Are you the publisher? Claim or contact us about this channel


Embed this content in your HTML

Search

Report adult content:

click to rate:

Account: (login)

More Channels


Showcase


Channel Catalog


Channel Description:

Justice = Pax - Peace - Paz - Paix - Vrede - Frieden - Shalom - Salam - Mir - Pau - Pokoj - Shanti - Ashkharh...Abenaki OLAKAMIGENOKA Afrikaans VREDE Akan ASOMDWOE Akkadian SALMU Alabama ITTIMOKLA Albanês PAQE Algonquin WAKI IJIWEBISI Alsaciano FRIEDE Amharic SELAM Árabe SALAM Aranese PATZ Armenio ASHKHARH Assamese SHANTI Aymara HACANA Bemba MUTENDEN Basque (Euzkera) BAKEA Bavariano FRIDN Batak PARDAMEAN Belorusso PAKOJ Bengali SHANTI Bhojpuri SHANTI Isaïe 32, 17

older | 1 | .... | 8 | 9 | (Page 10) | 11 | 12 | .... | 105 | newer

    0 0
  • 07/15/15--03:59: Grèce ? Les regards vides


  • "... des personnes très puissantes vous regardent dans les yeux et vous disent : “Vous avez raison, mais nous allons vous écraser quand même“. Ce n'est pas que cela se passait mal, c'est qu'il y avait un refus catégorique de débattre d'arguments économiques. Refus catégorique. Vous mettez en avant un argument que vous avez vraiment travaillé – pour être sûr qu'il soit cohérent, logique – et vous n'avez en face de vous que des regards vides. C'est comme si vous n'aviez pas parlé. Ce que vous dites est indépendant de ce qu'ils disent. Vous auriez aussi bien pu chanter l'hymne national suédois, vous auriez eu la même réponse. Et c'est déconcertant, pour quelqu'un habitué au débat universitaire... l'autre camp réplique toujours. Et bien là, il n'y avait pas réplique du tout. Ce n'était même pas de la gêne, c'était comme si personne n'avait parlé."

    YANIS VAROUFAKIS.


    Notre bataille pour sauver la Grèce

    Interview téléphonique de Yanis Varoufakis par Harry Lambert, the New Statesman, réalisée avant la conclusion de l'accord de lundi matin.
    Texte original ici : http://www.newstatesman.com/world-affairs/2015/07/yanis-varoufakis-full-transcript-our-battle-save-greece
    Traduction personnelle (merci de me signaler toute coquille, erreur, etc... je suis un traducteur profane)



    Alors, comment vous sentez-vous ?

    Je me sens sur le toit du monde. Je n'ai plus à vivre selon cet emploi du temps fou, qui était absolument inhumain, complètement incroyable. J'ai dormi 2 heures par nuit, tous les jours, pendant 5 mois... Je suis aussi soulagé de ne plus avoir à supporter l'incroyable pression d'avoir à négocier pour défendre une position que je trouve difficile à défendre, même si je réussissais à faire acquiescer la partie adverse.



    Comment était-ce ? Vous n'en avez aimé aucun aspect ?

    Oh si, de nombreux aspects. Mais l'information que vous avez quand vous êtes à l'intérieur... voir vos pires peurs se confirmer... Avoir « le vrai pouvoir » qui vous parle directement, et qu'il vous dise ce que vous craignez – la situation est pire que ce que vous imaginiez ! Donc c'était amusant d'être au premier rang.



    A quoi faites-vous référence ?

    A l'absence complète de scrupules démocratiques de la part des soi-disant défenseurs de la démocratie européenne. La compréhension claire que nous sommes sur la même longueur d'onde analytique – bien sûr ils ne le diront jamais publiquement. Et pourtant, des personnes très puissantes vous regardent dans les yeux et vous disent « Vous avez raison, mais nous allons vous écraser quand même. »



    Vous avez dit que les créanciers s'opposaient à vous car « J'essaie de parler d'économie à l'Eurogroupe, ce que personne ne fait. » Que se passait-il quand vous le faisiez ?

    Ce n'est pas que cela se passait mal, c'est qu'il y avait un refus catégorique de débattre d'arguments économiques. Refus catégorique. Vous mettez en avant un argument que vous avez vraiment travaillé – pour être sûr qu'il soit cohérent, logique – et vous n'avez en face de vous que des regards vides. C'est comme si vous n'aviez pas parlé. Ce que vous dites est indépendant de ce qu'ils disent. Vous auriez aussi bien pu chanter l'hymne national suédois, vous auriez eu la même réponse. Et c'est déconcertant, pour quelqu'un habitué au débat universitaire... l'autre camp réplique toujours. Et bien là, il n'y avait pas réplique du tout. Ce n'était même pas de la gêne, c'était comme si personne n'avait parlé.



    Quand vous êtes arrivé pour la première fois, début février, ce n'était pas la position unitaire ?

    Et bien, les gens étaient compatissants sur un plan personnel – enfin, vous savez, derrière des portes fermées, sur des bases informelles. Surtout le FMI.



    Au plus haut niveau ?

    Au plus haut niveau. Au plus haut niveau. Mais une fois dans les réunions de l'Eurogroupe, quelques mots aimables, et c'est tout, retour derrière le parapet de la version officielle.

    Mais Schaüble était cohérent tout du long. Sa ligne, c'était « Je ne discute pas du programme, il a été accepté par le précédent gouvernement et on ne peut pas permettre qu'une élection y change quoi que ce soit. Parce que nous avons des élections à longueur de temps, nous sommes 19, si à chaque fois qu'il y a une élection quelque chose change, les contrats entre nous ne voudraient rien dire. ».

    Donc à un moment je me suis levé et j'ai dit « Dans ce cas peut-être qu'on devrait simplement ne plus faire d'élections dans les pays endettés », et il n'y a pas eu de réponse. La seule interprétation que je peux en faire c'est qu'ils pensaient « Oui, ce serait une bonne idée, mais ça serait compliqué à faire. Donc soit vous signez là où on vous dit, soit vous sortez. »



    Et Merkel ?

    Vous devez comprendre que je n'ai jamais eu quoi que ce soit à faire avec Merkel. Les ministres des finances parlent aux ministres des finances, les premiers ministres aux chancelières. De ce que je comprends, elle était très différente. Elle a essayé d'apaiser le premier ministre, elle a dit « On va trouver une solution, ne vous en faites pas, je ne laisserai rien d'horrible se passer, faites vos "devoirs à la maison", travaillez avec la Troïka, il ne peut pas y avoir de cul-de-sac dans ce cas ».

    Ce n'est pas ce que j'entendais de mon homologue, tant à la tête de l'Eurogroupe que Schaüble, ils étaient très clairs. A un moment, ils m'ont dit sans équivoque : « Voilà un cheval, soit vous le montez soit il meurt. » (*"This is a horse and either you get on it or it is dead." Expression qui veut visiblement dire : c'est ça ou rien).



    D'accord. C'était quand ?

    Dès le début. Dès le tout début.



    Alors, pourquoi s'accrocher jusqu'à l'été ?

    Et bien, il n'y avait pas d'alternative. Notre gouvernement avait été élu avec le mandat de négocier. Donc notre premier mandat était de créer un espace et du temps pour avoir une négociation et obtenir un nouvel accord. C'était notre mandat – notre mandat était de négocier, ce n'était pas de venir et d'envoyer balader les créanciers...

    Les négociations ont pris des siècles, parce que l'autre camp refusait de négocier. Ils insistaient qu'ils voulaient un « accord global », ce qui voulait dire qu'ils voulaient discuter de tout. Mon interprétation est que quand vous voulez parler de tout, vous ne voulez parler de rien. Mais nous avons fait avec.

    Et il n'y avait absolument rien que nous ne pouvions proposer sur rien avec eux. Laissez-moi vous donner un exemple. Ils disaient « nous voulons toutes vos données sur la trajectoire fiscale sur laquelle est la Grèce, nous voulons toutes les données sur vos entreprises publiques. » Alors nous passions beaucoup de temps à leur fournir les données et à répondre à leurs questionnaires et à avoir un nombre incalculable de réunions pour le leur fournir.

    Donc voilà la première phase. La seconde phase, c'est qu'ils nous demandaient ce que nous voulions faire sur la TVA. Ils rejetaient ensuite notre proposition mais ne faisaient pas de proposition alternative. Et ensuite, sans qu'on ait eu le temps de se mettre d'accord sur la TVA, ils changeaient de sujet, comme les privatisations. Ils nous demandaient ce que nous voulions faire sur les privatisations, on proposait quelque chose, ils le rejetaient. Ensuite ils passaient à un autre sujet, comme les retraites, puis aux marchés de produits, puis aux relations sociales, et des relations sociales à toutes sortes de choses, n'est-ce pas ? C'était comme un chat chassant sa propre queue.

    On a senti, le gouvernement a senti qu'on ne pouvait pas arrêter le processus. Ma suggestion depuis le début, c'était celle-ci : « ce pays s'effondre, il s'effondre depuis longtemps... Bien sûr nous avons besoin de le réformer. Nous sommes d'accord là dessus. » Parce que le temps presse, et parce que pendant les négociations, la BCE réduisait les liquidités pour nous mettre la pression, ma proposition constante à la Troïka était très simple : mettons nous d'accord sur 3, 4 réformes importantes, comme le système fiscal, comme la TVA, et appliquons-les immédiatement. Et relâchez les restrictions sur les liquidités de la BCE. Vous voulez un accord global, travaillons-y, et en attendant, laissez-moi présenter ces réformes au parlement comme un accord entre vous et nous.

    Et ils répondaient « non non non, il doit y avoir un accord global. Rien ne sera mis en œuvre si vous osez faire des propositions de lois. Ce sera considéré comme une action unilatérale hostile au processus d'élaboration d'un accord ». Et bien sûr, quelques mois plus tard, ils font fuiter aux médias que nous n'avons pas réformé le pays et que nous perdions du temps ! Et donc... (ricanements), on s'était fait piéger, dans un sens, sur un sujet très important.

    Donc, au moment où les liquidités se sont presque complètement asséchées, que nous étions en situation de défaut, ou de quasi-défaut, envers le FMI, ils ont amené leurs propositions, qui étaient totalement impossibles, totalement invivables et toxiques. Donc ils ont joué la montre, et ils sont venus avec le genre de propositions que vous présentez au camp d'en face quand vous ne voulez pas d'accord.



    Avez-vous essayé de travailler avec les autres gouvernements des autres pays endettés ?

    La réponse est non, pour une raison très simple : dès le début, ces pays en particulier ont rendu abondamment clair qu'ils étaient les ennemis les plus énergiques de notre gouvernement, dès le tout début. Et la raison, bien sûr, était que notre succès est leur pire cauchemar : si nous réussissions à négocier un meilleur accord pour la Grèce, cela les écraserait politiquement, ils auraient à répondre à leurs propres peuples sur pourquoi ils n'avaient pas négocié comme nous l'avions fait.



    Et vous associer avec des partis plus à l'écoute, comme Podemos ?

    Pas vraiment. Je veux dire, nous avons toujours eu une bonne relation avec eux, mais il ne pouvaient rien faire, leur voix ne se faisait pas entendre à l'Eurogroupe. Et de fait, plus ils s'affichaient en notre faveur, ce qu'ils ont fait, plus le ministre des finances représentant leur pays devenait inamical à notre égard.



    Et George Osborne ? Quelles étaient vous relations avec lui ?

    Oh, très bonnes, très plaisantes, excellentes. Mais il est hors de la boucle, il ne fait pas partie de l'Eurogroupe. Quand j'ai discuté avec lui à plusieurs occasions, j'ai bien vu qu'il était très compréhensif. Et de fait, si vous lisez The Telegraph, les meilleurs défenseurs de notre cause ont été les Tories ! Parce que leur euroscepticisme, hum... ce n'est pas juste de l'euroscepticisme, c'est une vision Burkienne de la souveraineté du parlement – dans notre cas, il était très clair que notre parlement était traité comme des ordures.



    Quel était le plus grand problème avec le fonctionnement général de l'Eurogroupe ?

    Pour illustrer, il y a eu un moment où le président de l'Eurogroupe a décidé de s'en prendre à nous et de fermer concrètement nos banques, et a fait savoir que a Grèce était intrinsèquement sur le chemin de la sortie de l'Eurozone. Il y a une convention qui veut que les communiqués de l'Eurogroupe doivent être unanimes, et que le président ne peut pas juste convoquer une réunion et en exclure un pays membre. Et il dit « Oh, je suis sûr que je peux faire ça. » Donc j'ai demandé un avis légal. Et ça a créé un petit kerkuffle (*c'est intraduisible. En gros, c'est un bazar paniqué). Pendant 5-10 minutes la réunion s'est arrêté, les juristes, les officiels parlaient entre eux, regardaient sur leurs téléphones, et finalement, un officiel, un expert juridique est venu me voir et m'a dit les mots suivants : « Et bien, l'Eurogroupe n'existe pas dans la loi, il n'y a pas de traité qui le constitue. »

    Donc nous avons un groupe non-existant qui a le plus grand pouvoir pour déterminer la vie des Européens. Il n'est responsable devant personne, étant donné qu'il n'existe pas dans la loi ; pas de minutes des réunions, et c'est confidentiel. Aucun citoyen ne saura jamais ce qui s'y dit... Ce sont des décisions pour ainsi dire de vie et de mort, et aucun membre n'a à en répondre devant qui que ce soit.



    Et c'est ce groupe qui est contrôlé par les attitudes allemandes ?

    Oh, pleinement et complètement. Pas par les attitudes, par le ministre des finances de l'Allemagne. C'est comme un orchestre très bien rodé, et il est le chef d'orchestre. Tout est au diapason. Il y a des moments où l'orchestre sort du tempo, mais il s'active, et tout revient dans l'harmonie.



    Il n'y a pas de pouvoir alternatif dans le groupe ? Le Français ne peut pas contrer ce pouvoir ?

    Il n'y a que le ministre français qui a émis des bruits différents de la ligne allemande, et ces bruits étaient très subtils. Vous pouviez voir qu'il devait choisir des mots très judicieux, pour ne pas être vu comme en opposition. Et au final, quand Doc Schaüble répondait, et déterminait effectivement la ligne officielle, le ministre des finances français pliait toujours et se taisait.





    Parlons de votre background théorique, et de votre travail sur Marx en 2013, quand vous dites : « Une sortie de la Grèce, ou du Portugal, ou de l'Italie de la zone euro mènerait bientôt à la fragmentation du capitalisme européen, créant une zone de surplus récessif sérieux à l'est du Rhin et au nord des Alpes, quand le reste de l'Europe serait pris dans le cercle vicieux de la stagflation. Qui pensez-vous bénéficierait de cette situation ? Une gauche progressiste, qui s'élèverait tel le Phénix des cendres des institutions publiques européennes ? Ou les nazis d'Aube Dorée, et leur cortège de néofascistes, xénophobes et truands. Je n'ai absolument aucun doute sur lesquels des deux se sortiraient le mieux d'une désintégration de l'eurozone. »... donc un Grexit aiderait inévitablement Aube Dorée, vous pensez toujours cela ?

    Ecoutez, je ne crois pas à une vision déterministe de l'histoire. Aujourd'hui, Syriza est une force dominante. Si nous arrivons à sortir de cette situation unis, et que nous gérons proprement un Grexit... ce serait possible qu'il y ait une alternative. Mais je ne suis pas sûr qu'on le réussirait, parce que réussir l'effondrement d'une union monétaire demande beaucoup d'expertise, et je ne suis pas sûr que nous l'ayons en Grèce sans l'aide de l'étranger.



    Vous avez bien du penser au Grexit dès le premier jour...

    Oui, absolument.



    Vous vous y êtes préparés ?

    La réponse est oui et non. On avait un petit groupe, un « cabinet de guerre » au sein du gouvernement, d'environ 5 personnes, et nous faisions ceci : nous y avons travaillé en théorie, sur le papier, tout ce qui devait être fait. Mas c'est une chose de le faire avec 4 ou 5 personnes, c'en est une autre d'y préparer le pays. Pour préparer le pays, une décision exécutive devait être prise, et elle n'a jamais été prise.



    Et la semaine dernière, était-ce une décision dont vous sentiez que vous vous rapprochiez ?

    De mon point de vue, nous devions être précautionneux pour ne pas l'activer. Je ne voulais pas que cela devienne une prophétie auto-réalisatrice. Je ne voulais pas être comme le fameux aphorisme de Nietzsche qui dit que si vous fixez le fond de l'abysse assez longtemps, l'abysse vous fixe en retour. Mais je croyais aussi qu'au moment où l'Eurogroupe allait fermer nos banques, on activerait le processus.



    Très bien. Donc vous aviez deux options, de ce que je vois : un Grexit immédiat, ou imprimer des IOU et prendre le contrôle de la Banque Centrale de Grèce (précipitant potentiellement mais pas nécessairement un Grexit) ?

    Oui, oui. Je n'ai jamais cru que nous devions aller directement à un nouvelle monnaie. Mon idée était, et je l'ai proposé au gouvernement, que s'ils osaient fermer nos banques, ce que je considérais comme un acte d'un très grand degré de violence, nous devions répondre agressivement, mais sans franchir le point de non-retour. Nous diffuserions nos IOU (*IOU : I owe You, je te dois. Reconnaissance de dette officielle, quasi-monnaie parallèle), ou au moins nous annoncerions que nous allions diffuser notre propre liquidité libellée en euro, nous appliquerions une décote aux obligations de 2012 détenus par la BCE, ou annoncerions que nous allons le faire ; et nous prendrions le contrôle de la Banque de Grèce. C'était le triptyque, les 3 choses que je pensais que nous devions faire en réponse à la BCE qui ferme nos banques.

    Je prévenais le cabinet que ça allait arriver depuis un mois, dans le but de nous pousser à accepter un accord humiliant. Quand c'est arrivé – et de nombreux de mes collègues ne pouvaient pas croire que ça arrivait – mes propositions de réponse « énergique » ont été, disons, rejetées par le vote.



    Et on en est passé loin ?

    Disons que sur 6 personnes, nous étions une minorité de 2. Une fois cela acté, j'ai reçu l'ordre de fermer les banques de façon consensuelle avec la BCE et la Banque de Grèce, ce contre quoi j'étais, mais je l'ai fait, car je suis un joueur d'équipe, je crois en la responsabilité collective.

