niveau mondial, des parcours Alpha.
    Le pape Benoît XVI les a invités à participer au Synode des évêques sur la nouvelle évangélisation à Rome en 2012.


    Phan Thị Kim Phúc connue aussi sous le nom de Kim Phuc est célèbre pour avoir été prise en photographie, gravement brûlée dans le dos suite à une attaque au napalm lors de la guerre du Vietnam.


    Elle avait 9 ans. Cela fait plus de quarante ans maintenant que Kim vit avec l’une des photos les plus emblématiques du XX e siècle. Quarante ans qu’elle l’incarne, la commente, la prolonge. «J’ai décidé que ce qui m’apparaissait comme une malédiction avait aussi été ma chance. Et qu’il me revenait de choisir le sens à donner à cette photo», dit-elle. Cette photo illustrait l’épouvante de la guerre? «Je deviendrai une ambassadrice de la paix». Cette photo montrait la barbarie? «Je parlerai d’amour et incarnerai le pardon». Elle évoquait la mort? «Je montrerai la vie! Elle ne m’a guère épargnée, mais c’est elle qui triomphe. La tragédie n’a jamais anéanti l’espoir. Des anges gardiens sont sans cesse apparus sur mon chemin. Et c’est bien cela le miracle!» Témoignage Phan Thị Kim Phúc Victime de la guerre, témoin de la paix! VENDREDI 27 N0VEMBRE Association culturelle 20h30 - SALLE DU COLLèGE - S aint-Maurice Nicolas et Dorothée de Flüe La rencontre se déroule chaque année depuis 1996. Elle est organisée par l’association culturelle Nicolas et Dorothée de Flüe à laquelle se sont joints au fil des années, l’Institut Philanthropos (www.philanthropos. org) et la Fondation Ecophilos (www.ecophilos.org). Elle propose l’intervention de personnalités choisies en fonction de leurs témoignages chrétiens au cœur du monde économique, politique, social et culturel. Le but de cette rencontre est d’apporter un éclairage nouveau sur différents domaines de l’agir humain et de proposer également aux participants une démarche spirituelle, avec la Messe et les offices liturgiques. La rencontre sera en outre portée par l’adoration per - manente du Saint-Sacrement.

    Messes et offices Samedi 28 novembre
    08h15 Office des Laudes................
    Eglise St-Sigismond
    12h00 Eucharistie ...............................Eglise St-Sigismond
    17h45 Office des Vêpres...............Salle du Collège
    Dimanche 29 novembre
    08h15 Office des Laudes................Eglise St-Sigismond
    12h00 Eucharistie ...............................Eglise St-Sigismond

    INFORMATIONS L’entrée est libre. L’inscription est nécessaire si vous désirez profiter du logement ou des repas sur place.

    Délai d’inscription: jusqu’au 14 novembre sur www.nicolasdeflue.org

    Pour tout renseignement : Association culturelle Nicolas et Dorothée de Flüe Salve Regina Ch. de la Fenettaz 1 CH-1722 Bourguillon Fax : +41 (0) 26 322 57 68 E-mail : ndeflue@gmail.com Site Internet : www.nicolasdeflue.org L’accueil pendant la rencontre : Foyer Franciscain rue A.-de-Quartery 1 1890 Saint-Maurice du 27 au 29 novembre 2015 L’aventure passionnante de la foi dans la vie active Rencontre de réflexion et de prière Les conférences sont ouvertes à tous, sans nécessité de s’inscrire et de participer à toute la Rencontre. avec le soutien de Echo Magazine Loterie romande RENCONTRE NICOLAS ET DOROTHéE DE FLÜE 2015 Toutes les informations sur www.nicolasdeflue.org «On ne prête pas qu’aux riches»: l’aventure d’une vie… Maria Nowak En 1985, après sa rencontre avec l’économiste bangladais Muhammad Yunus, fondateur de la Grameen Bank, elle s’intéresse au modèle de microcrédit, qu’elle considère utile dans les pays développés comme dans les économies en transition d’Europe orientale ou les pays du Tiers-monde. Maria Nowak rejoint en 1991 la Banque mondiale à Washington pour participer au développement des programmes de microcrédit en Europe centrale, après avoir lancé deux ans auparavant l’Adie (association pour le droit à l’initiative économique) qui tente de transposer en France le modèle de la Grameen Bank. Entre 2000 et 2002, elle a été conseillère spéciale auprès de Laurent Fabius, Ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie. Elle a reçu le «Prix des Droits de l’Homme» attribué par les lecteurs de la Croix et de La Liberté de Fribourg, pour son action en faveur du microcrédit en France et en 2008, le «Prix de l’Européen de l’année». Elle est l’auteur de la «Banquière de l’espoir» (Albin Michel, 1994), et de «On ne prête pas qu’aux riches» (JC Lattès, 2005). Dans le monde sans être du monde, un défi impossible? Jean-Marc Liduena Marié avec Cécile et père de 4 enfants, Jean-Marc est associé au sein de Monitor Deloitte, l’activité Conseil en Stratégie de Deloitte. Il est également membre du comité de direction de la branche Conseil. Deloitte est le leader mondial des cabinets d’audit et de conseil. Jean-Marc est Président de Alpha France depuis janvier 2015 (www.parcoursalpha.fr). Alpha est un parcours d’évangélisation décliné dans le monde entier, au service de l’Eglise, qui contribue pleinement au renouveau de cette dernière et à la transformation de la société. JeanMarc est titulaire du MBA de l’INSEAD, dont il préside l’association des anciens élèves en France, et a lancé en 2012 un événement annuel, les INSEAD Essentials, dont le thème est: «How to make the World a better place». Le Cyborg est-il l’avenir de l’homme? Daniela Cerqui-Ducret Dr Daniela Cerqui est une anthropologue intéressée aux rapports entre technologie et société et, plus fondamentalement, humanité. Elle enseigne actuellement à l’Université de Lausanne. Ses recherches empiriques portent sur les ingénieurs qui conçoivent des technologies, dans des domaines tels que la robotique, l’intellligence artificielle, ou plus généralement les technologies de l’information.Elle a passé plusieurs années dans le laboratoire du premier humain à s’être fait implanter une puce électronique reliée à son système nerveux et s’intéresse aux enjeux sociaux liés à de telles pratiques qui, sous prétexte d’améliorer l’humain, pourraient conduire à sa modification radicale, ou sa disparition. Crise économique: bilan, perspective et interrogations Jean-Jacques Friboulet Jean-Jacques Friboulet est professeur émérite d’économie à l’Université de Fribourg. Il a également dirigé l’Institut Interdisciplinaire d’Ethique et des Droits de l’Homme de cette même université. Il est membre du conseil de rédaction de la revue Mondes en développement, de la commission cantonale fribourgeoise de la coopération au développement et de l’aide humanitaire. Il est l’auteur de nombreux ouvrages dans le domaine de l’histoire de la pensée économique, de l’éthique économique et sociale et de l’économie du développement. Jean-Jaques Friboulet est marié et père de deux enfants. Il est engagé dans les équipes Notre-Dame à Fribourg. Témoignage: Montre-moi ton visage Véronique Lévy Née dans une famille juive laïcisée, Véronique Lévy, la sœur cadette de Bernard‐Henri Lévy, est saisie dès l’enfance par le goût de l’absolu. Elle connaît à l’adolescence les affres et les abîmes du monde. Devenue femme, elle plonge dans la ronde des amours insatisfaites et désespérées. Elle se perd dans le dédale des nuits et des bars qui deviennent sa deuxième maison. Pourtant, une lumière ne cesse d’affleurer sur ce chemin chaotique. Ou plutôt un visage. Qui transparaît avec la première amie, une petite fille croisée à la plage, qui réapparaît lors de la mort du père, la maladie de la mère, à travers la relation aux frères et surtout à travers un amant, un homme énigmatique passionnément aimé. Ce visage est celui du Christ. Il l’attendait, elle le cherchait. C’est cette histoire, celle de sa conversion au catholicisme, que va nous partager Véronique Lévy. Rééquilibrer l’éthique: Le cas du suicide assisté François-Xavier Putallaz François-Xavier Putallaz est professeur de philosophie à la Faculté de théologie de Fribourg et à Sion. Il est membre de la commission nationale suisse d’éthique, du comité international de bioéthique de l’UNESCO, de la commission de bioéthique des évêques suisses. Il est l’auteur de nombreux ouvrages consacrés à l’histoire de la pensée et aux enjeux contemporains de l’éthique biomédicale. Il présentera les grands enjeux de la pratique de l’assistance médicale au suicide en Suisse, en faisant apparaître les manières de penser sous-jacentes aux différentes positions actuelles. FrançoisXavier Putallaz est marié et père de 4 enfants. Témoins de l’espérance! Florence et Marc de Leyritz Diplômé de Science-Po Paris et de l’INSEAD, Marc de Leyritz a été pendant treize ans banquier d’affaires à New York, Londres et Paris. Associé dans un cabinet de conseil en gestion des ressources humaines, Egon Zehnder International, il vit aujourd’hui en région parisienne avec son épouse Florence et leurs quatre enfants. Ils sont responsables pour l’Eglise catholique, au niveau mondial, des parcours Alpha. Le pape Benoît XVI les a invités à participer au Synode des évêques sur la nouvelle évangélisation à Rome en 2012. Samedi 28 novembre 9h00 Salle du Collège Samedi 28 novembre 10h30 Salle du Collège Samedi 28 novembre 16h45 Salle du Collège Samedi 28 novembre 15h30 Salle du Collège Samedi 28 novembre 20h30 Salle du Collège Dimanche 29 novembre 9h00 Salle du Collège Dimanche 29 novembre 10h30 Salle du Collège Les conférences sont ouvertes à tous, sans nécessité de s’inscrire et de participer à toute la Rencontre. avec le soutien de Echo Magazine Loterie romande

    http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/09/fete-de-st-nicolas-de-flue-et-la-paix.html


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    Le bien-être du plus faible ? L'embryon !

    ...la force de la communauté se mesure au bien-être du plus faible de ses membres,

    Constitution fédérale de la Confédération

     suisse

    du 18 avril 1999 (Etat le 14 juin 2015)
    Au nom de Dieu Tout-Puissant!

    Le peuple et les cantons suisses,
    conscients de leur responsabilité envers la Création,
    résolus à renouveler leur alliance pour renforcer la liberté, la démocratie, l'indépendance et la paix dans un esprit de solidarité et d'ouverture au monde,
    déterminés à vivre ensemble leurs diversités dans le respect de l'autre et l'équité,
    conscients des acquis communs et de leur devoir d'assumer leurs responsabilités envers les générations futures,
    sachant que seul est libre qui use de sa liberté et que la force de la communauté se mesure au bien-être du plus faible de ses membres,
    arrêtent la Constitution1 que voici:

    Très important et très urgent, référendum DPI ou LPMA à signer. Merci

    Référendum contre des tests génétiques arbitraires et la destruction d'embryons humains
    Formulaire A4 recto à imprimer et à signer de suite, merci :

    https://drive.google.com/file/d/0B-p0lmjLtiXzcUFEYVpIUGU3R2M/view?usp=sharing


    Pour le respect des embryons humains. Non à la congélation jusqu’à 10 ans (sic), aux manipulations DPI et à l’eugénisme fatal et arbitraire. Référendum contre la modification du 12 .12. 2014 de la loi fédérale sur la procréation médicalement assistée (LPMA).

    Les citoyennes et citoyens suisses soussignés ayant le droit de vote demandent, en vertu de l’article 141 de la Constitution fédérale conformément et la loi fédérale du 17 décembre 1976 sur les droits politiques (art. 59a à 66) que la modification du 12 décembre 2014 de la loi fédérale sur la procréation médicalement assistée (loi sur la procréation médicale, LPMA) soit soumise à vote du peuple. Seuls les électrices et électeurs ayant le droit de vote en matière fédérale dans la commune indiquée en tête de la liste peuvent y apposer leur signature. Les citoyennes et les citoyens qui appuient la demande doivent la signer de leur main. Celui qui se rend coupable de corruption active ou passive relativement à une récolte de signatures ou celui qui falsifie le résultat d’une récolte de signatures effectuée à l’appui d’un référendum est punissable selon l’article 281 respectivement l’article 282 du Code pénal. Publié dans la Feuille fédérale le 01.09.2015. Expiration du délai référendaire: 10.12.2015

    Canton :


    NPA :


    Commune politique :



    Nom MANUSCRIT

    Prénom MANUSCRIT

    Date de naissance

    (jour/mois/année)

    Adresse exacte : MANUSCRITE (rue et no)

    Signature manuscrite

    Contrôle

    (en blanc)

    pasd’informations

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    La liste doit être renvoyée entièrement ou partiellement remplie avant le 20.11.2015 au plus tard à  familiaplus.com, co F. de Siebenthal, av. Dapples 23, 1006 LAUSANNE 021 616 88 88. qui se chargera de demander l’attestation de la qualité d’électeur des signataires. Dons bienvenus àOui à la Vie Vaud, CCP 10-15133-5                                                                            Le/La fonctionnaire soussigné/e certifie que les _______ (nombre) signataires du référendum dont les noms figurent ci-dessus ont le droit de vote en matière fédérale dans la commune susmentionnée et y exercent leurs droits politiques. +Lieu: _______________ Signature manuscrite: _____________________  Date: _______                                           Fonction officielle: ___________________________________________                                                                    Sceau:


    Pour le respect des embryons humains.

    Non à leurs congélations jusqu’à 10 ans (sic), aux manipulations fatales, à l’eugénisme, aux embryons déchets et objets de consommation...



    RÉFÉRENDUM contre la modification de la loi sur la procréation médicalement assistée (LPMA)

    18 organisations soutiennent le référendum contre la loi sur la procréation médicalement assistée (LPMA). Cette loi fixe le cadre dans lequel les analyses génétiques d'embryons conçus in vitro pourront avoir lieu. Pour les organisations impliquées, la loi va beaucoup trop loin. 

    SOUTENEZ et SIGNEZ le référendum! 

    Sur cette page vous trouvez la feuille de signatures avec nos arguments à télécharger. Si vous avez besoin de feuilles de signatures déjà imprimées, n'hésitez pas à nous contacter.
    Nous craignons ...
    ... que tout ce qui, pour le moment, est considéré comme maladif soit, à l'avenir, détruit sous prétexte que telle existence ne «mérite pas d'être vécue» ... que les contrôles de qualité entraînent la demande d'un enfant garanti en bonne santé.
    ... que le droit à la vie des handicapés soit de plus en plus mis en question.
    Nous disons NON à la nouvelle loi LPMA qui favorise l'eugénisme de sinistre mémoire dès 1933 et ss. avec des guerres atroces et des morts par millions ...
    ... car nous n'avons pas l'arrogance de nous ériger en juges des vies qui méritent ou non d'être vécues.Savez-vous
    ... que l'embryon humain constitue l'objet le plus intéressant pour la recherche ?

    ... que, une fois la voie ouverte, les abus dans la recherche sur les embryons ne peuvent être ni contrôlés ni arrêtés ?

    ... qu'ainsi l'être humain est abaissé au rang de cobaye ?

    Avec le référendum...

    ... nous refusons des manipulations sur la vie naissante qui ont pour suite la mort au lieu de la guérison.


    POUR LA DIGNITÉ DE LA FEMME


    Malheureusement ...

    ... la procréation in vitro ne se fait pas sans laisser de traces chez la femme.

    ... la femme peut, sans le savoir, être utilisée comme pourvoyeuse de matériel de base pour les manipulations sur les embryons.

    Avec le référendum... pour que le sentiment du respect de soi chez la femme stérile ne soit pas blessé et que les tentatives de pression lui soient épargnées.


    LES LIMITES DU FAISABLE ?

    On doit savoir ...

    ... que suite à une procréation in vitro, les statistiques démontrent une hausse des complications, comme les grossesses multiples, les naissances prématurées, les enfants morts-nés, les césariennes, l'augmentation de la mortalité des nourrissons, etc.

    ... que le traitement médical très coûteux prodigué par une équipe pluridisciplinaire de médecins est éprouvant et en plus, requiert un suivi psychologique avant et après le traitement.

    Celui qui signe le référendum...

    ... sait que le fait de ne pouvoir avoir des enfants n'est souvent pas dû à des raisons organiques et que, par conséquent, il ne peut pas être résolu par des moyens techniques.


    LA STÉRILITÉ ?

    Par bonheur ...

    ... il arrive qu'après une bonne consultation ou après l'accueil d'un enfant en pension, une femme que l'on connaît stérile ait plus de chance d'avoir tout de même son propre enfant qu'après une fécondation in vitro. Mais la douleur est grande pour chacune des 8 femmes sur 10 qui, malgré de multiples traitements suite à une fécondation in vitro, restent sans enfant.

    Celui qui signe le référendum...

    ... croit que la stérilité n'est pas simplement un problème de technique médicale.

    NON aux MENSONGES SUR LA VIE


    Peu de personnes savent ...

    ... que les données concernant un donneur de sperme doivent être conservées à Berne

    pendant 80 ans .

    ... qu'un enfant procréé grâce à du sperme étranger n'apprend rien sur sa véritable origine sans un effort spécial.

    ... qu'un mariage entre demi-frères et soeurs est dès lors possible.

    Seul un NON ...

    peut empêcher que des êtres humains soient trompés sur leur vraie origine.


    LA SÉCURITÉ AU LIEU DE LA PEUR


    La sécurité est préférable à la peur car ... ... elle tient compte des mauvaises expériences. ... elle ne se fie pas aux promesses en l'air ... sa devise est: la confiance c'est bien, le contrôle c'est mieux.

    Celui qui signe le référendum...

    Évite un pas dangereux dans la mauvaise direction. Le fait qu'une chose soit faisable, ne veut pas dire qu'elle doit aussi être réalisée.



    LE PEUPLE TROMPÉ

    Tout le monde ne sait pas ...

    ...que, en 1991, on a affirmé au parlement qu'il n'y aurait pas d'embryons surnuméraires et que le don de sperme pourrait toujours être interdit ultérieurement.

    ... que désormais on avoue l'existence d'embryons surnuméraires et que ceux-ci peuvent être utilisés à des fins de recherche.

    Celui qui dit NON

    ... ne se laisse pas de nouveau duper.

    ... saisit l'occasion d'éviter l'impasse.


    DES SUITES INCONNUES A LONG TERME

    On devrait penser au fait ...

    ...que l'on ne connaît pas du tout les effets de la fécondation artificielle sur les prochaines générations. ... qu'en zootechnie, la fécondation artificielle a des effets secondaires inattendus.

    ... que nous agissons probablement selon la règle : «On commence par l'animal, on passe ensuite à l'homme».

    Celui qui signe le référendum...

    ... évite aux générations futures des problèmes insolubles.

    UNE MARCHANDISE A CONGELER


    Tout le monde ne sait pas ...

    ... que les ovules fertilisés sont congelés à moins 196' Celsius, et qu'on les décongèle selon les besoins. ... que beaucoup ne survivent pas au choc du froid ou sont endommagés.

    Celui qui signe le référendum...

    ... empêche que l'être humain ne soit dégradé au rang de marchandise à congeler PENDANT 10 ANS, SIC DIX ANS…, puis.

    jetés à la poubelle ou cobaye pour des expériences atroces. 

    La seule façon d'échapper à cela: garantir une procréation digne dans le corps de la mère, avec les gamètes du couple (marié).




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        HOPE WEEK (English Week of Study)

      From October 17th to the 26th. Food and Lodging available for free;                  free donations are welcomed.

      Twice a year, we organize a 7 to 10 day study session on this topic. Over 70 bishops and 3 Cardinals have already participated in these seminars. One Cardinal came 3 times. We offer free meals and lodging all along. Donations are accepted.
      But, for the first time in our history, we are organizing an English-only session which will be held from the 17th to the 26th of October 2015. We are expecting about 20+ people!

    The study sessions are based on the book: ECONOMIC DEMOCRACY (or Social Credit) explained in 10 lessons, by Alain Pilote. (You can read the entire book online here)
    You can arrive and leave a few days ahead or afterwards of the date of the Week of Study.
    Those who wish to come just to help out and volunteer see the volunteering page here
    In order to get the spirit of the Economic Democracy into your mind, here are a few links to our best material :
    http://michaeljournal.org/myth.htm
    http://www.michaeljournal.org/10lessons.htm
    http://michaeljournal.org/poverty.htm
    http://michaeljournal.org/plenty49.htm

                Schedule for the Week of Study:  

    October 17th to the 26th, 2015

                                                         Daily:

    ...
    7:00h: Breakfast (3/4 hour) (House of the Immaculate)
    8:05h: Rosary followed by the Mass at


                                            House of Immaculate


    House of the Immaculate
    10:00h: Lesson and workshop
    12:00h: Lunch (1 hour) and break

    Afternoon House of the Immaculate
    2:00h: Rosary at the chapel or outside
    2:30h: lesson (and question & answer period)
    4:00h: break
    4:15h: lesson (and question & answer period)
    6:00h: Vespers in the chapel
    6:30h: supper (1 hour) and break
    7:30h: Chaplet of St. Michael & Divine Mercy



    Sunday: October 17th :  Pilgrimage: Basilica of St. Anne de Beaupre


    Monday: October 26th :  Pilgrimage Notre-Dame Basilica

    & St-Joseph Oratory, Montréal

        Welcome to the Houses of the Immaculate and St. Michael!  

                                                                      Enjoy your stay!



















    All food provided comes to us as a gift from God and from our generous benefactors, not to mention the efforts of our wonderful kitchen crew. Therefore, we ask everyone to be responsible in taking reasonable portions, so as not to waste any food. Thank you.

















    During the Lessons and conferences:
    So as to be attentive to the lessons and conferences offered, we ask that the internet be avoided during the sessions.

      We Will Hopefully Be Streaming LIVE !


                             

    See You There!


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  • 10/16/15--08:56: Questions aux candidats


  • Quelques questions à poser aux candidat-e-s 


    Soutenez-vous 


    1) le referendum LPMA 

    Formulaire A4 recto à imprimer et à signer de suite, merci :


    `

    4) Un meilleur contrôle des élections et votations, car toutes les enveloppes de vote sont translucides ... et ils ont des machines qui peuvent lire facilement plusieurs couches de papier, sic  https://www.facebook.com/groups/votations/?fref=ts


    voir plus bas...


    5) Une banque nationale coopérative au service des citoyens


    6) La fin du nucléaire


    7) Les énergies renouvelables




    Autres questions possibles


    1. Proposez-vous un programme de protection de l’environnement et de développement durable ? Quel est-il ? 2. Quelles sont, selon vous, les principales priorités et problématiques environnementales dans notre pays ? Quel est votre plan d’action pour les mettre en œuvre ou y faire face ? 3. Quel pourcentage du prochain budget entendez-vous consacrer à la protection de l’environnement ? 4. Quel est votre plan d’action pour renforcer et, surtout, pour faire appliquer la réglementation municipale en matière d’environnement ? 5. Quels mécanismes de consultation et de participation citoyenne mettrez-vous en place pour associer les citoyen-ne-s au processus décisionnel ? 6. Quelles mesures prendrez-vous pour réduire la production de matières résiduelles générées par les citoyen-ne-s et les industries, commerces et institutions et pour lutter contre l’obsolescence, favoriser le recyclage et la valorisation ? 7. Quels moyens seront mis en place pour la gestion des matières organiques générées par les citoyen-ne-s? 8. Quel est votre programme pour améliorer la qualité de vie des citoyen-ne-s par la diminution de la pollution atmosphérique, la pollution sonore et la pollution visuelle ? 9. À votre avis, les pouvoirs politiques ont-ils une responsabilité à l’égard de la lutte aux changements climatiques ? Quelle est la nature de cette responsabilité ? 10. Que comptez-vous faire pour favoriser les modes de transport autres que la voiture solo (autopartage, transports collectifs, vélo, marche) ? Quels sont les projets que vous comptez privilégier ? 11. Avez-vous un plan de protection et de mise en valeur des milieux naturels de notre territoire ? 12. Quel budget comptez-vous allouer à l’acquisition de connaissances et à la caractérisation de notre territoire ? 13. Que ferez-vous pour la protection des paysages naturels et bâtis sur notre territoire ? 14. Quelles sont les diverses mesures qui seront prises pour assurer et rehausser la qualité de l’eau de notre territoire ? 15. Quelle est la nature et l’importance de la pollution d’origine agricole sur notre territoire ? Quels moyens mettrez-vous en œuvre pour la contrôler et la réduire ?


    Questions relatives à votre commune et canton

    1 – Les dépenses des collectivités locales ne doivent pas baisser contrairement aux affirmations de certains..., souhaitez-vous que votre commune participe à cet effort pendant votre mandat ?

    http://desiebenthal.blogspot.ca/2015/02/initiative-monnaie-pleine-questions.html

    2 – Si oui, sur quels éléments portera principalement votre effort de nouvelles dépenses (subventions, frais de personnel, moyens généraux, investissement, …) ?
    3 – Ferez-vous figurer dans votre programme électoral une liste détaillée et chiffrée des investissements que vous estimez prioritaires, avec leur mode de financement ?
    4 – Dans quelle mesure pensez-vous recourir à l’emprunt  ou à monnaie pleine ?
    5 – Êtes-vous favorable à l’organisation de referendums ou d’initiatives populaires dans votre commune ou cantons (demandés par au moins 2 % des électeurs)?
    6 – Comment réagiriez-vous si l’État décidait de supprimer ou de réduire dans votre commune un service public (hôpital, bureau de poste, école, etc.) ?
    7 – Mettrez-vous en place un contrôle strict des dépenses de fonctionnement ?
    8 – Conditionnerez-vous systématiquement l’octroi de subventions à l’atteinte des objectifs fixés et à la fourniture des comptes et rapports de gestion des associations ?
    9 – Toute dépense élevée doit-elle faire l’objet, selon vous, d’un référendum local au préalable ?
    10 – Combien d’heures comptez-vous consacrer chaque semaine à l’exercice de votre mandat de maire ?
    11 – Cumul des mandats : estimez-vous que, pour un maire, exercer plusieurs mandats électifs simultanément ne nuit pas à la qualité de sa gestion ?