    Ensuite, le référendum s'est tenu, et le référendum nous a donné un boost incroyable, qui aurait justifié ce type de réponse énergique contre la BCE, mais la nuit-même, le gouvernement a décidé que la volonté du peuple, ce « Non » tonitruant, ne devait pas énergiser notre approche.

    A la place, il devait mener à des concessions majeures au camp d'en face : la réunion du conseil des chefs de partis, où notre premier ministre a accepté comme prémisse que quoi qu'il se passe, quoi que fasse l'autre camp, ne nous répondrions jamais d'aucune manière qui le challengerait. Et au bout du compte, cela voulait dire plier. Vous arrêtez de négocier.



    Donc vous ne devez plus avoir beaucoup d'espoir maintenant, que le deal sera meilleur que celui de l'an passé, voire même qu'il sera pire ?

    S'il est quelque chose, il sera pire. Je crois et j'espère que notre gouvernement insistera sur la restructuration de la dette, mais je ne vois pas comment le ministre des finances allemand signerait pour ça lors de la réunion de l'Eurogroupe qu arrive (*celle du samedi 11). S'il le fait, ce sera un miracle.



    Exactement. Parce que, comme vous l'avez expliqué, votre effet de levier est disparu ?

    Je pense, je pense. A moins que Schaüble ne reçoive ses ordres de marche de la chancelière. Cela reste à voir, si elle va ou s'engager pour le lui dire ça.



    Pour y revenir à nouveau, pouvez-vous nous expliquer, en des termes compréhensibles pour nos lecteurs, vos objections au « Capital » de Piketty ?

    Et bien, premièrement, laissez-mois dire que je suis embarrassé car Piketty a été d'un grand soutien pour moi et pour le gouvernement, et j'ai été horrible avec lui dans ma critique de son livre ! J'apprécie réellement sa position de ces derniers mois, et je le lui dirai quand je le verrai en septembre.

    Mais ma critique de son livre tient. Son sentiment est correct. Sa détestation des inégalités. Son analyse, cependant, sape sa position, d'autant que je puisse en juger. Car dans son livre, le modèle néoclassique du capitalisme laisse très peu de place pour montrer ce qu'il veut montrer, sauf à construire un modèle sur une série très spécifique de paramètres, ce qui sape son argument. En d'autres termes, si j'étais un opposant à sa thèse selon laquelle l'inégalité est construite et incluse dans le capitalisme, je serais capable de mettre son cas de côté en attaquant son analyse.



    Je ne veux pas trop entrer dans les détails, car ce ne sera pas dans l'article final...

    Oui....



    … mais, au sujet de sa mesure de la richesse ?

    Oui, il utilise une définition du capital qui rend le capital impossible à comprendre. C'est une contradiction des termes. (cf le blog de YV pour plus de détails... en anglais.)



    Revenons à la crise. Je comprends très peu votre relation avec Tsipras.

    Je le connais depuis fin 2010, car j'étais un critique éminent du gouvernement de l'époque, bien que j'en ai été proche à une période. J'étais proche de la famille Papandréou – je le suis toujours, d'une certaine manière – mais je suis devenu un éminent... à l'époque c'était un grosse info, un ancien conseiller qui disait « On prétend que la banqueroute n'a pas eu lieu, on essaie de la couvrir avec de nouveaux prêts insoutenables », ce genre de choses.

    J'ai fait quelques vagues à l'époque, et Tsipras était un très jeune leader qui essayait de comprendre ce qui se passait, et d'où venait la crise, et comment il devait se positionner.



    Vous souvenez-vous de votre première rencontre ?

    Oh oui. C'était fin 2010, on est allé dans une cafétéria, on était trois, et dans mon souvenir, il ne savait pas trop quel était son point de vue, drachme vs euro, les causes de la crise, et j'avais des vues, disons, très très arrêtées sur ce qui se passait. Et le dialogue a commencé, qui a continué pendant des années, un dialogue qui... je crois l'a aidé à former ses idées sur ce qui devait être fait.



    Du coup, comment vous sentez-vous aujourd'hui, après 4 ans et demi, en ne travaillant plus à ses côtés ?

    Je ne le ressens pas de cette manière, je sens que nous sommes très proches. Notre séparation était extrêmement amicale. Il n'y a jamais eu de problème entre nous, jamais à ce jour. Et je suis extrêmement proche d'Euclide Tsakalotos (*son successeur au ministère des finances grec).



    Et j'imagine que vous échangez toujours avec les deux cette semaine.

    Je n'ai pas parlé au premier ministre cette semaine, ces deux derniers jours, mais j'ai parlé avec Euclide, oui, et je considère qu'Euclide est un proche, et je ne l'envie pas du tout (rires).



    Seriez-vous choqué si Tsipras démissionnait ?

    Plus rien ne me choque en ce moment. Notre Eurozone est un endroit très inhospitalier pour les gens décents. Ça ne me choquerait pas non plus d'y rester et d'accepter un très mauvais accord. Parce que je comprends qu'il sens qu'il a une obligation envers les gens qui le soutiennent, nous soutiennent, de ne pas laisser le pays devenir un « failed state » (*littéralement « état échoué », se dit d'un état qui ne peut pas assurer ses fonctions régaliennes et n'a donc aucune autorité réelle).

    Mais je ne vais pas trahir ma propre opinion, que j'ai forgé en 2010, que ce pays doit cesser de faire semblant, doit arrêter de contracter de nouveaux prêts en prétendant que nous avons réglé le problème, ce que nous n'avons pas fait ; quand nous avons rendu notre dette encore moins soutenable sous conditions de toujours plus d'austérité qui réduit encore plus notre économie ; et fait encore plus porter le poids sur ceux qui n'ont rien, en créant une crise humanitaire. Ce n'est pas quelque chose que j'accepterais. Je n'en ferai pas partie.



    Dernière question : resterez-vous proche que qui que ce soit avec qui vous avez négocié ?

    Hum, je ne suis pas sûr. Je ne vais mentionner personne, au cas où je détruirais leurs carrières ! (Rires).


    0 0



    samedi 15 août
    de 18:00  à 23:00

    Neuchâtel

    15 août 2015
    Aula du Mail
    Avenue de Bellevaux 52


    Conférences :

    Vote blanc
    Modernocratie 
    RBI (Revenu de Base Inconditionnel)
    Monnaie pleine
    avec notamment M. François de Siebenthal

    Génération Nomination


    ENTRÉE LIBRE
    possibilité de faire un don (ou deux...)

    Neuchâtel à 17h30, Aula du Mail, av de Bellevaux 52, dans le cadre de la « journée démocratie » avec aussi vote blanc, modernocratie, monnaie pleine et tirage au sort du conseil national – événement sur facebook

    La vérité bancaire en 3 minutes.




    https://www.youtube.com/watch?v=iw_uVLHGWzs&feature=youtu.be

    "Je suis banquier, j'étais derrière les rideaux, j'ai vu comme ça se créait. Ils balancent au bilan actif/passif une création pure qui ne vient de NULLE PART !"
    Transcription intégrale : 

    http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/07/la-verite-bancaire-en-3-minutes.html

    https://www.youtube.com/watch?v=iw_uVLHGWzs&feature=youtu.be

    http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/02/initiative-monnaie-pleine-questions.html





    0 0



    https://www.youtube.com/watch?v=iw_uVLHGWzs&feature=youtu.be

    "Je suis banquier, j'étais derrière les rideaux, j'ai vu comme ça se créait. Ils balancent au bilan actif/passif une création pure qui ne vient de NULLE PART !"
    Transcription intégrale :  François de Siebenthal :  - Le vrai secret bancaire, en fait, ce que Madame vient d'expliquer n'est pas tout à fait exact. Mais je comprends comme elle explique, parce que ça figure même aussi sur le site de la Banque Nationale Suisse. La banque en fait, c'est pas du tout un intermédiaire. C'est ce qu'il faut bien comprendre : le secret bancaire actuel, c'est que les banques créent du néant. C'est les crédits qui créent les dépôts, ce n'est pas le contraire. On veut nous faire croire que les banques gagnent leur vie par les différentiels d'intérêt entre ce que les gens vont épargner et que la banque va prêter. Pas du tout !  Les banques créent du néant des masses colossales de milliers de milliards de dollars, d'euros, de yens, etc. et elles les créent du néant.  Il y a effectivement des règles prudentielles qui ne sont pas des lois, ce sont les règles de Bâle qui sont faites par la Banque des Règlements Internationaux, mais comme je vous l'ai dit, plus de dix pays n'ont aucune limite légale à la création monétaire.  Les règles prudentielles c'est eux-mêmes qui se les donnent.  C'est les banquiers eux-mêmes à Bâle, à la Banque des Règlements Internationaux, ils se créent des règlements, des ratios bancaires, mais c'est le banquier qui crée ses propres limites quand il le veut bien. Angela De Wolff :  - ... Non, le banquier ne crée pas seul ses propres limites... François de Siebenthal : - En fait, dans la réalité économique, excusez-moi, mais l'histoire de Fillon, de Sarkozy, de Merkozy... Leila Delarive :  - Ça on est d'accord, ça on a compris, mais ce n'est pas la raison pour laquelle les gens aiment ou n'aimeraient pas leur banque...  Fred Vallet : - Est-ce que finalement ce n'est pas justement parce qu'on est déjà en train de ne pas être d'accord que les suisses moyens qui n'y connaissent rien ont peur ? François de Siebenthal : - Exactement, ils commencent à comprendre ce que je vous dis. C'est gros ! Madame ne le croit pas, elle est sincère, mais moi je vous assure, je suis banquier, j'étais derrière les rideaux, j'ai vu comme ça se créait. On crée des masses monétaires très facilement. J'étais étonné de la facilité à laquelle on donnait des crédits à l'époque. Avec un dossier de deux-trois pages, on crée des millions, maintenant c'est des trillions. C'est dément ! Moi-même j'ai eu de la peine à le comprendre, mais ce que je vous dis est vrai : on crée du néant des masses colossales et c'est pas du tout un intermédiaire comme on veut le faire croire. Angela De Wolff : - Au niveau du bilan, vous ne pouvez pas dire aujourd'hui que par rapport au crédit que vous offrez vous avez des exigences en terme de fonds propres et de liquidité, qui vous empêchent de créer, de fournir des crédits. Leila Delarive : - Ça devient trop technique pour nous... François de Siebenthal : - Non, le bilan c'est très simple ! Je vous explique. Trois mots. Je vous explique le bilan, c'est important. Lorsqu'un entrepreneur va chez le banquier demander de l'argent, l'argent que le banquier prête ne vient pas du tout d'un compte d'épargne. Il balance au bilan actif/passif une création pure qui ne vient de nulle part. Ça s'appelle ex nihilo en technique bancaire. Ça ne vient de nulle part, ça ne vient pas des réserves du banquier, ça ne vient pas de la Banque Nationale Suisse ou de la Banque Centrale, ça ne vient pas de comptes d'épargne. C'est créé du néant à l'actif et au passif du bilan. Ça, il faut bien se le dire, c'est la vérité. Et il n'y a pas de limite, si ce n'est des règles prudentielles qu'ils se font eux-mêmes.


    Ho la la la la la la !!! Le truc de FOU qui rend dingue !!! Premièrement, un énorme merci pour tout le travail fourni par toi Gérard Foucher, vraiment chapeau bas ! :) Deuxièmement, je viens de voir la vidéo de l'émission entière, et, et ,et !! Vive la censure !!! On enlève carrément François de Siebenthal après la pub, il en a trop dit !!! Troisièmement, je défie, maintenant, quiconque de me retrouver François de Siebenthal en interview sur n'importe que chaîne de télévision... (Hormis un média alternatif, c'est mort il est banni en live!!...)


    Émission "Qu'est-ce qu'elle a ma girl ?"
    sur http://www.becurioustv.com
    présentée par : 
    Fred Vallet
    Leila Delarive
    Avec : 
    Angela De Wolff, associée-fondatrice, en charge de l‘advisory et des relations externes chez Conser.ch
    Eva Zaki, conseillère financière et chercheuse en alternatives économiques
    Jan Langlo, Directeur adjoint de l'Association de Banques Privées Suisses
    François de Siebenthal, ancien banquier, économiste, diplomate et personnalité politique suisse

    vVdéo complète : http://www.becurioustv.com/fr/show/qu...

    Un banquier suisse, votre serviteur,  explique en 3 minutes l'arnaque de la création monétaire, avec le Canada comme exemple.
    Vidéo Facebook :
    https://www.facebook.com/LePeupleEstRoi/videos/vb.152656254942354/398971633644147/?type=3&theater
    Tiré de l'émission "Qu'est-ce qu'elle a ma girl" de becurioustv.com.


     La suite de la démonstration est encore plus précise, particulièrement entre 10:00 et 13:00 ! 
    La pression monte !


    https://www.youtube.com/watch?v=4e2KdHUGvTk


    CRÉATION MONÉTAIRE PAR LES BANQUES COMMERCIALES : LES PREUVES
    https://www.facebook.com/notes/g%C3%A...

    OBJECTIFS


    1. La Banque Nationale créera désormais seule de la monnaie scripturale électronique.
    2. Les banques ne pourront plus elles-mêmes créer de la monnaie scripturale, mais prêter seulement de la monnaie qui existe déjà.
    3. La Banque Nationale mettra en circulation de la nouvelle monnaie pleine moyennant un don (sic, sans dette) au gouvernement fédéral, aux Cantons ou aux citoyennes et citoyens.






    Parmi le comité devant la BNS à Berne, deux romands, MM P. Mottier, tout à gauche sur la photographie, et F. de Siebenthal, le 3ème en partant de la droite.

    Explications plus philosophiques de l' Université de Lausanne:   








    La solution ci-dessous...


    Remarque liminaire:


    Les machines, robots, ordinateurs rendent le "travail humain rémunéré " (dans chaque industrie) de plus en plus rare, c'est un fait. 
    Promettre des emplois classiques est un gigantesque mensonge, une promesse impossible à tenir au niveau mondial, et une cause de guerres économiques impitoyables mondialisées.  
    Ce sont des gaspillages stupides . La seule solution est de promettre des revenus de base et la liberté de créer des emplois nouveaux payés de plus en plus par des robots et des machines. 

    La politique de plein emploi doit être remplacée par une politique de la liberté de décider quoi faire hors de l’économie formelle pour de plus en plus des gens, parce que l’économie formelle ne nécessite plus le travail de tous les adultes - le revenu de base et le dividende créditiste pourraient être deux choses différentes car le dividende peut changer selon la performance de l’économie et le financement qui est aussi différent.

    En effet, l' oeuvre humaine noble et digne n'est financée ni par les impôts, ni par des versements patronaux, ni par des dettes, car il est financé par la création d'argent nouveau sans dettes.

    MONNAIE PLEINE OU VOLLGELD.





    Puisque, VU L'AUTOMATION GRANDISSANTE, les salaires ne suffisent pas pour acheter toute la production,
    LA BNS 2.0
     peut combler la différence par l’émission d’un dividende périodique à tous les citoyens. 

    VOIR ART.99a du projet
     3 Dans le cadre de son mandat légal, elle met en circulation, sans dette, l’argent nouvellement émis, et cela par le biais de la Confédération ou des cantons ou en l’attribuant directement aux citoyens. Elle peut octroyer aux banques des prêts limités dans le temps.

    De l’argent est avancé au producteur (industrie) par LA BNS 2.0 OU L' OFFICE NATIONAL DU CRÉDIT OU LES BANQUES CANTONALES, pour la production de nouveaux biens, ce qui amène (flèche de gauche) un flux de produits étiquetés avec des prix et (flèche de droite), des salaires distribués aux employés.




    La rencontre des consommateurs et des produits se fait chez le marchand, et lorsqu’un produit est acheté (consommé), l’argent qui avait été avancé au début de la production de ce produit retourne à sa source, 
     
    LA BNS 2.0
     
    , ayant ainsi accompli sa fonction et terminé sa course dans le circuit financier, puisque le produit a atteint le consommateur.


     En tout temps, il y a une égalité entre les moyens d’achat entre les mains de la population, et les prix à payer pour les biens consommables mis en vente sur le marché.
     La création monétaire est actuellement volée (sic) par le système bancaire. 

    L’ écart entre les prix et le pouvoir d'argent est comblé maintenant principalement par des dettes nouvelles à intérêts, nous voulons au contraire le remplir par la création d'argent nouveau sans dettes à travers le dividende et l'escompte.

    Les guerres mondiales et les récentes crises bancaires prouvent la création possible de masses monétaires en vue de gaspillages honteux et polluants... Créons ces masses (sans dettes) pour la paix sociale et la civilisation. Libérons-nous des chaînes de la rareté...

    Pour être clair, nous soulignons aussi que l'argent pour la production sous un système créditiste continuerait être de l'argent dette, mais sans intérêts, au profit de tous.

    C'est seulement le dividende et l'escompte qui seraient créés sans aucune dette pour équilibrer le cycle monétaire et l'écart actuel entre les productions automatisées et le pouvoir d’achat toujours insuffisant vu l'automatisation qui ne donne plus de salaires aux machines et robots.

    VIVE LA ROBOLUTION ou ROBOT-SOLUTION AVEC DE VRAIS DIVIDENDES à TOUS.

    Créons ces masses pour la paix sociale et la civilisation. 

    Libérons-nous des chaînes de la rareté...


    Slogans possibles pour les marchés

    Expérience faites sur les marchés, quelques arguments courts et percutants:

    Loyers moins chers avec monnaie-pleine ! 
    Moins de chômage avec monnaie-pleine !
    Moins de dettes avec monnaie-pleine !
    Moins d'inégalités avec monnaie-pleine !
    Moins de crises avec monnaie-pleine !
    Plus de démocratie avec monnaie-pleine !
    Plus de paix avec monnaie-pleine !
    Plus de stabilité avec monnaie-pleine !
    Moins de peurs avec monnaie-pleine !
    Distribuons la création monétaire !
    Battons une monnaie-pleine !
    Nous, le Souverain, battons monnaie !La monnaie bien commun ? réfléchissons-y et signons !

    Austérité ? Stop !

    Profits distribués / Pertes privées !

    Perd, passe et banques-casinos, STOP

    Recadrer les banques.

    Recadrer la monnaie électronique

    Mieux cadrer les banques.

    Pour un argent serviteur.

    Pour une monnaie servante

    Pour une monnaie pleine

    Souveraineté monétaire

    Argent double ou plein ?