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      Venez voir Gérard Foucher en conférence aux "Rencontres du Lundi" le 19 octobre 2015 à 18h15 à la Villa Rigot au 9, avenue de la Paix à côté de la place des Nations!




      "La monnaie c'est la guerre" (mais il y a un espoir...)
      Vous avez remarqué ? La monnaie c'est le pouvoir absolu, c'est le droit divin de créer le futur, c'est ce qui donne à ceux qui possèdent ce pouvoir cette…
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      Pascale Balestra Hirsch Pas ou plus besoin de comptables ?
      Eh ben ....
      La gabegie assurée

      J’aime· Répondre· 1· 8 h


      Voir les réponses précédentes


      Blaise Rossellat Le problème principal de cette création monétaire est la prise de pouvoir par un petit nombre. La solution est un système d'échange comptable équilibré dont chaque humain aurait la maîtrise. Il faut donc décentraliser la comptabilité que l'on a confiéaux banques auprès de chaque citoyen du monde avec un système d'échange en pair à pair. Nous travaillons actuellement dessus en parallèle de notre objectif de transformer la BNS en coopérative. Un citoyen, une part sociale, une voix!

      J’aime· Répondre· 1· 7 h


      Voir plus de réponses


      Bernard Lebas Allez, j'invite Alain Lipietz, pcqe je crois en l'homme !

      J’aime· Répondre· 1· 7 h


      Blaise Rossellat"Vous avez remarqué? La monnaie c'est le pouvoir absolu, c'est le droit divin de créer le futur, c'est ce qui donne à ceux qui possèdent ce pouvoir cette supériorité totale sur les manants, ce sentiment de devenir des dieux eux-mêmes, et donc de ne plus avoir aucune raison de suivre quelque code moral ou humain que ce soit. Le pouvoir absolu de dominer tout le reste de la création, et même de décider de ce qui va être créé ou pas, de ce qui va vivre ou pas, ce pouvoir rend fou, et il est plus addictif et dangereux que les drogues les plus puissantes qui puissent exister. Ce pouvoir et cet outil ne pourront pas survivre au troisième millénaire. Si nous comprenons l'enjeu qui sous-tend cette puissance, nous ne pouvons que souhaiter qu'elle n'existe plus."
      Gérard Foucher

      J’aime· Répondre· 3· 7 h


      Blaise Rossellat Contrairement à ce que disent les banques commerciales et leurs suppôts, une banque n'est pas du tout une entreprise comme une autre.

      - Une banque grossit infiniment par prédation sur l'ensemble de ses clients qu'elle ponctionne sans produire quoi que ce soit elle-même. Et ce n'est pas le fait qu'elle emploie des dizaines de milliers d'esclaves pour gérer le butin qu'elle a volé qui excuse son extorsion initiale.

      - Une banque inscrit à son actif des reconnaissances de dette non encore payées, ce qui est rigoureusement interdit à toute autre entreprise. Lors de l'attribution d'un crédit à un client, la banque inscrit le jour même à son actif la somme créditée. Cette simple écriture devient une richesse supplémentaire pour la banque, qui peut la revendre instantanément à quelqu'un d'autre. Cet enrichissement a été obtenu sans qu'aucun paiement, aucun transfert réel ni aucune production n'ait été effectuée par qui que ce soit. De plus, cette richesse supplémentaire constitue un pouvoir d'achat nouveau, un revenu qui n'est soumis à aucune forme d'imposition.

      - Une banque paye toutes ses dépenses sans avoir rien produit au préalable, ce qui est impossible pour toute autre entreprise.

      - Une banque ne produit rien, ce qui n'est le cas d'aucune autre entreprise.

      - Une banque paye toutes ses dépenses en créant des reconnaissances de dette libellées dans une monnaie privée à laquelle elle donne le même nom que la monnaie ayant cours légal.

      - Une banque inscrit les comptes de ses clients au passif de sa comptabilité, mettant en danger leurs soldes créditeurs au cas où elle ferait faillite.

      - Une banque crée de nouvelles unités monétaires chaque jour, diluant ainsi la valeur de chaque unité déjà existante et effectuant ainsi une prédation sur les détenteurs de monnaie existante, ce qui constitue un vol par dilution.

      On continue ?...

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      Cedric Berman a répondu · 1 réponse



      Blaise Rossellat La pensée de Martial Garcia qui rendra plus difficile de se lever les lundis matin...

      "LA GROSSE ARNAQUE DES INTERETS BANCAIRES.

      Savez-vous, les amis, que plus de 50% de votre revenu du travail (votre salaire) sert uniquement à payer des intérêts bancaires?

      Si, si, il y a les intérêts directs sur vos propres crédits à la consommation ou leasings, mais il y a aussi les intérêts sur la dette publique que vous payez avec vos impôts.
      A cela, s'ajoute tous les autres intérêts. Quand vous payez votre loyer, vous participez aux intérêts bancaires de votre propriétaire sur son crédit immobilier, lorsque vous prenez un café au bistrot, vous payez l'intérêt bancaire du crédit du restaurateur, et comme il utilise aussi votre café pour payer ses employés, vous payez aussi les intérêts des crédits de ces derniers. Lorsque vous prenez le taxi, vous payez les intérêts sur le leasing du véhicule, et ainsi de suite...

      A chaque dépense provenant de votre salaire, vous participez à payer des intérêts bancaires sur toute la chaîne!

      Donc, sans les banques, ou sans ce système d'argent dette, on pourrait tous bosser à mi-temps et vivre tout aussi bien... Et il y aurait du boulot pour tout le monde. Et cela éviterait que les 1% (les banquiers) prélèvent 50% des revenus des 99% des citoyens.

      Pensez-y demain matin en partant au boulot... Vous allez être beaucoup moins motivés du coup... Ben oui, jusqu'à midi, vous allez TOUS bosser pour les banques... et ce sera pareil toute la semaine..."

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      Blaise Rossellat😎😇

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      Blaise Rossellat La monnaie, qui est le sang de l'économie, l'outil de transaction, devrait être un bien commun. Elle est au contraire un bien privé, qui appartient aux banques, donc à... des gens.

      Ces banques émettent la monnaie, sous forme de crédit, et la louent : elles encaissent un loyer, l'intérêt, sur une richesse fictive qu'elles n'ont pas et dont elles ne se privent pas en prêtant. La monnaie doit leur être rendue. Si bien qu'un équilibre des comptes est impossible, rien que ça.
      En effet, la monnaie nécessaire pour payer les intérêts n'existe tout simplement pas, et pour s'acquitter de ce loyer, l'emprunteur doit se débrouiller pour prendre dans d'autres poches une monnaie empruntée par d'autres, ce qui interdira à quelqu'un de rembourser. Toute personne qui réussit à équilibrer ses comptes provoque sans le savoir un déséquilibre chez quelqu'un d'autre, c'est mécanique et inévitable.
      La réparation des vices systémiques et génétiques du système monétaire en cours impliquerait, ce fut détaillé ailleurs maintes fois, un revenu inconditionnel, plus ou moins cyclique, mais qui pourrait être institué stable par un étalement de la création monétaire.
      Le revenu inconditionnel n'est donc pas une utopie ni une ineptie comme ce fut dit par un valeureux du conseil national. Il n'est difficile à instaurer, voire impossible, je le concède, que dans le paradigme actuel (monnaie privée payante et créée par la dette) qui implique l'argent rare, mais oui, l'argent rare dont se plaignent les gouvernements sans analyser la cause institutionnelle de la rareté.

      J'ai bien aimé hier entendre des députés dire "l'argent ne tombe pas du ciel". Hé bien si, justement, il tombe du ciel, et le problème c'est que dans sa chute, avant même d'atterrir sur le plancher des vaches, il est confisqué. Il suffira de mettre fin à cette confiscation pour changer de... civilisation.

      J’aime· Répondre· 1· 7 h· Modifié


      Blaise Rossellat Chaque année les banques commerciales et la BNS créent l'équivalent de 200 milliards de CHF de création monétaire ex-nihilo en proportion d'un quart pour la BNS et le solde pour les banques commerciales.

      Cette création monétaire est l'équivalent d'un revenu de base inconditionnel pour le système bancaire.

      L'intérêt annuel payé sur le stock de création monétaire (1600 milliards) représente 80 milliards de CHF au taux d'intérêt moyen de 5%. Cela représente quasiment la moitié du PIB de la Suisse!

      Avez-vous réalisé que la moitié de notre temps de travail sert en réalité à payer un tribut au système bancaire?!?

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       More texts on monetary reform

      Homepage: www.geldreform.de ] Guestbook: www.geldreform.de ]


      MargritKennedy: Interest and Inflation Free Money 
      (Published by Seva International; ISBN 0-9643025-0-0;

      Copyright 1995 by MargritKennedy)

      Contents


      List of Figures 7

      Author's Acknowledgements 9
      Publisher's Note 11
      Introduction 13


      1. Four Basic Misconceptions About Money 15

      ...First Misconception: There Is Only One Type of Growth 18
      ...Second Misconception: We Pay Interest Only If We Borrow Money 24
      ...Third Misconception: In the Present Monetary System
      We Are All Equally Affected by Interest 25
      ...Fourth Misconception: Inflation Is an Integral Part of Free Market Economies 29


      2. Creating Interest and Inflation Free Money 33

      ...Replacement of Interest By a Circulation Fee 36
      ...The First Model Experiments 38
      ...The Need for Land Reform 43
      ...The Need for Tax Reform 47


      3. Who Would Profit from a New Monetary System? 49

      ...The Advantages In General 53
      ...Flaws In the Monetary System S4
      ...Advantages for the Region or Country Which Introduces These Changes First 61
      ...The Rich 63
      ...The Poor 69
      ...The Churches and Spiritual Groups 75
      ...Business and Industry 76
      ...Farmers 79
      ...Ecologists and Artists 81
      ...Women 84


      4. Some Lessons from History 87

      ...Brakteaten Money in Medieval Europe 90
      ...The Weimar Republic and the Gold Standard 91


      5. Monetary Reform in the Context of Global Transformation:
      An Example of How to Make the Change 95

      ...Replacing Revolution With Evolution 98
      ...A Possible Solution for the Near Future 101
      ...The Parking Fee Creates a Neutral Money System 102


      6. What Can I Do to Help in the Transition Period? 105

      ...Be Informed, Increase the Awareness of Others 107
      ...Sponsor Model Experiments 109
      ...Start a Local Exchange Trading System 110
      ...Support Ethical Investment 111


      7. Practical Cases Today: Embryos of a New Economy 113

      ...The LET System 116
      ...The WIR Network and Similar Associations 120
      ...The J.A.K. Cooperative Banks in Sweden 122
      ...Advantages and Disadvantages of Alternative Money and Credit Systems 124
       Appendices
      .References l33
      .Useful Addresses l35
      .Journals 138 
      .Index 139

      Anyway, B costs are including the interests.

      What other costs increased more than from 1 to 259,5 between 1946 and 1990 in USA ?

      Written by John H. Hotson
      Interests increased  from 1 to 259,5 between 1946 and 1990 in USA ?
      (John H. Hotson was professor emeritus of economics University of Waterloo and executive director of the Committee on Monetary and Economic Reform (COMER), a Canadian based network of economists working for economic and monetary reform.
      This article is based on a series he published in the October 1994, November 1994, and January 1995 issues of Economic Reform, the COMER newsletter, Comer Publications, 3284 Yonge St., Suite 500, Toronto, Ontario, M4N 3M7, fax (416) 486-4674.

      Understanding Money

      Posted on June 6, 2011 by The Prodigal Son
      An understanding of the true nature of money is essential for those seeking economic reforms toward the creation of sustainable societies. People today have more erroneous ideas about money than Victorians had about sex, so please read the following with care.
      Let’s begin with the distinction between “legal tender” money which only the government or its agency, the Bank of Canada in the case of Canada, can create, and the “money” created by private banks-and increasingly by “near banks”. If you happen to have a Bank of Canada note, on it you will read the words “This note is legal tender.”
      These notes, and checks drawn on the Bank of Canada, are the only legal money in Canada. What that means is that if you owe someone $20 and you give him a $20 bill he is paid and if he refuses payment in this form you are absolved of the debt. By contrast, he does not have to accept your check drawn on a private bank, or even a certified check of a private bank. Money issued by the Bank of Canada is sometimes called “Right of Purchase” money to distinguish it from “Promise to Pay” money created by private banks.
      While private banks are in effect creating money out of nothing, they are (ostensibly) providing a (seemingly) important service as their “promise to pay money” is for many purposes safer and more convenient to use and store than actual cash. Furthermore, it costs the banks billions of dollars to maintain the payments system that clears your check back to your account and to keep the necessary records. All those nice, or not so nice, people who work in those banks, deciding who gets a loan and what happens if they can’t pay have to be paid their salaries. Banks also have to pay phone bills, electricity, heat and so on. What they create is intangible, but at the same time very real. Essentially, the bank is substituting its promise to pay-which is accepted as money-for your promise to pay, which is not.
      Today only about 4 percent of the money in circulation in Canada is Bank of Canada legal tender. In other words, 96 percent of our money is created by private banks (the Royal Bank and the Bank of Montreal are the most prevalent in this area). In 1945 the Bank of Canada accounted for 27 percent of our money. At that time the bank rate of interest was only 1.5 percent and the Canadian economy boomed.
      Some 96 percent of the “money” we are now using is not Bank of Canada “legal tender,” but rather the promise of private banks to pay the bearer Bank of Canada legal tender on demand. 
      This promise is what a private bank provides for you when you take out a loan with the promise to repay it with interest. The bank knows that mostly you don’t want legal tender. What you want is a checking account or a bank issued check for the amount borrowed so that you can send the bank’s promise-to-pay to folks you owe money to-folks who also don’t want legal tender, but do want to deposit your check in their own bank account.
      The money supply of Canada increases at the moment a bank issues you a loan. As you repay your loan the money supply shrinks. So money is being created and destroyed every day.
      Banking came into existence as a fraud. The fraud was legalized and we’ve been living with the consequences, both good and bad, ever since. Even so it is also a great invention-right up there with fire, the wheel, and the steam engine.
      In the 16th century as the gold and silver the Spanish had stolen from the American Indians poured into Europe, coins grew larger, more plentiful and heavy. Merchants needed a safe place to keep them when they weren’t needed. The goldsmiths had large safes and fierce dogs and it became customary to leave coins on “safe deposit” with them. Next people saw that a “gold certificate” or warehouse receipt signed by the goldsmith was more convenient to circulate than those heavy coins made of soft metals that quickly wore out if they passed hand to hand. So the smiths printed up receipts in convenient denominations promising payment in gold to whomever presented the receipt. Some people took to writing notes to the smith ordering him to transfer the ownership of some of their coins to someone else. Thus the personal check was born.
      Then one day one of the smiths had a brilliant, and wholly dishonest, idea. He noticed that people so much preferred his paper money to its “gold backing” that the gold in his vault hardly circulated-some of it hadn’t moved in years. So he thought, “I could print up some extra gold certificates and lend them out to gain the interest.” The idea was irresistible, and thus banking was born!
      Just 300 years ago, in 1694, William Patterson talked King William III into chartering a private bank with the official sounding title of “The Bank of England.” The King had another war to fight with France’s King Louis XIV and not much money to pay for it. Being a Dutchman, he was unpopular with the British Parliament and it balked at voting the needed taxes. The royal credit was zilch because of his predecessors’ extravagance. What to do?
      He jumped at Patterson’s promise to lend him lots of “Bank of England Notes”-which had little or no gold “backing”-at a reasonable sounding 3 percent interest. Thus national debt was born.
      King William seems never to have asked His Royal Self the obvious question, “Why the hell should I pay William Patterson interest to print money for me? Why don’t I get a printing press and print some money myself?” Nor did he notice that his humble subjects in the Massachusetts Bay Colony, in what would one day become the United States, had already come to just this solution to solve a similar problem.
      In 1690, the Massachusetts Bay Colony decided to do its bit in King William’s War by invading Canada (New France). The soldiers were told, “We can’t pay you, but the French have lots of silver. So beat them out of it and we will pay you with the spoils.” But the French won and the soldiers came back to Boston sore, mean and unpaid.
      Necessity being the mother of invention, some bright Yankees (see HERE) thought of printing up government “promissory notes,” declaring them “legal tender” and using them to pay the soldiers. That worked so well that the other colonies copied the idea. From that day until the American Revolution (1775-1782) there were no banks in the 13 British North American colonies.
      By the time of the Revolution, Pennsylvania was the richest place on earth. Benjamin Franklin liked to boast that part of the credit was due to the government money he had printed. As he pointed out, the government could spend the money into circulation for a new bridge or school, then tax the cost back over the useful life of the project. It could also lend the money to businessmen at 5 percent interest instead of the 10 percent the British banks charged. Or it could transfer the money into circulation to take care of widows, orphans and other unfortunates. Pennsylvania made so much money out of creating money-and selling off lands stolen from the Indians-that it hardly had to levy any taxes.
      When word of this reached Great Britain, the Bank of England decided to destroy the competition of the colonial money. It got Parliament to forbid the colonies to produce any more of the stuff and the fat was on the fire. The Continental Congress met and defied Parliament and the King by issuing its own currency-the Continental. As Franklin saw it, the attempt of Britain to restrict the colonies from issuing paper money was one of the main causes of the Revolution.
      The inability of the Colonists to get power to issue their own money permanently out of the hands of George III and the international bankers was the prime reason for the revolutionary war.”
      - Benjamin Franklin
      The Continentals paid for most of the cost of the revolution. Since they had to be over-issued, prices rose greatly. Much of the inflation, however, was caused by massive British counterfeiting of the Continentals. “You revolting Yankees like paper money? Here! Have lots of it!” So Americans still have a saying. “Not worth a Continental.” After the war banking came to America.
      Some historians have much criticized this method of financing the American Revolution and held up British practice as a model of “sound finance.” However, as William Hixson shows in his book, Triumph of the Bankers, those historians have it backwards. According to Hixson, the total cost of the war to the Americans was about $250 million and much of this was financed by the “Continentals” and other paper monies. An additional war debt of $56.7 million accumulated some $70 million in interest before it was all paid off in 1836.
      The direct war costs to the British government came to about $500 million. However, the British financed their side of the war almost entirely with borrowed money.
      Since they have never since reduced their national debt below $500 million, they still owe this money! Assuming a modest average interest rate of 4 percent, the British taxpayer has by this time paid the British bondholder over $4 billion in interest on the initial $500 million loan-and is still paying!
      Sound finance?
      What a pity that King William did not have a Benjamin Franklin to advise him! What a pity that the wisdom of Franklin was lost and Alexander Hamilton was able subsequently to charter the Bank of The United States modeled directly on the Bank of England! What a pity that many historians, like many non-historians, so badly misunderstand money and banking!
      The financial system the world has evolved on the Bank of England model is not sustainable. It creates nearly all money as debt. Such money only exists as long as someone is willing and able to pay interest on it. It disappears, wholly or partially, in recurring financial crises. Such a system requires that new debt must be created faster than principal and interest payments fall due on old debt.
      A sustainable financial system would enable the real economy to be maintained decade after decade and century after century at its full employment potential without recurring inflation and recession. By this standard, a financial system that creates money only through the creation of debt is inherently unsustainable.
      When a bank makes a loan, the principal amount of the loan is added to the borrower’s bank balance. The borrower, however, has promised to repay the loan plus interest even though the loan has created only the amount of money required to repay the principal-but not the amount of the interest. Therefore unless indebtedness continually grows it is impossible for all loans to be repaid as they come due. Furthermore, during the life of a loan some of the money will be saved and re-lent by individual bond purchasers, by savings banks, insurance companies etc. These loans do not create new money, but they do create debt. While we use only one mechanism-bank loans-to create money, we use several mechanisms to create debt, thus making it inevitable that debt will grow faster than the money with which to pay it. Recurring cycles of inflation, recession, and depression are a nearly inevitable consequence.
      If, in the attempt to arrest the price inflation resulting from an excessive rate of debt formation, the monetary authorities raise the rate of interest, the result is likely to be a financial panic. This in turn may result in a sharp cutback in borrowing. Monetary authorities respond to bail out the system by increasing bank reserves. Governments may also respond by increasing the public debt-risking both inflation and growing government deficits.
      Governments got into this mess by violating four common sense rules regarding their fiscal and monetary policies. These rules are:
      1. No sovereign government should ever, under any circumstances, give over democratic control of its money supply to bankers.
      2. No sovereign government should ever, under any circumstances, borrow any money from any private bank.
      3. No national, provincial, or local government should borrow foreign money to increase purchases abroad when there is excessive domestic unemployment.
      4. Governments, like businesses, should distinguish between “capital” and “current” expenditures, and when it is prudent to do so, finance capital improvements with money the government has created for itself.
      A few words about the first three of these rules, as the fourth rule has been discussed extensively elsewhere.
      1. There is persistent pressure from central bankers and academic economists to free central banks from the obligation to consider the effects of their actions upon employment and output levels so that they can concentrate on price stability. This is a very bad idea indeed. Dominated by bankers and economists, central banks are entirely too prone to give exclusive attention to creditor interests to the exclusion of worker interests. Amending central bank charters to give them independence from democratic oversight, or to set up “price stability” as their only goal would complete their subjection to banker interests.

      CANADA’S OWN WILLIAM LYON MACKENZIE KING (PRIME MINISTER RESPONSIBLE FOR NATIONALIZING THE BANK OF CANADA) SAID IT ALL:

       UNTIL THE CONTROL OF THE ISSUE OF CURRENCY AND CREDIT IS RESTORED TO GOVERNMENT AND RECOGNIZED AS ITS MOST CONSPICUOUS AND SACRED RESPONSIBILITY, ALL TALK OF SOVEREIGNTY OF PARLIAMENT AND DEMOCRACY IS FUTILE…

      ONCE A NATION PARTS WITH CONTROL OF ITS CREDIT – IT MATTERS NOT WHO MAKES THE NATION’S LAWS…

      USURY, ONCE IN CONTROL WILL WRECK ANY NATION.”

      2. Anyone who understands that banks create the money they lend can see that it makes no sense for a sovereign government, which can create money at near zero cost, to borrow money at high cost from a private bank. The fact that most governments do borrow from private banks is one of the greatest errors of our times. If a government needs money created to pay for public spending it should create the money itself through its own bank; or spend the money debt and interest free as the United States did during the Revolution and again during the Civil War.
      If a government does not wish to “monetize” its deficits during periods of unusual need such as wartime, it should either make up the deficit with higher taxes or borrow only from the non-bank public-which cannot create the money it lends to the government.
      3. One of the most mistaken ideas, with which Canadians especially are cursed, is the idea that a country should maintain its interest rates higher than those of its main trading partners “to attract foreign investment.” To begin with, high interest rates inhibit real investment spending on new buildings, machinery and equipment by diverting funds to finance government deficits. Furthermore, the foreign funds attracted to Canada by high interest rates cannot be spent on Canadian employees and products.
      They are only useful for importing foreign goods and making payments on foreign debts. Moreover, these funds bid up the value of the Canadian dollar in foreign exchange markets, giving foreign goods a domestic price advantage over similar goods produced in Canada, while making it harder for Canada to export. Thus the inflow of foreign funds actually contributes to a “current account deficit” and depresses the Canadian economy. Those who argue that Canada must borrow on “capital account” because she has a “current account deficit” have cause and effect totally reversed. Canada has a current account deficit becauseshe is borrowing on capital account. What she needs to do is to stop borrowing, lowerinterest rates until she stops attracting foreign funds, and let the Canadian dollar find its own level in the foreign currency markets.

      WHEN THE BANK OF CANADA ENCOURAGES THE CANADIAN GOVERNMENT, PROVINCES, AND MUNICIPALITIES TO BORROW IN NEW YORK AND TOKYO IT IS A BETRAYAL OF CANADA. WHERE SHOULD THEY BORROW WHEN NEW MONEY IS NEEDED FOR GOVERNMENT SPENDING?

      THEY SHOULD BORROW AT THE GOVERNMENT OWNED BANK OF CANADA, PAYING NEAR ZERO INTEREST RATES-JUST SUFFICIENT TO COVER THE BANK’S RUNNING EXPENSES.

      Written by John H. Hotson
      (John H. Hotson was professor emeritus of economics University of Waterloo and executive director of the Committee on Monetary and Economic Reform (COMER), a Canadian based network of economists working for economic and monetary reform.
      This article is based on a series he published in the October 1994, November 1994, and January 1995 issues of Economic Reform, the COMER newsletter, Comer Publications, 3284 Yonge St., Suite 500, Toronto, Ontario, M4N 3M7, fax (416) 486-4674.
      He gave the PCD Forum permission to use this material only five days before his untimely death on January 21, 1996 following heart surgery. People-Centered Development Forum papers may be reprinted, and distributed freely with appropriate credits without prior permission.

      Because of the technical progress, Julian Simon is thinking that costs were decreasing.


      from Alain Pilote:


      quote: 

      Here is what Douglas had to say about the chronic shortage of purchasing power: "We are often told that it is obviously absurd to say that the financial system does not distribute sufficient purchasing power to buy the goods that are for sale. We never said it! What we do say is that, under the present monetary system, in order to have sufficient purchasing power to distribute goods for consumption, it is necessary to make a disproportionate amount of capital goods and goods for export. (...)"
      "That is, broadly speaking, the situation. In this country, and in every modern country, in order to make the present monetary system work at all, you have got to make a whole lot of things that are not immediately bought in order to distribute what is already available."14
      "(...) it must be borne in mind that the existing economic system distributes goods and services through the same agency which induces goods and services, i.e., payment for work in progress. In others words, if production stops, distribution stops, and, as a consequence, a clear incentive exists to produce useless or superfluous articles in order that useful commodities already existing may be distributed."15
      What has kept the system going
      Without another source of income (the dividend), there should be, theoretically, a growing mountain of unsold goods. But if goods are sold all the same, it is because, instead, we have a growing mountain of debt! Since people do not have enough money, retailers must encourage credit buying in order to sell their goods: buy now, pay later (or should we say more precisely, pay forever...) But this is not sufficient to fill the gap in the purchasing power.


      unquote.