    Francs suisses aux Suisses

    Monnaie du 21ème siècle

    de G.M.


    déspéculer l'épargne !

    notre argent, notre choix !

    resécuriser le Franc suisse !


    Images:







    +++  Videos:

    https://www.youtube.com/channel/UCZ_6...

    Pressekonferenz vom 3.5.2015
    Referent: Francois de Siebenthal

    Hansruedi Weber: Einleitung
    https://www.youtube.com/watch?v=vl3fk...

    Philippe Mastronardi: Staatsrechtliche Sicht
    https://www.youtube.com/watch?v=7VNro...

    Reinhold Harringer: Oekonomische Sicht
    https://www.youtube.com/watch?v=tE0rv...

    Francois de Siebenthal: Vollgeld in der Romandie
    https://www.youtube.com/watch?v=4e2Kd...

    Enrico Geiler: Vollgeld im Tessin
    https://www.youtube.com/watch?v=KcNFf...

    0 0

    https://www.youtube.com/watch?v=bUaMzwNPgro

    Paroles et traduction de «Will You Be There».

    Michael Jackson

    Will You Be There (Seras-tu Là)
    Hold me
    Prends-moi
    Like the River Jordan
    Comme la rivière Jourdain
    And I will then say to thee
    Et je te dirai alors
    You are my friend
    Que tu es mon ami
    Carry me
    Soutiens-moi
    Like you are my brother
    Comme si tu étais mon frère
    Love me like a mother
    Aime-moi comme une mère
    Will you be there ?
    Seras-tu là ?
    When weary
    Quand je serai abattu
    Tell me will you hold me
    Raconte-moi comment tu me tenais
    When wrong, will you mold me
    Quand j'aurai tort me diras-tu la vérité
    When lost will you find me ?
    Quand je serai perdu sauras-tu me trouver ?
    But they told me
    Mais ils m'ont dit
    A man should be faithful
    Qu'un homme se doit d'être loyal
    And walk when not able
    Et doit marcher quand il n'en est pas capable
    And fight till the end
    Et doit se battre jusqu'à la fin
    But I'm only human
    Mais je ne suis qu'un simple humain
    Everyone's taking control of me
    Tout le monde a pris mon contrôle
    Seems that the world's got a role for me
    Il paraît que le monde a un rôle pour moi
    I'm so confused will you show to me
    Je suis si déconcerté me le montreras-tu
    You'll be there for me
    Tu seras là pour moi
    And care enough to bear me
    Et prends assez soin de moi en me soutenant
    (Hold me)
    (Prends-moi)
    (Lay your head lowly)
    (Place ta tête modestement)
    (Softly then boldly)
    (Doucement puis franchement)
    (Carry me there)
    (Emmène-moi là-bas)
    (Hold me)
    (Prends-moi)
    (Love me and feed me)
    (Aime-moi et nourris-moi)
    (Kiss me and free me)
    (Embrasse-moi et libère-moi)
    (I will feel blessed)
    (Je me sentirai béni)
    (Carry)
    (Emmène)
    (Carry me boldly)
    (Emmène-moi franchement)
    (Lift me up slowly)
    (Soulève-moi lentement)
    (Carry me there)
    (Emmène-moi là-bas)
    (Save me)
    (Sauve moi)
    (Heal me and bathe me)
    (Soigne-moi et lave-moi)
    (Softly you say to me)
    (Tu me le dis doucement)
    (I will be there)
    (Je serais là)
    (Lift me)
    (Soulève-moi)
    (Lift me up slowly)
    (Soulève moi lentement)
    (Carry me boldly)
    (Emmène-moi franchement)
    (Show me you care)
    (Montre-moi ton attention)
    (Hold me)
    (Prends-moi)
    (Lay your head lowly)
    (Pose ta tête modestement )
    (Softly then boldly)
    (Doucement puis franchement)
    (Carry me there)
    (Emmène-moi là-bas)
    (Need me)
    (J'ai besoin de toi)
    (Love me and feed me)
    (Aime-moi et nourris-moi)
    (Kiss me and free me)
    (Embrasse-moi et libère-moi)
    (I will feel blessed)
    (Je me sentirai béni)
    In our darkest hour
    Dans notre heure la plus sombre
    In my deepest despair
    Au plus profond de mon désespoir
    Will you still care ?
    Prendras-tu soin de moi encore ?
    Will you be there ?
    Seras-tu là ?
    In my trials and my tribulations
    Dans mes épreuves et mes malheurs
    Through our doubts and frustrations
    A travers nos doutes et nos frustrations
    In my violence
    Dans ma violence
    In my turbulence
    Dans mon confusion
    Through my fear and my confessions
    A travers ma crainte et mes confessions
    In my anguish and my pain
    Dans mon angoisse et ma douleur
    Through my joy and my sorrow
    A travers ma joie et ma peine
    In the promise of another tomorrow
    Dans la promesse d'un jour futur
    I'll never let you part
    Je ne te laisserai jamais me quitter
    For you're always in my heart
    Pour que tu sois à jamais dans mon coeur


  • François de Siebenthal: Michael Jackson...En 2007, il a 270 ...

    desiebenthal.blogspot.com/.../michael-jacksonen-2007-il-270-millions.ht...

    27 juin 2009 - Michael Jackson...En 2007, il a 270 millions de dettes, à un taux d'intérêt de 20 %», résume le New York Times ...


  • François de Siebenthal: Le testament spirituel de Michael ...

    desiebenthal.blogspot.com/2009/.../le-testament-spirituel-de-michael.htm...

    22 août 2009 - Mickael Jackson victime des illuminati. Il a annoncé à ses proches qu'ils allaient le tuer... Michael Jackson avait vraiment l'intention de ...

  • En savoir plus sur http://www.lacoccinelle.net/253160.html#bIYZtREmPAZuT7f6.99

    0 0


    Un banquier suisse explique en 36 minutes l'arnaque de la création monétaire.

    https://www.youtube.com/watch?v=dmwtBcU0qtA

    François de Siebenthal, économiste HEC, nous explique comment la monnaie est créée en Suisse et dans le monde. Il nous parle également de l'initiative Monnaie Pleine, qui circule actuellement en Suisse. 

    Comment cette initiative donne au peuple la souveraineté monétaire ?

    Qui fabrique la monnaie scripturale ?

    D'où viennent les billets ?

    Dettes publiques au Canada, taux de 1043% !

    Dans son rapport de novembre 1993, le vérificateur général du Canada disait que sur la dette nette de 423 milliards $ accumulée par le gouvernement canadien de 1867 à 1992, seulement 37 milliards $ avaient été dépensés pour des biens et services, alors que le reste (386 milliards $, ou 91% de la dette) consistait en frais d'intérêt, ce qu'il a coûté au gouvernement pour emprunter ce 37 milliards $ (c'est comme si le gouvernement avait emprunté ce 37 milliards $ à un taux de 1043%! ). En novembre 1995, une étude du Mouvement Desjardins arrivait à la même conclusion: sur la dette fédérale de 543 milliards $ en date du 31 mars 1995, 487 milliards $ (ou 90%) sont le résultat d'intérêts composés. En d'autres mots, le capital dépensé pour des biens et services a déjà été remboursé plus de dix fois!



    Source: http://www.michaeljournal.org/sign34.htm

    SIX ÉTAPES SIMPLES POUR UN SYSTÈME MONÉTAIRE ET BANCAIRE ÉQUITABLE ET SÛR:

    1. Télécharger la feuille de signatures
    (Cette feuille comporte 4 lignes de signatures. Vous pouvez commanderou télécharger les feuilles avec 10 lignes : francaisdeutschitaliano)
    2. Imprimer la feuille de signature
    (Si une partie est coupée lors de l'impression, sélectionnez "Ajuster à la zone d'impression" lors de l'impression)
    3. Remplir la feuille de signature
    4. Plier la feuille de signatures
    (Ne pas couper)
    5. Mettre la feuille de signatures dans une boîte aux lettres
    (Vous n'avez pas besoin d'affranchir)
    6. Distribuer les feuilles de signatures et recueillir des signatures
    Vous avez déjà rempli une feuille de signature. C'est très bien. Mais nous avons besoin de 100'000 signatures pour que l'initiative Monnaie pleine arrive en votation.
    Par conséquent invitez aussi vos amis et connaissances à signer! S'il vous plaît, parlez-en, envoyez des emails ou postez sur Facebook, Twitter, etc.
    Ou commander des feuilles de signatures et du matériel d'information iciet aidez-nous pour la collecte de signatures dans la rue.

    http://www.initiative-monnaie-pleine.ch/signez-maintenant/

    http://www.initiative-monnaie-pleine.ch/ pour plus d'informations

    Un banquier suisse, votre serviteur,  explique en 3 minutes l'arnaque de la création monétaire, avec le Canada comme exemple.
    Vidéo Facebook :
    https://www.facebook.com/LePeupleEstRoi/videos/vb.152656254942354/398971633644147/?type=3&theater
    Tiré de l'émission "Qu'est-ce qu'elle a ma girl" de becurioustv.com.


     La suite de la démonstration est encore plus précise, particulièrement entre 10:00 et 13:00 ! 
    La pression monte !
    https://www.youtube.com/watch?v=dmwtBcU0qtA




    Suivre Modernocratie sur facebook :

    www.facebook.com/modernocratiesuisse

    0 0

    Nous travaillons pour faire une BNS 3.0


    La BNS 1.0



    La BNS de papa, son symbole, St Martin qui donne la moitié de son manteau à un pauvre, l'autre moitié appartenant à l'empire... 
    " St Martin n'a donné que la moitié de son manteau. Chaque nouvelle recrue de l'armée Romaine recevait un don de l'empereur ou du sénat, correspondant à la moitié de son équipement l'autre partie était payée par les deniers personnels. Martin n'a donné que la partie du manteau qui lui appartenait. L'autre partie était propriété de l'état romain."

    BNS 2.0

    Sophie Taeuber-Arp symbolise la BNS actuelle...

    Son talent de danseuse lui ouvre les portes du cabaret Voltaire. Cependant elle doit utiliser un pseudonyme et danser masquée, car les danses pleines d'inventions, de caprices et de bizarreries qu'elle offre en spectacle, ne sont pas en accord avec l'École des Arts décoratifs de Zurich où elle enseigne de 1921 à 1929... https://fr.wikipedia.org/wiki/Sophie_Taeuber-Arp

    Elle symbolise la décadence actuelle... et des tendances trans-humanistes suspectes trop friquées... alors que des millions meurent encore de faim



    - Monte Verità: Utopie communautaire, anarchie naturiste, 1900s-1920s

    Danseurs, psychiatres, poètes, artistes, anarchistes... : Rudolph von Laban, Mary Wigman, Herman Hesse, Gustav Landauer, Martin Buber, Émile Jacques-Dalcroze, Eric Mühsam, Otto Gross, Rudolf Steiner, Isadora Duncan, Hans Arp, Sophie Taeuber, Hans Morgenthaler, Fritz Pauli, Robert Schürch, Jakob Flach.....

    SECTION II - Muses mécaniques, imaginaires machiniques

    I I [01] - Muses mécaniques, hybrides homme-machine

    - Migrations, stratégies contestataires, Cabaret Voltaire, soirées Dada, 'MERZabend', 1910s-30s

    Hugo Ball, Tristan Tzara, Hans Arp, Marcel Janco, Richard Huelsenbeck, Sophie Taeuber, Mary Wigman, Marcel Duchamp, Francis Picabia, Kurt Schwitters

    - Futurisme: transfert du sujet de l'art du corps féminin vers le corps machinique: Manifestes, théâtres, danses, concerts et soirées Futuristes, France-Italie, 1909-19
    ...

    - Machines émotionnelles : ballets mécaniques, 1920s-30s

    Fernand Léger + Dudley Murphy (Le Ballet mécanique, 1925), Alexandra Exter (Ballet Satanique, 1922. Aelita, 1924), Sophie Taeuber (Dada-Soirée, 1916-19. Marionnettes, 1918), Fortunato Depero (Marionnettes et costumes de ballet, 1915-30)

    Source: http://adsina.free.fr/Sina090/DataBase_f/Body_Pr.html

    Glimpses of Jean Arp’s World

    http://rendezvous.blogs.nytimes.com/2013/02/14/glimpses-of-jean-arps-world/?_php=true&_type=blogs&_r=1


    Nous voulons une BNS 3.0

    La BNS 2.0 est scandaleuse...


    Scandales, la BNS soutient par exemple Apple CONTRE les horlogers suisses, investit dans le gaz de schiste américain CONTRE  le solaire suisse... etc

    •  L’exemple de Apple :
    Investir 1.1 milliard dans une entreprise comme Apple, c’est contribuer à lui donner accès à des emprunts à taux négatifs pour mieux déployer ses projets qui donnent à réfléchir.
    Voici l’évolution du titre de Apple. Il est littéralement boosté depuis janvier 2015…
    Apple
    A côté de la création de centres de collectes de données personnelles, Apple se lancerait dans le stockage de l’ADN grâce à l’i phone. Les échos relevait notamment que »Apple développerait une application pour permettre aux chercheurs de collecter plus facilement des données génétiques. »… Un peu effrayant tout de même non?
    En misant presque exclusivement sur les transnationales américaines, la BNS participe à la guerre que livre cette industrie au reste du monde – y c à la Suisse- en lui donnant des armes économiques et financières (capitalisation boursière).
    Le cas de Apple, l’ennemi potentiellement mortel de la Swatch est très révélateur. Apple qui menace aujourd’hui l’horlogerie suisse est soutenu par la Banque nationale suisse. On marche sur la tête!
    Apple ce géant multiforme n’a le poids qu’il a que grâce aux marchés spéculatifs auxquels appartient la BNS. Cette entreprise est ainsi devenue plus lourde que le PIB de bon nombre de pays, qui lui ne peut être artificiellement dopé…
    Bref, la BNS semble tourner le dos à la Suisse mais avec l’argent des suisses !!! Cherchez l’erreur !
    Liliane Held-khawam


    Solutions, une BNS 3.0






    Parmi le comité devant la BNS à Berne, deux romands, MM P. Mottier, tout à gauche sur la photographie, et F. de Siebenthal, le 3ème en partant de la droite.

    Explications plus philosophiques de l' Université de Lausanne:   








    La solution ci-dessous...


    Remarque liminaire:


    Les machines, robots, ordinateurs rendent le "travail humain rémunéré " (dans chaque industrie) de plus en plus rare, c'est un fait. 
    Promettre des emplois classiques est un gigantesque mensonge, une promesse impossible à tenir au niveau mondial, et une cause de guerres économiques impitoyables mondialisées.  
    Ce sont des gaspillages stupides . La seule solution est de promettre des revenus de base et la liberté de créer des emplois nouveaux payés de plus en plus par des robots et des machines. 

    La politique de plein emploi doit être remplacée par une politique de la liberté de décider quoi faire hors de l’économie formelle pour de plus en plus des gens, parce que l’économie formelle ne nécessite plus le travail de tous les adultes - le revenu de base et le dividende créditiste pourraient être deux choses différentes car le dividende peut changer selon la performance de l’économie et le financement qui est aussi différent.

    En effet, l' oeuvre humaine noble et digne n'est financée ni par les impôts, ni par des versements patronaux, ni par des dettes, car il est financé par la création d'argent nouveau sans dettes.

    MONNAIE PLEINE OU VOLLGELD.





    Puisque, VU L'AUTOMATION GRANDISSANTE, les salaires ne suffisent pas pour acheter toute la production,

    LA BNS 3.0 peut combler la différence par l’émission d’un dividende périodique à tous les citoyens.

    VOIR ART.99a du projet monnaie-pleine...

    3 Dans le cadre de son mandat légal, elle met en circulation, sans dette, l’argent nouvellement émis, et cela par le biais de la Confédération ou des cantons ou en l’attribuant directement aux citoyens. Elle peut octroyer aux banques des prêts limités dans le temps.


    De l’argent est avancé au producteur (industrie) par LA BNS 3.0 OU L' OFFICE NATIONAL DU CRÉDIT OU LES BANQUES CANTONALES, pour la production de nouveaux biens, ce qui amène (flèche de gauche) un flux de produits étiquetés avec des prix et (flèche de droite), des salaires distribués aux employés.
    La rencontre des consommateurs et des produits se fait chez le marchand, et lorsqu’un produit est acheté (consommé), l’argent qui avait été avancé au début de la production de ce produit retourne à sa source,

    LA BNS 3.0, ayant ainsi accompli sa fonction et terminé sa course dans le circuit financier, puisque le produit a atteint le consommateur.

     En tout temps, il y a une égalité entre les moyens d’achat entre les mains de la population, et les prix à payer pour les biens consommables mis en vente sur le marché.


     La création monétaire est actuellement volée (sic) par le système bancaire. 

    L’ écart entre les prix et le pouvoir d'argent est comblé maintenant principalement par des dettes nouvelles à intérêts, nous voulons au contraire le remplir par la création d'argent nouveau sans dettes à travers le dividende et l'escompte.

    Les guerres mondiales et les récentes crises bancaires prouvent la création possible de masses monétaires en vue de gaspillages honteux et polluants... Créons ces masses (sans dettes) pour la paix sociale et la civilisation. Libérons-nous des chaînes de la rareté...

    Pour être clair, nous soulignons aussi que l'argent pour la production sous un système créditiste continuerait être de l'argent dette, mais sans intérêts, au profit de tous.

    C'est seulement le dividende et l'escompte qui seraient créés sans aucune dette pour équilibrer le cycle monétaire et l'écart actuel entre les productions automatisées et le pouvoir d’achat toujours insuffisant vu l'automatisation qui ne donne plus de salaires aux machines et robots.

    VIVE LA ROBOLUTION ou ROBOT-SOLUTION AVEC DE VRAIS DIVIDENDES à TOUS.

    Créons ces masses pour la paix sociale et la civilisation. 

    Libérons-nous des chaînes de la rareté...


    Slogans possibles pour les marchés

    Expérience faites sur les marchés, quelques arguments courts et percutants:

    Loyers moins chers avec monnaie-pleine ! 
    Moins de chômage avec monnaie-pleine !
    Moins de dettes avec monnaie-pleine !
    Moins d'inégalités avec monnaie-pleine !
    Moins de crises avec monnaie-pleine !
    Plus de démocratie avec monnaie-pleine !
    Plus de paix avec monnaie-pleine !
    Plus de stabilité avec monnaie-pleine !
    Moins de peurs avec monnaie-pleine !
    Distribuons la création monétaire !
    Battons une monnaie-pleine !
    Nous, le Souverain, battons monnaie !La monnaie bien commun ? réfléchissons-y et signons !