      VIX PERVENIT (On Usury and Other Dishonest Profit
      Pope Benedict XIV

      Encyclical of Pope Benedict XIV promulgated on 1 November 1745.To the Venerable Brothers, Patriarchs, Archbishops, Bishops and Ordinary Clergy of Italy.
      Venerable Brothers, Greetings and Apostolic Benediction.
      Hardly had the new controversy (namely, whether certain contracts should be held valid) come to our attention, when several opinions began spreading in Italy that hardly seemed to agree with sound doctrine; We decided that We must remedy this. If We did not do so immediately, such an evil might acquire new force by delay and silence. If we neglected our duty, it might even spread further, shaking those cities of Italy so far not affected.
      Therefore We decided to consult with a number of the Cardinals of the Holy Roman Church, who are renowned for their knowledge and competence in theology and canon law. We also called upon many from the regular clergy who were outstanding in both the faculty of theology and that of canon law. We chose some monks, some mendicants, and finally some from the regular clergy. As presiding officer, We appointed one with degrees in both canon and civil law, who had lengthy court experience. We chose the past July 4 for the meeting at which We explained the nature of the whole business. We learned that all had known and considered it already.
      2. We then ordered them to consider carefully all aspects of the matter, meanwhile searching for a solution; after this consideration, they were to write out their conclusions. We did not ask them to pass judgment on the contract which gave rise to the controversy since the many documents they would need were not available. Rather We asked that they establish a fixed teaching on usury, since the opinions recently spread abroad seemed to contradict the Church's doctrine. All complied with these orders. They gave their opinions publicly in two convocations, the first of which was held in our presence last July 18, the other last August 1; then they submitted their opinions in writing to the secretary of the convocation.
      3. Indeed they proved to be of one mind in their opinions.
      I. The nature of the sin called usury has its proper place and origin in a loan contract. This financial contract between consenting parties demands, by its very nature, that one return to another only as much as he has received. The sin rests on the fact that sometimes the creditor desires more than he has given. Therefore he contends some gain is owed him beyond that which he loaned, but any gain which exceeds the amount he gave is illicit and usurious.
      II. One cannot condone the sin of usury by arguing that the gain is not great or excessive, but rather moderate or small; neither can it be condoned by arguing that the borrower is rich; nor even by arguing that the money borrowed is not left idle, but is spent usefully, either to increase one's fortune, to purchase new estates, or to engage in business transactions. The law governing loans consists necessarily in the equality of what is given and returned; once the equality has been established, whoever demands more than that violates the terms of the loan. Therefore if one receives interest, he must make restitution according to the commutative bond of justice; its function in human contracts is to assure equality for each one. This law is to be observed in a holy manner. If not observed exactly, reparation must be made.
      III. By these remarks, however, We do not deny that at times together with the loan contract certain other titles-which are not at all intrinsic to the contract-may run parallel with it. From these other titles, entirely just and legitimate reasons arise to demand something over and above the amount due on the contract. Nor is it denied that it is very often possible for someone, by means of contracts differing entirely from loans, to spend and invest money legitimately either to provide oneself with an annual income or to engage in legitimate trade and business. From these types of contracts honest gain may be made.
      IV. There are many different contracts of this kind. In these contracts, if equality is not maintained, whatever is received over and above what is fair is a real injustice. Even though it may not fall under the precise rubric of usury (since all reciprocity, both open and hidden, is absent), restitution is obligated. Thus if everything is done correctly and weighed in the scales of justice, these same legitimate contracts suffice to provide a standard and a principle for engaging in commerce and fruitful business for the common good. Christian minds should not think that gainful commerce can flourish by usuries or other similar injustices. On the contrary We learn from divine Revelation that justice raises up nations; sin, however, makes nations miserable.
      V. But you must diligently consider this, that some will falsely and rashly persuade themselves-and such people can be found anywhere-that together with loan contracts there are other legitimate titles or, excepting loan contracts, they might convince themselves that other just contracts exist, for which it is permissible to receive a moderate amount of interest. Should any one think like this, he will oppose not only the judgment of the Catholic Church on usury, but also common human sense and natural reason. Everyone knows that man is obliged in many instances to help his fellows with a simple, plain loan. Christ Himself teaches this: "Do not refuse to lend to him who asks you." In many circumstances, no other true and just contract may be possible except for a loan. Whoever therefore wishes to follow his conscience must first diligently inquire if, along with the loan, another category exists by means of which the gain he seeks may be lawfully attained.
      4. This is how the Cardinals and theologians and the men most conversant with the canons, whose advice We had asked for in this most serious business, explained their opinions. Also We devoted our private study to this matter before the congregations were convened, while they were in session, and again after they had been held; for We read the opinions of these outstanding men most diligently. Because of this, We approve and confirm whatever is contained in the opinions above, since the professors of Canon Law and Theology, scriptural evidence, the decrees of previous popes, and the authority of Church councils and the Fathers all seem to enjoin it. Besides, We certainly know the authors who hold the opposite opinions and also those who either support and defend those authors or at least who seem to give them consideration. We are also aware that the theologians of regions neighboring those in which the controversy had its origin undertook the defense of the truth with wisdom and seriousness.
      5. Therefore We address these encyclical letters to all Italian Archbishops, Bishops, and priests to make all of you aware of these matters. Whenever Synods are held or sermons preached or instructions on sacred doctrine given, the above opinions must be adhered to strictly. Take great care that no one in your dioceses dares to write or preach the contrary; however if any one should refuse to obey, he should be subjected to the penalties imposed by the sacred canons on those who violate Apostolic mandates.
      6. Concerning the specific contract which caused these new controversies, We decide nothing for the present; We also shall not decide now about the other contracts in which the theologians and canonists lack agreement. Rekindle your zeal for piety and your conscientiousness so that you may execute what We have given.
      7. First of all, show your people with persuasive words that the sin and vice of usury is most emphatically condemned in the Sacred Scriptures; that it assumes various forms and appearances in order that the faithful, restored to liberty and grace by the blood of Christ, may again be driven headlong into ruin. Therefore, if they desire to invest their money, let them exercise diligent care lest they be snatched by cupidity, the source of all evil; to this end, let them be guided by those who excel in doctrine and the glory of virtue.
      8. In the second place, some trust in their own strength and knowledge to such an extent that they do not hesitate to give answers to those questions which demand considerable knowledge of sacred theology and of the canons. But it is essential for these people, also, to avoid extremes, which are always evil. For instance, there are some who judge these matters with such severity that they hold any profit derived from money to be illegal and usurious; in contrast to them, there are some so indulgent and so remiss that they hold any gain whatsoever to be free of usury. Let them not adhere too much to their private opinions. Before they give their answer, let them consult a number of eminent writers; then let them accept those views which they understand to be confirmed by knowledge and authority. And if a dispute should arise, when some contract is discussed, let no insults be hurled at those who hold the contrary opinion; nor let it be asserted that it must be severely censured, particularly if it does not lack the support of reason and of men of reputation. Indeed clamorous outcries and accusations break the chain of Christian love and give offense and scandal to the people.
      9. In the third place, those who desire to keep themselves free and untouched by the contamination of usury and to give their money to another in such a manner that they may receive only legitimate gain should be admonished to make a contract beforehand. In the contract they should explain the conditions and what gain they expect from their money. This will not only greatly help to avoid concern and anxiety, but will also confirm the contract in the realm of public business. This approach also closes the door on controversies-which have arisen more than once-since it clarifies whether the money, which has been loaned without apparent interest, may actually contain concealed usury.
      10. In the fourth place We exhort you not to listen to those who say that today the issue of usury is present in name only, since gain is almost always obtained from money given to another. How false is this opinion and how far removed from the truth! We can easily understand this if we consider that the nature of one contract differs from the nature of another. By the same token, the things which result from these contracts will differ in accordance with the varying nature of the contracts. Truly an obvious difference exists between gain which arises from money legally, and therefore can be upheld in the courts of both civil and canon law, and gain which is illicitly obtained, and must therefore be returned according to the judgments of both courts. Thus, it is clearly invalid to suggest, on the grounds that some gain is usually received from money lent out, that the issue of usury is irrelevant in our times.
      11. These are the chief things We wanted to say to you. We hope that you may command your faithful to observe what these letters prescribe; and that you may undertake effective remedies if disturbances should be stirred up among your people because of this new controversy over usury or if the simplicity and purity of doctrine should become corrupted in Italy. Finally, to you and to the flock committed to your care, We impart the Apostolic Benediction.
      Given in Rome at St. Mary Major, 1 November 1745, the sixth year of Our Pontificate.

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    1. 10/19/15--12:38: Guéri par le jeûne
    2. Guéri du cancer par le jeûne.


      Lorsque le chirurgien lui a dit qu'il allait devoir lui enlever la vessie, Jean-Claude a réfléchi.
      Il s’est renseigné sur les énormes inconvénients d’une vessie artificielle ou avec un trou dans le ventre par lequel uriner dans une poche collée à la peau. 
      Il a imaginé l’impuissance sexuelle qui s’ensuit souvent, le grave handicap psychologique… 
      Finalement, Jean-Claude a préféré faire confiance à l’incommensurable puissance de guérison de la Vie. 
      Il est revenu voir son chirurgien et lui a dit « Non, merci, je vais garder ma vessie ».
      Il est rentré chez lui, et s’est arrêté de manger. Complètement. Pendant 28 jours.
      23 ans plus tard, Jean-Claude est toujours en rémission totale. 
      Les hommes - et femmes - en blanc lui avaient prédit une mort rapide s’il ne se soumettait pas à leurs diktats. 
      Aujourd’hui, Jean-Claude vit une retraite heureuse, il joue du piano et bricole au jardin. Et il fait pipi comme vous et moi.
      Une interview par Bernard Clavière

      www.croisadepourlasante.org

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    3. 10/19/15--14:05: Appel de Fribourg

    4. Appel de Fribourg

      Suite au Symposium international de la famille, des impasses de Davos aux solutions de Fribourg.

      Une cinquantaine d'orateurs, provenant de dix-huit pays de

      quatre continents et de six grandes religions, de diverses sensibilités

      métaphysiques et politiques se sont réunis à Fribourg cette fin de

      semaine. Grâce à cette grande diversité, les intervenants s'accordent à

      reconnaître que les familles dans le monde entier sont menacées,

      notamment par des pressions économiques et culturelles devenues

      insupportables. Les preuves en sont nombreuses, il suffit de constater

      l'éclatement des familles. L'actualité suisse nous propose le régime des

      délais. De plus en plus de femmes se trouvent contraintes à un acte

      irrémédiable, sous des pressions culturelles et économiques. Les familles

      doivent s'unir pour favoriser une culture de la vie, notamment par une

      révision fondamentale du système économique.

      Premièrement, reconnaître financièrement le travail éducatif

      des parents par un juste salaire familial.

      Deuxièmement, toutes les familles ont le droit de choisir

      l'école la mieux adaptée à leurs enfants, par des initiatives cantonales

      pour le bon scolaire.

      Troisièmement, la remise de la dette au tiers-monde et les

      bulles spéculatives posent la question fondamentale de l'endettement et

      de l'intérêt. La conviction de nombreux orateurs est que le système du

      prêt à intérêt est une source d'exploitation et d'appauvrissement des états

      et des familles, base de la société.

      Quatrièmement, la réflexion a porté également sur la notion

      actuelle de la propriété illimitée. Les orateurs ont posé la question du

      jubilé traditionnel pour les fils d'Abraham qui remettent les compteurs

      économiques à zéro tous les cinquante ans.

      Cinquièmement, les propositions concrètes ont aussi été faites

      pour un nouveau statut de la femme qui rééquilibre toute la famille, pour

      que le travail des parents soit considéré dans le PIB et dans le calcul des

      retraites, que la création monétaire et la fondation suisse solidaire soient

      d'abord affectées aux familles, base indispensable d'un avenir

      démographique.

      Les participants étaient des dignitaires religieux, des

      philosophes, pédagogues, médecins, économistes, mathématiciens, de

      sciences exactes, mass media, historien, politiciens, poète, écrivains,

      juristes, altesses princières, anthropologues, fonctionnaires

      internationaux , hindous, juifs, chrétiens de toute dénomination,

      musulmans.

      Pour tout renseignement complémentaire, nous contacter au




      Tel. 021/616888 Fax 021/6168881



      Actualité récente:

      Voici la traduction de l'italien publiée par L'Osservatore Romano en langue française du 10 février:

      Le pape recommande la fidélité à la parole donnée, au serment prêté, le refus de l'usure – "une plaie qui à notre époque également", une " réalité abjecte, capable de détruire la vie de nombreuses personnes", et "éviter toute corruption dans la vie publique, un autre engagement qu'il faut savoir pratiquer avec rigueur de nos jours également".

      Lecture: Ps 14, 1-4a.5b


      Mme la Chancelière. 

      Suite au symposium en l`honneur de l'Union de Fribourg et en complément de notre conversation dans La Grenette  :

      Voici leur résumé historique, chaque mot est prophétique, écrit il y a plus d` un siècle:

      Le graphique ci-dessus...explique l'autre forme d'usure vorace, dont le texte explicatif  a disparu entre la Suisse et Rome.

      1° Le régime actuel du crédit constitue ce qu'on appelle « le système capitaliste » ou « le capitalisme » tout court. Ce système suppose, à tort, que la valeur des choses séparées de leur substance a, en elle-même, une utilité économique et que, par conséquent, on peut tirer de cette valeur séparée des choses un intérêt fixe ; tandis qu'au contraire, considéré en lui-même, ce procédé a les traits caractéristiques de l'usure, telle qu'elle est définie dans le 5e Concile de Latran par Benoît XIV et les Pères de l’Église.

      2° Ce système s'appuie sur la liberté absolue du travail, de la propriété et de l'échange, sur la reconnaissance doctrinale de l’intérêt individuel (égoïsme), comme moteur unique du travail économique et social, sur l'individualisme, sur l'idée de la productivité du capital et de l'argent, sur la considération de l'argent comme producteur général et suprême qui fructifie toujours.

      Par suite de ce système, on sépare les moyens matériels du travail humain ; leur réunion économique s'opère par le crédit et on arrive à la capitalisation universelle.

      3° Quelques-uns des effets de ce régime du crédit sont :

      a) Une concentration démesurée des puissances économiques et des fortunes et un grand développement matériel éphémère ; la diminution relative de la rétribution des travailleurs, malgré l’augmentation de la productivité et de la production ; la diminution de la capacité de consommation qui doit nécessairement produire un excès relatif (partiel) de production et des crises économiques, comme nous le constatons de nos jours.

      b) L'augmentation de la productivité sert principalement à la classe capitaliste et tourne au détriment des producteurs réels, sur­tout des journaliers, dont la situation devient de jour en jour plus précaire. Les salaires ne suivent pas la marche ascendante des capitaux.
      c) La combinaison du système de crédit et de la liberté absolue de la propriété a entraîné la capitalisation et la mobilisation de la propriété foncière.
      d) Au début de l'application de ce système, la valeur vénale du sol éprouve une augmentation pour les propriétaires, mais cet avantage n'est que passager et est suivi de rudes mécomptes.
      e) Crevée par l'hypothèque, la terre n'a plus à faire vivre seulement les propriétaires et leurs employés, mais encore, avec les ouvriers et les exploitants, les prêteurs hypothécaires.
      f) Le commerce perd sa base solide et voit augmenter son élément aléatoire ; la morale doit nécessairement en souffrir : poursuivre les richesses par n'importe quels moyens éloigne de la religion et nuit à la morale privée et publique.
      g) La création de la dette publique perpétuelle, contractée par les États, les provinces et les communes, même pour entreprises non lucratives. Cette dette permet aux capitalistes de s'enrichir, aux dépens de l’État, par les bénéfices qu'ils réalisent sur le prix d'émission des emprunts. Elle fournit aux spéculateurs un élément considérable pour l'agiotage et les jeux de •bourse et aux rentiers le moyen de s'approprier les fruits du travail du peuple.
      h) De grandes richesses à côté de grandes misères et non seulement de misères individuelles, mais la misère des masses ; en un mot, le paupérisme.
      4° Les suites de ce régime ont été funestes, surtout pour la masse du peuple dépourvue de biens matériels et qui doit vivre du travail des mains.
      Par suite du « libre jeu des forces » et de la soi-disant « loi d'airain », on peut dire que, tant que régnera le régime économique actuel, les classes ouvrières se trouveront dans une situation qui ne leur laissera aucun espoir d'amélioration sensible et durable.
      5° Ce n'est pas toujours du reste tel ou tel acte qui est à incriminer, c'est le régime lui-même qui est usuraire et il l'est dans son essence, puisqu'il repose tout entier sur l'intérêt des valeurs improductives.
      6° Cet état de choses, une fois établi, ne peut être modifié par des efforts individuels. Le pouvoir public, par certaines mesures, comme la protection des ouvriers, — surtout des femmes et des enfants —, les organisations du crédit, la défense de saisie des petites propriétés pour cause de dette, l'introduction de meilleures lois de succession, etc., pourra diminuer les effets du système de crédit, mais non les détruire.
      7° Du reste, le capitalisme se détruit lui-même, en frappant les consommateurs dont il a besoin pour l'écoulement des produits du travail, — source de son revenu —, et en provoquant la révolte des travailleurs contre les propriétaires et la société qui les protège.
      L'Union de Fribourg se propose de rechercher, dans les di­verses sphères de l'activité économique, les manifestations de l'usure et d'indiquer les remèdes aux maux de toutes sortes qu'elle en­gendre. A ce double point de vue, elle étudiera le régime industriel, le régime commercial, le régime de la propriété foncière et le régime budgétaire,

      4. Rôle des pouvoirs publics.

      Dans le domaine économique, le pouvoir public a d'abord les attributions relatives à l'administration des finances et des biens de l’État. Il s'agit ensuite
      a) Pour régler législativement, s'il y a lieu, en conformité du droit naturel et des droits existants, les rapports mutuels entre les divers facteurs de la production ;
      b) Pour réprimer les abus qui nuisent gravement au bien gé­néral;
      c) Pour diriger la politique économique du pays vis-à-vis de l'étranger au point de vue de la prospérité nationale ;
      d) Pour mettre l'activité, des entreprises particulières en har­monie avec le bien général, tout en laissant le plus grand essor possible à l'initiative privée.
      En raison du désordre actuel, le pouvoir public doit, législative­ment, au moyen de mesures limitatives, prévenir l'exploitation des ouvriers par ceux qui les emploient et empêcher que les conditions du travail ne portent atteinte à la moralité, à la justice, à la dignité humaine, à la vie de famille du travailleur. Les chefs d'entreprise doivent être également protégés contre toute violence de la part des ouvriers.
      A cet ordre d'idées appartiennent les thèses spéciales adoptées par l'Unionsur la réglementation du travail, le salaire et les assu­rances.

      5. Régime corporatif.

      1. La société est désorganisée ou, si l'on veut, elle n'est, sui­vant une parole royale très profonde, « organisée que pour être ad­ministrée ». Elle n'est plus un être vivant, mi chaque organe, auto­nome dans une juste mesure, joue un rôle et exerce une fonction elle est un mécanisme, composé de rouages plus ou moins ingé­nieusement assemblés, obéissant à une force centrale motrice toute puissante ; bref, elle est un automate et n'offre plus que l'appa­rence et l'illusion d'un corps animé. La cause de cette dissolution est dans la destruction des organismes, l'on pourrait dire des cel­lules sociales, qui composaient le corps vivant de la nation ; l'effet direct de cette pulvérisation a été partout, avec la prédominance d'un individualisme sauvage, le triomphe brutal du nombre s'incar­nant dans le despotisme d'un seul ou d'une foule.
      Dès lors, le remède est tout indiqué : il se trouve dans le éta­blissement d'un régime corporatif.

      2. L'établissement du régime corporatif ne saurait être rceuvre de décrets « a priori » ; il faut, par les idées, les moeurs, les encou­ragements, les faveurs, l'impulsion efficace des pouvoirs publics et la reconnaissance légale d'un droit propre, préparer activement l'éta­blissement du régime corporatif indispensable à l'ordre social, selon un plan général conforme à la nature des intérêts privés, en même temps qu'aux fins sociales dernières auxquelles il doit conduire.

      3. L'on peut définir de la sorte ce régime : Le régime corpo­ratif est le mode organisation sociale qui a pour base le groupe-

      ment des hommes d'après la communauté de leurs intérêts naturels et de leurs fonctions sociales et, pour couronnement nécessaire, la représentation publique et distincte de ces différents organismes.

      4. Le rétablissement de la corporation professionnelle est une des applications partielles de ce système.

      5. Le régime corporatif, dans sa perfection, comporte l'union des maîtres et des ouvriers ; mais cette union, destinée à constituer le véritable, corps professionnel, peut être préparée par la formation de groupes distincts les uns des autres.

      Les principes du régime corporatif et ses avantages :

      1° La similitude des devoirs, des droits et des intérêts rapproche et groupe naturellement les hommes qui exercent une même fonc­tion sociale.
      2° Les groupes naturels et permanents qui résultent de ces rapprochements doivent posséder une forme organique et jouir d'une vie propre.
      3° Leur coordination dans la société n'est pas 'Moins nécessaire que leur organisation intérieure. En cette coordination consiste le régime corporatif.
      4° Le régime corporatif est le seul dans lequel la représentation de tous les intérêts peut être assurée.
      5° 11 est également le plus favorable à la connaissance de tous les droits et à l'accomplissement de tous les devoirs sociaux.
      6° On peut donc dire que le régime corporatif est la condition nécessaire d'un bon régime représentatif ou encore que l'ordre professionnel est la base normale de l'ordre politique.
      7° La corporation, étant une institution publique, doit avoir ses représentants dans les conseils de la commune, de la province et de l'Etat.
      8° La plus grande diversité régnera d'ailleurs, selon les pays, les traditions historiques et les besoins passagers des intéressés, dans le mode d'élection, la composition des corporations et la proportion dans laquelle elles seront représentées dans les différents conseils du pays.
      9° Le pouvoir public devra maintenir la bonne harmonie entre les différents groupes sociaux et exercer, sans se substituer à leur gouvernement intérieur, ses droits de police, de contrôle et de direc­tion générale, dans l'intérêt supérieur de la société.

       Cf. MASSARD, li-Œuvre du Cardinal Mermillod, Louvain 41914).


      Son Eminence le Cardinal Mermillod
      Le graphique ci-dessus...explique l'autre forme d'usure vorace, dont le texte explicatif  a disparu entre la Suisse et Rome.


      L'abbé Drinkwater rapporte à ce sujet, qu'un comité, siégeant à l'Université de Fribourg en Suisse, avait préparé des éléments pour la rédaction de Rerum Novarum. Parmi les membres de ce comité, dit-il, s'en trouvait au moins un, un Autrichien, bien au courant de la question monétaire et du crédit bancaire. Un texte préparé par lui, apparemment approuvé par le Comité, devait bien montrer comment la simple monnaie scripturale, qui prend naissance dans une banque et qui tendait déjà à devenir l'instrument monétaire courant du commerce et de l'industrie, n'était en somme qu'une monétisation de la capacité de production de toute la communauté. L'argent nouveau ainsi créé ne peut donc être que social et nullement propriété de la banque. Social, par la base communautaire qui lui confère sa valeur ; social, par la vertu qu'a cet argent de commander n'importe quel service et n'importe quel produit, d'où qu'ils viennent. Le contrôle de cette source d'argent met donc entre les mains de ceux qui l'exercent un pouvoir discrétionnaire sur toute la vie économique. 
                  Puis, la banque qui prête, non pas l'argent de ses déposants, mais des dépôts qu'elle crée elle-même de toute pièce, du néant, ex nihilo, par de simples inscriptions de chiffres, ne se départit de rien. L'intérêt qu'elle en exige est certainement de l'usure ; quel qu'en soit le taux, c'est plus que du 100 pour cent, puisque c'est de l'intérêt sur un capital zéro de la part du prêteur. Usure qui peut bien être dévorante : l'emprunteur ne peut trouver dans la circulation plus d'argent qu'il y en a été mis. Et c'est ainsi pour le total de tous les remboursements dépassant la somme de tous les prêts. Le service des intérêts ne peut être fait que moyennant une suite d'autres prêts exigeant d'autres intérêts. D'où une accumulation de dettes, de caractère privé et de caractère public, collectivement impayables. Plus de 93 % des dettes publiques au Canada ne sont que le résultat de cette machine infernale et même les soins médicaux sont rationnés pour laisser la "primeur" aux banquiers voleurs.
                  Que fut exactement la rédaction de ce texte relatif au monopole du crédit ? Nous ne pouvons le savoir, puisqu'il ne parut pas dans l'Encyclique. Fut-il supprimé à Fribourg même dans la rédaction définitive de l'étude envoyée à Rome ? Fut-il subtilisé entre Fribourg et Rome, ou entre sa réception au Vatican et sa remise au Souverain Pontife ? Ou bien, est-ce Léon XIII lui-même qui décida de le laisser de côté ? L'abbé Drinkwater pose ces questions, mais n'y répond pas.



       

      https://www.facebook.com/LePeupleEstRoi/videos/465320713675905/?comment_id=465742220300421&offset=0&total_comments=6
      Un banquier suisse, votre serviteur,  explique en 3 minutes l'arnaque de la création monétaire, avec le Canada comme exemple.
      Vidéo Facebook :
      https://www.facebook.com/LePeupleEstRoi/videos/vb.152656254942354/398971633644147/?type=3&theater
      Tiré de l'émission "Qu'est-ce qu'elle a ma girl" de becurioustv.com.


       La suite de la démonstration est encore plus précise, particulièrement entre 10:00 et 13:00 ! 
      La pression monte !





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      Le site officiel du Trésor d’Etat américain a rendu public le montant des investissements russes dans les obligations du Trésor américain.

      D’après le bilan du mois d’août, la Russie a augmenté ses investissements dans les obligations du Trésor (US Tresuries) à hauteur de 7.8 milliards de dollars, indique le Trésor des Etats-Unis. Le taux général des investissements russes dans la dette publique américaine a ainsi atteint 89 milliards de dollars.