    Austérité ? Stop !

    Profits distribués / Pertes privées !

    Perd, passe et banques-casinos, STOP

    Recadrer les banques.

    Recadrer la monnaie électronique

    Mieux cadrer les banques.

    Pour un argent serviteur.

    Pour une monnaie servante

    Pour une monnaie pleine

    Souveraineté monétaire

    Argent double ou plein ?

    Francs suisses aux Suisses

    Monnaie du 21ème siècle

    de G.M.


    déspéculer l'épargne !

    notre argent, notre choix !

    resécuriser le Franc suisse !

    http://www.initiative-monnaie-pleine.ch/signez-maintenant/


    Comment cette initiative donne au peuple la souveraineté monétaire ?

    Qui fabrique la monnaie scripturale ?

    D'où viennent les billets ?

    http://www.initiative-monnaie-pleine.ch/ pour plus d'informations

    https://www.youtube.com/watch?v=dmwtBcU0qtA

    Images:







    BNS 2.0

    plus de scandales...

    Malgré une structure impeccable et une stabilité qui ont fait leurs preuves, le département fédéral des finances, sous la direction de M. Villiger, s’est attelé de 1996 à 2003 à redéfinir la BNS de fond en comble. Les autorités chargèrent des groupes d’experts successifs de restructurer la politique, la législation, la gestion monétaire, la politique de placement et la distribution des bénéfices de la BNS.
    Cette redéfinition du modèle de la BNS s’est soldée par une loi adoptée en 2003, sans avoir été soumise à référendum. Son entrée en vigueur est passée quasiment inaperçue du grand public. D’un jour à l’autre et contrairement à l’esprit de la Constitution, la BNS est ainsi devenue souveraine, ne devant plus rendre de comptes aux autorités…

    0 0

    Dettes publiques au Canada, taux de plus de mille pour cent 1'043% !

    Dans son rapport de novembre 1993, le vérificateur général du Canada disait que sur la dette nette de 423 milliards $ accumulée par le gouvernement canadien de 1867 à 1992, seulement 37 milliards $ avaient été dépensés pour des biens et services, alors que le reste (386 milliards $, ou 91% de la dette) consistait en frais d'intérêt, ce qu'il a coûté au gouvernement pour emprunter ce 37 milliards $ (c'est comme si le gouvernement avait emprunté ce 37 milliards $ à un taux de 1043%! ). En novembre 1995, une étude du Mouvement Desjardins arrivait à la même conclusion: sur la dette fédérale de 543 milliards $ en date du 31 mars 1995, 487 milliards $ (ou 90%) sont le résultat d'intérêts composés. En d'autres mots, le capital dépensé pour des biens et services a déjà été remboursé plus de dix fois!





    Solution en Suisse

    SIX ÉTAPES SIMPLES POUR UN SYSTÈME MONÉTAIRE ET BANCAIRE ÉQUITABLE ET SÛR:

    1. Télécharger la feuille de signatures
    (Cette feuille comporte 4 lignes de signatures. Vous pouvez commanderou télécharger les feuilles avec 10 lignes : francaisdeutschitaliano)
    2. Imprimer la feuille de signature
    (Si une partie est coupée lors de l'impression, sélectionnez "Ajuster à la zone d'impression" lors de l'impression)
    3. Remplir la feuille de signature
    4. Plier la feuille de signatures
    (Ne pas couper)
    5. Mettre la feuille de signatures dans une boîte aux lettres
    (Vous n'avez pas besoin d'affranchir)
    6. Distribuer les feuilles de signatures et recueillir des signatures
    Vous avez déjà rempli une feuille de signature. C'est très bien. Mais nous avons besoin de 100'000 signatures pour que l'initiative Monnaie pleine arrive en votation.
    Par conséquent invitez aussi vos amis et connaissances à signer! S'il vous plaît, parlez-en, envoyez des emails ou postez sur Facebook, Twitter, etc.
    Ou commander des feuilles de signatures et du matériel d'information iciet aidez-nous pour la collecte de signatures dans la rue.

    http://www.initiative-monnaie-pleine.ch/signez-maintenant/

    http://www.initiative-monnaie-pleine.ch/ pour plus d'informations

    Un banquier suisse, votre serviteur,  explique en 3 minutes l'arnaque de la création monétaire, avec le Canada comme exemple.
    Vidéo Facebook :
    https://www.facebook.com/LePeupleEstRoi/videos/vb.152656254942354/398971633644147/?type=3&theater
    Tiré de l'émission "Qu'est-ce qu'elle a ma girl" de becurioustv.com.


     La suite de la démonstration est encore plus précise, particulièrement entre 10:00 et 13:00 ! 
    La pression monte !
    https://www.youtube.com/watch?v=dmwtBcU0qtA




    Suivre Modernocratie sur facebook :

    www.facebook.com/modernocratiesuisse

    0 0
  • 07/24/15--00:37: Le capital suisse
  • Le capital suisse


    « Dans l'histoire des peuples, la Suisse aura le dernier mot ».

    Victor Hugo.


    « … encore faut-il qu'elle le dise ».

    Denis de Rougemont dans son livre

    La Suisse ou l'Histoire d'un Peuple heureux.


    Disons-le...

    LA  BATAILLE  FINALE  DE  LA  CHRÉTIENTÉ  SE  FERA  AUTOUR  DU PROBLÈME  DE  L'ARGENT,  ET  TANT  QUE  CE PROBLÈME  NE  SERA  PAS  RÉSOLU, IL NE POURRA Y AVOIR  L'APPLICATION  UNIVERSELLE  DU CHRISTIANISME —


    Honoré de Balzac




    à lire attentivement le texte en lien ci-dessous, l'exemple suisse, le capital suisse, le capital à la Suisse...





    Drapeau de la Confédération Helvétique, CH,

    alias la Suisse.

    Carré, pour le Père

    La Croix, pour le Fils


    Rouge, pour le St Esprit.


    Quasiment tous les pays du monde ont des drapeaux rectangulaires, selon les recommandations de l’ONU, hormis la Suisse (et le Vatican).

    Pourquoi carré, avec celui du Vatican  ?

    Au Vatican, le drapeau est également carré. D'après le président de la Société suisse de vexillologie - la science des drapeaux -, Emil Dreyer, il y a très certainement un lien avec la Garde pontificale suisse. 

    Depuis sa création au 16e siècle, la Garde suisse a toujours eu un drapeau. Et selon Emil Dreyer, lorsqu'en 1929, le Vatican est devenu l'Etat internationalement reconnu qu'il est aujourd'hui - et qu'il a eu besoin d'un drapeau 'national' - , il a paru logique que l'on se soit inspiré du drapeau de la Garde. 

    Et justement ce dernier était - et reste toujours - carré.



    La garde suisse pontificale à Lausanne. Un retour de l'histoire, c'est Jules II, ancien évêque de Lausanne, qui a formé la première garde suisse.
    Giuliano della Rovere, italien (1443 – 1513), fut pape de 1503 à 1513 sous le nom de Jules II. Évêque de Lausanne (1472-1473).

    La Rose de la Cathédrale de Lausanne est la seule à représenter en son centre un carré, l’image du monde créé bon, Dieu le Créateur vit que tout était très bon, symbole qui se retrouve dans de nombreuses enluminures et tapisseries médiévales. 

    Le début du XIIIe siècle est marqué par la lutte contre les Albigeois ou Cathares, qui affirmaient que le monde matériel était l’œuvre d'un "dieu" du Mal, à l'instar des membres du «Temple solaire», ces Cathares pratiquaient déjà le suicide collectif pour échapper au monde matériel considéré comme mauvais et rejoindre le monde spirituel. 

    Représenter l’image du monde en carré sur la pointe au milieu de la Rose mystique, c’est affirmer que la création était bonne, parce qu’elle était l’œuvre de Dieu. ( Opus Dei ).
    Source:  http://www.ligue-vaudoise.ch/?nation_id=2598




    à lire attentivement, l'exemple suisse, le capital suisse, le capital à la Suisse...

    https://drive.google.com/file/d/0B-p0lmjLtiXzYlN4dkctdXRJdEU/view?usp=sharing



                                                                                                                                                 ci-dessous...



    Embryon humain sauvé et racheté dans la grande rosace de la cathédrale de Lausanne, vers 2h00, vitrail du moyen-âge, inscription dans le vitrail: Oculos humeris.


    SI QUA FATA SINANT ( devise de la Cathédrale de Lausanne, dédiée à sauver les embryons, oculos humeris, dans le vitrail de la rose, à 2 heures...).

    Oculos humeris, les yeux de l'épaule, Sichem, la douleur la plus forte, pour racheter tous les embryons St innocents massacrés par milliards, sic, par milliards ( avortements, stérilets chaque mois, FIVETE...)




    Révélation faite à saint Bernard de la plaie inconnue de l'Épaule de Jésus-Christ, ouverte par le poids de la Croix



      


    Jésus lui dit :.



    « J'eus, en portant la Croix, une plaie profonde de trois doigts et trois os découverts sur l'épaule. Cette plaie qui n'est pas connue des hommes m'a occasionné plus de peine et de douleur que toutes les autres. Mais révèle-la aux fidèles chrétiens et sache que quelque grâce qui me sera demandée en vertu de cette Plaie, leur sera accordée. Et à tous ceux qui, par amour pour elle, m'honoreront chaque jour par trois Pater (Notre Père), Ave (Je vous salue Marie) et Gloria (Gloire au Père), je pardonnerai les péchés véniels et je ne me souviendrai plus des mortels ; ils ne mourront pas de mort imprévue, à l'heure de leur mort ils seront visités par la bienheureuse Vierge et ils obtiendront encore la grâce et la miséricorde.»

    Cette prière et cette dévotion ont été acceptées par le Pape Eugène III.


     


    Prière :


    Très aimé Seigneur, très doux agneau de Dieu,


    moi pauvre pécheur,


    j'adore et vénère la très sainte Plaie


    que Vous avez reçue à l'épaule


    en portant au Calvaire la très lourde croix


    qui laissa découverts trois os saints,


    occasionnant une immense douleur.


    Je Vous supplie,


    en vertu des mérites de ladite Plaie,


    d'avoir pitié de moi en m’accordant


    la grâce que je Vous demande ardemment,


    en me pardonnant de tous mes péchés


    mortels ou véniels,


    en m'assistant à l'heure de ma mort


    et en me conduisant dans Votre heureux Royaume.


    Amen !

        Chapelet des Saintes Plaies de Notre-Seigneur Jésus : << ici >>


    Les abus financiers des cupides poussent au désespoir de plus en plus de victimes.

    Le lien est subtil mais réel.


    http://ferraye.blogspot.com/2010/01/invitation-officielle-de-evo-morales.html

    Pourquoi ces bonus en millions et même en milliards ?, sic, en milliards pour les banquiers de New-York ?

    Pour acheter leurs consciences.

    Ils savent que la cupidité tue des millions d'innocents, sous leurs fenêtres.

    Faut-il laisser tout ce système infernal continuer ces sacrifices de petites victimes innocentes ?



    Démographie : la chute a commencé


    L' Allemagne est-elle un exemple à suivre ?

    Surtout pas !

    Courbe sans tenir compte d'une pandémie.par simple application mathématique des taux de fertilité ( TR, Taux de Renouvelllement ou TFR en dessous de 2 ) qui sont à la baisse dans le monde entier, et presque partout en dessous de 2,2, taux minimum actuel pour maintenir notre civilisation.[Europe-hiver.jpg]

    La chute commence déjà dans les pays "riches" et en Russie...
    Tout peut s'effondrer très vite...y compris l'immobilier et les "valeurs" les plus sûres...

    Pour une objection de conscience.

    Seule une réduction du nombre de prestations d'une part, et en récompensant les comportements responsables d'autre part, permettront d'avoir une influence durable et concrète des coûts de la santé.

    On arrive à des abus odieux. Le conseil fédéral parle d'un coût "minime" des avortements ( 20 millions de Fr ). Mais ils oublient ou cachent le fait que les coûts principaux viennent des soins psychiatriques et psychologiques graves, souvent pour toute leur vie, des femmes blessées par la mort de leur enfant, dont un pourcentage tombe dans la folie ( à charge pour tourte leur vie ) ou dans des dépressions chroniques ( Total des soins pour toute la Suisse à plusieurs centaines de millions de francs). A contrario, un enfant donné en adoption ne crée pas de problèmes graves car la mère naturelle sait qu'il est vivant.


    Nous sommes actuellement tous obligés, dès la naissance, de payer chaque mois des sommes de plus en plus élevées pour des "soins" horribles, à des assurances qui doivent payer les avortements ( loi de 1942, passée en douce au milieu de la guerre) et risquer leurs réserves à la bourse; nous sommes contraints, sous peine de prison (sic) ou d'amende ( pas d'objection de conscience permise), de payer des soins qui n'en sont pas, soit par exemple les traitements très coûteux pour transformer le sexe et le maintenir chaque mois dans un état artificiel et contraire à la nature ( par exemple faire pousser des seins à des hommes qui désirent être des femmes), l'avortement tellement banalisé (50 000 par année) à au moins Fr 2000.- par cas, soit un minimum de 100 millions de Fr par année, sans compter les suivis psychologiques et psychiatriques des personnes impliquées, qui coûtent chaque année des montants toujours plus élevés, ou aussi la drogue et autres abus, ( faire payer les primes complémentaires des riches par les pauvres).

    Les avorteurs mentent pour gagner beaucoup d'argent, leurs chiffres sont faux, leur cynisme absolu, leurs valeurs négatives, ils détruisent la Suisse qui n'a plus d'enfants.

    L'amour de l'argent est la racine de tous les maux.




    0 0


    Rendre les autres joyeux, sans politiques d’austérité, de rigueur, de mensonges. On doit avoir la vie en abondance.

    Les manipulateurs veulent vous faire croire que tout est rare et cher, mais nous sommes dans une société de L'ABONDANCE.

    Les robots et les machines doivent être nos esclaves et nous libérer des tâches ingrates.


    la solution ci-dessous.




    Les machines, robots, ordinateurs rendent le "travail humain rémunéré " (dans chaque industrie) de plus en plus rare, c'est un fait. 
    Promettre des emplois classiques est un gigantesque mensonge, une promesse impossible à tenir au niveau mondial, et une cause de guerres économiques impitoyables mondialisées.  
    Ce sont des gaspillages stupides . La seule solution est de promettre des revenus de base et la liberté de créer des emplois nouveaux payés de plus en plus par des robots et des machines. 

    La politique de plein emploi doit être remplacée par une politique de liberté de décider quoi faire hors de l’économie formelle pour de plus en plus de personnes, parce que l’économie formelle ne nécessite plus le travail de tous les adultes - le revenu de base et le dividende créditiste pourraient être deux choses différentes car le dividende peut changer selon la performance de l’économie et le financement qui est aussi différent.

    En effet, le dividende universel n'est financé ni par les impôts, ni par des versements patronaux, ni par des dettes, car il est financé par la création d'argent nouveau sans dettes. MONNAIE PLEINE OU VOLLGELD.

    http://desiebenthal.blogspot.ch/2014/06/monnaie-pleine-vollgeld-positive-money.html



    Le sujet est primordial pour le salut des âmes comme le dit le Pape Benoît XV, «c’est sur le terrain économique que le salut des âmes est en danger». Saint Jean-Paul II a mentionné à plusieurs reprises la nécessité de changer les systèmes économique et financier: «Une réforme structurelle du système financier mondial est sans nul doute une des initiatives les plus urgentes et nécessaires.» (Message aux Nations unies, 26 septembre 1985).

    Je dois apporter les précisions suivantes:


    Le Conseil Fédéral suisse admet le risque systémique

    Selon le Conseil Fédéral suisse : « L'argent au sens du droit constitutionnel ne comprend pas cette monnaie scripturale des banques qui, contrairement aux avoirs à vue auprès de la BNS, connaît un risque d'insolvabilité. 

    La croissance des substituts monétaires est laissée à la libre appréciation des marchés, conformément à la conception du secteur privé ancrée dans la Constitution. »


    Démonstration ci-dessous basée notamment sur les publications de la Banque nationale suisse ( BNS ou SNB ).

    Ces dettes venues du néant écrasent les comptes publics de sommes devenues impayables par le jeu exponentiel des intérêts composés, qui obligent les plus pauvres et les familles nombreuses à enrichir les plus riches et les banquiers par notamment les impôts à la consommation ( TVA etc...).

    Création de monnaie 

    Les banques créent de la monnaie en accordant des crédits. Les dispositions légales régissant les réserves minimales et la politique de la Banque nationale, généreuse ou restrictive, en matière d'approvisionnement en monnaie influent sur leurs possibilités de créer de la monnaie.

    Les banques créent donc de la monnaie en accordant des crédits. Elle ne doivent obtenir de la Banque nationale suisse qu'un petit pourcentage ( seulement 2 % en Suisse, ils peuvent créer du néant 98 % d'argent sous forme de crédits..., rien notamment au Canada, 0 %, donc "création" illimitée, de liquidité qu'il leur permet de fabriquer du néant un multiple des fonds en garantie. Les dispositions légales régissant les réserves minimales et la politique de la Banque nationale, généreuse ou restrictive, en matière d'approvisionnement en monnaie influent sur leurs possibilités de créer de la monnaie du néant.

    Si la BNS veut augmenter la quantité de monnaie à la disposition de l'économie, elle rend ses prêts plus avantageux en abaissant les intérêts que les banques lui versent. Les banques disposent alors de davantage de réserves de liquidités, avec lesquelles elles peuvent à leur tour octroyer des crédits à leurs clients et, partant, déclencher le mécanisme de création monétaire du néant. Si la Banque nationale veut réduire la quantité de monnaie, elle augmente les taux d'intérêt, ce qui renchérit les crédits.

    Au Canada, il n'y a plus le limites pour cette création, si ce n'est de trouver des personnes prêtes à emprunter. 


    Autres pays sans limites légales...
    Australia
    None
    Canada
    None
    United Kingdom
    None
    Mexico
    None
    New Zealand
    None
    Sweden
    None

    etc... in USA, souvent 0 %...sic...).


    23 févr. 2010 – Le système bancaire à couverture fractionnaire est totalement ..... l'association historique du Mouvement des Créditistes du Canada...


    27 avr. 2010 – Voici un exemple d'un pays, le Canada, sic, qui ne met plus aucune limite à ces ... est détruit automatiquement par le systèmefractionnaire...


    3 avr. 2010 – L'impossibilité de contrôler un système à couverture fractionnaire étant ..... l'association historique du Mouvement des Créditistes duCanada...

    5 févr. 2010 – François de Siebenthal. "D'abord ils nous .... Voici un exemple d'un pays, le Canada, qui ne met plus aucune limite à ces créations monétaires. ...




    Une autre forme d'usure vorace qui pèse sur les plus pauvres, surtout par les impôts de consommation ( TVA etc...)
    Crise provoquée inexorablement simplement pour maintenir à flot la masse monétaire du pays concerné...empirée chaque année exponentiellement et aggravée car à chaque remboursement de crédit, le montant correspondant est détruit automatiquement par le système fractionnaire...
    dette du Canada
    Le système bancaire actuel cause la pauvreté en face de
    l'abondance en endettant tous les pays et personnes. Les prêts à intérêts ne sont pour la plupart que de simples écritures tirées du néant, c'est à dire de la fausse monnaie, 
    selon Maurice Allais, Prix Nobel d'économie en 1988
    dans « La crise mondiale aujourd'hui »
    (Ed. Clément Juglar 1999).
    .
    Pollution www.m-c-s.ch
    L'EFF utilise le ruban bleu pour symboliser leur défense de la liberté d'expression


    Tout coûte plus cher, mais l'essentiel du budget va aux banquiers qui gagnent des sommes folles en regardant leur montre, jour et nuit, y compris les jours fériés.
    Le capital prêté a bien été créé à partir de rien, puisqu'aucune monnaie n'a circulé. Il ne s'agit pas de l'argent de Pierre, Paul et Jacques qu'on a prêté à Robert puisque les trois compères peuvent toujours vider leur compte à l'aide de leur carte de crédit, de leur chéquier ou d'une évasion de capitaux (ça s'appelle virement quand la destination est connue).
    Le capital emprunté par Robert devra être remboursé, le plus souvent il faut le rappeler, par son travail (l'économie réelle qui crée les vrais richesses, palpables), et bien que cet argent ait surgi de la sphère financière. Le-dit capital une fois remboursé, sera annihilé. Il disparaîtra de l'économie. Cela renforce le problème des crises voulues par leur système, à savoir qu'il n'y a jamais eu, et qu'il n'y aura jamais assez de monnaie (sous quelque forme que ce soit) pour rembourser toutes les dettes contractées.
    Le scandale selon moi c'est que la seule monnaie véritablement créé, les intérêts, va toujours dans la poche du banquier (qui en reverse quand même une partie à ses épargnants). Il me semble inadmissible que le pouvoir de création monétaire soit détenu par des privés, je trouve cela incroyable dans une société qui se dit démocratique.
    Accessoirement, si c'était un établissement public qui créait la monnaie, l'Etat ne pourrait jamais être endetté (il ne se verserait pas à lui-même des intérêts). De braves économistes ont soutenu que l'Etat ne savait pas user sagement du pouvoir de créer la monnaie et qu'il était responsable de la crise de 74. Tout le monde trouva cette réflexion lumineuse et s'empressa de confier le pouvoir monétaire aux privés, nonobstant les avertissements de l'histoire. Je trouve ça complètement fou. La crise du subprime et ces mille milliards de $ écrasent les familles et les citoyens, pour engraisser quelques renards rusés aux salaires honteux.
    Kennedy a dénoncé les sociétés secrètes qui profitent de ce système de voleurs.
    "Le bureau présidentiel a été utilisé pour mettre sur pied un complot d'anéantissement de la liberté du peuple américain, et avant de quitter ce bureau, je dois informer les citoyens de cet état critique."
    John F. Kennedy, (A l'université de Columbia, 12th Nov. 1963 - 10 jours avant son meurtre le 22 Novembre 1963.)
    Le chauffeur est mort 3 semaines après d'un étrange cancer foudroyant. Nombreux impliqués dans cette affaire seront victimes d'une mort brutale peu de temps après les faits (accidents de la route notamment).
    Il y a donc des complots, not. financiers, voir Ferraye, 9-11, UBS, Or suisse etc...
    Le 4 Juin 1963, le President Kennedy a signé un document
    présidentiel nommé l'Ordre Exécutif 11110 ( toujours applicable), lequel a modifié l'Ordre Exécutif 10289 de 19 Septembre 1961.
    Le Président des États Unis a exercé le droit juridique de produire l'argent, sans intérêts et libre de dettes. Il avait déjà
    imprimé les billets des États Unis en ignorant complétement les billets de la Réserve Fédérale des banques privées (le FED est une organisation privée, sic.) Les registres montrent que Kennedy avait imprimé § 4,292,893,825.
    Quelques mois après, en Novembre 1963, on l'a assassiné.
    Le President Kennedy avait réduit l'Acte de la Fédéral Reserve voté la veille de Noël 1913 et redonné au Congrès des États Unis le droit de créer son propre argent.
    "L'ordre exécutif 11110 a été limité par le Président Lyndon Baines Johnson, trente-sixième président des Etats-Unis - de 1963 à 1969 - alors qu'il se trouvait dans l'avion présidentiel AirForce One, entre Dallas et Washington, le jour même de l'assassinat du Président Kennedy "écrivait un chroniqueur ( il serait encore applicable en quelques minutes par le Président Obama) .
    Le décret présidentiel n'a jamais été officiellement abrogé, mais son application fut suspendue.
    Fut abrogée l'autorisation d'imprimer de nouveaux billets et de frapper de nouvelles pièces, si bien que l'Executive Order n° 11110 demeure officiellement en vigueur ... dans la stratosphère. On a donc retiré de la circulation ou détruit tous les billets des États Unis imprimés par Kennedy, par suite d'un ordre exécutif du nouveau President Lyndon Johnson, le même qui a donné l'ordre de couler le USS Liberty au large d'Israël et par Israël...

    Cet assassinat était peut-être un avertissement aux futurs Présidents qui auraient voulu emboîter le pas à Abraham Lincoln et à Jahn Fitzgerald Kennedy et priver les banquiers de leur rente en éliminant le système de la monnaie-dette. Jahn Fitzgerald Kennedy aurait payé de sa vie cette provocation à la puissance de la finance internationale. Mais nous sommes là dans le domaine des innombrables coïncidences troublantes qui ont jalonné la vie de ce Président même si la célérité de la décision du Président Johnson donne du crédit à cette supposition. Eustace Mullins rappelle que le Président Abraham Garfield avait lui aussi été assassiné le 2 juillet 1881 après avoir fait une déclaration sur les problèmes de la monnaie. Que de coïncidences !
    Depuis le Président Kennedy, aucun successeur ne s'est avisé d'apporter la moindre réforme au fonctionnement de la FED.

    C'est le moment de le faire, yes, we can, yes, you can, notamment en mettant en pratique l'encyclique oubliée de Vix pervenit ( 4 pages A4 ).
    http://www.de-siebenthal.com/Vix%20pervenit.htm

    Citations sur la création monétaire


    (par ordre alphabétique des auteurs) “Par essence, la création monétaire ex nihilo que pratiquent les banques est semblable, je n’hésite pas à le dire pour que les gens comprennent bien ce qui est en jeu ici, à la fabrication de monnaie par des faux-monnayeurs, si justement réprimée par la loi. Concrètement elle aboutit aux mêmes résultats. La seule différence est que ceux qui en profitent sont différents.” Maurice Allais, Prix Nobel de Sciences Économiques en 1988.
    “Lorsqu’un gouvernement est dépendant des banquiers pour l’argent, ce sont ces derniers, et non les dirigeants du gouvernement qui contrôlent la situation, puisque la main qui donne est au-dessus de la main qui reçoit. [...] L’argent n’a pas de patrie ; les financiers n’ont pas de patriotisme et n’ont pas de décence ; leur unique objectif est le gain.” Napoléon Bonaparte, Empereur Français, (1769-1821).
    “Il est appréciable que le peuple de cette nation ne comprenne rien au système bancaire et monétaire, car si tel était le cas, je pense que nous serions confrontés à une révolution avant demain matin.” Henry Ford. (1863-1947)
    “Le procédé par lequel les banques créent de l’argent est tellement simple que l’esprit en est dégoûté.” John Kenneth Galbraith, Économiste. (1908-2006)
    “Celui qui contrôle le volume de la monnaie dans notre pays est maître absolu de toute l’industrie et tout le commerce... et quand vous réalisez que le système entier est très facilement contrôlé, d’une manière ou d’une autre, par une très petite élite de puissants, vous n’aurez pas besoin qu’on vous explique comment les périodes d’inflation et de déflation apparaissent.” James A. Garfield, Président des États-Unis, assassiné (1831-1881)
    “Je pense que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés que des armées entières prêtes au combat. Si le peuple américain permet un jour que des banques privées contrôlent leur monnaie, les banques et toutes les institutions qui fleuriront autour des banques priveront les gens de toute possession, d’abord par l’inflation, ensuite par la récession, jusqu’au jour où leurs enfants se réveilleront, sans maison et sans toit, sur la terre que leurs parents ont conquise.” Thomas Jefferson. (1743-1826)
    “Le gouvernement devrait créer, émettre, et faire circuler toutes les devises et tous les crédits nécessaires pour satisfaire les dépenses du gouvernement et le pouvoir d’achat des consommateurs. En adoptant ces principes, les contribuables économiseraient d’immenses sommes d’argent en intérêts. Le privilège de créer et d’émettre de la monnaie n’est pas seulement la prérogative suprême du gouvernement, mais c’est aussi sa plus grande opportunité.” Abraham Lincoln, Président des États-Unis, assassiné (1809-1865)
    “Le système financier est devenu la Banque centrale américaine (Federal Reserve Board). Cette banque centrale gère un système financier au moyen d’un groupe de purs profiteurs. Ce système est privé et son seul objectif consiste à réaliser les profits les plus énormes possibles en utilisant l’argent des autres. Cette loi (de la Réserve fédérale) démontre la plus grande preuve de confiance au monde. Lorsque le président signe cet acte, il légalise le gouvernement invisible par le pouvoir monétaire. Les personnes ne s’en rendent peut-être pas compte pour le moment mais le jour du jugement n’est plus qu’à quelques années, le jour du jugement de cet Acte qui représente le pire crime de tous les temps commis au nom de la loi par l’intermédiaire d’un projet de loi.” Charles A. Lindbergh. (1902-1974)
    “Jusqu’à ce que le contrôle de l’émission de devises et de crédit soit restauré au gouvernement et reconnue comme sa responsabilité la plus flagrante et la plus sacrée, tout discours sur la souveraineté du Parlement et la démocratie est vain et futile... Une fois qu’une nation abandonne le contrôle de ses crédits, il n’importe plus qui fait ses lois... L’usure, une fois aux commandes, coule n’importe quelle nation.” William Lyon Mackenzie King, Ex-premier ministre du Canada. (1874-1950) ”Les banquiers Illuminati gouvernent le monde grâce à la dette qui correspond à l’argent créé à partir du néant. Ils ont besoin de gouverner le monde pour s’assurer qu’aucun pays ne faiblisse ou ne tente de les renverser. Aussi longtemps que les banques privées, au lieu des gouvernements, contrôleront la création de l’argent, la race humaine sera condamnée. Ces banquiers et leurs alliés ont tout acheté et tout le monde.” Henry Makow. Ecrivain Canadien né en 1949.
    “Je n’ai jamais vu personne ayant pu, avec logique et rationalité, justifier que le gouvernement fédéral emprunte pour utiliser son propre argent... Je pense que le temps viendra où les gens demanderont que cela soit changé. Je pense que le temps viendra dans ce pays où ils viendront nous accuser, vous, moi, et toute personne liée au Congrès, d’être resté assis sans rien faire et d’avoir permis à un système aussi stupide d’être perpétué.” Wright Patman, Membre démocrate du Congrès US, de 1928 à 1976, Président du comité de la Banque et de la Monnaie de 1963 à 1975.
    ”Nous sommes reconnaissants au Washington Post, au New York Times, au magazine Time, et aux autres grandes publications dont les directeurs ont assisté à nos réunions et respecté leurs promesses de discrétion depuis presque quarante ans. Il aurait été pour nous impossible de développer notre projet pour le monde si nous avions été exposés aux lumières de la publicité durant ces années. Mais le monde est aujourd’hui plus sophistiqué et préparé à l’entrée dans un gouvernement mondial. La souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux est assurément préférable à l’autodétermination nationale des siècles passés.” David Rockefeller, Commission Trilatérale, 1991
    “Permettez-moi d’émettre et de contrôler les ressources monétaires d’un pays et je me moque de celui qui écrit ses lois.” M.A. Rothschild. (1744-1812)
    “Les quelques personnes qui comprennent le système (argent et crédits) seront soit tellement intéressés par les profits qu’il engendre, soit tellement dépendantes des faveurs qu’il conçoit, qu’il n’y aura aucune opposition au sein de cette classe. D’un autre côté, les personnes incapables d’appréhender l’immense avantage retiré du système par le capital porteront leur fardeau sans se plaindre et peut-être sans même remarquer que le système ne sert aucunement leurs intérêts.” Rothschild Brothers of London
    “Le système bancaire moderne fabrique de l’argent à partir de rien. Ce processus est peut-être le tour de dextérité le plus étonnant qui fut jamais inventé. La banque fut conçue dans l’iniquité et est née dans le pêché. Les banquiers possèdent la Terre. Prenez la leur, mais laissez-leur le pouvoir de créer l’argent et en un tour de mains ils créeront assez d’argent pour la racheter. Otez-leur ce pouvoir, et toutes les grandes fortunes comme la mienne disparaîtront et ce serait bénéfique car nous aurions alors un monde meilleur et plus heureux. Mais si vous voulez continuer à être les esclaves des banques et à payer le prix de votre propre esclavage laissez donc les banquiers continuer à créer l’argent et à contrôler les crédits.” Sir Josiah Stamp, Directeur de la Banque d’Angleterre (1880-1941) (Réputé 2e fortune d’Angleterre à cette époque 1920.)
    “Les banquiers détiennent la Terre. Si vous souhaitez rester leurs esclaves et payer le coût de votre propre esclavagisme, alors laissez les continuer à créer de l’argent.” Sir Josiah Stamp, Directeur de la Banque d’Angleterre, (1880-1941)
    “Chaque fois qu’une banque accorde un prêt, un nouveau crédit bancaire est créé. Ce sont de nouveaux dépôts, de l’argent entièrement nouveau.” Graham F. Towers, Directeur de la banque du Canada de 1934 à 1955

    Avec mes meilleures salutations.
    François de Siebenthal

    Annexes:

    Réserves minimales

    Les banques doivent détenir des réserves minimales sous forme de pièces, de billets de banque et d'avoirs en comptes de virement. La loi sur la Banque nationale fait obligation aux banques de couvrir, par des réserves minimales, un certain pourcentage de leurs engagements (notamment dépôts à vue, dépôts à terme et dépôts d'épargne). Les réserves minimales que les banques détiennent sous forme d'avoirs en comptes de virement à la Banque nationale jouent un rôle déterminant dans la gestion de l'approvisionnement en monnaie (avoirs en comptes de virement, liquidités).

    Approvisionnement en monnaie

    L'économie doit être approvisionnée en monnaie pour bien fonctionner. La quantité de monnaie ne doit être ni trop abondante ni trop faible pour éviter de courir le risque d'une inflation ou d'une déflation (politique monétaire). La gestion de l'approvisionnement en monnaie se fait à travers le système bancaire: la Banque nationale approvisionne les banques en monnaie ou en liquidités en mettant en œuvre ses instruments de politique monétaire. La monnaie passe ensuite du système bancaire vers le reste de l'économie. La création de monnaie par les banques joue ici un rôle capital.


    Outre quelques définitions de la Banque Nationale Suisse, la transcription d'un courriel de Christian Gomez, un extrait d'un article de Frédéric Lordon, et d'un extrait de "l'argent" de John Kenneth Galbraith que vous trouverez ci dessous, j'ai inclus sur http://www.societal.org/monnaie/ un certain nombre "d'images" de pages de différents livres (surtout universitaires) que vous pourrez donc télécharger et lire afin de comprendre ce principe de la création monétaire, qui est loin d'être évident , mais qui est surtout peu enseigné en secondaire (et parfois oublié aussi bien par les banquiers que par les étudiants des universités)

    Vous y trouverez (entre autres) des pages de:

    "La monnaie et ses mécanismes" (ref: Plihon)
    "Economie monétaire et financière" (ref: Amphi)
    "La Banque de France et la monnaie" (ref: BDF)
    "Théorie de la monnaie et de la banque" (ref : shumpeter)
    "La monnaie" (ref : Brana)
    "Déchiffrer l'économie" (ref : Clerc - Fondateur de "Alternatives économiques" )
    "La fin du capitalisme... et après?" (ref: Pfeiffer - Inventeur du crédit-bail, il dirigea l'Union des Banques à Paris)
    En anglais: "Modern Money Mecanisms" ( ref : MMM.pdf)

    Vous trouverez également dans ce dossier une page web qui explique ce qu’il faut au moins savoir sur la création monétaire que vous pouvez également retrouver en word http://www.societal.org/monnaie/creation_monetaire.doc

    Ajout du 13 avril: Certains lecteurs ayant trouvé cet article " ce qu’il faut au moins savoir sur la création monétaire " parfois trop difficile, j'ai écrit un autre article que j'espère plus accessible: "La création monétaire pour les nuls " (ne croyez pas, cher lecteur, que je puisse vous considérer ainsi: c'est un clin d'œil à la série de livres biens connus..)
    Vous pouvez les télécharger ici en 3 formats au choix en format pdfen format worden format odt d'open office.


    Quelques définitions de la Banque Nationale Suisse

    En commençant par http://www.snb.ch/f/welt/glossary/a.html#a4 et en suivant les liens
    (la « Banque Nationale » est la banque centrale suisse. BNS)

    Approvisionnement en monnaie

    L'économie doit être approvisionnée en monnaie pour bien fonctionner. La quantité de monnaie ne doit être ni trop abondante ni trop faible pour éviter de courir le risque d'une inflation ou d'une déflation (politique monétaire). La gestion de l'approvisionnement en monnaie se fait à travers le système bancaire: la Banque nationale approvisionne les banques en monnaie ou en liquidités en mettant en œuvre ses instruments de politique monétaire. La monnaie passe ensuite du système bancaire vers le reste de l'économie. La création de monnaie par les banques joue ici un rôle capital.