      Cependant, la Chine reste actuellement le détenteur principal des obligations américaines, ayant investi en août 1.7 milliards de dollars, ce qui a augmenté sa part de 1.271 trillions de dollars.

      Le Japon, dont les investissements constituent 1.197 trillions de dollars, se situe au deuxième rang des apporteurs de fonds.

      La troisième place est occupée par les pays des paradis  fiscaux des Caraïbes, avec leurs 329 milliards de dollars apportés dans la dette publique US.

      Au total, le montant des obligations du Trésor américain détenues à travers le monde s’élève à 6.099 trillions de dollars.

      La dette générale américaine a atteint le niveau de 350 % du PIB du pays.


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    5. 10/20/15--08:04: Ex nihilo & satan
    6. Cet article n’aurait pas été écrit sans le témoignage de Gaël Giraud, de retour de Francfort et signalant la présence des extraits du Faust II de Goethe sur les murs de la Bundesbank. ...


      Jens Weidmann, président de la Bundesbank s’est opposé à la récente opération OMT[1] de Mario Draghi,président de la BCE. Dans un de ses discours[2], il cite le Faust II de Goethe, génie littéraire allemand né… à Francfort, siège de la BCE et de la BUBA. Et rappelle cette scène : l’Empereur est à court d’argent. Il se lasse des propositions mesurées qui lui sont faites et proclame : « J’en ai assez de ces éternels « Mais » et « Si » ; Je manque d’argent, alors qu’on en crée donc ! » Et le Diable, Mephisto, d’abonder dans le sens du Souverain : « Je crée ce que vous voulez, et j’en fais même bien plus. » L’histoire finit évidemment mal….

      Cette allusion pourrait passer pour une simple preuve de culture littéraire, si le Faust II n’était en fait présent sur les murs de la Banque Centrale Allemande ! Impossible de rentrer dans ce temple moderne sans penser à Faust. Nous sommes là au cœur du dogmatisme. En fait en pleine religion. Il est en effet bien connu, et enseigné dans tous les livres d’économie[3], que les banques secondaires créent de l’argent par un simple jeu d’écritures. Les « prêts » font les « dépôts », dit-on en résumé. Si la banque me prête 1000 euros, elle les inscrit ex nihilo sur mon compte bancaire, inscrit en contrepartie à son actif la créance qu’elle a sur moi. Créance éteinte et monnaie détruite quand je rembourse ma dette. Tout cela, si l’on en croit Goethe et avec lui Jens Weidmann, serait diabolique ?




      La monnaie est-elle satanique si elle est publique ...
      angélique si elle est privée ?


      ou le contraire ???





      On pourrait presque le penser pour plusieurs raisons qui mettent en cause la création monétaire publique :


      -les Allemands ont connu l’hyperinflation en 1923 avec la crise de Weimar et les brouettes de billets

      -la puissance du troisième Reich a reposé en partie sur le financement des grands travaux par la création monétaire : les « bons de travaux » ont permis au gouvernement allemand dès 1933 de payer des commandes et de remettre au travail 6 millions de chômeurs[4].

      -après la deuxième guerre mondiale l’Allemagne a connu un nouvel épisode inflationniste et n’a trouvé la stabilité monétaire que grâce au dispositif institutionnel actuel.

      -plus généralement l’histoire abonde d’épisodes hyperinflationnistes (des assignats révolutionnaires en France au Zimbabwé au début de ce siècle en passant par la Yougoslavie en 1993 et le Brésil dans les années 60 puis 80) qui accréditent cette thèse.


      Mais peut-on penser que la création monétaire privée serait, elle, à l’abri de Méphisto ?


      Comment ne pas voir que la gigantesque crise financière actuelle est due fondamentalement au fait que les banques ont pu créer de la monnaie pour alimenter la machine à subprimes et plus généralement toutes les opérations spéculatives ? Elles ont même mis au point la « titrisation » pour sortir de leurs bilans ces prêts et retrouver des droits à création monétaire, en contournant ainsi les dispositifs de régulation, qui visent à limiter ce pouvoir exorbitant.

      Plus profondément la démesure faustienne est clairement au cœur du capitalisme financier : si dans les siècles passés la « dématérialisation » de la monnaie n’avait pas été inventée, la croissance économique eût été impossible. Comment des flux croissants de marchandise pourraient aujourd’hui être échangés avec des pièces métalliques en quantité limitée ? La disproportion entre la quantité d’échanges et l’or a obligé Nixon à déclarer le dollar inconvertible en or, en 1971. cela n’a été possible parce que l’idée que la monnaie pouvait n’être qu’une simple convention s’est progressivement imposée. En Europe aujourd’hui les pièces de monnaie ne représentent qu’une masse de 25 milliards d’euros pour une masse monétaire de 4500 Milliards. Les 10 000 tonnes d’or dans les caisses du SEBC ne valent que… 400 Milliards (au prix astronomique actuel du métal précieux) soit moins de 10 % de la valeur de la monnaie en circulation.

      Bref Méphisto nous a inspiré les moyens d’une croissance sans limite. Goethe n’a pas été si mal inspiré en associant à la création monétaire l’image de l’incarnation de la démesure. Lucifer, autre nom de Satan, représente celui qui veut s’élever au-dessus de se condition d’homme et refuse de se soumettre à Dieu. C’est l’image de la transgression, du dépassement des limites.

      Pour autant, le dogme moderne se limite à considérer que seule la « planche à billets » (monnaie créée par la Banque Centrale) est inflationniste. Il oublie de préciser que la création monétaire (de monnaie scripturale) par les banques privées est à l’origine de l’inflation des actifs et des bulles financières. Dès lors quand Mario Draghi lance son OMT il subit les attaques de Jens Weidmann, qui ne les adresse pas à tous les banquiers de la planète.



      Comment sortir de cette sorcellerie ?


      Tout d’abord, comme on le sait, le prince des Ténèbres a peur de la lumière. La priorité est donc d’éclairer les mécanismes de création monétaire. La prolifération sur internet des thèses conspirationnistes, complotistes voire antisémites à ce sujet n’est que le symptôme d’un manque de culture généralisé. Si la création monétaire est mal comprise c’est parce qu’elle est le résultat de mécanismes comptables qui sont difficilement compréhensibles, sans culture comptable minimale. Dès lors l’illusionnisme et son corollaire l’illusion peuvent prospérer. Et les banquiers peuvent passer a minima pour des magiciens, au pire pour des suppôts de Satan.

      Le président de la Société Générale, Frédéric Oudéa ne vient-il pas de déclarer à la commission des affaires économiques : « Nous ne pouvons créer de l’argent. Il nous faut le collecter à travers les dépôts des particuliers et des entreprises ainsi que par des émissions sur les marchés. » Pour paraphraser une célèbre phrase d’Arnaud Lagardère, est-ce une preuve d’incompétence ou la défense cynique de ses intérêts et de ceux de la communauté financière ? Une interprétation plus charitable serait qu’il a oublié ses cours d’économie et ne comprend pas les mécanismes macrofinanciers, qui ne sont en rien de sa responsabilité.

      La pédagogie en matière monétaire est donc indispensable, mais elle ne suffira pas à l’évidence pour résoudre l’actuelle crise mondiale, ce qui nécessitera de tourner la page du modèle actuel. Le statu-quo n’est manifestement pas une option.

      Vu de Sirius, il va falloir choisir entre quatre options :


      Première solution, partagée par tous ceux qui ne voient que diablerie dans la création monétaire, l’interdire tout net, aux banques privées, publiques et centrales.

      C’est la dépression assurée. L’immense majorité de l’argent en circulation étant temporaire (elle est détruite quand les prêts sont remboursés), s’il n’était pas recréé ex nihilo il se mettrait à manquer dans toute l’économie. C’est ce qui se passe pendant les grands krashs économiques.


      Deuxième solution, qui ne voit diablerie que dans la création monétaire publique, la confier intégralement aux banques privées. C’est la voie promue par des ultralibéraux comme David Friedmann[5]. Qui semblent oublier les dérives et excès de la monnaie privée qui ont connu leur apogée en 2008.


      Troisième solution, symétrique de la précédente, la confier intégralement au secteur public. C’est le 100% money plaidé par Irving Fisher au moment de la crise de 1929 et le (seul) prix Nobel français Maurice Allais qui n’hésite pas à traiter les banquiers de faux-monnayeurs. Solution radicale, pas facile à mettre en œuvre aujourd’hui, au vu du pouvoir de la communauté bancaire.


      Quatrième solution, plus pragmatique. Redonner le pouvoir de création monétaire à la puissance publique, pour des opérations d’investissement d’avenir bien identifiées. Ce qui permettrait de relancer la machine économique, de limiter le risque d’inflation et de dérive financière et d’orienter l’économie vers l’avenir. A mes yeux, la priorité serait de flécher cette création monétaire vers la transition énergétique et écologique.


      Cinquième solution : Autoriser et mettre en place la création des monnaies complémentaires. Une double monnaie comme en Suisse depuis 1936 avec le WIR et acceptée par l’état et gérée par les entreprises et une banque centrale (de cette monnaie) déconnectée des monnaies spéculatives.
      Très bonne article …
      Merci
      • Bonjour à MBdL
        Oui c’est une option qu’il faut signaler, vous avez raison. Si j’arrive à trouver le temps, j’essaierai de faire le bilan des avantages-inconvenients des solutions 3-4-5, et de leur adéquation à la résolution de certains types de problèmes.
        Bien cordialement.
        AG



      ———————————————————————————————–



      Et j’allais oublier. Il y a une autre solution qui se propose de rendre le pouvoir de création monétaire au peuple, sans nécessairement le mettre entre les mains de l’État c’est le système socialisé du crédit proposé par Lordon

      François de Siebenthal: Monnaie pleine, Vollgeld, positive ...

      desiebenthal.blogspot.com/.../monnaie-pleine-vollgeld-positive-money.h...

      9 juin 2014 - Monnaie pleine, Vollgeld, positive money, par Francois de ...http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/02/initiative-monnaie-pleine-questions.html.

      François de Siebenthal: Initiative pour une monnaie pleine ...

      desiebenthal.blogspot.com/2014/.../initiative-pour-une-monnaie-pleine.h...

      16 avr. 2014 - Initiative Vollgeld : argent garanti à l'usage de tous. ..... question réglée dans les dispositions transitoires, mais aussi pour d'éventuelles futures  ...

      François de Siebenthal: 01/06/14

      desiebenthal.blogspot.com/2014_06_01_archive.html

      12 juin 2014 - François de SiebenthalVollgeld und Mass-Medien .... ou ateliers de discussion pour répondre aux questions que le Souverain se pose.

      François de Siebenthal: Initiative monnaie pleine, questions ...

      desiebenthal.blogspot.com/2015/.../initiative-monnaie-pleine-questions.h...

      10 févr. 2015 - Monnaie pleine, Vollgeld, positive money. OBJECTIFS 1. La Banque Nationale créera désormais seule de la monnaie scripturale notamment  
      Un peu plus d’info sur le monnaies complémentaires avec le livre de Bernard Lietaer en téléchargement gratuit.
      Et un autre sur la gestion de la crise.
      Bernard Lietaer sur son site http://www.lietaer.com

      [1] Outright monetary transaction, opération lancée le 6 septembre et annonçant le rachat illimité des dettes souveraines européennes, sous conditions. Nous ne discuterons pas ici de l’intérêt ni des limites de cette opération. Notons juste qu’elle repose clairement sur de la création monétaire par la BCE.




      [3] Voir par exemple La monnaie et ses mécanismes, Dominique Plihon , La découverte ; voir aussi le site de Chomage et Monnaiehttp://www.chomage-et-monnaie.org


      [4] Voir notre livre la Monnaie dévoilée, Gabriel Galand et Alain Grandjean, L’harmattan, 1997, mais aussi l’article de Jacques Mazier et Dominique Plihon exposé à la journée création monétaire des économistes atterrés :

      [5] Voir David Friedman, Vers une société sans État, chapitre 46, Édition des Belles Lettres, 1992

      Source:

      LA CRÉATION MONÉTAIRE, ŒUVRE DU 

      DIABLE




      L’encyclique Laudato si (Loué sois-Tu), qui paraît ce 18 juin 2015, est à la fois la première encyclique du pape François (Lumen fidei, publiée quelques mois après son élection, ayant été rédigée "en duo" avec Benoît XVI) et la première de toute l'histoire de l’Église consacrée (uniquement) à l’écologie (Benoît XVI, pour ne citer que lui, ayant abordé ce thème dans Caritas in Veritate).

      Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains - Chapitre 8

      18 J’estime, en effet, qu’il n’y a pas de commune mesure entre les souffrances du temps présent et la gloire qui va être révélée pour nous.
      19 En effet, la création attend avec impatience la révélation des fils de Dieu.
      20 Car la création a été soumise au pouvoir du néant, non pas de son plein gré, mais à cause de celui qui l’a livrée à ce pouvoir. Pourtant, elle a gardé l’espérance
      21 d’être, elle aussi, libérée de l’esclavage de la dégradation, pour connaître la liberté de la gloire donnée aux enfants de Dieu.




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    7. 10/21/15--13:31: Invitation wir
    8. Le 29 octobre 2015 dès 17h00 à l'Ecole hôtelière de Lausanne.
      VIVEZ LE RÉSEAU!
      Le système WIR, unique au monde, soutient les PME depuis 1934. Quelles sont les valeurs et les spécificités qui font la force de ce réseau? Comment en tirer profit et développer vos affaires avec WIR? Quels en sont les avantages marketing?
      Toutes les réponses à ces questions lors de notre événement „Vivez le réseau!“ qui se déroulera le jeudi 29 octobre 2015 dès 17 h à l‘École hôtelière de Lausanne. Inscrivez-vous dès maintenant. Une confirmation vous parviendra par e-mail quelques jours avant l‘événement.
      N‘hésitez pas à en parler au tour de vous et à convier vos contacts professionnels à venir vivre le réseau. Nous nous réjouissons de vous faire (re)découvrir le système WIR, plus grand réseau professionnel de Suisse.
      PROGRAMME
      17 h 00 
      Apéritif d‘accueil et réseautage
      17 h 30 
      WIR: 80 ans de soutien aux PME
      Hervé Dubois, auteur du livre „Faszination WIR“
      17 h 50 
      Témoignage: avoir du succès avec WIR
      Jean-Daniel Descartes, président du groupe Descartes
      18 h 10
      WIR – un outil marketing pour votre PME
      Philippe Maloberti, responsable de la succursale de Lausanne, Banque WIR
      18 h 30
      Table ronde
      Animée par Thierry Vial, rédacteur en chef de PME Magazine avec la participation de Karine Zahnd Cadoux, membre du conseil d‘administration de la Banque WIR
      19 h 00
      Cocktail dînatoire et réseautage
      20 h 30
      Fin de la manifestation

      ACTUALITÉ / NEWS

      Nouveau responsable succursale de la Banque WIR à Lausanne

      La Banque WIR renforce sa présence en Suisse romande: Philippe Maloberti (31 ans) sera le nouveau responsable succursale de Lausanne à compter du 1er septembre 2015. Par ailleurs, l’équipe des conseillers clients entreprises sera encore renforcée.

      CONSEIL DU MOIS

      «Je ne suis plus satisfait du système Internet-Banking de ma banque parce que les paiements immédiats à effectuer le jour même qui sont particulièrement importants pour moi ne sont exécutés qu’au prix d’un supplément. Qu’en est-il à cet égard du service Internet-Banking de la Banque WIR?»

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      Le rapport de Sergueï Glazyev et ses annexes – Attention, ce document est une somme


      Au sujet des mesures urgentes à prendre pour contrer les menaces sur le devenir de la Russie
      Toutes les annexes sont en fin d’article

      http://desiebenthal.blogspot.ca/2010/08/democratie-directe-economique-crises.html

      Sergueï Glaziev est né à Zaporojié (Ukraine) en 1961, il a commencé une carrière politique à partir de 1990, tantôt dans les cabinets ministériels, tantôt sur les bancs de la Douma, le parlement russe. Il est passé du camp ultra-libéral aux communistes et à la défense des intérêts du peuple. Allié de Vladimir Poutine, il a été nommé coordinateur des agences travaillant à l’union douanière entre la Russie, la Biélorussie, le Kazakhstan. Barack Obama l’a placé dans les sept premières personnes sous sanctions, en 2014.
      Avertissement du Saker le 29 septembre 2015


       Chers amis, J'ai reçu le courriel suivant ce matin et je tiens à le partager avec vous: «Je vois que vous avez posté une traduction du rapport attribué à Sergei Glaziev. Alors que certaines parties de celui-ci sonnent vrai en raison de formulations semblables de Glazyev dans le passé, vous voudrez peut-être avertir vos lecteurs que ce texte est une fuite. Mon information me dit qu'il s'agit, au mieux, d'un brouillon de ce qu'il peut avoir déclaré devant le Conseil de sécurité russe. Certains soupçonnent que les éléments ont été trafiqués, pour le rendre plus facile à attaquer par la presse financière libérale, comme ils l'ont fait pendant les deux dernières semaines. [...] L'Académicien Glazyev a, cependant, présenté l'ensemble de l'article original aujourd'hui.» Par conséquent, chers amis, caveat emptor (comme toujours!). À votre santé, The Saker


      Le 28 septembre 2015 – Source thesaker.is
      Préambule 

      Chers Amis, Ceci est le RAPPORT (tout en capitales), le fameux et pour certains l'infâme rapport de Sergueï Glaziev devant le Conseil de sécurité de la Russie. Pas d'exclusions ni de paraphrases, un texte plein. J'ai lu le texte russe original, et je peux attester que c'est l'enfer à traduire [de l'anglais aussi, NdT]. J'adresse donc un immense et chaleureux remerciement à vous : KA, Elona, Seva et Eugenia, vous êtes des gens fantastiques! The Saker


      Business Online publie pour la première fois le texte complet du document analytique largement discuté qui a été présenté aujourd’hui auprès du Conseil de sécurité de la Fédération de Russie. Le Conseiller présidentiel Sergueï Glazev a présenté son rapport dans une session à huis-clos de la Commission interdépartementale du Conseil de sécurité, ce rapport a reçu une large reconnaissance en faisant la une du magazine Kommersant [journal des partisans du libéralisme, appelés aussi les atlantistes, NdT] où on le qualifie de «plus complète présentation du programme proposé par les partisans de la rupture vers la modernisation». Il existe en même temps, à la disposition des critiques et des apologistes de ces concepts, un kit biaisé de fragments, mais pas le texte en lui-même. Business Online à rempli le vide.



      Les USA tentent de maintenir leur suprématie par la mise en œuvre d’une guerre mondiale

      L’agression US contre la Russie et la prise de contrôle de l’Ukraine font partie intégrante de la guerre mondiale hybride (chaotique) menée par Washington pour garder son leadership dans la compétition montante avec la Chine. La Russie a été désignée comme le but de la principale agression sur la base d’une combinaison de circonstances objectives et subjectives.

      Objectivement, l’escalade des tensions internationales militaires et politiques est causée par le changement des situations technologiques et des cycles historiques d’accumulation du capital, qui provoquent de profondes restructurations des économies basées sur de nouvelles technologies fondamentales et de nouveaux mécanismes de reproduction du capital. En même temps, après cinq cents ans d’expérience du capitalisme, il y a une déstabilisation aiguë du système des relations internationales, la destruction de l’ancien ordre mondial et la formation d’un nouveau, qui s’accompagne de guerres entre anciens et nouveaux leaders pour la domination du marché mondial.



      L’agression US contre la Russie et sa mainmise sur l’Ukraine sont partie prenante d’une Guerre mondiale hybride.

      Quelques exemples de telles périodes dans le passé : la guerre des Pays-Bas pour leur indépendance face à l’Espagne du XVIe au XVIIe siècle, qui eut pour résultat de déplacer le centre du développement capitaliste de l’Italie (Gènes), vers les Pays-Bas. Les guerres napoléoniennes, dont le résultat fut que le Royaume Uni devint un pouvoir dominant. Les Première et Deuxième Guerres mondiales qui donnèrent la domination du monde capitaliste aux USA, et la Guerre froide entre les USA et l’URSS, qui donna aux USA l’accès au leadership mondial en raison de leur supériorité dans le développement des nouvelles technologies etla mise en place du monopole de l’émission de la monnaie mondiale.

      Dans l’actuelle période de croissance, et dans le domaine des nouvelles technologies avancées, la Chine prend la tête, et l’accumulation du capital au Japon crée des opportunités pour déplacer le centre d’accumulation de ce dernier vers l’Asie du Sud-Est. Confrontés à cette sur-concentration de capital dans des pyramides financières et des systèmes de production obsolètes aussi bien qu’à la perte de marchés pour leurs productions et à une baisse dans le niveau des transactions internationales en dollars, les USA tentent de garder leur leadership en fomentant une guerre mondiale hybride [militaire, médiatique et commerciale] de façon à briser leurs concurrents et partenaires. Dans une tentative d’établir leur domination sur la Russie, l’Asie centrale et le Moyen Orient, les USA voient un avantage stratégique dans le contrôle des fournitures d’hydrocarbures et autres ressources essentielles. Le contrôle des USA sur l’Europe, le Japon et la Corée assure leur domination dans la création des nouvelles connaissances et le développement des technologies avancées.

      Subjectivement, l’agression anti-russe est causée par l’irritation des géopoliticiens américains devant la politique étrangère indépendante du président de la Russie et sa focalisation sur une pleine intégration eurasienne, par la création de l’EAEC, de la SCO et les tentatives de créer un espace économique commun de Lisbonne jusqu’à Vladivostok. Les USA craignent la formation d’une centre mondial indépendant, et en premier lieu les pays des BRICS. Le rôle historique de la Russie dans l’organisation de ces projets d’intégration mondiale a déclenché une vague de russophobie américaine hystérique. En plus, le président russe est diabolisé, Washington le voit comme le grand responsable de la perte de contrôle des USA sur la Russie et l’Asie centrale. La politique étrangère indépendante de Poutine est ressentie comme une menace existentielle pour la dominance américaine mondiale.

      Washington met en place une guerre mondiale qui diffère des précédentes par une absence de ligne de front où les armées s’opposent. Elle est basée sur l’utilisation moderne des informations et des technologies cognitives, en liaison avec le soft power et l’usage limité des forces militaires sous forme d’opérations punitives quand l’ennemi est dépourvu de possibilités de résistance. Le but est de déstabiliser la situation interne du pays victime, au moyen de la subornation de sa conscience sociale par des idées subversives, en provoquant une détérioration socio-économique qui encourage les diverses forces d’opposition, en soudoyant les élites productives pour infiltrer les institutions gouvernementales et renverser le gouvernement légitime et, pour finir, transférer le pouvoir à un gouvernement fantoche – technique bien rodée durégime change [à l’aide de la cinquième colonne].La Secrétaire assistante au Département d’État des USA, Victoria Nuland, distribue des cookies sur le Maidan.

      Ces guerres sont qualifiées d’hybrides : jusqu’au dernier moment, le gouvernement du pays victime ne se sent pas menacé. Sa capacité politique est jugulée par des négociations et des consultations sans fin, le système immunitaire est détruit par une propagande démagogique, pendant que l’ennemi est activement occupé à détruire les structures de sécurité interne et externe. Le moment décisif est la suppression, par des moyens militaires, des poches de résistance qui émergent. C’est de cette manière que les USA ont achevé avec succès la Guerre froide contre l’Union soviétique, ils sont maintenant en train d’étendre le chaos dans les régions stratégiques importantes du Moyen-Orient et tentent de regagner le contrôle sur l’espace post-soviétique.

      L’organisation d’un conflit militaire entre la Russie et l’Europe est très souhaitable pour les USA

      En organisant un putsch et en établissant un contrôle total sur les structures de pouvoir de l’État ukrainien, Washington transforme une part du monde russe en terrain pour le renseignement militaire, visant une intervention humanitaire et politique en Russie dans le but de transmettre une guerre chaotique sur son territoire, en organisant une révolution et un démembrement subséquent. Ils espèrent que la conscience du public russe ne sera pas immunisée contre la pénétration d’agents d’influence venant d’Ukraine, laquelle est une partie intégrale des racines spirituelles et culturelles russes, et, aussi, que les Forces armées russes ne feront pas usage d’armes de destruction massives contre leurs propres frères.

      En lançant la guerre russo-ukrainienne, les USA ont entraîné l’Otan contre la Russie, imposant des sanctions économiques anti-russes. Ces deux actes ont pour but d’affaiblir l’UE et de consolider leur contrôle sur Bruxelles. L’organisation d’un conflit militaire entre la Russie et les pays européens de l’Otan en Ukraine est le scénario le plus avantageux pour les USA, pour lesquels une guerre en Europe a toujours été bénéfique. La provocation d’une guerre au motif de protéger les populations face à une agression russe est le principal objectif assigné par les Américains au régime russophobe de Kiev. Tant que ce régime existe, il tentera de provoquer une guerre avec la Russie, y compris par le martyr de la population russe du Sud-Est de l’Ukraine.

      Même si nous ne pouvons stopper l’agression US en Ukraine et résoudre la crise ukrainienne, il n’y a aucun doute sur l’inévitable et longue détérioration du commerce et des relations économique entre la Russie et les membres de l’Otan, ainsi qu’avec les autres pays dépendants des USA (Japon, Corée du Sud, Canada, Australie). Étant donnée la haute dépendance externe de l’économie russe, ceci crée une menace sérieuse pour la sécurité nationale. Le plus menaçant de ces risques réside dans le gel des placements en devises étrangères, l’isolement des banques russes des systèmes internationaux de paiement et d’information, le blocus des produits de haute technologie et l’aggravation des conditions d’exportations de la Russie.

      Actuellement, le montant des placements en devises étrangères de la Fédération de Russie situé sous la juridiction des pays de l’Otan est de plus de $1,2 trillions, constitué de placements à court terme pour environ $0,8 trillions. Leur gel peut être partiellement équilibré par une action symétrique contre les placements de pays de l’Otan en Russie qui avoisinent $1,1 trillions, dont plus de $0,4 trillons à long terme. Cette menace peut être neutralisée si les autorités monétaires organisent à temps le retrait des placements russes à court terme aux USA et dans l’EU, ce qui peut changer la balance en sa faveur. Pourtant, malgré la menace des sanctions, les placements russes dans des valeurs financières US et européennes continuent.