    Système bancaire

    Ensemble des banques et de la banque centrale d'un pays (approvisionnement en monnaie).


    Instruments de politique monétaire

    Instruments avec lesquels les banques centrales influent sur la quantité de monnaie et les taux d'intérêt sur le marché monétaire. La Banque nationale recourt principalement aux pensions de titres. Elle peut aussi utiliser les swaps devises contre francs et la facilité pour resserrements de liquidité (pensions de titres au taux spécial).

    Marché monétaire

    Marché sur lequel des fonds sont placés et empruntés pour de courtes durées (entre un jour et douze mois). Quand les durées sont plus longues, on parle de marché des capitaux. Le marché monétaire sert avant tout à équilibrer l'offre et la demande de liquidités entre banques (liquidités). Les banques centrales et les banques comptent parmi les principaux opérateurs sur le marché monétaire.

    Liquidités

    Les banques, en vertu des dispositions de la loi sur les banques, sont tenues de détenir suffisamment de liquidités. Ces dernières sont constituées des réserves minimales (notamment les avoirs en comptes de virement à la Banque nationale) et d'autres actifs disponibles (notamment des titres facilement réalisables). En recourant à ses instruments de politique monétaire, la Banque nationale influe sur les liquidités des banques et, partant, sur les taux d'intérêt appliqués sur le marché monétaire (approvisionnement en monnaie).

    Réserves minimales

    Les banques doivent détenir des réserves minimales sous forme de pièces, de billets de banque et d'avoirs en comptes de virement. La loi sur la Banque nationale fait obligation aux banques de couvrir, par des réserves minimales, un certain pourcentage de leurs engagements (notamment dépôts à vue, dépôts à terme et dépôts d'épargne). Les réserves minimales que les banques détiennent sous forme d'avoirs en comptes de virement à la Banque nationale jouent un rôle déterminant dans la gestion de l'approvisionnement en monnaie (avoirs en comptes de virement, liquidités).

    Réserves monétaires

    Actifs en monnaies étrangères (placements de devises) et or d'une banque centrale. Les réserves monétaires constituent une grande part des actifs de la Banque nationale; une autre part importante est formée des créances résultant de pensions de titres.

    Banques

    Etablissements qui acceptent en dépôt les fonds d'épargne du public et accordent des crédits (création de monnaie). En plus de cette fonction d'intermédiaires entre les épargnants et les emprunteurs, les banques jouent, à côté de la Poste et des banques centrales, un rôle important dans le trafic des paiements sans numéraire. Elles fournissent également des prestations dans les opérations de financement et de placement.

    Bénéfice de la Banque nationale

    Les titres et les devises que la Banque nationale achète aux banques et qu'elle paie en créant de la monnaie (avoirs en comptes de virement et billets de banque) génèrent des revenus. Avec ces revenus, la Banque nationale couvre ses frais d'exploitation et constitue des provisions pour divers risques. Sur le bénéfice net restant, elle verse aux actionnaires un dividende dont le montant maximal est fixé dans la loi. Le solde est distribué à la Confédération et aux cantons: en vertu de la Constitution fédérale et de la loi sur la Banque nationale, il revient pour deux tiers aux cantons et pour un tiers à la Confédération.

    Billets en circulation

    Somme de tous les billets de banque émis par une banque centrale et en circulation à un moment donné.


    Système bancaire

    Ensemble des banques et de la banque centrale d'un pays (approvisionnement en monnaie).

    Dépôts à terme

    Fonds qui sont déposés pendant une durée déterminée auprès d'une banque. Jusqu'à l'échéance convenue, le déposant ne peut généralement plus en disposer.

    Dépôts à vue

    Avoirs qui peuvent immédiatement et sans limitation être transférés sur un autre compte ou convertis en numéraire.

    Dépôts d'épargne

    Fonds que des particuliers ou des entreprises déposent dans une banque, le plus souvent sur un compte d'épargne, et qui rapportent des intérêts.

    Numéraire

    Pièces et billets de banque. Le numéraire est mis en circulation par les instituts d'émission ou banques centrales, et le public s'en sert surtout dans ses transactions quotidiennes courantes, généralement de faibles montants.

    Institut d'émission

    Expression désignant une banque jouissant du monopole d'émission des billets de banque. En Suisse, il s'agit de la Banque nationale suisse. Au lieu d'institut d'émission, on utilise également souvent le terme de banque centrale. Dans les deux cas, les établissements ainsi désignés mènent la politique monétaire.

    Banque centrale

    Synonyme d'institut d'émission. Le terme de «banque centrale» évoque un organe central qui émet la monnaie, gère l'approvisionnement du pays en monnaie et joue un rôle clé dans le trafic des paiements. Le terme d'«institut d'émission» met l'accent sur le monopole d'émission des billets de banque.

    Monopole d'émission

    Droit exclusif d'émettre les billets de banque d'un pays. En Suisse, le monopole d'émission est exercé par la Banque nationale. Les instituts d'émission de la zone euro ont transféré à la Banque centrale européenne leur ancien monopole, qui les autorisait à émettre des billets dans leur monnaie nationale.

    Masse monétaire

    Plusieurs masses monétaires ou agrégats monétaires peuvent être constitués à partir des moyens de paiement disponibles dans une unité monétaire, par exemple le franc. Selon leur degré de liquidité, soit la rapidité avec laquelle elles peuvent être mobilisées, les diverses formes de monnaie sont attribuées à l'un ou à l'autre des agrégats (masse monétaire M0 ou masses monétaires M1, M2 et M3).

    Masse monétaire M0

    Monnaie créée par la banque centrale. En Suisse, il s'agit de la monnaie centrale, et cet agrégat comprend les billets en circulation et les avoirs en comptes de virement, soit les avoirs à vue que les banques détiennent à la Banque nationale. Elle est parfois appelée également «base monétaire». La Banque nationale a une influence directe sur la masse monétaire M0.

    Masses monétaires M1, M2 et M3

    Outre la monnaie centrale M0, la Banque nationale suisse distingue trois autres agrégats, à savoir M1, M2 et M3. La masse monétaire M1 englobe la monnaie qui peut être utilisée en tout temps comme moyen de paiement, soit le numéraire en circulation et les dépôts à vue en francs suisses dans les banques et à la Poste. La masse monétaire M2 est formée de M1 et des dépôts d'épargne en francs suisses: jusqu'à une certaines limite, les dépôts d'épargne peuvent être convertis en numéraire de manière simple et rapide. La masse monétaire M3 est formée quant à elle de M2 et des dépôts à terme en francs suisses. Contrairement à la monnaie centrale, les agrégats M1, M2 et M3 sont constitués essentiellement de monnaie créée par les banques (création de monnaie).

    Monnaie

    Instrument de paiement et d'échange accepté comme tel par le public. La monnaie sert également de réserve de valeur et d'unité de compte. Elle peut revêtir de nombreuses formes. Elle doit exister en quantités juste suffisantes pour bénéficier de la confiance générale (politique monétaire).

    Monnaie centrale

    Somme des billets en circulation et des avoirs en comptes de virement, soit les avoirs à vue que les banques détiennent à la Banque nationale (masse monétaire M0).

    Monnaie scripturale

    Monnaie détenue sur des comptes, dans les banques et à la Poste, et virée d'un compte à un autre par de simples jeux d'écritures.



    Un courriel de Christian Gomez


    Faites attention et souvenez vous des paroles de Gladstone: "Il y a plus d'hommes qui sont devenus fous en étudiant les problèmes monétaires qu'il n'y en a qui ont perdu l'esprit par amour...."

    .../...

    1) il n'y a pas un banquier qui vous dira qu'il crée de la monnaie, car... il ne le sait pas ( sauf s'il a été un bon élève de l'IEP ou des facs d'Eco , et encore......)
    2) le banquier de base (agences du réseau) vous dira plutôt qu'il se bat tous les jours pour attirer de nouveaux clients et donc de nouveaux dépôts...
    3) il n'y a aucun "complot" dans cette attitude, aucune "omerta", car il n'y a aucun besoin de connaitre le processus de création monétaire pour être un bon banquier ( il vaut bien mieux être un bon analyste financier pour évaluer les risques liés au crédit)

    .../...

    Pour comprendre le processus de création monétaire, il faut "déconstruire" le processus qui part du crédit accordé et se boucle par son "financement" au niveau de la banque et du système bancaire global en essayant de bien déterminer ce qui est génération d'un pouvoir d'achat ex-nihilo sur l'économie (création monétaire) ou un transfert d'épargne (intermédiation financière).

    Accorder un crédit, c'est d'abord, par un simple jeu d'écriture, inscrire une somme au crédit d'un compte avec laquelle on pourra faire des paiements. Ensuite, l'histoire commence..... en fonction de ce que deviennent les flux d'argent, la banque va faire face à des besoins de financement différenciés.

    CAS LE PLUS SIMPLE POUR COMPRENDRE LA PROBLEMATIQUE

    Supposez qu'il n'y ait qu'une seule banque X et qu'une monnaie ( les dépôts à vue gérés par cette banque), on voit immédiatement que le crédit effectué trouve immédiatement son financement qui est le dépôt à vue créé lui-même puisque :

    - toute dépense, cad tout transfert d'argent du récepteur du crédit (débit du compte dans la banque X et donc diminution du depot à vue dans cette banque)
    - ...va se retrouver comme reception d'une recette pour un autre agent ( crédit du compte dans la banque X et donc augmentation du dépôt à vue dans la même banque)

    Globalement, on aura donc au niveau du bilan de la banque:

    - à l'actif : une créance
    - au passif: un dépôt à vue détenue par Durand alors que le crédit avait été accordé à Dupont.

    Peut-on dire que la créance a été financé par Durand ? certainement pas car pour Durand, cet argent est immédiatement disponible et va entrer dans son plan de dépenses et ainsi de suite.
    L'augmentation globale de la dépense et donc du revenu à la fin du process sera: delta (Dépenses) = V (vitesse de circulation de la monnaie) * delta (depots à vue).

    CAS PLUS COMPLEXES POUR SE RAPPROCHER DU FONCTIONNEMENT REEL:

    a) cas de 2 banques

    Maintenant supposez qu'il y ait 2 banques qui se partagent le marché et que les dépôts se répartissent entre elles selon un certain rapport (parts de marché). Il est facile de montrer que si les augmentations de crédit et donc de dépôts se font selon ce rapport, la création de crédit/ monnaie n'a aucune limite car le "refinancement" des 2 banques sera "automatique", les dépôts partant à la concurrence étant exactement compensés par les versements venant du concurrent.

    b) Introduction d'une Banque Centrale pour gérer les déséquilibres de trésorerie entre les deux banques

    Si ce n'est pas le cas, il faut un troisième "larron" (sans jeu de mots) : la Banque Centrale, car, s'il y a un déséquilibre entre les entrées et les sorties de fonds pour chacune de ces banques vis à vis de l'autre, il faudra que cela se règle par virements sur leurs comptes à la BC. Et, là l'affaire se COMPLIQUE...un peu......car, il y a désormais deux sortes de monnaies:

    - la monnaie bancaire (les dépôts à vue détenues par les banques)
    - la monnaie de base (Banque centrale)

    c) système monétaire en économie fermée avec :

    - monnaies bancaires ( depots à vue des banques)
    - comptes des banques auprés de la banque Centrale (réserves)
    - billets et pieces émis pour le compte du Trésor par la Banque centrale.

    A partir de là, il est facile de reconstituer les notions jumelles/complémentaires de:

    -multiplicateur de crédit ( une injection de monnaie banque centrale conduit à un multiple de monnaie en circulation via le mécanisme du crédit bancaire))
    -diviseur de crédit: (une addition de nouveaux crédits entraine une demande supplémentaire de refinancement en monnaie banque centrale.)


    INTRODUCTION DES DEPOTS A TERME.

    Là , je vais m'arrêter car cela pourrait devenir trés complexe. En effet, il y aura création monétaire ou non selon la nature (substituabilité plus ou moins grande à l'encaisse) du dépôt en question.
    Mais, si cela vous intéresse, il faudra y revenir.



    Ancien Prof à l'Université de Rennes avant de devenir banquier d'investissement, je viens de me remémorer ce qui faisait la base des cours que je donnais en deuxième année de fac.
    Je m'excuse auprés de ceux qui connaissent la matière et qui n'ont sans doute rien appris.

    Mais, .../... il faut repartir de la base pour bien faire comprendre les notions essentielles.
    - Mécanisme du crédit bancaire et création monétaire
    - comportement d'encaisse et vitesse de circulation de la monnaie
    - différence encaisse / épargne
    etc...etc....





    Où la question des institutions bancaires croise celle de la création monétaire

    On ne peut qu’être étonné – et réjoui – de l’ampleur prise par ce débat qui a d’abord fait son chemin sur Internet à partir de la vidéo de Paul Grignon, Money as debt, mais qui reçoit un fameux coup de main de la crise financière – a-t-on jamais autant parlé qu’aujourd’hui de banques et de liquidités ?... Trop habitués à la parlotte entre initiés mais surtout persuadés de leur monopole « naturel » sur la chose économique, les économistes ne pouvaient imaginer un seul instant voir débarquer dans les cénacles bien propres de l’académie une horde de mal-élevés décidés à se saisir de la question monétaire. Mais les manants ne respectent rien et eux qui ont été si longtemps et si soigneusement tenus à l’écart des débats économiques ont décidé d’un coup que ces choses-là les concernaient aussi et qu’à défaut de se les voir expliquer ils s’en saisiraient eux-mêmes. Seul un réflexe d’ordre, hélas trop prévisible, peut avoir conduit certains économistes, nouvelle noblesse de robe, à s’être scandalisés et à avoir pris pour une insupportable intrusion dans le champ de leurs questions réservées ce qui devrait être tenu pour le plus admirable des réflexes démocratiques : le tiers-état s’intéresse. À la décharge des clercs, il faut bien reconnaître que ce débat « parallèle » sur la création monétaire a été lancé de la plus maladroite des manières et que le sens commun académique a quelques bonnes raisons de renâcler aux accents légèrement paranoïaques de la vidéo de Paul Grignon qui, sur fond de musique inquiétante, dévoile la formidable conspiration : la monnaie est créée ex nihilo par les banques… Évidemment le goût du sensationnel en prend un coup sitôt découvert que la conspiration de la création monétaire ex nihilo fait l’objet des enseignements de première année universitaire, et même des lycées, à l’occasion desquels la « révélation » a jusqu’ici provoqué peu d’évanouissements. Une bonne moitié de la vidéo-scoop de Grignon était donc déjà en vente libre et disponible dans n’importe quel manuel pour classes de Terminale SES…

    Le principe symétrique du droit absolu de saisine des « amateurs », et de leur droit d’effraction dans les débats des « professionnels », devrait donc consister en un minimum de respect pour la division du travail et une obligation, non pas bien sûr d’avoir préalablement accumulé une connaissance « professionnelle », mais au moins de ne pas imaginer « tout inventer », de cultiver le doute méthodique que « la » question (n’importe laquelle) a dû être déjà travaillée, et de faire l’effort minimal « d’y aller voir avant » – manière d’éviter les boulettes du type « complot monétaire »… On pourrait cependant aussi imaginer que la position même du « savoir » devrait valoir à ceux qui l’occupent une sorte de devoir d’indulgence, pour mettre tout ça de côté. Et en venir plus rapidement aux vraies questions. Quitte à résumer grossièrement, il semble que l’objet du tumulte tourne autour des éléments suivants :

    1. On croyait la création monétaire le fait de l’Etat – l’Etat n’était-il pas réputé « battre monnaie » ? – ; on découvre que c’est plutôt l’affaire des banques privées.

    2. Non contente d’être privée, l’émission monétaire-bancaire s’effectue ex nihilo. Or ce qui ne coûte rien à « produire » (l’octroi de lignes de crédit) est facturé quelque chose : le taux d’intérêt. La chose n’est-elle pas profondément illégitime ? Nul ne questionne le privilège de quelques institutions privées, seules détentrices du droit de création monétaire, et encore moins les conditions réelles de leurs profits.

    3. Un qui sait combien l’intérêt lui coûte, c’est l’Etat. Le service de la dette publique n’engloutit-il pas bon mal an l’équivalent des recettes de l’impôt sur le revenu ? Certes, ce ne sont pas des banques qui le lui facturent (l’Etat s’endette sur les marchés), mais – retour au point 1 – si l’Etat disposait du droit de création monétaire, il pourrait en profiter – lui, c’est-à-dire la collectivité des citoyens-contribuables – et, pour peu qu’il soit raisonnable, réserver « sa » création monétaire au financement de l’avenir, c’est-à-dire des biens d’équipement de la nation, le tout bien sûr à intérêt nul, donc avec les économies qu’on imagine.

    4. Or il se trouve que les facilités monétaires que lui accordait la Banque de France ont été interdites par la loi de 1973, et que le verrouillage est devenu quasi définitif avec l’article 123 du Traité européen (Lisbonne) qui prohibe formellement toute avance de la BCE aux Etats membres.

    Il faut bien reconnaître que l’idée de la création monétaire ex nihilo est suffisamment contre-intuitive et suffisamment contraire aux représentations spontanément formées par le sens commun en matière monétaire pour justifier l’effet de stupéfaction qu’entraîne presque systématiquement son énoncé. Car le sens commun se figure le banquier comme l’homme aux écus – il n’a pas totalement tort… – assis sur un tas d’or préalablement accumulé et par conséquent disponible pour être ensuite prêté. C’est là, au sens strict des termes, confondre la finance, où des détenteurs de capitaux déjà accumulés prêtent à des demandeurs de fonds, et la banque, dont l’action caractéristique est le crédit, qui procède par simple écriture et met des fonds à disposition hors de toute accumulation préalable, et sous la forme de la bien nommée monnaie scripturaire, simplement en créditant des comptes d’agent.



    Source : « L’argent », John Kenneth Galbraith, Folio Histoire,

    « Les banques de Venise et de Gênes furent les précurseurs reconnus des banques commerciales de notre vie quotidienne moderne. Celles de la plaine du Pô étaient à peine moins avancées et lorsque le prêt d’argent s’institutionnalisa à Londres, il s’installa tout naturellement dans Lombard Street.

    Le processus par lequel les banques créent de l’argent est si simple que l’esprit en demeure confondu. Quand il s’agit de choses aussi importantes, on est en droit de s’attendre à un mystère plus profond. Les dépôts de la Banque d’Amsterdam dont on vient de parler pouvaient, sur instruction de leur propriétaire, être transférés à d’autres pour régler des comptes. (Un service qui avait longtemps été rendu par les précurseurs privés de la banque.)

    Les pièces déposées ne servaient pas moins d’argent par le simple fait d’être enfermées dans une banque et susceptibles de transfert sous le seul effet d’un trait de plume.
    Il était inévitable que l’on découvre — comme le firent les échevins conservateurs d’Amsterdam en se penchant avec un intérêt coupable sur leurs propres besoins en tant que directeurs de la Compagnie des Indes orientales — qu’un autre trait de plume permettrait à un débiteur de la banque, et non plus à un créditeur du titulaire du dépôt, de recevoir un prêt sur ce dépôt inemployé. Et bien sûr, c’était la banque qui percevrait des intérêts sur le prêt ainsi consenti ! On pouvait prévenir les auteurs de dépôts que ces derniers étaient susceptibles d’une telle utilisation — peut-être même les payer pour cela. Le dépôt original restait au crédit de son auteur. Mais il existait désormais un nouveau dépôt constitué par le prêt. Les deux dépôts pouvaient être utilisés pour effectuer des paiements, comme de l’argent. De l’argent avait donc bien été créé. La découverte de cette capacité des banques à ainsi créer de l’argent se produisit très tôt dans l’histoire de la banque. C’est qu’il existait cet intérêt à gagner sur les prêts. Avec ce genre de stimulant, les hommes ont un naturel instinct de novateur.

    Il existait une autre possibilité faisant appel à des billets de banque et qui serait un jour merveilleusement exploitée par la future république américaine. L’emprunteur recevait non plus un dépôt, mais un billet rachetable dans les espèces qui avaient été placées à la banque comme capital ou comme dépôt sédentaire. Avec ce billet, l’emprunteur pouvait effectuer ses paiements ; le bénéficiaire d’un tel paiement, plutôt que de changer son billet pour de l’argent liquide, pouvait fort bien l’utiliser pour ses propres paiements, et ainsi de suite à l’infini. Entre-temps, la banque continuait de recevoir des intérêts sur le prêt original. Un jour, peut-être, le billet reviendrait à la banque pour être échangé contre du liquide. Mais alors l’emprunteur aurait déjà remboursé son emprunt, en liquide lui aussi. Tout serait pour le mieux, et l’on aurait gagné un intérêt. Il y avait aussi une chance pour que le billet continue de passer de main en main sans jamais être reconverti. Le prêt qui avait conduit à son émission produirait des intérêts puis serait remboursé. Le billet continuerait sa ronde. Personne ne viendrait jamais réclamer les liquidités originales qui avaient permis le prêt original. Dans les années 1960, M. George Bail, diplomate, politicien et avocat, chéri du succès, quitta le service public pour s’associer aux Lehman Brothers, la grande firme de Wall Street. « Pourquoi diable, l’entendit-on demander un peu plus tard, est-ce que personne ne m’avait parlé plus tôt de la banque? »



    Une autre explication

    Une banque A gère le compte d'un client “a” . Celui-ci dépose 100 € sur son compte. Nous ne préjugeons pas de l'origine (billets, virement, encaissement de chèques ...) de ces 100 €. Nous supposons seulement que l'opération est faite dans les règles.

    Cela veut dire que ce Dépot à Vue (DAV) de 100 est comptabilisé en M1, au passif de la banque A, et qu' en plus cette banque A dispose de 20 € en monnaie centrale ( M0) sur son compte en Banque Centrale pour couvrir statistiquement les retraits en monnaie fiduciaire . Le client “a” va tirer disons 20 € en monnaie fiduciaire ( le DAV est diminué de 20, et 20 sont extraits de M0 et passent dans M1 ; M1 n'est pas changé car - 20 + 20 = 0) et payer un fournisseur “b” titulaire de compte dans une banque B, avec les 80 € restants, par virement ou chèque. ( N.B. Le cas où “b” serait aussi client de A est plus trivial et sans intérêt pour notre explication). M1 qui est la somme de tous les billets et pièces (monnaie fiduciaire) et de tous les DAV (monnaie scripturale) n'est toujours pas modifié mais le mouvement du chèque entre les banques A et B entraine un mouvement de compensation au niveau de M0 .

    La banque A voit son compte à la Banque Centrale diminuer de 80 € et la banque B le sien augmenter de 80 € . (On sait bien qu'en réalité le mouvement ne se fait que sur les différences en fin de journée, mais conceptuellement c'est exactement comme si les mouvements s'effectuaient pour chaque chèque individuellement). Donc non seulement ce chèque est bien "couvert" en Banque Centrale mais il est "sur-couvert" car il suffit pour cela de 80 * 20 %= 16 €.

    La banque B dispose donc de 80 - 16 = 64 € en monnaie centrale M0. Que peut-elle en faire ?

    Hypothèse 1

    Soit accorder - si elle trouve des emprunteurs - de nouveaux crédits en M1 jusqu'à une valeur totale de 64/0,20 = 320 € de M1 ! Voilà donc M1 qui, à partir des 100 € initiaux est devenu : 20€ en billets retirés par le titulaire “a” du crédit initial + 80€ du premier bénéficiaire “b” du chèque + 320€ des autres emprunteurs ultérieurs = 420 € de M1 soit une augmentation de 320 % ...Il y a bien création monétaire.

    Hypothèse 2

    Soit les reprêter à la banque A qui, de toute façon, en a besoin. En effet elle n'avait attribué que 20€ de M0 à la couverture du dépôt initial de 100 € de M1, or elle a sorti de M0 les 20 € du retrait en billets et les 80 € du fait de la "fuite" du chèque de 80 € . Elle a donc son compte en Banque Centrale en déficit de 80 € ! Elle doit se "refinancer" d'urgence en monnaie de base M0 ! Pour cela elle peut se tourner vers la Banque Centrale ( seule émettrice de M0) et lui emprunter au taux directeur prévu moyennant des garanties en titres sérieux (éligibles au refinancement ) à moins que la banque B ne lui prête elle-même à un taux légèrement légèrement inférieur au taux directeur ce qui arrange tout le monde (aussi bien la banque A que la banque B qui n'a pas nécessairement trouvé des emprunteurs dans l'instant).

    Ce ne sont donc pas les 80 € de M1 qui sont reprétés (ils sont toujours sur le compte de « b » dans la banque B) mais ce sont eux qui permettent à la banque B de disposer de 80 € de M0 pour d'une part couvrir le compte de « b » ( 16 € ) et d'autre part bénéficier de la capacité d'attribuer de nouveaux crédits sur la base des 64 € de M0 supplémentaires. Cette capacité autorise d'émettre jusqu'à 64/ 0,20 = 320 € nouveaux dans M1. Il n'y a pas de "reprêt" ; il n'y a que des prêts nouveaux adossés à la masse M0 en Banque Centrale , masse M0 qui va croissant par le "refinancement " des banques auprès de la Banque Centrale. Ce refinancement se fait à la demande des banques sur la base de titres qu'elles ont acquis précédemment en créant de la monnaie dans M1 pour les acquérir (Il s'agit de la monétisation des actifs).

    On pourrait donc dire que la monnaie M1 ( les moyens de paiements ) se déplace ( elle peut avancer (augmenter) mais aussi reculer (diminuer ) sur deux pieds : un fort (en volume) M1 et un plus faible M0. Les banques commerciales émettent, sous contraintes réglementaires, la monnaie M1 utilisée par l'économie et la finance et la Banque Centrale émet, sur requête des banques commerciales, la monnaie M0 qui leur est nécessaire. Le rapport de force qui peut apparaitre entre les parties n'implique jamais l'intérêt général si, du moins, la Banque Centrale est totalement indépendante de l'Etat comme le requiert l'orthodoxie actuelle.

    On pourrait paraphraser Allais ainsi :

    « Fondamentalement, le mécanisme du crédit aboutit à une création de moyens de paiement ex nihilo, car le détenteur d’un dépôt auprès d’une banque le considère à juste titre comme une encaisse disponible en billets , alors que, dans le même temps sur la base de la "monnaie centrale" reçue avec ce dépôt et, s'il le faut, d'un "refinancement" complémentaire adéquat , la banque a pu créer et prêter l'équivalent de la plus grande partie de ce dépôt qui, redéposé ou non dans une banque, est considéré à son tour et également à juste titre comme une encaisse disponible en billets par son récipiendaire. Mais les banques prennent ainsi des engagements qu'elles ne peuvent tenir autrement qu'en moyenne. À chaque opération de crédit il y a ainsi réplication monétaire partielle . Au total, le mécanisme du crédit aboutit à une création ex nihilo de monnaie effective M1 par de simples jeux d’écriture dans et par les banques commerciales, à un niveau qui dépasse très largement celui de la monnaie de base M0».


    L’effet multiplicateur du crédit est un effet inhérent à l'émission de crédit.

    Toute création de monnaie par la banque centrale d'un pays aboutit par un processus itératif à une émission supplémentaire de crédits dans l'économie, par les établissements de crédit, qui peut être bien plus importante que la monnaie émise initialement. Cette émission, qui se produit par effet multiplicateur, est une création supplémentaire de monnaie.

    Cependant, comme l'explique Dominique Plihon, deux approches du processus de création monétaire peuvent être distinguées. Le multiplicateur monétaire repose sur l'hypothèse que la masse monétaire est exogène car elle est déterminée par la monnaie centrale, contrôlée par la banque centrale. L'approche dite du "diviseur" considère au contraire que la monnaie est endogène, c'est-à-dire que son évolution est déterminée par les besoins de financement des agents non bancaires; la causalité est alors inverse dans le sens M => MC. La banque centrale intervient in fine pour satisfaire les besoins de financement du système bancaire.


    How Does the Central Bank Control the Money Supply ( and destruction)?to be seen...http://paulgrignon.netfirms.com/MoneyasDebt/The_Un-payability_of_Interest.html

    In 1998 the average cash reserve ratio across the entire United Kingdom banking system was 3.1%. ( Now = 0 )
    Other countries have required reserve ratios (or RRRs) that are statutorily enforced.




     On  Wikipedia pages that there is a lot of discussion and disagreement about what the details really are. However, the section of my movie being questioned ends with the statement:

    "So…while the rules are complex the common sense reality is actually quite simple.
    Banks can create as much money as we can borrow."...il n'y a plus le limites pour cette création, si ce n'est de trouver des personnes prêtes à emprunter. )


     (sourced from Lecture 8, Slide 4: Central Banking and the Money Supply, by Dr. Pinar Yesin, University of Zurich, Switzerland (based on 2003 survey of CBC participants at the Study Center Gerzensee
    1. ^ Monetary Macroeconomics by Dr. Pinar Yesin [1]
    2. http://www.iew.unizh.ch/study/courses/downloads/lecture8_467.pdf
    3. http://desiebenthal.blogspot.com/2009_12_01_archive.html


    Australia
    None
    Canada
    None
    United Kingdom
    None
    Mexico
    None
    New Zealand
    None
    Sweden
    None
    Eurozone
    2.00
    Slovakia
    2.00
    Switzerland
    2.50
    Poland
    3.50
    Chile
    4.50
    Pakistan
    7.00
    Latvia
    8.00
    India
    5.00
    Burundi
    8.50
    Hungary
    8.75
    Ghana
    9.00
    United States
    10.00
    Sri Lanka
    10.00
    Bulgaria
    12.00
    China
    15.50
    Estonia
    15.00
    Zambia
    17.50
    Hong Kong
    18.00
    Croatia
    19.00
    Tajikistan
    20.00
    Surinam
    35.00
    Jordan
    80.00
    Note that the chart above gives the USA cash reserve ratio as 10% when the actual ratios stated in the text above the chart are more complex, significantly lower and with many cases of zero reserve. I have no idea how significant the exceptions to the stated percentages for other countries might be.
    I notice on these Wikipedia pages that there is a lot of discussion and disagreement about what the details really are. However, the section of my movie being questioned ends with the statement:

    "So…while the rules are complex the common sense reality is actually quite simple.
    Banks can create as much money as we can borrow."

    Monetary Macroeconomics
    Lecture 8:
    Central Banking and
    the Money Supply
    Dr. P³nar Ye»sin
    December 16, 2005
    University of Zurich
    1
    plus see the wir bank at 
    www.wir.ch

    No cash reserve ratio means no limits and krachs :
    dette du Canada






    Posted by François de Siebenthal at 23:54:00 0 comments   Links to this post

    Resistance in 4 drawings


    The FED is a private bank ( sic )



    If it was a real bank for the people, as Presidents Kennedy were planning to do.




    0 0



    Libérer l'argent de l'inflation et des taux d'intérêts

    par + MARGRIT KENNEDY +

    http://www.kennedy-bibliothek.info/data/bibo/media/GeldbuchFranzoesisch.pdf

    Créer un moyen d'échange que tout le monde puisse utiliser et qui protège la Terre

     Copyright © 1990 by Permakultur Publikationen, Steyerberg der überarbeiteten und erweiterten Ausgabe 1994


    Couverture : Les 4 Lunes Copyright © 1996 Éditions Vivez Soleil SA CH-1225 Chêne-Bourg/Genève ISBN : 2-88058-161-3 Tous droits réservés pour tous les pays de langue française Margrit Kennedy Libérer F argent de l'inflation et des taux d'intérêts Traduction de Loïc Cohen