      Avant qu’il ne soit trop tard, il y a urgence à vendre les valeurs placées en obligations aux USA, en Grande-Bretagne, en France, en Allemagne et dans tous les pays participant aux sanctions contre la Russie. Ils peuvent être remplacés par des investissements en or et autres métaux précieux ou en stocks de liquidités plus commodes, y compris des investissements cruciaux dans la sécurité des pays membres des EAEC, SCO, BRICS, aussi bien que dans les organisations où les Russes ont une participation (y compris la Banque eurasienne de Développement, la CIS, l’AIIB, la Nouvelle banque de développement, etc.), ainsi que dans l’expansion des infrastructures qui soutiennent les exportations russes. Pour finir, la création de places de marchés internationales pour les échanges de marchandises russes en roubles, sous juridiction russe, est très importante, ainsi que la création de réseaux internationaux de vente de services et de produits russes à haute valeur ajoutée.

      Prenant en compte la tendance actuelle au gel des placements et valeurs privées des sociétés russes ou des individus avec lesquels les autorités monétaires des pays occidentaux commencent à interférer, la Russie doit envisager des mesures pour un moratoire partiel ou total du service des prêts et des investissements originaires de ces pays.La Banque centrale traîne les pieds pour créer un Système national de cartes de paiement

      La Banque centrale a retardé la création d’un Système national de carte de paiement, ainsi que le Système d’échange et d’information bancaires qui pourrait protéger le système financier bancaire russe des sanctions sous les juridictions des systèmes et de paiement et placement VISA, MasterCard, SWIFT, ainsi qu’il en avait été décidé il y a trois ans. Maintenant il est nécessaire de mettre à l’ordre du jour la création de ces systèmes internationaux pour la prochaine rencontre des pays des BRICS à Oufa afin d’assurer le fonctionnement des instruments de paiements russes, pas seulement en Russie mais à l’étranger. ANNEXE 1

      En savoir plus : La Russie précipite l’abandon de SWIFT par les BRICS

      Ainsi qu’il a été répété souvent par le président russe, il est nécessaire de lancer le rapatriement de l’économie russe [de-offshorization], pour éviter de créer une dépendance critique de ses circuits de production aux institutions légales et financières anglo-saxonnes et prévenir la perte systématique de $60 billions par an, différentiel entre les rendements des capitaux empruntés et prêtés. Des propositions en ce sens ont été plusieurs fois transmises au ministre des Finances et à la Banque de Russie. ANNEXE 2. Des initiatives législatives récentes à cet égard se limitent à la question du transfert vers l’extérieur des taxes sur le revenu, ce qui n’a pas éliminé des sources plus importantes d’exportation de capitaux, mais a aussi stimulé le déplacement des taxés vers des juridictions étrangères.

      Il est important d’appliquer les multiples instructions du président de la Russie sur la mise en place d’un marché financier, et la création d’agences de notation, de compagnies de conseil et d’audit locales. Ralentir l’exécution de ces directives présidentielles induit des pertes significatives pour le système financier national dues à une sous-évaluation systématique du crédit rating, notation de crédit, des emprunteurs russes et à une mauvaise conduite des partenaires occidentaux.La Banque de Russie continue sa politique d’ouverture totale des marchés financiers


      La Banque centrale russe continue à servir la dette du capital étranger

      Dans le but de poursuivre une politique indépendante il est nécessaire d’organiser notre propre développement économique. Un adversaire qui contrôle les performances productives de notre économie nationale peut manipuler les sentiments de la communauté des affaires, affecter drastiquement les fonctions vitales de la Société. Il n’est pas possible de gagner une guerre avec eux dans de pareilles circonstances, rendant impossible la conduite d’une politique étrangère indépendante. Ceci nous amène au fait que le chemin des dirigeants russes vers une politique étrangère indépendante doit être soutenue par la remise en place de la souveraineté nationale dans le contrôle des performances productives et le développement de notre propre économie.

      La plus importante condition pour la neutralisation des sanctions occidentales est le passage des sources extérieures vers des sources nationales de crédit. Les experts et les spécialistes russes ont sans cesse proposé des solutions à ces problèmes, mais elles ont été catégoriquement rejetées par la Direction de la Banque centrale russe, qui continue à se concentrer et à servir les intérêts du capital étranger.

      Bien plus, malgré l’amère expérience des fuites spéculatives des capitaux étrangers en 1998, en 2008 et en 2014, la Banque centrale continue sa politique de mise en danger total du marché financier russe, ne prenant pas les mesures pour à la fois contrer les exportations de capitaux et créer des sources internes de crédit. Conséquence de cette politique, les sources de financement de l’économie russe sont largement dépendantes de l’étranger et demeurent nettement insuffisantes pour financer la simple reproduction du capital ou même la simple consolidation de celui-ci. Le résultat est une dépendance profonde de l’économie russe aux marchés extérieurs, sa spécialisation dans l’exploitation des matières premières, la dégradation du secteur des investissements, le déclin des industries manufacturières et la subordination du système financier aux intérêts du capital étranger, lequel bénéficie d’un transfert annuel de $120 à 150 milliards ANNEXE 3. La politique de la Banque centrale russe consistant à maintenir des taux d’intérêts élevés et à restreindre la distribution du crédit, dans un contexte de gel des sources externes de crédit, entraîne une contraction de la masse monétaire, un déclin de la production et des investissements ainsi que des banqueroutes avec leurs conséquences sociales négatives.La transition de la Banque centrale vers un taux flottant du rouble a été une erreur majeure.

      La combinaison de ces deux erreurs amène au constat qu’en annonçant la transition de sa politique monétaire vers un ciblage de l’inflation, la Banque centrale a obtenu des résultats opposés : l’inflation a doublé et la confiance dans la devise nationale et dans sa régulation a été sapée pour longtemps. Avec un potentiel annuel de PNB de 6 à 8 % et une croissance de l’investissement, l’économie russe a été artificiellement amenée dans un piège stagflationiste : une diminution du PNB de 5% avec un taux d’inflation de 15%. Pendant ce temps, un scénario bien plus dangereux, car chargé de sérieuses potentialités, n’est plus impossible : le défaut des investisseurs russes majeurs dans la crainte d’une fuite des capitaux et de la chute des prix des hydrocarbures. Durant le premier trimestre de 2015 nous avons pu constater une détérioration aiguë des performances productives du secteur réel de l’économie russe. Le volume des crédits délivrés à diminué de plus de 0.5 trillions de roubles et les défauts de paiement ont augmenté de 60%. Depuis janvier de cette année, l’économie en général n’a pas généré de profits. Le gain total des entreprises a plongé de moitié comparé à celui de l’année de pré-crise de 2007.

      Dans ce contexte, la continuation d’une politique de restriction de liquidités par la Banque centrale a aggravé le processus et causé un dysfonctionnement de tous le système de production et de circulation des liquidités. La diminution du niveau de monétisation d’au moins 10% l’an dernier et de 15% à 20% cette année amène inévitablement à une chute correspondante des investissements et de la production, aggravant encore plus la situation financière, et causant une banqueroute en masse dans les entreprises.

      La détérioration des conditions de production du secteur réel de l’économie s’accompagne d’un maintien artificiel de l’extrême rentabilité des spéculations sur les devises. Si l’année dernière la spéculation sur les devises, basée sur la chute du rouble, a atteint des rendements de 30 à 50 % par an, mobilisant les trois quarts de l’injection de liquidités par la Banque centrale pour refinancer le système bancaire, maintenant la spéculation engrange 40% des profits sur la remontée du rouble. En créant un marché des transactions sur les monnaies étrangères, la Banque centrale a de facto subventionné la spéculation monétaire, qui, en convertissant des crédits obtenus à 2%, a permis d’acquérir des obligations fédérales avec un gain de 10% et ensuite un rachat de devises à un prix plus bas. Ainsi la politique de la Banque centrale a stimulé la spéculation monétaire au détriment du secteur réel de la production. Après la ré-appréciation du rouble de 30%, ce dernier a complètement perdu tout l’avantage dans la compétitivité des prix obtenu par la dévaluation de l’année dernière, ce qui a créé les conditions pour une nouvelle vague de dévaluation.Le « rapatriement » de l’économie devrait stopper la fuite systématique des capitaux.


      La dette des emprunteurs russes envers les prêteurs occidentaux atteint $560 Mds

      Ainsi que cet exposé le démontre, les effets de la gestion de l’économie et de la vie sociale depuis l’étranger étant imperceptibles, ne pouvant dés lors pas être détectés et démantelés, sont au moins aussi dangereux que d’autres types decontraintes imposées à la Russie. Le manque d’une prise de conscience claire et la progressivité lente et banalisée sont les armes psychologiques au moyen desquelles la Russie est canalisée, par un projet imposé de l’extérieur, vers des pièges institutionnels et financiers, qui créent des menaces exorbitantes pour la sécurité nationale et un risque de dommages en nous projetant à grande vitesse dans une guerre économique hybride (économique, informationnelle, ou autre, droit vers la catastrophe). L’introduction de faux objectifs et de méthodes inefficaces dans la conscience des leaders et des régulateurs nous amènent à être facilement manipulés et utilisés pour la destruction de notre propre économie et la subordination de notre politique à des intérêts étrangers.

      Un autre dogme du FMI, le refus des restrictions sur le marché des devises, s’ajoute aux erreurs exposées ci dessus – qui sont en fait le cadre nécessaire au contrôle extérieur. Ce dogme induit une volatilité gigantesque du capital, encourage la corruption, facilite l’expatriation de l’économie avec son extrême vulnérabilité aux menaces extérieures. L’insoutenabilité de ce dogme, qui est destiné à servir les intérêts et la spéculation du capital étranger, ainsi que d’officiels corrompus et du crime organisé, est prouvée à la fois par les recherches scientifiques et l’expérience pratique. Les contrôles des changes sélectifs et des mouvements des capitaux à travers les frontières sont pratiqués par la vaste majorité des pays, y compris les USA. Ils sont systématiquement pratiqués par nos partenaires des BRICS, qui ont largement réussi à attirer les investissements directs étrangers. La nécessité du contrôle des changes afin de repousser les attaques spéculatives et garantir la stabilité macroéconomique est prouvée.

      Si des mesures urgentes ne sont pas prises pour diriger radicalement la politique monétaire vers l’établissement de sources internes de crédits à long terme pour assurer la stabilité de la devise russe et du système financier ANNEXE 4, alors les sanctions occidentales pourront détruire les capacités de réinvestissement des secteurs de l’économie russe basés sur l’exportation de même qu’ils paralyseront les activités de nombreuses banques et secteurs industriels. En particulier, une action urgente est nécessaire pour remplacer les prêts de l’étranger aux entreprises d’État et aux banques par des prêts ciblés, avec l’aide de la Banque centrale dans des conditions similaires, soit à travers l’une des institutions d’aide au développement, soit directement avec les bénéficiaires des prêts. Malgré tout, comme l’année dernière, la Banque centrale a négligé l’impact négatif des sanctions occidentales, en exacerbant leurs effets par sa propre politique monétaire. Alors que les autorités monétaires des USA et de l’UE, en continuant leur politique expansionniste de crédit, manipulent aisément le marché russe des valeurs, affectant de manière critique les résultats de l’économie russe et créant un avantage compétitif pour leurs entreprises, y compris l’absorption des actifs les plus rentables. Un développement soutenable de l’économie russe, sa remonétisation, sa modernisation et l’organisation d’investissements à long termes à disposition de l’économie réelle, tout cela ne pourra être réalisé sans corriger ces dysfonctionnements.

      Le montant total des emprunts russes envers les créditeurs occidentaux est de $560 Mds avec une réserve totale de devises de $360 Mds. Cela crée un risque de défaut du système financier russe et la banqueroute de nombreux débiteurs dans le cas de requêtes simultanées de liquidation des crédits. Cela peut être résolu par une rapide dé-externalisation de l’économie, qui peut arrêter l’évasion systématique des capitaux et sécuriser le retour de $500 Mds vers les juridictions russes. La menace d’une nationalisation des entreprises stratégiques dans le cas d’un manque de volonté flagrant des propriétaires pour rapatrier leurs valeurs sous une juridiction russe peut amener à une importante et efficace dé-externalisation. Comme récompense pour ces retours, on peut substituer aux crédits extérieurs des crédits intérieurs de même montant, aidant par la même occasion à accorder les principes aux objectifs financiers.

      Maintenir l’économie sous dépendance extérieure assure une défaite dans la guerre hybride

      La liste de mesures précédente n’épuise pas, loin de là, les exigences requises pour assurer la sécurité économique, l’état de celle-ci n’étant pas satisfaisante ANNEXE 5. Au delà des problèmes les plus pressants qui requièrent des solutions immédiates, il faut mentionner : la reconstruction du secteur délabré des investissements, spécialement la construction de machines outils, l’industrie électronique et celle des instruments de mesure ; la dégradation du potentiel scientifique et technique en raison des sous-investissements chroniques en R&D et l’élimination virtuelle des sciences industrielles et de la recherche scientifique menée lors de la croisade des privatisations ; l’abandon des sciences de base due aux restrictions budgétaires lors de la réforme de l’Académie des sciences de Russie. Le niveau technologique insuffisant dans des secteurs clefs de la croissance des nouvelles technologies, (nanotechnologies, bio-engineering et technologies informationnelles), amène à une sur-dépendance aux technologies étrangères dans d’importants secteurs, (aviation, médecine, équipement ICT).

      Pour supprimer la dépendance externe extrêmement critique aux importations technologiques, nous voulons un programme de substitution de ces importations à large échelle, équilibrant les ressources humaines, matérielles et financières. Ceci ne peut pas être réalisé dans le système actuel sans une régulation économique des méthodes de planification, sans des bilans prévisionnels et une programmation des buts, sans des prévisions scientifiques et un renforcement des structures. Ceci requiert le déploiement d’un système de planification stratégique avec une centralisation des fonctions clefs au niveau du président de la Russie.ANNEXE 6Le plus grand danger des sanctions économiques est qu’elles puissent bloquer l’accès de la Russie aux nouvelles technologies.

      Si ceci n’est pas neutralisé d’ici quelques années, notre économie peut arriver à une situation de retard irréversible dans la maîtrise des processus organisant les nouvelles technologies. Ces dernières peuvent assurer une longue vague de croissance, la mise à niveau de l’industrie et des armées à un degré élevé d’efficience qualitative. Dans le but de prévenir ce manquement il est nécessaire, d’un côté, d’accroître les aides pour la R&D dans les secteurs clefs de ces technologies, et d’un autre côté, il faut obtenir une augmentation radicale de la responsabilisation des directions des institutions en charge du développement dans l’utilisation des fonds attribués. Ceci requiert la création d’un système moderne de direction, de gestion scientifique et technique du développement du pays, couvrant tous les niveaux de la recherche et des cycles de production, et basé sur une modernisation de l’économie en rapport avec le nouvel ordre technologique ANNEXE 7.

      Les propositions décrites ci-dessus pour renforcer la sécurité économique dans la guerre hybride mondiale non déclarée contre la Russie sont essentiellement concentrées sur le rehaussement de l’efficacité des institutions d’État. En parallèle, il faut soutenir les conditions favorables aux initiatives industrielles et à la croissance de l’activité du secteur industriel privé. En sus des mesures proposées pour la création de sources internes de crédit à long terme peu coûteuses, il faut ajouter un système de taxes aidant à passer de la production à la consommation ANNEXE 8, aussi bien que des mesures pour réduire le coût des services dans les infrastructures, spécialement celles de l’énergie, une mauvaise réforme de celles-ci entraînant de multiples augmentations de tarifs dans l’intérêt d’intermédiaires en position de monopole ANNEXE 9.

      La mise en place de ces mesures, avant tout l’élimination des causes de stagflation, ainsi que la création des conditions de l’essor économique ANNEXE 10, doit être réalisée avant l’année prochaine. Sinon l’escalade des sanctions économiques contre la Russie peut mener à la destruction des systèmes de production dépendants du marché extérieur, accompagnée d’une chute aiguë des revenus des opérateurs économiques, et à l’arrêt de nombreuses industries liées aux importations, ainsi qu’à la banqueroute de nombreuses entreprises dépendantes des crédits extérieurs. Cela peut conduire à une nette régression du standard de vie des gens – à la fin de 2015 vers le niveau de 2003, gommant l’effet positif de 10 ans d’augmentation des revenus internes – ceci permettant à nos ennemis de mettre en place la prochaine phase de la guerre chaotique contre la Russie.

      La stabilité de l’ordre économique et social ne peut être garantie sans l’établissement de buts à long terme, sans le travail systémique global de l’État, des entreprises et des citoyens, avec l’objectif de mettre en place la possibilité d’un développement souverain, dans une société socialement moderne et technologiquement avancée correspondant au rôle de la Russie dans le monde.

      Une définition claire doit en être communiquée au groupes sociaux et à l’opinion publique sur la situation réelle interne et internationale du pays. Sans ces actions personnelles et informationnelles, les mesures prises pour contrer les menaces économiques ne seront pas suffisamment efficaces.

      La Russie a été mise face à une situation où elle est obligée de se battre pour une existence indépendante, où le maintien du statut de dépendance de son économie vis à vis du système économique mondial occidental peut la conduire à la défaite dans la guerre hybride lancée par les USA, et au danger de perdre sa souveraineté nationale. La neutralisation de cette menace est impossible sans changer le modèle national d’intégration dans l’économie mondiale, sans la formation de mécanismes de développement souverains, et sans construire autour une coalition anti-guerre basée sur les principes d’égalité, de bénéfice mutuel, et de respect de la souveraineté nationale.

      Dans tous les cas, il est nécessaire de donner une réponse systémique et durable au crédit à long terme imposé et à l’embargo technologique, car le manque de réponse incite l’Occident à imposer d’autres sanctions – embargo commercial, gel des avoirs en devises étrangères, exclusion des banques russes du système international d’information et de paiements bancaires, et la détérioration des engagements russes à l’exportation.

      Nous parlons de mesures urgentes et systémiques coordonnées, afin de mobiliser l’État et la société pour contrer les menaces à l’existence de la Russie en tant qu’État souverain. De plus ces mesures doivent être objectivement compréhensibles, pas simplement pour la Défense et la Diplomatie – qui restent cantonnées au champ géopolitiques – mais aussi pour la restauration du contrôle sur le marché domestique, y compris un contrôle monétaire et une intégration avec nos associés, la création d’un réseau de protection des intérêts économiques de la Fédération de Russie, ainsi que des réponses organisées et rapides à la menace grandissante envers la sécurité nationale dans le domaine économique. Le Conseil de sécurité de la Fédération de Russie doit jouer le rôle d’État-major civil en créant un plan stratégique pour contrer ces menaces, l’application de ce plan s’imposant à tous les corps économiques du gouvernement.L’insatisfaction avec le Système mondial actuel d’absolue domination des USA est commun à tous les pays des BRICS.



      Sergueï Glazyev

      Article original en russe

      Traduit du russe en anglais par KA, Elona, Seva et Eugenia.

      Traduit de l’anglais en français par Gabriel et Ludovic, relu par jj et Diane pour le Saker Francophon

      Annexes à l’article de Sergueï Glaziev



      ANNEXE 1



      Comment les pays des BRICS peuvent acquérir un système international de paiement qui leur soit propre.


      (Cette partie du document a été élaborée rapidement avant le sommet des BRICS à Oufa – Note de l’éditeur).


      L'insatisfaction envers le système actuel mondial, avec la dominance non partagée des USA, est caractéristique de tous les pays des BRICS et peut servir de ciment pour former la base d'une union monétaire basée sur une libération progressive de la dépendance au système égocentrique du dollar. 1. La formation d'un système conjoint monétaire des pays des BRICS dans le but de créer un système national monétaire russe. Parallèlement, un système monétaire national existe dans chaque pays des BRICS, et le système monétaire national de paiement chinois, Union Pay, est devenu international. Référence : L'Union Pay (CUP) chinoise a été mise en place en 2002 en tant que système national de paiement de la Chine. Ses soutiens sont plus de 200 institutions financières chinoises, dont la plus grande possède environ 6% des actions. Les cartes de paiement Union Pay (UP) sont admises dans plus de 150 pays et sont délivrée dans 30 pays. Le nombre d'ATM qui les acceptent a dépassé 1 million et quand on regarde la totalité des cartes, (plus de 3,5 milliards, ou 34% de toute la production mondiale), Union Pay est le leader mondial (VISA représente environ 25% de la production mondiale de cartes de paiement, et MasterCard19%). CUP a été introduit en Russie en 2008 après un accord conjoint signé par la Russian Eurofinance Mosnarbank pour fournir des cartes aux usagers russes.




      L’un des problèmes actuels à résoudre en Russie pour mettre en place un système national propre est de s’adapter aux systèmes monétaires internationaux déjà existants. Il est possible de le faire en coopération avec les Chinois, ce qui demandera de mettre au point un accord-cadre approprié. En prenant en compte l’évolution des autres BRICS, l’installation d’un nouveau système international de cartes bancaires est possible sur le marché mondial (avec des pays représentant ensemble environ 3 milliards d’habitants); ce système sera compatible avec tous les systèmes monétaires des BRICS. La Russie a joué un rôle pionnier pour les procédures de mise en place de ce type de carte pendant qu’elle installait son système monétaire national.


      Si ce thème d’une carte de paiement commune aux BRICS est évoqué au sommet d’Oufa, il pourrait être décidé dans le document final que les banques centrales et les ministres des Finances réfléchissent de concert avec le BRICS Business Council et présentent les suggestions pratiques retenues pour le prochain sommet des BRICS.


      2. La mise en place d’une agence commune de garantie des investissements multilatéraux (comme la MIGA au sein de la Banque mondiale) se consacrera à l’évaluation des risques par des agences de notation des BRICS pour la détermination du montant des primes d’assurances.


      3. Le développement des normes internationales pour déterminer les notations et les prestations de cette agence, dans le but de réduire les biais dans l’évaluation des risques sur les actifs mis sur les marchés – évaluations biaisées pour favoriser tel ou tel pays –, ainsi que la création d’un règlement international unifié pour les agences de notation. Ces normes doivent aussi déterminer les procédures appropriées au niveau des BRICS, pour certifier et accorder des licences aux agences de notation, dont les notes doivent être reconnues au niveau international. La Banque des BRICS peut s’occuper de toutes ces tâches. L’adoption d’une approche semblable est possible pour les compagnies d’audit de conseils juridiques.


      4. Le développement de son propre système de comptes internationaux, qui est une alternative au système SWIFT actuellement dominant, ce qui donnera l’élan pour étendre l’utilisation du système satellitaire GLONASS et développer un réseau de fibres optiques.


      5. Un accord sur les règles encadrant les actions des autorités monétaires nationales, s’il devient nécessaire de protéger les systèmes monétaires et financiers contre les attaques des spéculateurs et éliminer les perturbations qu’ils causent. En dépit de la position des États-Unis et du FMI, il sera judicieux d’arriver un accord admettant la nécessité de systèmes nationaux de protection contre les risques mondiaux de déstabilisation financière, incluant : a) un institut de réserve qui se chargera des mouvements de fonds utilisés lors des transactions monétaires ; b) une taxe sur les bénéfices des ventes d’actifs par les non-résidents ; c) la taxe Tobin (incluant, pour les opérations en devises étrangères, une taxe sur les fonds exportés) ; d) la latitude pour chaque pays d’imposer des restrictions aux mouvements de fonds transfrontaliers sur des opérations menaçant sa sécurité nationale.


      6. La discussion d’une initiative conjointe pour créer un système international de régulation des infrastructures d’informations mondiales. Vu l’importance mondiale d’Internet, des systèmes monétaires, des implantations des banques internationales, des systèmes de calcul opérationnel et des autres outils de communication pour assurer la paix et l’ordre, il est logique d’aborder les questions de leur administration, d’un niveau national à un niveau global et d’accepter – à l’instar de ce qui est devenu indispensable sur d’autres sujets comme le climat, les transports maritimes… – des règles et des accords internationaux, excluant les discriminations d’accès à ces infrastructures mondiales.


      7. La création, par les instituts scientifiques des BRICS, d’un réseau intelligent de pronostics, pour étudier une architecture nouvelle du système mondial financier et monétaire, mettre en œuvre des plans conjoints de développement, identifier les intérêts communs et les mesures communes à prendre pour cette mise en place, et pour les recommandations dans le domaine des politiques d’intégration – pour le distinguer du consensus de Washington, le nouveau paradigme des politiques économiques pourrait être appelé consensus des BRICS.

      ANNEXE 2


      Comment éviter de perdre $60 Mds par an en arrêtant la délocalisation et la fuite des capitaux ?


      La crise financière de 2008 a rendu le marché russe hautement vulnérable aux perturbations du marché mondial, dont la régulation s’est faite au détriment de la Russie par l’abaissement des taux de crédit, l’ouverture inopportune du marché intérieur sans respect des contraintes financières, l’imposition de mécanismes inéquitables dans les échanges internationaux, qui font perdre à la Russie pas loin de 100 milliards de dollars chaque année. Cela inclut près de 60 milliards de dollars qui quittent le pays en remboursements des prêts étrangers et en revenus des investissements, et pas loin de 50 milliards dus aux fuites illégales des capitaux. Le volume cumulé de ces derniers atteint 500 milliards de dollars, qui représentent même 1 000 milliards de capitaux délocalisés, quand vous y ajoutez les investissements directs à l’étranger des résidents russes. La perte des revenus fiscaux qui en résulte est de 839 milliards de roubles (1,3% du PNB). On a évalué à 5 000 milliards de roubles en 2012 le montant total des pertes dans le budget dues aux délocalisations des capitaux, à leur fuite et aux autres opérations pour éviter les impôts.


      Les investissements à l’étranger des grands groupes privés russes – jusqu’à 80% – et le statut des droits de propriété dans les lieux où tout leur chiffre d’affaire est enregistré, constituent une menace particulière sur la sécurité nationale. Ils représentent autour de 85% des investissements directs cumulés à l’étranger, en Russie et au-dehors. L’accroissement problématique des devises internationales non sécurisées favorise la captation, par des capitaux étrangers, des investissements russes qui ont été transférés sous une juridiction étrangère, ce qui pose une menace à la souveraineté économique du pays.


      La montée de graves menaces, sur tous ces sujets, exige la mise en place très rapide de la série de mesures que nous allons voir maintenant, pour assurer la sécurité économique de la Russie, si l’instabilité générale devait encore augmenter.


      1. La relocalisation et la fin de la fuite des capitaux :


      1.1 La législation doit introduire le concept de compagnie nationale, selon ces critères : enregistrement, paiement des impôts et activités principales en Russie, propriétaires et actionnaires russes, sans affiliation avec des étrangers ni des juridictions étrangères. Seuls les compagnies nationales et les citoyens russes résidant en Russie auront accès aux ressources naturelles et aux commandes gouvernementales, pourront participer aux programmes gouvernementaux, recevront des subventions gouvernementales, des crédits, des concessions, la propriété et la direction de l’immobilier, la construction de logements et autres infrastructures, les opérations de sauvetage d’urgence et autres types d’activités stratégiquement importantes pour le gouvernement et essentielles pour la société.


      1.2 Exiger des actionnaires des entreprises stratégiques russes qu’ils fassent enregistrer leurs titres de propriété en Russie, et qu’ils déclarent leurs fonds délocalisés.


      1.3 Signer un accord sur l’obligation d’information concernant les modalités de taxation des compagnies délocalisées ; les accords actuels concernant la double taxation doivent être dénoncés, notamment avec Chypre et le Luxembourg – qui sont des pays de transit. On établira une liste des paradis fiscaux, y compris ceux qui sont sur le territoire.


      1.4 Interdire le transfert d’actifs dans une juridiction hors Russie qui n’aurait pas d’accord sur une information fiscale transparente, ce qui est déjà prévu par l’OCDE.


      1.5 A l’égard des sociétés offshore, exiger qu’elles se mettent en conformité avec les lois russes concernant l’information à fournir sur les responsables (actionnaires, investisseurs, bénéficiaires) et l’information fiscale, pour permettre de taxer tous les revenus russes transmis par des Russes qui tenteraient ainsi d’éviter la taxe de 30% sur toutes les transactions avec des sociétés délocalisées peu coopératives.


      1.6 Établir une liste noire des banques étrangères participant à des montages financiers douteux avec les sociétés et les banques russes, regroupant ces transactions dans la catégorie des opérations douteuse.


      1.7 Mettre en place une autorisation d’opérer à l’extérieur pour les sociétés russes auxquelles l’État participe.


      1.8 Développer un programme présidentiel pour relocaliser l’économie, prenant en compte les messages du Président de la Douma en 2012 et 2013 et l’ordre présidentiel du 7 mai 2012, N°596.


      1.9 Prendre des mesures pour réduire les pertes de revenu de l’État dues aux sorties illégales de capitaux : a) redistribuer la TVA à l’export seulement après que les taxes ont été perçues; b) collecter les paiements par anticipation de la TVA par les banques autorisées quand les fournisseurs non-résidents présentent leurs listes d’importations; c) mettre en œuvre des pénalités sur les comptes à découvert des contrats à l’import en cas de dissimulation des recettes d’exportation, ainsi que sur toutes formes d’exportation illégale de capitaux à proportion de leur montant.


      1.10 Arrêter d’inclure les dépenses sans justification (qui réduisent les revenus soumis à l’impôt) des dettes défaillantes des non-résidents auprès des établissements russes. Poursuivre les administrateurs pour les pertes causées à leur société et à l’État à cause de telles dettes.


      1.11 Renforcer la responsabilité administrative et criminelle de la sortie illégale de capitaux du territoire des États membres de l’union douanière, incluant les escroqueries au commerce extérieur et au crédit.


      1.12 Commencer à faire réellement appliquer l’article 174 du Code Pénal «Blanchiment de l’argent et autres propriétés acquis par des moyens criminels» au moyen de l’évasion fiscale et des sorties illégales de capitaux, en incluant également dans ces délits celui d’évasion fiscale.


      1.13 Imposer une taxe sur les opérations financières spéculatives (ce que l’Union européenne appelle la taxe Tobin) et la sortie de capitaux.


      1.14 Améliorer la base d’informations statistiques pour la répression de l’économie offshore, des fuites de capitaux et de la fraude fiscale, ce qui signifie notamment obtenir de tous les lieux extérieurs des données sur l’équilibre des paiements et la situation des investissements internationaux du pays.


      2. S’assurer que le système financier russe ne connaîtra plus de pertes dues aux échanges internationaux inéquitables, et protéger le marché financier des menaces de déstabilisation


      2.1 Restreindre la sortie illégale de capitaux qui accompagne la fraude fiscale, créer un système unique d’information sur les devises et le contrôle des taxes, incluant les déclarations électroniques relatives aux passeports, en les transférant sur la base de données recensant toutes les devises et les contrôles douaniers, mise en place des règles sur la responsabilité du dirigeant d’entreprise qui autorise l’accumulation des comptes à découvert sur les opérations d’import-export.


      2.2 Mettre de l’ordre dans le marché financier, et notamment : renforcer la supervision des conditions financières des acteurs, en évaluant et en nivelant les risques ; créer un centre national d’autorisation d’accès au marché ; mettre en parallèle les activités des conglomérats financiers et leurs risques agrégés.


      2.3 Arrêter la discriminations entre les emprunteurs et les émetteurs domestiques par rapport aux étrangers (sur des critères de liquidités, de validité des capitaux et autres, la Banque centrale de Russie ne doit pas privilégier les engagements des non-résidents et des États étrangers par rapport aux résidents et à l’État russe). Mettre en place des normes domestiques pour les agences de notation et réduire l’appel aux agences étrangères pour la régulation du gouvernement.


      2.4 Imposer des restrictions sur le montant des actifs et engagements étrangers hors-bilan des non-résidents dans les filiales des sociétés russes, limiter l’investissement des sociétés russes dans les valeurs étrangères, notamment les Bons du Trésor américains et les obligations souveraines des autres pays qui ont un déficit élevé et une forte dette nationale.


      2.5 Imposer un préavis de transaction sur les exportations de capitaux, élever les niveaux de réserve requis pour les banques russes qui traitent des transactions en devises étrangères, mettre des limites à l’augmentation des positions en devises des banques commerciales.


      2.6 Accélérer l’établissement d’un dépôt central grâce auquel on contrôlera la propriété des actions des sociétés russes.


      2.7 Réguler la sécurité des placements initiaux des sociétés russes sur le marché russe.


      3. Dans le but d’augmenter le potentiel et la sûreté du système monétaire russe et de renforcer sa position dans l’économie mondiale, assigner au rouble la fonction d’une devise internationale de réserve et la formation d’un centre financier à Moscou


      3.1 Encourager la transition des règlements mutuels au sein de la CEI en roubles, ainsi qu’avec l’Union Européenne – roubles et euros, et avec la Chine – roubles et yens. Recommander le paiement en roubles pour l’export et l’import de biens et services. Simultanément, pourvoir à l’allocation de crédits en roubles aux pays qui importent des produits russes, pour soutenir les échanges de biens, en utilisant dans ces cas les SWAP de devises.


      3.2 Régler définitivement le problème du système comptable des échanges en monnaie nationale entre les entreprises des états de la CEI au moyen de la Banque inter-États de la CEI, et avec les autres pays – en utilisant les organisations internationales contrôlées par la Russie (IBEC, IIB, EDB…).


      3.3 Créer un système de paiement en devises nationales entre les États membres de l’EurAsEC. Développer et mettre en œuvre un système indépendant pour les paiements internationaux qui puisse mettre fin à la dépendance critique vis-à-vis des fonctionnalités du système SWIFT contrôlé par les États-Unis. Y inclure la Banque de Russie et les États membres de l’union douanière et de la CEI, et aussi, la Chine, l’Iran, l’Inde, la Syrie, le Venezuela et les autres partenaires traditionnels.


      3.4 Recommander le refinancement des banques commerciales par la Banque de Russie avec des prêts en roubles pour leurs opérations d’import-export, et considérer aussi la demande basique de devises du système financier pour le rouble, en encourageant en même temps l’augmentation des échanges en roubles avec l’étranger et la formation de réserves en roubles des États et des banques à l’étranger.


      3.5 Organiser le commerce des hydrocarbures, du bois, des fertilisants, des métaux et autres approvisionnements essentiels en roubles, pour assurer les prix du marché en évitant le recours aux prix de transfert, et pour supprimer la fraude fiscale en obligeant les producteurs de ces biens de première nécessité à vendre pas moins de la moitié de leur production par un enregistrement auprès de l’État russe, incluant les produits exportés.


      3.6 Limiter les emprunts réalisés par des organisations contrôlées par l’État à l’étranger, remplacer progressivement les emprunts en devises étrangères réalisés par ces organisations par des prêts en roubles auprès de banques commerciales, qui se refinanceront auprès de la Banque centrale avec un pourcentage approprié.


      3.7 Limiter le dépôt de garantie pour les citoyens sur les dépôts en roubles, tandis que l’on augmenterait les obligations de réserve sur les dépôts réalisés en devises étrangères.


      3.8 Créer un établissement de réassurance sur le principe de l’agence russe d’assurance à l’export, utilisant la garantie de la Vnesheconombank, plutôt que des investissements directs pour la mise en place du capital de la société, lui procurant une position dominante sur le marché du risque de réassurance des résidents russes.


      3.9 Créer un Club Moscou de créditeurs et d’investisseurs pour coordonner les politiques d’investissement et de crédit des banques russes et des fonds à l’étranger, travailler sur le recouvrement des mauvais prêts, développer une position commune par rapport aux États faillis.

      ANNEXE 3


      La croissance économique, selon les conditions réelles du secteur de production l’année dernière, aurait pu être d’environ 3% à 5% du PNB. Elle a été stoppée par l’accroissement, étape par étape, du taux directeur de la Banque centrale au dessus du niveau de profitabilité du secteur économique réel. Cette augmentation était basée sur les recommandations standard du FMI afin de réduire l’inflation en haussant les taux d’intérêts.


      En pratique, cette politique mène l’économie directement dans le piège de la stagflation. Par le passé, deux décennies d’études arithmétiques ont conduit à démontrer que l’augmentation des taux d’intérêts et la baisse d’apport de liquidités ne sont pas un moyen de diminuer l’inflation, mais partout et toujours entament le déclin de la production et des investissements aussi bien que la crise bancaire et une série de banqueroutes. De surcroît, dans les conditions qui sont les nôtres, de démonétisation et de monopolisation de l’économie, ceci induit non pas une baisse mais une hausse de l’inflation.


      La seconde erreur de la Banque centrale est la transition vers un taux de change flottant du rouble. Il n’y a aucune preuve scientifique que ceci puisse juguler l’inflation. Au contraire, dans les conditions excessives d’exposition de l’économie russe, sa dépendance aux exportations et aux prix des hydrocarbures, et face à l’importance des importations dans la consommation intérieure, un mécanisme de taux de change flottant n’est pas compatible avec la stabilité macroéconomique. La fluctuation des prix dans les marchés mondiaux, les attaques des spéculateurs, ou n’importe quelle autre modification de l’environnement économique externe, peut contourner les plans qui visent à juguler l’inflation.

      ANNEXE 4


      Comment stabiliser le système bancaire et se protéger du dollar et de l’euro ?


      Ainsi que l’expérience mondiale le démontre, pour tirer avantage des opportunités fondées sur la croissance grâce aux nouvelles technologies, il est nécessaire de fournir l’élan initial, i.e. le renouveau des fonds de base. Mais le niveau des investissements et innovations requis pour cela est au moins deux fois plus important que les ressources disponibles dans le système russe de financement et d’investissement.


      La politique de la Banque c entrale (CB) de limiter la disponibilité des ressources financières et lier l’émission de roubles au montant des réserves de devises étrangères a été un des obstacles principaux au développement de l’économie russe pendant l’entière période post-soviétique. Les conséquences de cette politique sont : des mécanismes insuffisants au refinancement de l’activité économique, des quantités insuffisantes de liquidités à long terme et de sources internes de crédit commercial, la subordination de la croissance économique à la demande extérieure, qui a été la principale raison de la dépendance à l’exportation des ressources naturelles.


      La Banque de Russie à travers le projet Principales directions pour unifier la politique d’État monétaire et de crédit pour les années 2015 et 2016, publié le 12 septembre de cette année, annonçait l’objectif de réduire l’inflation de 4% en deux ans, mais renonçait à prendre des responsabilités pour d’autres mesures relatives au marché financier : «Les politiques du crédit et monétaire ne prennent pas en compte des objectifs pour contrôler les autres paramètres économiques à part l’inflation.» Cette manie anti-inflation de la Banque centrale a coûté à la Russie la décade perdue de 1990. En de telles circonstances, le refus de mettre en place les conditions de la croissance économique – en planifiant la masse monétaire de l’économie, qui en Russie est 2 à 3 fois plus basse que la norme – et le taux de change, entraînera la stagnation économique.


      D’après le rapport sur les conditions internationales de compétitivité en 2013-2014, la Russie se place à la 124e position (sur 148 pays) en ce qui concerne la confiance accordée par la communauté des affaires à la stabilité du système financier national. Cette confiance a encore été réduite par la révocation des licences de 81 organisations de crédit depuis le début de 2013 ; un demi-million de gens qui avaient déposé 200 milliards de roubles dans ces banques ont été affectés et ont perdu le quart de leurs avoirs. Parmi eux 4 000 entrepreneurs individuels ont perdu une partie de leurs argent. Les organisations ont souffert de pertes irrécupérables de plusieurs milliards de roubles, ce qui a stimulé une autre crise dans la fuite des capitaux. En conséquence, la panique dans la population et chez les entrepreneurs a provoqué le retrait des dépôts et la braderie du rouble, ce qui menace la stabilité du Système financier national.


      Pour assurer la croissance et le développement, l’économie russe demande un volume significativement plus important de circulation monétaire, un plus large accès au crédit commercial et un système bancaire plus large. Des mesures extrêmes pour stabiliser le système bancaire sont aujourd’hui impératives, ce qui comprend un accroissement de la masse monétaire et la stimulation du rôle de la Banque centrale en tant que créditeur principal. A l’opposé des économies des pays dont la monnaie sert de monnaie de réserve, le problème principal de l’économie russe ne réside pas dans un excès de fonds ni dans les bulles financières qui en résultent, mais vient d’un manque chronique de liquidités dans l’économie, qui depuis longtemps agit en mode d’urgence en raison du manque aigu de crédits et d’investissements.


      La demande de fonds par le secteur économique réel aussi bien que par les institutions d’État pour leur développement doit déterminer le volume nécessaire d’émission monétaire, avec un taux de refinancement qui sert de facteur de régulation, afin de remonter le niveau d’investissement et d’innovations. Cibler l’inflation ne peut être réalisé aux dépens des autres buts macroéconomiques, tels qu’un taux de change stable, la croissance des investissements ou la croissance du PNB et de l’emploi. Ces buts doivent être organisés sur les bases de priorités et pensés comme des limites à atteindre par l’usage flexible de tous les outils du crédit monétaire et du système de devises dont l’état dispose. Dans les circonstance présentes la croissance de la production et l’augmentation des investissements doivent être les premières priorités, ce qui maintiendra l’inflation et le taux d’échange du rouble dans des limites raisonnables. Un système complexe de mesures doit être mis en place concernant : les taux d’intérêts, le taux de change, la régulation bancaire et l’encouragement à la concurrence pour maintenir l’inflation dans la fourchette visée.


      La théorie du développement économique et l’expérience du développement des autres pays nous enseignent qu’une approche complexe est requise afin d’optimiser le montant des liquidités en fonction des buts de développement économique et de la fiabilité des sources internes d’émission monétaire. La ressource principale est le refinancement des institutions de crédit lié aux prêts à l’économie réelle et à l’investissement dans les domaines prioritaires de développement. Ceci peut être réalisé en utilisant les outils bien connus et testés universellement dans les pays développés tels que les programmes d’investissements indirects – refinancement par des obligations d’État ou des collatéraux solides – et directs … cofinancement des programmes par l’État, prêts garantis par l’État, financement par des instituts de développement. La possibilité de canaliser l’argent pour les besoins de l’État peut aussi ne pas être exclu, ainsi que c’est le cas aux USA, au Japon et en UE, à travers la mise en place de garanties d’État par les Banques Centrales.


      Afin de créer le système financier national moderne et adéquat pour la tâche du relèvement de l’activité d’investissement pour moderniser et développer l’économie russe, les mesures suivantes sont proposées :


      1. Mettre le système monétaire en mesure de développer et d’élargir la capacité de crédit pour l’économie réelle.

      1.1 Redite une loi précisant qu’un des objectifs de la politique économique d’État et du rôle de la Banque de Russie est la création des conditions pour la croissance économique, des investissements accrus, et l’emploi.


      1.2 Se tourner vers une régulation du volume monétaire via les taux de refinancement, avec l’émission de monnaie nationale réalisée prioritairement afin de refinancer les banques commerciales en utilisant des obligations de l’état ou des instituts de développement. Le taux de refinancement ne pourra pas être plus élevé que le profit moyen attendu des investissement, diminué de la marge des banques (2-3%), et les échéances des crédits devront correspondre à la durée moyenne du cycle de production dans l’industrie manufacturière – au maximum 7 ans. Toutes les banque commerciales devront avoir accès au système de refinancement sur des bases égales, les banques de développement devront être assujetties à des conditions spéciales correspondant au caractère et aux objectifs de leurs activités – en prenant en compte, entre autres, le retour sur investissement dans le secteur des infra-structures, jusqu’à 20 à 30 ans au taux de 1 à 2 %.


      1.3 Élargir radicalement la liste d’accès au crédit lombard [hypothécaire] de la Banque centrale, en favorisant les obligations et les actions des entreprises rentables dans des zones prioritaires, des instituts de développement, des Systèmes de sécurité du Gouvernement fédéral, des Fédérations et les Municipalités.


      1.4 Afin d’empêcher l’augmentation des exportations de capitaux et les spéculations sur les devises, les titres et les avoirs étrangers des banques russes ne pourront plus être acceptés comme collatéraux pour les prêts lombards ou quelque autres crédits de la Banque centrale.


      1.5 Augmenter significativement les ressources des instituts de développement via le financement par la Banque centrale des projets d’investissement approuvés par le Gouvernement, en accord avec les actions prioritaires de développement.


      1.6 Afin d’assurer des conditions de crédit stables, les banques commerciales auront interdiction de modifier unilatéralement les termes du crédit.


      1.7 Pour déterminer la valeur des dépôts, se baser sur les prix du marché évalués à travers un laps de temps réaliste et limiter les appels de marges bénéficiaires, la Banque de Russie et les banques sous participation gouvernementale doivent restreindre les appels de marges à leurs clients.


      2. Création des conditions nécessaires afin d’augmenter les capacités du système financier de Russie.


      2.1 Nous devons graduellement nous tourner vers l’usage du rouble dans le commerce international dirigé par les entreprises d’État, substituer aux prêts en devises étrangères des crédits en roubles pour les banques d’État ou les banques commerciales financées par la Banque centrale.


      2.2 Pour assurer la stabilité du taux de change du rouble, étendre les outils de régulation de sa disponibilité et de la demande y compris la possibilité de lever des taxes à l’exportation en devises étrangères. Les devises devraient être stockées dans des comptes gouvernementaux en devises étrangères lorsque l’offre dépasse la demande ; au cas ou l’offre serait insuffisante la Banque de Russie doit être capable de demander aux exportateurs de revendre une partie de leurs revenus en devises sur le marché national interne.


      2.3 La cotation des devises doit utiliser le rouble comme base, et non le dollar ou l’euro, ainsi qu’il est pratiqué aujourd’hui ; fixer les limites de fluctuation du taux de change du rouble à l’avance et les maintenir pour de longues périodes. S’il y a une menace que le taux puisse excéder ces limites, un nouveau taux avec de nouvelles limites peut être établi, avec en priorité le blocage de l’expatriation massive de capitaux et de la spéculation contre le rouble aussi bien que la stabilisation instantanée du taux de change.


      2.4 Pour empêcher le détournement du flux de monnaie destiné à refinancer les activités industrielles et les investissements vers le marché financier ou le marché des devises, et s’assurer que ces crédits seront employés à l’usage prévu, il faudra prendre des mesures appropriées de contrôle des banques. Des restrictions seront mises en place pour les banques commerciales utilisant le refinancement de la Banque centrale pour modifier leurs positions en devises. Afin de restreindre les spéculations financières, il faudra élargir le système de régulation de l’effet de levier financier aux compagnies non-bancaire.


      2.5 Sur la base de la Banque inter-États UIS, il faut créer un système de paiement de l’ EAEC [Communauté économique eurasienne] avec notre propre système d’échange d’informations entre banques, d’évaluation des risques de crédit et de cotation des devises.


      3. Stabilisation du système bancaire


      Les mesures énoncées sont nécessaires pour éliminer la menace de déstabilisation du système bancaire en raison des banqueroutes des banques commerciales suite aux pertes de leurs licences.


      3.1 Donner aux banques commerciales la possibilité de recevoir immédiatement un crédit de stabilisation pour satisfaire la demande d’une panique subite des déposants [bank run] – jusqu’à 25% du total des dépôts.


      3.2 Reprendre les crédits d’enchères non sécurisés conduits par la Banque de Russie envers les banques manquant de liquidités.


      3.3 Prendre des mesures urgentes pour soutenir le niveau courant de liquidité des banques : réduire les paiements envers le Fonds de réserve obligatoire, augmenter les possibilités pour les banques de recevoir un crédit sécurisé par des valeurs hors-marché, augmenter la variété de ces garanties. Si nécessaire utiliser des décotes dans le calcul des valeurs à risque pour les entreprises russes notées par des agences de cotation russes. S’assurer de procédure ouvertes et consistantes dans ces aides financières.


      3.4 Développer une méthode d’évaluation et composer une liste d’entreprises stratégiques qui pourront recevoir des crédits dans des termes préférentiels.


      3.5 La tentative de quelques banques commerciales de créer une panique bancaire dans le but de spolier leurs clients doit être stoppée et les responsables poursuivis devant la justice pénale.


      3.6 Poursuivre l’organisation de la Russie sur les standards de Bâle III durant 2 à 3 ans jusqu’à ce que le volume du crédit dans l’économie réelle retrouve les niveaux de la pré-crise de la deuxième moitié de 2008. Corriger les standards de Bâle III afin de supprimer les restrictions artificielles dans l’activité d’investissement. Calculer les risques de crédits hors des structure de Bâle III, qui se basent sur les normes des agences internationales qui ont démontré leur manque de professionnalisme et de compétence durant la crise de 2007-2008.


      En formulant sa politique économique, la Banque de Russie pourra évaluer les conséquences macroéconomiques de l’émission de roubles à différents niveaux : pour l’usage du refinancement des banques commerciales avec des obligations d’entreprises industrielles, du gouvernement et des instituts de développement, pour le remplacement des prêts en devises étrangères, pour l’achat de devises étrangères par la Banque centrale, pour la demande extérieure de financement en rouble du commerce extérieur, et pour les opérations capitalistiques et les réserves en roubles des pays et banques étrangères. L’Académie des sciences, en coopération avec les subdivisions de recherches de la banque de Russie, pourra analyser le côté méthodologique de ce travail, y compris les modèles économico-mathématiques de la circulation de la monnaie.

      ANNEXE 5


      Comment sauvegarder la sécurité socio-économique de la Russie ?


      Les mesures des conditions socio-économiques en Russie, après comparaison avec les valeurs critiques déterminées par les recherches scientifiques, indiquent que le niveau de sécurité socio-économique est insatisfaisant. (Si une valeur de mesure dépasse ou tombe au dessous de la valeur critique, cela signifie qu’il y a une menace sur le fonctionnement normal de l’économie et de la vie sociale résultant d’une anomalie des conditions de fonctionnement pour cette mesure.)


      En parallèle, il existe des mesures actuelles caractérisant le potentiel de reproduction et de développement du système socio-économique en Russie en comparaison avec des valeurs critiques.


      Table 1. Mesures caractérisant le renouvellement des ressources humaines



      Mesure

      Valeur critique

      Valeur actuelle 2013

      Valeur actuelle en comparaison avec la valeur critique


      Taux de naissances (pour 1000 )

      22

      13.2

      1.6 fois plus mauvais


      Taux de mortalité (pour 1000)

      12.5

      13

      1.04 fois plus mauvais


      Croissance naturelle des populations (pour 1000 )

      12.5

      0.2

      62 fois plus mauvais


      Espérance de vie (années)

      78

      70.7

      1.1 fois plus mauvais


      Rapport entre les revenus des 10% les plus hauts et des 10% les plus bas

      8

      16.2

      2 fois plus mauvais


      Coefficient Gini

      0.3

      0.4

      1.3 fois plus mauvais


      Pourcentage des populations en dessous du niveau de pauvreté (%)

      7

      11

      1.6 fois plus mauvais


      Chômage (%)

      5

      5.5

      1.1 fois plus mauvais


      Statistiques criminelles (pour 100 000 )

      1000

      1539

      1.5 fois plus mauvais


      Rapport moyen des revenus par tête au niveau de vie

      3.5

      3.4

      Dans les normes


      Taux de fertilité (nombre moyen d’enfants nés d’une femme dans sa vie)

      2.15

      1.6

      1.3 fois plus mauvais


      Coefficient d’âge (% de personnes de 65 ans ou plus dans la population)

      7

      12.9

      Dans les normes


      Index du potentiel humain de développement.

      0.8

      0.778

      Dans les normes


      Alcoolisme (litres d’alcool par tête)

      8

      13.5

      1.7 fois plus mauvais


      Pourcentage des personnes utilisant des stupéfiants (%)

      7

      6

      Dans les normes


      Nombre de suicides (pour 100 000)

      20

      19.6

      Dans les normes



      Table 2. Mesures caractérisant le potentiel de renouveau économique



      Mesure

      Valeur critique

      Valeur actuelle en 2013

      Valeur actuelle en comparaison de la valeur critique


      Volume des investissements en valeurs consolidées (% du PNB)

      25

      19.8

      1.25 fois plus mauvais


      Dépréciation des valeurs consolidées (%)

      40

      78

      1.95 fois plus mauvais


      Estimation du matériel mécanique dans l’industrie (%)

      25

      14

      1.79 fois plus mauvais


      Estimation de la production dans l’industrie (%)

      70

      64.8

      1.08 fois plus mauvais


      Estimation des entreprises insolvables (% du nombre total des actifs de ces entreprises)

      25

      27.3

      1.1 fois plus mauvais


      Rentabilité de l’industrie (%)

      15

      9.5

      1.09 fois plus mauvais


      Rentabilité des investissements (%)

      12

      6.8

      1.8 fois plus mauvais


      Taux d’inflation (%)

      15

      6.5

      Dans les normes


      Taux d’inflation sociale (%)

      15

      15

      Dans les normes


      Part des producteurs dans le marché interne de l’alimentation et des produits alimentaires. (%)

      70

      61.3

      1.14 fois plus mauvais


      Part de production matérielle en % du PNB

      66

      39

      1.7 fois plus mauvais


      Monétisation à la fin de l’année (M2/PNB) %

      75

      41

      1.8 fois plus mauvais



      Table 3. Mesures caractérisant la dépendance à l’étranger de l’économie



      Mesures

      Valeurs critiques

      Valeur actuelle en 2013

      Valeur actuelle en comparaison des valeurs critiques


      Coefficient de suffisance de réserves internationales (% sur 3 mois d’importation de biens et de services)

      9

      40

      4.4 fois meilleur


      Total dette externe à la fin de l’année (% of PNB)

      25

      34.8

      1.4 fois plus mauvais


      Part des importations de machines outils pour le marché intérieur (%)

      30

      65.6

      2.18 fois plus mauvais


      Part des importations de produits alimentaires en PNB (%)

      25-30

      32

      1.07-1.28 fois plus mauvais


      Part des exportations de matériel de production (%)

      25

      94

      3.76 fois plus mauvais


      Part des investissements en capitaux étrangers (%)

      25

      36

      1.44 fois plus mauvais


      Dette totale à l’étranger des banques et autres secteurs (% du PNB)

      25

      31

      1.24 fois plus mauvais


      Proportion des crédits étrangers en retard ou impayés (% de la valeur totale des crédits)

      25

      50

      2 fois plus mauvais


      Proportions de propriétaires étrangers sur le marché boursier (%)

      30

      60

      2 fois plus mauvais


      Part des prêts étrangers (% de M2)

      20

      27

      1.35 fois plus mauvais


      Déficit commercial : basé sur la balance des paiements (%)

      15

      surplus

      Dans les normes


      Part du PNB dans l’économie mondiale (%)

      7.5

      2.7

      2,7 fois plus mauvais


      PNB par tête (%)

      100

      107

      Dans les normes


      Rapport du montant total de devises étrangères au montant total de Roubles (%)

      10

      50

      5 fois plus mauvais


      Montant total des devises étrangères par rapport au total en roubles (%)

      25

      100

      4 fois plus mauvais


      Proportion des fonds alloués au service de la dette extérieure (% du montant total du budget fédéral)

      20

      19

      Dans les normes


      Part du commerce international (% du PNB)

      30

      107

      3.5 fois plus mauvais



      Table 4. Estimation de la compétitivité de l’économie russe.



      Mesure

      Valeur critique

      Valeur actuelle en 2013

      Chiffe actuel de comparaison avec les chiffres critiques


      Part des entreprises novatrices (%)

      40

      10,1

      4 fois plus mauvais


      Part des exports de biens manufacturés (%)

      50

      23

      >2 fois plus mauvais


      Livraisons de produits innovants (% des sorties industrielles)

      15-20

      8,9

      >2 fois plus mauvais


      Part des nouveaux produits dans le volume total des produits d’engineering (%)

      7

      2,6

      3,7 fois plus mauvais


      Dépenses en recherche scientifiques (% du PNB)

      3

      1,5

      2 fois plus mauvais


      Coût total de l’énergie

      0,15

      1,65

      11 fois plus mauvais


      Consommation d’énergie

      0,02

      0,17

      8.5 fois plus mauvais


      Consommation de pétrole et de gaz

      0,1

      1,16

      11.6 fois plus mauvais


      Perte de minéraux lors du procédé d’extraction (% du volume total)

      3-8

      10-65

      3.3 à 8.1 fois plus mauvais


      Rapport annuel de croissance de la productivité du travail (%)

      6

      3

      2 fois plus mauvais


      Part des produits de haute technologie de la Russie dans le monde (%)

      3

      0,3

      10 fois plus mauvais


      Part de la propriété des valeurs intellectuelles dans les valeurs industrielles (%)

      25

      10

      2.5 fois plus mauvais


      Part des dépenses gouvernementales pour l’environnement dans le PNB (%)

      5

      0,8

      6.3 fois plus mauvais


      ANNEXE 6


      Comment revenir d’un marché sauvage à une économie planifiée ?


      La mise en place d’une politique de substitution des importations doit être conduite de concert avec une stratégie dominante de développement d’une économie avancée et commencer avec le déploiement d’un planning stratégique qui assure l’usage systématique des ressources de l’État pour la modernisation et l’industrialisation de la nouvelle économie basée sur le Nouvel ordre technologique.


      La méthodologie de ce planning stratégique fournit un système pour la prévision à long, moyen et court terme, pour le choix des priorités économiques de développement, des outils et mécanismes pour leur mise en œuvre, incluant les méthodes de contrôle et de détermination des responsabilités dans l’achèvement des résultats.


      La récente loi adoptée, Sur les plans stratégiques de l’État, ne concerne que la mise en place de quelques éléments de ce système, principalement les procédures de préparation des documents pertinents pour l’Exécutif. Des procédures interactives pour développer les actions à long terme et concevoir des programmes à moyen terme doivent être mises en place, et des plans indicatifs de bonne fin de ces buts doivent être approuvés. Il est souhaitable d’établir un contrôle législatif des procédures et des mécanismes de responsabilisation de tous les participants à ces plans stratégiques sur la base de partenariats public/privé pour l’implantation des mesures et des cibles approuvées. Ceci est particulièrement important dans l’intégration des plans stratégiques d’État pour le développement des institutions, des principales entreprises, des compagnies et des banques d’État, et des grands groupes financiers et industriels privés. Leurs capacités combinées de production, de financement et de gestion doivent être intégrées non seulement dans le choix des stratégies mais aussi dans leur réalisation.


      Les objectifs concernant leur activité dans la mise en place d’une production compétitive sur le marché mondial du nouvel ordre technologique, les mécanismes de responsabilisation pour leur mise en place dans les temps impartis doivent être communiqués aux institutions publiques de développement, aux entreprises et agences.


      Le système de prévision et de planning du développement économique du pays et des régions doit être basé sur un cadre national légal et doit intégrer un mécanisme unique d’interaction des autorités publiques aux niveau fédéral et national, ainsi qu’au niveau des institutions gouvernementales locales, des organisations de recherche et des entreprises. Ce mécanisme doit assurer la prise en compte des intérêts et des capacités de tous les acteurs, fédéraux, régionaux, municipaux, départementaux dans le développement et l’implantation des plans et programmes stratégiques. Les sujets de la Fédération de Russie et les municipalités doivent être capables de participer au développement, au financement et à la mise en place des programme visant les buts prévus sur leur territoire.


      Ce planning stratégique doit être focalisé sur une croissance rapide du nouvel ordre technologique. Il est souhaitable de développer un programme de modernisation économique sur cinq ans axé sur la fourniture de moyens pour accélérer le développement de la production des composants et des unités technologiques, la création d’un environnement macroéconomique favorable pour celui-ci et la formation d’institutions compétentes et de lignes de contrôle.


      Ce plan stratégique doit prendre en compte la transition d’une société moderne vers l’économie de la connaissance, le principal facteur de croissance de celui-ci étant le progrès scientifique et technique. Mettre la production nationale sur le chemin d’une croissance rapide et soutenable exige sa mutation vers une voie novatrice de développement qui requiert un progrès radical du rôle de la science et de l’économie dans l’administration publique. Tenant compte d’une part, de l’importance de ce plan stratégique, d’autre part du fait que le Gouvernement de la Fédération de Russie en tant que corps central de l’exécutif travaille sur des tâches immédiates et ne peut pas formuler de plan stratégique, et considérant pour finir la nécessité d’un bon achèvement, la proposition est faite de créer une Commission de Planning Stratégique sous le contrôle du Président de la Fédération de Russie (SKSP RF), en lui attribuant les pouvoirs nécessaires suivants :


      1) Déterminer les conditions intérieures et extérieures, les tendances, les contraintes, les distorsions, les hésitations et les opportunités, y compris financières, sociales et économiques, de développement de la Fédération de Russie.


      2) Identifier les voies et les besoins pour mettre en place les priorités économiques et sociales de développement de la Fédération de Russie décidées par le Président de la Fédération de Russie.


      3) Coordonner les moyens et les besoins des politiques de planning stratégique pour achever les buts et objectifs sociaux et économiques de la Fédération de Russie afin de renforcer la sécurité nationale et d’assurer l’usage le plus efficace des ressources disponibles.


      4) Édicter un ensemble de mesures basées sur des documents de planning stratégique et approuvées par le Président de la Fédération de Russie, afin de s’assurer du bon achèvement des objectifs de développement social et économique de la Fédération de Russie et du renforcement de la sécurité nationale.


      5) Coordonner les actions des participants au planning stratégique et aux actions prescrites par les documents de ce planning dans le domaine du développement socio-économique et de la sécurité nationale de la Fédération de Russie, ceci incluant la direction de la politique fiscale, en termes de mise en place, de résultats espérés et de ressources provisionnelles nécessaires.


      7) Organiser le suivi et le contrôle des documents du planning stratégique fournissant les informations scientifiques et techniques, les ressources et les directions du planning stratégique.


      La structure de SKSP RF de la Fédération de Russie :


      SKSP RF est dirigé par un président au statut de vice-Premier ministre et approuvé par le président de la Fédération de Russie.


      La direction de SKSP RF est un corps composé de membres à parité, sous la direction d’un président. La structure du collège est constituée par les dirigeants des ministères et départements du bloc socio-économique du Gouvernement, par le Président de la Banque de Russie, le Président de l’Académie des sciences de Russie et les dirigeants des institutions de développement.

      ANNEXE 7


      Comment arrêter la fuite des cerveaux et revenir à une recherche scientifique d’État?


      La Fédération de Russie a connu une situation critique, avec le saut des nouvelles technologies dans la recherche scientifique et la modernisation technologique de la production industrielle. En cause : le manque récurrent de fonds pour la recherche, la rupture entre la recherche et l’industrie, le vieillissement de la communauté des scientifiques et la fuite des cerveaux. C’est dû en grande partie à la privatisation, qui a détruit la science appliquée à l’industrie. Les réformes actuelles de l’Académie des sciences ne s’attaquent pas à ces problèmes essentiels du développement scientifique et technologique, ne comprennent pas l’amélioration de l’organisation de la recherche appliquée, ne visent pas le développement ni l’utilisation des technologies basées sur les dernières avancées scientifiques.


      Pour conduire ce développement scientifique et technologique et stimuler l’innovation, nous avons besoin de créer une entité fédérale, qui formulera la politique étatique pour la science, la technologie et l’innovation et qui coordonnera l’activité des différents ministères concernés par sa mise en œuvre – le Comité d’État pour le développement scientifique et technologique de la Fédération de Russie (CEDST FR), rendant compte directement au Président.


      Les attributions-clés de ce Comité devraient être :
      L’organisation de la sélection des directions les plus prometteuses de la politique d’État pour promouvoir la recherche scientifique et l’innovation technologique dans le pays.
      La coordination de l’activité de l’Académie russe des sciences, les assemblées fédérales et régionales et les pouvoirs exécutifs, les fonds et les organismes investisseurs liés au développement et à la mise en œuvre de la politique d’État dans la recherche scientifique et l’innovation technologique dans la Fédération de Russie.
      La régulation organisationnelle, légale et économique du développement de ces recherches d’avenir, ainsi que la législation sur la propriété intellectuelle.
      L’analyse des sujets de recherche, au niveau scientifique, le potentiel de recherche et de développement, ainsi que les réflexions et avis pour améliorer leur efficacité économique.
      La régulation organisationnelle, légale et économique du développement du potentiel scientifique et technologique, la modernisation de la production, l’utilisation des résultats de la recherche scientifique et le développement régional.
      L’aide au développement du système éducatif pour former des ingénieurs de haut niveau et des chercheurs pour les industries de haute technologie.
      Le développement et la mise en place de la politique d’État pour la coopération internationale.
      Le développement de l’infrastructure pour le système national de l’innovation, la création de procédures pour soutenir l’innovation, la promotion du développement de la production industrielle de haute technologie.
      L’aide à l’acquisition et l’utilisation de technologies étrangères de pointe.
      La stimulation de l’activité économique visant la commercialisation et la diffusion des brevets technologiques.
      Le contrôle de la mise en place de la législation russe concernant la science, la technologie, l’innovation, la protection de la propriété intellectuelle, ainsi que le contrôle de l’usage des fonds d’État consacrés à soutenir la recherche, la technologie et l’innovation.
      Le contrôle de la réalisation des programmes de développement scientifique et technologique (aux niveaux national, régional et industriel), le soutien scientifique et technologique de la part des administrations économiques et sociales, les projets pour l’innovation, les projets internationaux scientifiques et technologiques, ainsi que la diffusion dans l’industrie des résultats du développement scientifique, technique et technologique.
      La préparation des textes de lois pour stimuler l’innovation dans l’industrie, et pour exempter d’imposition les dépenses de R&D.
      Le soutien légal pour la création et la protection d’un statut de scientifique et d’ingénieur de recherche, d’un statut pour les organismes scientifiques, les laboratoires, les bureaux d’études et d’ingénierie, avec des droits particuliers et des privilèges qui stimuleront l’activité scientifique et technologique. La communauté scientifique doit se gouverner elle-même, avec l’impulsion des conseils scientifiques au sein des organismes de recherche et d’enseignement.
      La promotion des avancées scientifiques et des succès technologiques, en informant la société civile des réalisations scientifiques et technologiques russes, des activités du Comité (CEDST FR), de l’Académie des sciences, des organismes dédiés au niveau régional et fédéral, du soutien à tout potentiel scientifique et technologique.
      La création d’une base de données des organes de haute technologie, l’évaluation de leur compétitivité sur les marchés domestique et internationaux, créant les conditions favorables pour le développement d’une production technologique compétitive.
      L’organisation d’une expertise d’État scientifique et technologique.
      La coordination des activités des organisations concernées.


      Quelle pourrait être la structure de ce Comité (CEDST FR)?


      Le haut responsable du Comité devrait être un président au statut de vice-Premier ministre, nommé par le Président.


      Le conseil du Comité est l’organe de direction, dirigé par le président. Il est composé des responsables des ministères et des organismes gouvernementaux responsables des questions sociales et économiques, du Président de l’Académie des sciences, du directeur de l’Agence des instituts scientifiques, du Président du service fédéral pour la propriété intellectuelle, et des directeurs des instituts de recherche étudiant le développement.


      Deux organes consultatifs doivent être créés pour assister le conseil :
      le conseil public (représentant les scientifiques et la communauté des affaires)
      le conseil scientifique et technique (les experts d’État).


      Le Comité (CEDST FR) a autorité sur les organismes suivants :
      les centres nationaux de recherche scientifique, les technopôles, les centres fédéraux de recherche et de haute technologie
      le Fonds russe pour la recherche scientifique, le Fonds russe pour la science et la technologie, le Fonds d’État pour le soutien aux PME industrielles innovantes
      les centres publics, les laboratoires fédéraux
      l’Agence fédérale des organisations scientifiques
      les technopôles, la bibliothèque scientifique et technique d’État, le Musée de la technologie, le Centre pour la recherche et la connaissance scientifique, le Centre pour la recherche et les statistiques, la Commission des brevets, le Service fédéral pour la propriété intellectuelle


      Le Comité agit en concertation avec l’Académie des sciences pour établir et mettre en œuvre les programmes de recherche fondamentale, la codification de la connaissance en technologie, le lancement des projets sur l’innovation qui utilisent les avancées de la recherche et le développement des matériaux et les fondements techniques de l’Académie des sciences.

      ANNEXE 8


      Comment libérer le monde des affaires d’une imposition excessive ?


      En décembre 2011 le Président russe a affirmé qu’une large marge de manœuvre sur les impôts était nécessaire : «Il faut analyser soigneusement la situation dans plusieurs secteurs industriels, calculer pour éliminer le manque d’équité existant dans la taxation entre différents secteurs de l’économie.»


      En effet, avec le même taux de prélèvements sur le PNB en Russie et dans les pays développés, les taxes sur les personnes morales sont plus élevées de 80% en Russie. Bien que le coût du travail soit plus élevé dans l’industrie, les taxes sur les profits sont de 50% à 100% plus importantes que dans l’industrie minière.


      Réduire les impôts sur les sociétés peut être compensé par une taxation progressive des personnes physiques, ce qui est habituel dans la plupart des pays développés. Le gros des revenus est collecté auprès des contribuables, avant tout les gens riches. Au contraire, en Russie, environ 70% des taxes proviennent des personnes morales, ce qui handicape le travail et l’investissement. En même temps, la plupart des impôts sur les personnes ne sont pas calculés sur leurs salaires, mais sur les revenus de leur propriété. En Russie, le revenu non salarial des 20% les plus riches des Russes équivaut à 65% du total des revenus – pour Moscou, cela atteint même les 90%.


      Une forte taxation des revenus élevés n’affecte pas la consommation, ce qui permettrait de réduire l’imposition sur les investissements, qui génère l’essentiel des amortissements, des bénéfices et du crédit. En redonnant une partie de leurs revenus personnels à l’État, les entrepreneurs gagneraient en augmentant l’investissement et leur valeur nette.


      L’introduction d’une taxation progressive des personnes, allant jusqu’à 40%, augmenterait les revenus de 5 000 milliards de roubles (la taxation de 130 millionnaires russes en dollars au niveau de 40% augmenterait les revenus de 1 100 milliards de roubles). Cela permettrait d’exonérer certains bénéfices des entreprises, comme les investissements, en augmentant l’amortissement au niveau de celui des pays développés (60-70% des investissements).


      En même temps il faudra mettre en place le contrôle légal de l’utilisation des sommes investies. Environ la moitié des investissements en 2012 ont été utilisés, non pour le développement des entreprises, mais pour des opérations financières : acquisition d’actions, crédits… Résultat : les investissements se sont réduits de 13,7%. Dans le même temps l’État a donc perdu 400 milliards de roubles de revenus.


      Le calcul des amortissements, non par la valorisation des actifs, mais par leur prix de restauration, augmenterait les investissements dans les actifs de 5 000 milliards de roubles, ce qui pourrait être compensé pour le budget de l’État par une imposition progressive. Dans ce cas, les investissements en 2012 auraient été de 17 800 milliards plutôt que 12 600 milliards de roubles, leur part dans le PNB aurait augmenté de 20,1% à 28,7% et le taux de croissance serait de 5% à 6%. Si en plus le temps de renouvellement des actifs pouvait être réduit, ce qui avait été fait pour la dernière fois en 2002, l’impact sur l’augmentation de l’investissement et du PNB serait encore plus important.


      Une augmentation supplémentaire de la production peut être obtenue par la taxation de la valeur ajoutée, ce qui aujourd’hui favorise la production de matières premières et handicape la compétitivité du pays au sein de l’union douanière, par rapport au Kazakhstan.


      Pour simplifier le système d’imposition, réduire le coût de sa mise en œuvre, réduire l’évasion fiscale et stimuler l’activité et l’innovation, il serait souhaitable de remplacer la TVA par une taxation des ventes, prélevée uniquement sur les ventes aux consommateurs finaux. La réduction des revenus due à l’abandon de la TVA pourrait être contrebalancée par une imposition des ventes de 14%. L’abandon de la TVA ferait économiser 1 000 milliards de roubles sur les dépenses de l’État, ce qui permettra à environ un million de comptables de se consacrer à l’activité productrice, et libérera des fonds industriels pour la croissance et les investissements.

      ANNEXE 9


      Comment apprendre à économiser l’électricité?


      Pour créer les conditions du développement économique, la décision du gouvernement de geler les prix demandés par les monopoles naturels doit rapidement être soutenue par la mise en place de mesures pour réduire les coûts inutiles dans la production d’électricité, ce qui peut économiser environ 1 trillion de roubles et réduire le coût de l’électricité de 20%.


      1. Organiser le marché de l’énergie électrique pour l’ajuster aux réalités économiques russes, y compris un retour au modèle de l’acheteur unique». (économie : plus de 100 milliards de roubles).


      2. Financer les projets de nouvelles centrales électriques. Financer les investissements à travers les prix de l’énergie doit uniquement préserver la capacité des centrales existantes (économie : 80 milliards de roubles).


      3. Optimiser la combinaison du chauffage et de la production d’électricité (la séparation des profits rend les systèmes de chauffage central non rentables, et donc le secteur peu attractif, alors qu’il représente un potentiel de 37 millions de tonnes de fuel standard par an. Économie : 50 milliards de roubles).


      4. Déléguer aux représentants de la Fédération (gouvernements régionaux), la responsabilité de la planification et du développement du réseau électrique au dessus de 35 kV (économie : 10 milliards de roubles).


      5. Déléguer à la compagnie Rosseti (Réseaux russes), et aux responsables territoriaux des réseaux, la responsabilité pour le développement des lignes électrique dans les régions, avec la création d’un office pour définir les conditions techniques et permettre la connexion au réseau national (économie : 20 milliards de roubles).


      6. Demander au secteur des entreprise de lignes électriques de renforcer leur consolidation dans les régions. Stopper les subventions aux entrepreneurs électriques inefficaces (économie : 10 milliards de roubles).


      7. Introduire des normes réglementant le prix unitaire de la production électrique et réduire les bénéfices projetés (économie : 30 milliards de roubles).


      8. Réduire les tarifs pour les nouveaux plans industriels de 15%, dans les régions en excédent de production d’énergie de l’Est et de Sibérie (économie : 10 milliards de roubles).


      9. Centraliser le contrôle de la production électrique au Ministère de l’Énergie, en regroupant les opérateurs commerciaux et techniques, aussi bien que la régulation des marchés du chauffage qui fonctionne en parallèle avec la production d’électricité (économie : 30 milliards de roubles).


      10. Inciter toutes les régions à développer des réseaux électriques connectés et des programmes communs d’infrastructures dans les industries de l’énergie et dans l’habitat résidentiel (économie : 150 milliards de roubles).


      11. Demander des garanties financières à ceux qui sont autorisés à connecter au réseau des équipements consommateurs d’électricité, afin d’augmenter l’utilisation de nouvelles centrales de production de l’énergie – l’utilisation d’énergie par les nouveaux consommateurs n’excède pas 20% à 25 %, ce qui laisse inutilisés des investissements de plus de 1 trillion de roubles (économie : 50 milliards de roubles).


      12. Adopter des lois contraignant les consommateurs à payer pour leur usage d’énergie électrique et leur chauffage (économie : 25 milliards de roubles).


      13. Créer des programmes d’assurances de l’État afin de protéger les investissements dans les compagnies de production d’énergie et de production de chauffage en rapport avec les infrastructures (économie : 30 milliards de roubles).


      14. Transition vers des accords commerciaux pour les contrats volumineux à long terme. Introduire des normes de profit pour les industries qui utilisent les monopoles naturels. Faire en sorte que l’industrie utilisant les équipements possède des contrats de maintenance de services techniques pour leur équipement électrique auprès des secteurs des manufacturiers. Ceci peut être inclus dans la Politique technique unifiée développée en accord avec les directives du Gouvernement de la Fédération de Russie N 511-p éditée le 3 avril 2013 (économie : 150 milliards de roubles).


      15. Réduire les intérêts et augmenter la durée des crédits pour les investissements dans le développement de la production d’électricité. (économie : 70 milliards de roubles).


      Il est aussi nécessaire de vérifier l’efficace de l’emploi de l’électricité dans les différentes industries afin d’optimiser les investissements et les politiques tarifaires. Il est aussi nécessaire de pratiquer un audit de l’État des actifs fixes pour prévenir les accidents et de vérifier les équipements consommateurs d’énergie afin de quantifier les réserves de puissance.


      Nous proposons de développer un programme destiné à remplacer l’équipement obsolète du Système énergétique uni, assurant un remplacement annuel d’au moins 3% des structures des transformateurs (33 gigawatts par an), et une réduction de l’âge moyen des principaux équipements et des lignes de distribution (remplacement additionnel de 20 gigawatts par an jusqu’à 2017).


      Pour discuter du développement et des suggestions supplémentaires il peut être bénéfique de créer un groupe de travail sous l’égide du Conseil d’État de la République de Russie, composé de spécialistes, de scientifiques et de représentants des consommateurs régionaux.

      ANNEXE 10


      Comment éviter le piège de la stagflation et assurer la croissance ?
      La principale cause de stagflation – qui se manifeste elle-même par la déstabilisation du taux de change du rouble et une inflation galopante d’un côté, et la réduction des investissements et de l’activité économique de l’autre – est la fuite des capitaux qui est estimée à 100 milliards de dollars cette année, et qui représentera 120 à 140 milliards de dollars (5% à 7% du PNB), si la dévaluation du rouble continue. Au moins un tiers de ce montant représente une évasion de capitaux illégale qui transfère les profits hors d’atteinte des taxations, en occasionnant des pertes annuelles pour l’État de plus de 1 trillion de roubles. L’augmentation de la fuite des capitaux, qui représente actuellement plus d’un trillion de dollars, est due à un excès d’externalisation et à une ouverture trop généreuse de l’économie russe, qui la rendent trop vulnérable à ces facteurs extérieurs. On a pu le voir lors du crash du marché des change des 2/3 lors des crises de 1998 et de 2008, les leçons de ces crises n’ont pas été prises en compte. Aujourd’hui, plus de la moitié de la monnaie est générée par des crédits extérieurs, alors que 30 % à 40 % des investissements privés sont externalisés. La dette extérieure globale de la Russie excède 650 milliards de dollars (74 % libellés en dollars ou en euros), ce qui dépasse nos réserves de devises étrangères, qui avoisinent 420 milliards de dollars. Le plus gros de cette dette est celle des banques et entreprises, dont 60 % n’appartiennent pas à l’État. De nombreux crédits étrangers viennent de pays membres de l’Otan. Leurs sanctions entraîneront le retrait de 11 trillions de roubles d’ici la fin de l’année. Des sanctions supplémentaires peuvent bloquer les capitaux russes à l’étranger qui nous rapportent actuellement 50 milliards de dollars par an. En raison de la déstabilisation de la valeur du rouble, les gens tournent leur épargne vers le dollar; cette évasion des capitaux représente plus de 30 milliards de dollars aujourd’hui. La Banque centrale (CB) ne fait rien pour empêcher la fuite des capitaux et remplacer les sources de crédit externes par des sources internes. Malgré la guerre financière menée par les USA contre la Russie, la Banque centrale reste scotchée aux dogmes du Consensus de Washington, ce qui permet à la politique macro-économique de servir les intérêts des capitaux étrangers. Les crédits de la Banque de Russie aux banques ne compensent ni les retraits par les investisseurs étrangers, ni les retraits du gouvernement russe pour la stabilisation des fonds. Le résultat est en la réduction de la base monétaire, qui freine le crédit et réduit l’investissement. Si la politique de la Banque centrale ne change pas, à la fin de 2015, l’arrêt du crédit extérieur réduira dramatiquement la base monétaire de 15 – 20 %, les investissements de 5 %, et la production de 3 %. La réduction de la masse monétaire crée un danger d’effondrement des marchés financiers identique à celui de 2007-2008. Les évasions de capitaux peuvent causer des défauts de paiement dans de nombreuses sociétés ce qui aurait un effet domino. Considérant la monopolisation de ce marché par quelques traders qui ont accès aux ressources des banques d’État, ce crash peut être aisément planifié pour acquérir des valeurs à bas prix qui serviront de garanties pour des emprunts bancaires. Ceci crée un danger de redistribution des droits de propriété au bénéfice du capital étranger installant un contrôle externe sur un grand nombre de nos industries stratégiques. La politique de la Banque centrale d’augmentation des taux rend le crédit encore plus cher, favorise la réduction de la masse monétaire, et aggrave le manque de liquidités, avec les conséquences négatives citées ci-dessus. Au même moment l’inflation n’est pas jugulée car les facteurs non monétaires restent actifs. Les coûts de production augmentent en raison du crédit trop cher, la production baisse, et la valeur du rouble descend. En raison du manque de crédit, cette dévaluation ne favorise pas les exportations et le remplacement des importations par des produit intérieurs. En raison des conditions dégradées de croissance du capital, il continue à s’évader malgré les taux d’emprunt élevés. L’économie est artificiellement entraînée dans un cercle vicieux de naufrage de la demande et de la production, des profits et des investissements. Les tentatives de préserver les revenus de l’État en augmentant les taxes incitent plutôt le capital à s’évader et étranglent l’activité économique. Dans ce scénario, la chute de l’économie dans le piège de la stagflation est exclusivement causée par les politique macro-économiques, monétaires et fiscales. La réduction de la production et des d’investissement se produit dans un contexte d’inutilisation des capacités de production, avec une industrie qui est utilisée seulement entre 30 % et 80 % de ses capacités, le chômage, les excès d’épargne par rapport à l’investissement, et l’excès de matières premières. L’économie travaille aux deux tiers de ses capacités, tout en restant un contributeur au système financier mondial. Pour sortir du piège de la stagflation, il est essentiel de stopper le cercle vicieuxévasion des capitaux , diminution des liquidités, de la demande et du crédit, hausse des coûts, inflation galopante, réduction de l’investissement et de la production. Afin d’y arriver les actions suivantes sont nécessaires.


      Pour réduire l’évasion de capitaux :

      Décourager les évasions de capitaux en taxant les opérations douteuses à l’étranger au niveau de la TVA. S’il s’avère que ces opérations sont légitimes, (paiement de produits importés, services, paiement d’intérêts du capital d’emprunts étrangers, dividendes et autre revenus légitimes sur des capitaux investis), la TVA payée sera rendue. Avant que cette taxe ne soit appliquée, les montants de TVA pourront être mis sous séquestre durant un an jusqu’à ce que la légitimité des transactions soit confirmée. Pour les quantités de cash de plus de 1 million de roubles exportées hors de Russie cette taxe doit être aussi perçue.
      La TVA pour les exportateurs doit aussi être rendue seulement après que les revenus des exportation aient été perçus.
      Cesser de prendre en compte comme des dépenses les dettes non récupérables des non-résidents envers les entreprises russes et demander aux dirigeants de compenser les pertes de leur entreprises et de l’état lorsque ces fonds sont identifiés.
      Limiter les avoirs et les obligations des non résidents dans les entreprises russes, interdire les investissements dans des obligations étrangères des pays qui ont émis des sanctions économiques contre la Russie.5. Introduire une règle disant que l’État doit être informé au préalable des exportations de capitaux et limiter le montant des devises détenues par les banques commerciales.6. Introduire une loi rendant les emprunteurs russes prioritaires pour l’obtention d’un crédit en Russie.7. Créer un système d’information unifié de contrôle des devises et des taxes, ce qui doit inclure la déclaration des transactions qui seront enregistrées dans les bases informatiques des agences de contrôle et de taxation.8. Introduire une licence de la Banque centrale pour le transfert des devises étrangères à l’extérieur. Étendre les droits et devoirs de Rosingmonitoring en lui donnant le droit de bloquer toutes les opérations transfrontalières de la Russie et des entités étrangères qui tenteraient de contourner les règles des transactions en devises ou de blanchir de la monnaie.9.Pour empêcher l’évasion des capitaux, interdire l’ouverture de comptes en devises étrangères, et l’accumulation de fonds sur des comptes existants. Limiter les assurances des dépôts aux dépôts libellés en roubles.10. Pour arrêter l’évasion des capitaux via les assurances arrêter les assurances en devises étrangères. Créer une Société de ré-assurance sur la base de l’Agence russe d’assurance des exportations en lui donnant une position dominante dans la ré-assurance des risques des résidents russes.


      11. Pour la dé-dollarisation de l’économie, mieux contrôler l’estimation des risques élevés pour les opérations en devises étrangères et introduire une taxe de 5 % sur l’achat des devises étrangères ou les valeurs libellées en devises étrangères.


      12. Pour réduire les transferts de capitaux dans le domaine de l’activité économique externe, favoriser les importations et les exportations libellées en roubles, rendre les transactions en roubles vers l’étranger illimitées, créer les conditions pour que les autorités monétaires des autres pays considèrent le rouble comme une devise de réserve. Commencer à fournir du crédit en roubles aux pays importateurs de produits russes afin de maintenir le courant des échanges de biens, utiliser le crédit comme monnaie d’échange pour cet usage. Étendre le système mutuel de paiement en devises nationales entre les membres de l’Union des États Indépendants (UIS), via laMezhgovbank UIS, et avec les autres pays via des entités financières sous contrôle russe.


      Pour stabiliser la devise et les marchés financiers

      1. Arrêter de fournir des liquidités aux marchés financiers.

      Différencier les taux de crédits pour le refinancement des banques commerciales : relever les taux pour l’acquisition de liquidité avec du papier commercial en collatéral et diminuer les taux pour le refinancement des crédits à l’industrie, tout en contrôlant l’utilisation des crédits.


      2. Pour augmenter l’apport de devises étrangères : réintroduire l’obligation pour les exportateurs de convertir en roubles leurs revenus en devises étrangères


      3. Pour prévenir la spéculation sur les devises : fixer un taux de change du rouble en dessous du prix du marché et le corriger de manière aléatoire pour les spéculateurs en se basant sur l’état de la balance des paiements.


      4. Pour anticiper les manipulations des marchés financiers, interdire les actions de groupes organisés de traders, des banques d’état officielles, ainsi que de la Banque centrale et des officiels du ministère des Finances ayant un accès direct aux ressources de crédit de l’État, ce qui amène des profits excessifs à travers des spéculations financières utilisant des informations internes, des fausses transactions, et les accords de monopoles.


      5. Pour réduire les risques systémiques : remplacer les agences de notation de crédits étrangères et les Sociétés d’audit et de Conseil par des équivalents russes dans tous les cas de prise de décision concernant des investissements d’État et de banques avec participation de l’État.


      Pour prévenir la banqueroute des entreprises stratégiques.

      1. Afin de remplacer les crédits extérieurs des entreprises russes la Banque Centrale doit mobiliser les ressources de crédit et fournir ceux-ci aux entreprises dans les mêmes conditions que les créditeurs étrangers via les banques contrôlées par l’État, lesquelles doivent contrôler comment les fonds sont utilisés.


      2. Pour minimiser l’impact négatif de la crise ukrainienne, il faut centraliser les avoirs des créditeurs russes dans des compagnies spéciales d’État qui puissent émettre en échange de ces valeurs des obligations d’état garanties à long terme.


      3. Créer un Club de Moscou d’investisseurs pour coordonner le travail sur le problème du crédit, chercher une position unifiée pour le pays en défaut.


      4. Pour prévenir le défaut des banques commerciales en raisons de leurs obligations extérieures, mener des audits et leur fournir des crédits de stabilisation dans les mêmes conditions que les crédits étrangers.


      5. Pour prévenir l’interruption des équipements de leasing financés par des crédits étrangers, émettre des crédits pour financer dans les mêmes conditions et remplacer les équipements étrangers par des équipements russes, quand c’est possible.


      Dé-extériorisation de l’économie.

      1. Introduire une définition légale des compagnies nationales enregistrées en Russie et non affiliées à des personnes ou à des juridictions étrangères. Seules ces compagnies pourront avoir accès aux gisements de pétrole, de gaz ,et de minerais, recevoir des aides de l’État et mener des activités importantes et stratégiques.


      2. Obliger les propriétaires d’entreprises stratégiques russes à enregistrer leurs droits de propriétés sur des registres russes.


      3. Signer les traités avec les juridictions offshores après avoir pris connaissance des informations sur les taxes et interdire le transfert d’actifs aux juridictions qui refusent de le faire. Dénoncer les traités existants en cas d’incompatibilité avec la double taxation.


      4. Taxer tous les revenus des compagnies off-shore recevant des ressources russes sous la menace de les taxer à 30 % si elles ne coopèrent pas.


      Ces mesures peuvent créer des conditions pour étendre le crédit sans le danger d’une utilisation des fonds pour la spéculation sur les devises. A travers l’introduction de ces mesures les liquidités pourront être augmentées sans causer d’inflation, et l’économie pourra être recapitalisée pour stimuler l’investissement et l’activité économique.


      Pour arrêter la contraction de l’activité commerciale


      1. Pour accroître le fond de roulement des entreprises et achever l’optimisation de leur capacité de production nous désirons créer un canal illimité de refinancement par la Banque centrale des banques commerciales en se servant de leurs obligations collatérales d’entreprises productrices en fonction des crédits qu’elles reçoivent, avec des intérêts qui ne doivent pas dépasser le niveau des profits courants dans l’industrie manufacturière. Avec les conditions que ces crédits soient utilisés exclusivement pour la création de produits manufacturés et que la marge de la banque n’excède pas 1 %.


      2. Pour accroître l’investissement dans la modernisation des entreprises existantes il faut créer un canal de refinancement par la Banque de Russie des banques commerciales en utilisant les actions collatérales et les apports des entreprises stratégiques a un taux d’intérêt qui ne puisse pas dépasser le niveau de la marge de profit de la production. Les banques commerciales étant responsables de l’utilisation de ces crédits strictement pour les projets prévus.


      3. Pour accroître l’investissement dans la création de nouvelles industrie manufacturières et l’utilisation des nouvelles technologies il faut créer un canal de refinancement par la Banque de Russie du développement des banques et des banques commerciales contrôlées par l’État, en utilisant la création de valeurs collatérales à 2 % d’intérêts, sous condition que ces crédits soient utilisés uniquement pour les projets prévus et que la marge de la banque ne dépasse pas 1%.


      4. Pour stimuler la production et l’investissement dans les secteurs à faible revenus (agriculture, construction de machines), créer des mécanismes de substitution via les instituts spéciaux de développement.


      5. Pour remplacer les importations par des produits internes créer un mécanisme de crédit spécial pour les projets d’expansion des manufactures existantes et la création de nouvelles manufactures en leur accordant des garanties de crédits gouvernementales via les instituts de développement et les banques commerciales avec le refinancement subséquent par la Banque de Russie à un taux de 2% et une marge bancaire n’excédant pas 1%.


      6. Pour optimiser la participation de l’état dans l’accroissement des activités d’investissement transformer le Fonds de réserve en Budget de développement, ce qui peut mieux répartir ses ressources en stimulant l’investissement dans les secteurs prometteurs de la croissance économique, en soutenant ces instituts de développement, les obligations des entreprises d’État, et les obligations de soutien aux infrastructures.


      7. Pour augmenter l’efficacité des investissements, créer un institut d’évaluation, de sélection, et de développement, des directions scientifiques, technologiques et de développement économiques les plus prometteuses dans le système du planning stratégique.


      Ensemble, ces mesures pour empêcher la fuite des capitaux, et remplacer les sources externes de crédit par des sources internes, vont permettre une politique conduisant à un développement rapide par une spectaculaire augmentation de l’investissement et des innovations dans les secteurs des nouvelles technologies. La remonétisation de l’économie par la facilitation de l’augmentation du crédit via le système bancaire et le retour d’une partie du capital des juridictions étrangères dans les deux prochaines années peuvent amener une augmentation du PNB de 6 % à 8 % par an, des investissements de 15 % par an, et la R&D de 20 % par an, en ramenant l’inflation à un seul chiffre.






      Liste des annexes




      ANNEXE 1 Comment les pays des BRICS peuvent acquérir un système international de paiement qui leur soit propre.




      ANNEXE 2 Comment éviter de perdre $60 Mds par an en arrêtant la délocalisation et la fuite des capitaux?




      ANNEXE 3




      ANNEXE 4 Comment stabiliser le système bancaire et se protéger du dollar et de l’euro?




      ANNEXE 5 Comment sauvegarder la sécurité socio-économique de la Russie?




      ANNEXE 6 Comment revenir d’un marché sauvage à une économie planifiée?




      ANNEXE 7 Comment arrêter la « fuite des cerveaux » et revenir à une recherche scientifique d’État?




      ANNEXE 8 Comment libérer le monde des affaires d’une imposition excessive?




      ANNEXE 9 Comment apprendre à économiser l’électricité ?


      ANNEXE 10 Comment éviter le piège de la stagflation et assurer la croissance ?




      http://desiebenthal.blogspot.ca/2010/08/democratie-directe-economique-crises.html

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    9. 10/22/15--13:30: Fiasco du système de vote
    10. Le fiasco d’Aigle révèle les lacunes du système de vote

      ScrutinsLe Tribunal fédéral vient d’invalider une votation communale pour vices de procédure. Le Canton rappelle les règles.

      Une membre du bureau électoral d'Aigle procède au scannage des cartes de vote.
      Une membre du bureau électoral d'Aigle procède au scannage des cartes de vote.Image: FLORIAN CELLAEnviron 4 890 résultats (0,59 secondes) 
      Aigle a pris acte de cette décision, mais dit son étonnement. «A cette aune-là, on peut refaire pas mal de votations!» lance Me Marc-Olivier Buffat, qui représentait l’Exécutif aiglon. Il sait de quoi il parle: une enquête menée par la Municipalité auprès de douze communes de la région révèle que la moitié d’entre elles ne suivent pas entièrement la procédure réglementaire. Contactées, plusieurs autres localités affirment ne pas procéder non plus au tamponnage, ou alors seulement à celui de la carte de vote.
      Règles ignorées
      «En dix ans, je n’ai jamais entendu parler de ces règles», affirme la secrétaire du Conseil communal de Bourg-en-Lavaux, qui souligne que les personnes qui se rendent au bureau de vote le dimanche sont rares. Même son de cloche à Nyon ou à Morges.
      L’e-mail envoyé lundi matin aux présidents de bureaux électoraux vaudois ne sera donc pas inutile. Afin d’éviter tout problème lors du dépouillement des prochaines élections fédérales, le Service des affaires communales et des droits politiques rappelle la procédure (lire ci-contre). A la lumière de l’arrêt du TF, le Canton suggère aussi de conserver les enveloppes de vote afin de pouvoir procéder à des contrôles de traçabilité en cas de recomptage. Cette exigence n’est pourtant pas formulée dans la loi, mais elle s’est révélée primordiale dans le cas d’Aigle.
      Contrairement à l’avis du Conseil d’Etat et à celui du Tribunal cantonal, qui avaient rejeté le recours de deux citoyens contre le vote aiglon, les juges de Mon-Repos ont estimé que le non-respect des règles de procédure a pu avoir une incidence sur le résultat du scrutin. Celui-ci s’était joué à 91 voix en faveur du réaménagement du centre-ville, alors qu’on dénombrait 111 cartes de vote reçues de plus que de bulletins rentrés au total. Ces votes «surnuméraires» sont constatés lors de chaque scrutin (enveloppes vides, par exemple), mais pas dans une telle proportion, note la Haute Cour.
      Des citoyens auraient-ils voté deux fois? Pour sa défense, Aigle soutenait que le scannage électronique des cartes d’électeur au bureau de vote permet de s’assurer du contraire. Un argument rejeté par la Haute Cour: pour être certains qu’une personne n’avait pas voté à double, il aurait fallu conserver les enveloppes jaunes munies du sceau communal, cela afin de pouvoir les recompter et vérifier qu’il y en a autant que de cartes de vote.
      Système de milice en jeu
      Siegfried Chemouny, chef des Affaires communales et des droits politiques, est circonspect face au formalisme du Tribunal fédéral: «Je ne vois pas comment quelqu’un peut voter deux fois au bureau de vote. Les électeurs sont surveillés.» Chef du service juridique et législatif, Jean-Luc Schwaar ajoute: «Si une personne avait voté deux fois, il y aurait plus de bulletins que de cartes de vote, alors que c’était l’inverse.» Dans son souvenir, un scrutin n’a jamais été invalidé pour les motifs invoqués. Le résultat serré de la votation et la différence importante entre cartes reçues et bulletins rentrés ont pesé lourd dans la décision du TF.
      Syndic d’Aigle, Frédéric Borloz estime que le formalisme de la Cour met à mal le travail de milice lors de scrutins. «On nous impose des règles qui ne sont même pas dans la loi!» Selon l’édile, le recours au scannage rend caduque l’obligation de timbrer. Le Canton affirme qu’une modification légale n’est pas à l’ordre du jour. Il n’explique pas non plus l’application à géométrie variable des règles en matière de vote à l’urne. (24 heures)
      (Créé: 13.10.2015, 07h33)
      http://www.24heures.ch/vaud-regions/fiasco-aigle-revele-lacunes-systeme-vote/story/12425869

      Le vote électronique simplifie la vie des expatriés

      Fédérales 2015Remplir son devoir de citoyen suisse lors d'élections n'est pas simple quand on vit à l'étranger. Le vote électronique peut aider les expatriés.

      Cette année, seuls les électeurs suisses de l'étranger enregistrés à Genève, Lucerne, Bâle-Ville ou Neuchâtel pourront voter par Internet.
      Cette année, seuls les électeurs suisses de l'étranger enregistrés à Genève, Lucerne, Bâle-Ville ou Neuchâtel pourront voter par Internet.Image: Keystone

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      S'inscrire au registre électoral, renvoyer le matériel de vote, s'informer sur les candidats: être un bon citoyen suisse à l'autre bout du monde n'est pas toujours évident. Le vote électronique pourrait les y aider.
      «Je voterais bien, mais je n'ai pas encore reçu les enveloppes, et le temps nécessaire pour les renvoyer se réduit», écrit Stefan Heusser d'Afrique du Sud.
      Celui qui vit au Cap depuis 1991 n'est pas le seul Suisse de l'étranger à manquer les élections en raison du délai. «Nous recevons beaucoup d'emails de citoyens qui souhaitent être retirés du registre électoral pour cette raison», explique la porte-parole de l'Organisation des Suisses de l'étranger (OSE), Anne-Catherine Clément.
      Question de simplicité
      C'est pourquoi l'OSE se bat pour que le vote électronique soit introduit le plus rapidement possible sur l'ensemble du pays. Les Suisses de l'étranger utiliseraient ce système activement, s'ils le pouvaient, écrit l'Organisation dans une publication sur les élections.
      Mais cette année seuls les électeurs suisses de l'étranger enregistrés dans les cantons de Genève, de Lucerne, de Bâle-Ville ou de Neuchâtel - soit quelque 34'000 personnes - pourront voter par Internet.
      C'est le cas notamment de Virginie Pache qui vit à Haarlem, aux Pays-Bas, et de Nicolas Mollard installé à Tokyo au Japon. Tous deux sont enregistrés dans la Cité de Calvin et la voie électronique leur «simplifie grandement la tâche».
      Et de rapidité
      «J'ai participé à tous les scrutins fédéraux depuis mon inscription au registre électoral par internet pour des raisons de simplicité et surtout de rapidité», explique pour sa part Blaise-André Simon, installé à Sydney en Australie.
      Mais l'ancien résident de Fribourg vit son premier scrutin sans la magie de la Toile. Le canton romand faisait partie du consortium dont le projet de vote électronique pour le 18 octobre a été éconduit par le Conseil fédéral pour des raisons de sécurité. Le journaliste a donc été posté son enveloppe «en priant pour qu«elle arrive à temps en Suisse».
      Moins de votes
      Quelque 740'000 Suisses vivent hors des frontières. Parmi eux, 580'000 ont le droit de vote. Et environ 142'000 se sont enregistrés pour pouvoir effectivement l'exercer, soit 25% de cet électorat, écrit l'OSE. En comparaison, lors des élections pour le Conseil National en 2011 la participation électorale des Helvètes vivant en Suisse s'élevait à 48,5%.
      Pour Anne-Catherine Clément, cette différence du simple au double s'explique aussi par les démarches que doivent opérer les expatriés. Ceux-ci ne reçoivent pas automatiquement leur matériel de vote: ils doivent s'inscrire dans un registre électoral s'ils souhaitent participer au scrutin. Elle constate néanmoins que l'intérêt est grandissant.
      Au total, le nombre des électeurs expatriés inscrits au registre électoral équivaut à 2,5% du nombre de citoyens suisses. Ce taux diffère toutefois des cantons, précise l'OSE. Genève enregistre le plus grand pourcentage avec 8,9.
      Accès à l'information
      Pour s'informer les citoyens aux envies d'ailleurs ont différentes techniques. Virginie Pache utilise «principalement les ressources de la RTS». Nicolas Mollard trouve son bonheur «via la presse en ligne». Et Blaise-André Simon s'informe grâce à son travail et au matériel électoral fourni par la chancellerie.
      De son côté Stefan Heusser a de la peine à s'informer sur les élections depuis l'Afrique du Sud. Il n'a ainsi pas la possibilité de suivre les débats et préfère donc choisir des partis plutôt que des candidats individuels. Il se tourne également vers ses amis et connaissances restés au pays pour l'éclairer un peu.
      Expatriés en campagne
      Certains Suisses de l'étranger ne se contentent pas de pouvoir voter. Ils souhaitent être élus. Pour les fédérales 2015, 59 candidats figurent sur 16 listes différentes.
      L'UDC en présente à elle seule 30. Elle est suivie par le PS avec 14 candidatures, le PDC avec 9 et les Verts avec 5. Le PLR aligne, quant à lui, un prétendant.
      Si aucun expatrié n'a encore pu siéger au Parlement fédéral le nombre de candidats augmente de façon continue, conclut Anne-Catherine Clément. (ats/nxp)
      (Créé: 09.10.2015, 10h12)




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        Anguille sous roche à Roches?

        JURA BERNOIS
          
        Le maire Yannick Christen a été réélu par 91 voix contre 5 seulement à son adversaire, René Beuchat. Mais une vingtaine de citoyens affirment avoir voté pour le perdant...
        Par Vincent Donzé. Mis à jour à 17h24 12 Commentaires
        Le maire de Roches, Yannick Christen
        Le maire de Roches, Yannick Christen
        Image: Laurence Rasti

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        Il y a anguille sous Roches et le préfet a été alerté. La plainte portant sur un soupçons de fraude électorale émane de citoyens de cette commune du Jura bernois affirmant sur l’honneur avoir voté pour le vice-maire René Beuchat, qui n’a récolté que cinq suffrages contre 91 au maire sortant, Yannick Christen.
        La secrétaire communale du village est la maman du maire en place depuis six ans. Pour le maire de Moutier Maxime Zuber, «l’affaire est très grave», sachant que «s’il y a eu tricherie pour cette élection, peut-être st-ce le cas aussi d’autres votations», dit-il en citant le vote sur l’appartenance cantonale du 24 novembre dernier. «Je n’ai pas vraiment fait campagne, mais plusieurs personnes m’avaient dit vouloir voter pour moi. Je pensais avoir plus de voix», avait déclaré le conseiller communal René Beuchat au «Journal du Jura», aprè l’élection.
        Informé par "Le Matin", le maire Yannick Christen tombe des nues". Sa première réaction: "Je n'ai pas besoin de tricherie pour avoir ma place. S'il y avait 49 voix contre 50, on discuterait, mais là, il n'y a pas matière à grande discussion". Une précision de sa part: "Ma mère n'était pas présente au bureau de vote au moment du dépouillement".(Le Matin)
        Créé: 22.10.2015, 17h28