     Sommaire Liste des figures 11 Remerciements 13 Introduction 15 1. Quatre Idées fausses très répandues sur l'argent ....17 Première idée fausse : Il n'y a qu'un seul type de croissance 20 Deuxième idée fausse : On ne paie des intérêts que lorsqu'on emprunte de l'argent 27 Troisième idée fausse : Avec le système monétaire actuel, nous sommes tous pareillement affectés par les intérêts 28 Quatrième idée fausse : L'inflation fait partie intégrante de l'économie de marché 34 2. Créer une monnaie sans inflation et sans Intérêts ..39 Le remplacements des intérêts par des mesures d'incitation à la circulation monétaire 42 Les premières expériences pilotes 44 La nécessité d'une réforme foncière 49 La nécessité d'une réforme fiscale 54 3. Qui profiterait d'un nouveau type de système Les avantages en général 61 Les défauts du système monétaire actuel 62 Les avantages dont bénéficierait le pays (ou la région) qui introduirait le premier ces changements 72 Les riches 74 Les pauvres 81 Les Églises et les groupes spirituels 88 Le commerce et l'industrie 90 Les agriculteurs 93 Les écologistes et les artistes 95 Les femmes 98 4. Quelques leçons tirées de l'histoire.. ........101 Le système monétaire « brakteaten » dans l'Europe médiévale 104 La république de Weimar et l'étalon-or 105 5. La réforme monétaire dans le contexte d'une transformation mondiale, oe comment procéder aux changements....... ....109 Remplacer la révolution par l'évolution 111 Une solution envisageable pour le proche avenir 115 La taxe sur l'argent immobilisé crée un système monétaire neutre 116 6. Comment apporter sa contribution à la période S'informer, faire prendre conscience aux autres 121 Parrainer des expériences pilotes 123 Mettre en place un système local d'échanges commerciaux 124 Soutenir les investissements « moraux » 125 7. Les applications concrètes d'aujourd'hui sont les embryons d'une nouvelle économie.......... .......127 Le système LET 130 Le réseau WIR et autres associations similaires 134 Les banques coopératives JAK en Suède 137 Avantages et inconvénients de la monnaie et des systèmes de crédit alternatifs 139 Adresses utiles 147 Revues 151 Liste des figures 1. Les modèles fondamentaux de schémas de croissance 21 2. Courbes de croissance constante 22 3. Exemples du pourcentage des intérêts inclus dans les prix et les tarifs ordinaires 26 4. Comparaison des intérêts payés et des intérêts reçus 30 5. Évolution de divers indicateurs économiques 33 6. En raison de l'inflation, chaque DM ne vaut plus que 28 pfennigs 36 7. Pour acquérir un terrain à bâtir en Allemagne de l'Ouest dans les années quatre-vingts, il fallait travailler trois fois plus que dans les années cinquante 51 8. Pourquoi l'économie est-elle prise dans cet engrenage ? 64 9. La croissance du PNB en R.F.A. entre 1950 et 1989 68 11 10. Avez-vous déjà vu de l'argent travailler ? 70 11. Distribution de la richesse monétaire en Allemagne de l'Ouest 80 12. Comparaison des taux d'intérêt, de chômage et du nombre des faillites 82 13. L'aide au développement 85 14. Nous sommes d'ores et déjà en pleine troisième guerre mondiale 87 15. Les coûts salariaux sont plus élevés que les seuls salaires 92 16. Hourra ! encore 2,5 % de croissance ! 94 17. Le chômage appauvrit, la pauvreté engendre la radicalisation 107 18. Assurer la circulation monétaire. Coût annuel moyen du crédit 114 19. Comparaison entre les crédits du système J.A.K. et ceux d'une banque normale Exemple 1 140 20. Comparaison entre les crédits du système J.A.K. et ceux d'une banque normale Exemple 2 141 12 Remerciements Ce livre doit son existence à tous ceux, nombreux, qui, partout dans le monde, ont été aussi stupéfaits par les travers bien cachés de notre système monétaire actuel que je l'ai moi-même été quand je les ai découverts pour la première fois. Leur curiosité et leur enthousiasme en ce qui concerne l'analyse et la solution de ce problème m'ont conduite à penser que cette question devrait être présentée d'une manière telle que chacun puisse la comprendre. J'aimerais remercier tout particulièrement trois enseignants, Dieters Sufart et Gesima Vogel, ainsi que le professeur Helmut Greutz. J'éprouve aussi une reconnaissance toute particulière envers mon mari et coauteur, le professeur Declan Kennedy, dont le soutien, aux plans rédactionnel, moral et pratique, m'a permis de franchir tous les obstacles pour mener à bien ma tâche. Les illustrations sont basées sur les graphiques conçus et dessinés par Helmut Greutz. A l'exception des figures relatives aux taux d'intérêt, toutes les autres statistiques ont été tirées de publications 13 émanant de la Banque Centrale d'Allemagne, de l'Agence fédérale des statistiques et d'autres documents officiels rédigés avant l'unification allemande. Professeur Maigrit Kennedy Steyerherg, Allemagne Janvier 1995 14 Introduction Il faut une certaine audace à un non-économiste pour écrire un livre sur l'économie, surtout si ce livre traite d'un des critères fondamentaux de la profession - l'argent. La plupart des concepts économiques sont exprimés en référence à l'argent. Les économistes l'utilisent comme les marchands utilisent les kilogrammes et les architectes les mètres. Ils mettent rarement en question son mode de fonctionnement, notamment le fait que, contrairement aux mètres et aux kilogrammes, il ne soit pas un étalon constant - que son cours varie aujourd'hui presque quotidiennement. Ce livre étudie le fonctionnement de l'argent. Il expose les raisons des changements incessants qui affectent l'une de nos plus importantes unités de mesure. 11 explique non seulement pourquoi l'argent « fait tourner le monde » mais aussi pourquoi, en même temps, il le ruine. L'énorme dette accumulée par les pays du Tiers Monde, le chômage, la dégradation de l'environnement, la course aux armements et la prolifération des centrales nucléaires, tous ces facteurs sont liés à un mécanisme qui permet à l'argent de circuler : les intérêts et les intérêts composés. Ceux-ci, selon l'historien de l'économie John L. King, constituent dans ce 15 que l'on appelle les « économies de marché » une « machinerie de destruction invisible ». La transformation de ce mécanisme en un moyen plus adapté au maintien de l'argent en circulation n'est pas aussi difficile que cela peut paraître. Bien que les solutions avancées dans ce livre soient connues de certains depuis le début du siècle, la façon et le moment où elles sont présentées offrent une occasion exceptionnelle de les mettre en œuvre. Le but de ce livre n'est pas de prouver que quiconque ait tort. Il est de remettre les choses en ordre et de révéler une possibilité dont nous disposons, mais qui est très peu connue des experts, sans parler du grand public. Pourtant, le choix est bien trop crucial pour qu'on laisse les seuls experts décider s'il faut l'envisager ou non. Dans ces conditions, l'Importance de ce livre réside dans sa capacité à expliquer des problèmes complexes aussi simplement que possible, afin que tous ceux qui utilisent l'argent puissent comprendre ce qui est en jeu. Une autre différence importante avec d'autres livres ayant abordé cette question dans le passé est qu'il montre comment, à l'heure actuelle, le fait de passer à un nouveau système monétaire créerait une situation ne présentant que des avantages pour tout le monde et contribuerait à établir, au bout du compte, une économie rationalisée. Cependant, une question demeure : pourrons-nous mettre en œuvre ces changements avant ou après la prochaine grande crise ? Dans un cas comme dans l'autre, il sera utile d'être informé sur la façon de créer un instrument d'échange qui fonctionne bien et soit adapté à tous. 16 CHAPITRE U N Quatre idées fausses très répandues sur l'argent 17 Chaque jour sur cette planète, tout le monde ou presque utilise l'argent. Cependant, peu de gens comprennent comment ce moyen d'échange fonctionne et affecte leur vie directement ou indirectement. C'est pourquoi nous allons examiner de plus près ce qu'est l'argent et ce qui se passerait s'il n'était pas là. Tout d'abord, les bonnes nouvelles : l'argent est l'une des inventions les plus ingénieuses de l'humanité, car il facilite l'échange des biens et des services et permet de dépasser les limites qu'impose le troc - l'échange direct des biens et des services. Ainsi, par exemple, si vous résidiez dans un village vivant uniquement de troc et produisiez des œuvres d'art mais qu'il n'y ait personne pour s'y intéresser en dehors du croque-mort, il vous faudrait rapidement soit changer de profession, soit quitter le village. L'argent autorise donc la spécialisation, laquelle est à la base de la civilisation. Mais pourquoi alors nous pose-t-il problème ? C'est ici qu'interviennent les mauvaises nouvelles : il ne facilite pas seulement l'échange des biens et des services, mais il peut également l'entraver pour la simple raison qu'il est détenu par ceux qui ont plus de ressources que nécessaire. Il se crée ainsi une sorte de « péage privé » où ceux qui sont dans le besoin paient un droit à ceux qui ont plus d'argent qu'il ne leur faut. Ce système est tout sauf équitable. En fait, les différents systèmes monétaires actuels pourraient être qualifiés d'« inconstitutionnels » dans la 19 plupart des pays démocratiques, ainsi que je le montrerai plus loin. Avant d'entrer dans les détails, permettez-moi de dire qu'il existe probablement plus de quatre idées fausses à propos de l'argent. Les différentes conceptions de ce dernier reflètent assez exactement les différentes vision du monde et celles-ci sont aussi nombreuses que les habitants de cette planète. Cependant, les quatre idées fausses que nous examinerons dans les pages suivantes sont celles qui nous empêchent le plus de comprendre pourquoi il est nécessaire de changer le système monétaire actuel et quels sont les mécanismes indispensables pour le remplacer. Première idée fausse : IL N'Y A QU'UN SEUL TYPE DE CROISSANCE La première idée fausse concerne la croissance. Nous avons tendance à croire qu'il n'existe qu'un seul type de croissance - le schéma de croissance de la nature dont nous avons l'expérience directe. La Figure 1, toutefois, montre trois schémas génétiquement différents. La courbe A représente une forme idéalisée du schéma normal de croissance de la nature auquel nous nous conformons, tout comme les animaux et les plantes. Nous grandissons relativement vite durant les premières étapes de notre vie, puis le rythme se ralentit à l'adolescence et, pour finir, notre croissance physique s'arrête vers l'âge de vingtet-un ans. Ce phénomène, cependant, ne nous empêche pas de croître - si ce n'est quantitativement, du moins qualitativement. 20 LES MODèLES FONDAMENTAUX DE SCHéMAS DE CROISSANCE A. Courbe naturelle B. Courbe linéaire C. Courbe exponentielle Figure n°l 21 COURBES DE CROISSANCE CONSTANTE Figure n°2 22 La courbe B représente un schéma de croissance linéaire ou mécanique - par exemple lorsque les machines produisent davantage de marchandises ou le charbon davantage d'énergie. Le phénomène s'épuise quand les machines s'arrêtent ou qu'on ne rajoute plus de charbon dans la chaudière. La courbe C représente un schéma de croissance exponentielle qui peut être décrit comme l'exact opposé de la courbe A en ce sens qu'il croît très lentement au début, puis de plus en plus rapidement, pour finalement monter en flèche de façon presque verticale. Dans le monde physique, ce schéma de croissance se manifeste d'ordinaire lors d'une maladie ou à l'approche de la mort. Le cancer, par exemple, suit un schéma de croissance exponentielle. Il se développe d'abord lentement, même s'il est en constante accélération, et souvent, au moment où on le découvre, il est entré dans une phase de croissance que l'on ne peut plus arrêter. La croissance exponentielle, dans le monde physique, s'achève en général avec la mort de l'organisme vivant et de son hôte. Fondé sur les intérêts simples et les intérêts composés, l'argent double de valeur à intervalles réguliers - en d'autres termes il suit un schéma de croissance exponentielle. Cela explique pourquoi nous avons aujourd'hui tant de problèmes avec notre système monétaire. Les intérêts, en réalité, se comportent comme un cancer au sein de la structure sociale. La Figure 2 montre les périodes de temps nécessaires pour que la valeur monétaire double lorsqu'elle varie suivant les intérêts composés : * à 3 %, 24 ans, * à 6%, 12 ans, * à 12 %, 6 ans. 23 Même à 1 % d'intérêts composés, nous constatons une courbe de croissance exponentielle, avec un doublement de la valeur de l'argent en 72 ans. Au niveau physiologique, nous ne connaissons que le schéma de croissance physique propre à la nature - une croissance qui s'arrête lorsqu'une taille optimale est atteinte (courbe A). Dans ces conditions, il est difficile pour des êtres humains de comprendre le véritable impact du schéma de croissance exponentielle dans le monde physique. Le meilleur exemple de ce phénomène est la célèbre histoire de cet empereur perse qui, découvrant avec enthousiasme le jeu d'échecs, décida d'exaucer n'importe quel vœu de son inventeur. Celui-ci, mathématicien intelligent, demanda que l'on place un grain de blé sur la première case de l'échiquier, puis que l'on double le nombre de grains à chacune des cases suivantes. L'empereur, qui dans un premier temps fut ravi de la modestie de cette requête, s'aperçut rapidement que la production totale de blé de son empire tout entier ne pourrait suffire à exaucer ce « modeste » vœu. La quantité de blé nécessaire à la soixantequatrième case de l'échiquier est égale à 440 fois la production de blé de la planète tout entière1 . Phénomène similaire, dans un domaine qui nous intéresse directement, un pfennig investi à la naissance de Jésus Christ à 4 % d'intérêt aurait permis d'acheter en 1750 une boule d'or égale au poids de la Terre. En 1990, cependant, ce même pfennig aurait permis d'acheter 8190 boules d'or égales au poids de la Terre. A 5 % d'intérêt, il aurait permis d'acheter une boule d'or en 1466. Et en 1990, il aurait pennis d'acheter 2200 milliards de boules d'or d'un Eckhard Eilers (manuscrit non publié), Rastede, 1985 24 poids égal à celui de la Terre2 . Cet exemple nous montre l'importance que peut représenter 1 % d'intérêt. Il prouve également que le paiement continuel d'Intérêts simples et d'intérêts composés est arithmétiquement, de même que pratiquement, impossible. La nécessité économique et l'impossibilité mathématique entraînent une contradiction qui - pour être résolue - a engendré dans le passé d'Innombrables conflits, guerres et révolutions. : Eckhard Eilers, ibid. 25 EXEMPLES DE POURCENTAGE DES INTéRêTS INCLUS DANS LES PRDF ET LES TARIFS ORDINAIRES 1. Coûts du ramassage des ordures : (exemple de la ville d'Aachen, 1983) A. Amortissements, coûts fixes d'exploitation, personnel, frais divers : 88 % B. Coût des intérêts du capital 12% Coût pour une poubelle de 110 litres : 194 DM 2. Coût de l'eau potable : (exemple d'une compagnie des eau allemande, 1981) A. B. C. D. E. 3. A. B. C. D. 4. A. B. C. D. E. Coût de l'énergie Entretien des installations Traitement des eaux Coûts fixes d'exploitation, personnel, etc. Amortissements Coût des intérêts du capital Prix du mètre cube d'eau : 136 DM Coût des canalisations sanitaires et de l'évacuation des eaux usées (exemple de la ville d'Aachen, 1983) Frais fixes Frais de personnel Amortissements Coût des intérêts du capital Prix au mètre cube : 1,87 DM. Éléments constitutifs des loyers des logements sociaux : (estimations du Bureau Fédéral des Statistiques, 1979) Pertes et profits Frais de gestion et de fonctionnement Frais d'entretien des bâtiments Amortissements Coût des intérêts du capital l % 6% i % 18% 30% 38% 19% 7 % 27% 47% 1 % 6% 5 % 1 % 77% Prix du loyer au mètre carré : 13,40 DM Figure n i°3 26 La solution aux problèmes occasionnés par la croissance exponentielle actuelle consiste à créer un système monétaire qui suive la courbe de croissance naturelle. Pour ce faire, il faut remplacer les intérêts par un autre mécanisme permettant de maintenir l'argent en circulation. Nous aborderons cette question en détail au chapitre 2. Deuxième idée fausse : ON NE PAIE DES INTéRêTS QUE LORSQU'ON EMPRUNTE DE L? ARGENT Il y a une autre raison pour laquelle il nous est difficile de comprendre le véritable impact du mécanisme des intérêts dans notre système monétaire : il fonctionne de manière insidieuse. Ainsi, la deuxième idée fausse est que nous payons des intérêts seulement lorsque nous empruntons de l'argent et que, si nous voulons cesser d'en payer, tout ce que nous avons à faire est d'éviter d'emprunter. La Figure 3 nous montre que c'est faux tout simplement parce que les intérêts sont inclus dans chaque prix que nous payons. Le montant exact varie en fonction du rapport coût du capital/ coût de la main-d'œuvre des biens et des services que nous achetons. Certains exemples nous indiquent clairement la différence. La part du capital dans le secteur du ramassage des ordures se monte à 12 % parce qu'ici la part des coûts du capital immobilisé est relativement faible et la part de la main-d'œuvre particulièrement élevée. La situation est différente en ce qui concerne l'installation de l'eau potable, car les coûts d'immobilisation du capital s'y élèvent à 38 %, et encore plus en ce qui concerne le logement social, où ils 27 s'élèvent à 77 %. En moyenne, 50 % des prix de nos biens et services correspondent aux coûts du capital. Dans ces conditions, si nous supprimions les intérêts et les remplacions par un autre mécanisme capable d'assurer la circulation monétaire, la plupart d'entre nous pourraient être deux fois plus riches ou bien réduire de moitié leurs temps de travail, tout en conservant le même niveau de vie. Troisième idée fausse : AVEC LE SYSTèME MONéTAIRE ACTUEL, Nous SOMMES TOUS PAREILLEMENT AFFECTéS PAR LES INTÉRÊTS La troisième idée fausse, en ce qui concerne notre système monétaire, pourrait être formulée comme suit : étant donné que nous devons tous payer des intérêts lorsque nous empruntons de l'argent ou achetons des biens et des services, nous profitons (ou pâtissons) tous de la même façon du système monétaire actuel. Encore une fois, cela est faux. En réalité, dans ce système, il y a d'énormes disparités entre ceux qui profitent et ceux qui payent. La Figure 4 montre une comparaison entre les intérêts payés et les profits qu'ils engendrent dans dix groupes numériquement égaux de la population allemande. Elle indique que les huit premiers groupes déboursent davantage qu'ils ne reçoivent, que le neuvième reçoit légèrement plus qu'il ne paye et que le dixième reçoit les intérêts que les huit premiers ont perdus. Ce graphique nous explique, d'une manière très simple et directe, la raison pour laquelle « les riches s'enrichissent et les pauvres s'appauvrissent ». 28 En examinant de plus près les derniers 10 % de la population pour ce qui est des profits engendrés par les intérêts, on remarque un autre schéma de croissance exponentielle : pour le dernier 1 % de la population, la colonne « revenus » devrait être 15 fois plus large. Pour le dernier 0,01 % de la population, elle devrait être 2000 fois plus large. 29 COMPARAISONS DES INTéRêTS PAYéS ET DES INTéRêTS REçUS Dans dix groupes de foyers constitués chacun de 2, 5 millions de foyers Intérêts payés ou reçus = 270 DM (1982) Toutes les valeurs sont en milliers de Deutsch Marks par année et par foyer Figure n°4 30 GROUPE S D E FOYER S SELO N L E REVEN U Intérêts payés 2.3 4.1 5.9 6.5 7.6 9.1 10.5 13.5 16.3 32.3 Intérêts reçus 0.5 0.7 1.1 1.5 2.3 3.2 5.5 8.8 18.0 S6.5 Solde -1-8 -3.4 -4.8 -5.0 -5.3 -5.9 -5.0 -4.7 +1.7 +34.2 En d'autres termes, à l'intérieur de notre système monétaire, nous acceptons que se mette en place un mécanisme de redistribution caché qui détourne l'argent de ceux qui n'en ont pas assez vers ceux qui en ont trop. C'est là une forme d'exploitation bien plus subtile que celle que Marx essayait de supprimer. Il avait sans conteste raison de situer la source de la « plus-value » au niveau de la production. La distribution de la « plus-value », toutefois, se produit dans une large mesure au niveau de la circulation de l'argent et des biens. De nos jours, on peut s'en rendre compte bien plus clairement qu'à l'époque. Des sommes d'argent toujours plus grandes sont concentrées dans les mains d'individus et de sociétés de moins en moins nombreux. Ainsi, par exemple, l'excédent de cash-flow - la marge brute d'autofinancement des entreprises - qui circule dans le monde partout où des profits peuvent être espérés en raison des fluctuations des diverses monnaies nationales ou des variations des cours des différentes Bourses a plus que doublé depuis 1980. La masse quotidienne des devises échangées est passée, à New York seulement, de 18 milliards de dollars à 50 milliards de dollars entre 1980 et 19863 . La Banque mondiale a estimé que le volume des transactions monétaires dans le monde est de 15 à 20 fois plus élevé que ne le nécessite le financement du commerce mondial4 . Le mécanisme des intérêts simples et composés ne se contente pas d'engendrer une croissance économique pathologique, mais, comme l'a fait remarqué Dieter Suhr, il agit dans la plupart des pays contre les droits 3 Spiegel Interview : "Ich sehe die Risiken ganz genau", à propos du danger d'un krach financier et du problème de la dette, Spiegel, N°25, Rudolph Augstein Co., Hamburg, 1987, p. 59 "Helmut Creutz, Wachstum bis zur Krise, Basis Verlag, 1986, p. 8 31 constitutionnels des individus5 . Si la raison d'être d'une constitution est de garantir à chaque citoyen un accès égal aux services publics - et le système monétaire peut être considéré comme tel - alors un système dans lequel 10 % des gens reçoivent continuellement davantage que ce qu'ils paient pour ce service, et ce aux dépens des 80 % qui reçoivent moins que ce qu'ils paient, devrait être considéré comme illégal. 5 Dieter Sufar, Geld ohne Merwert, Knapp Verlag, Francfort sur le Main, 1983. 32 EVOLUTION DE DIVERS INDICATEURS éCONOMIQUES Source : Helmut Creutz, à partir de rapports de la Banque Fédérale, etc. Figure n°5 33 On pourrait penser qu'un changement dans notre système monétaire profiterait à « seulement » à 80 % de la population, c'est-à-dire à ceux qui, actuellement, paient plus qu'ils ne devraient. Cependant, je démontrerai au chapitre 3 que tout le monde profiterait de ce changement, y compris ceux qui profitent du système « cancéreux » qui est le nôtre actuellement, vie. Quatrième idée fausse : L'INFLATION FAIT PARTIE INTéGRANTE DE L'ECONOMIE DE MARCHé La quatrième idée fausse a trait au rôle de l'inflation dans notre système économique. La plupart des gens considèrent l'inflation comme une composante de tout système monétaire, une composante presque « naturelle » étant donné qu'il n'existe pas un seul pays à économie de marché dans le monde qui en soit exempt. La Figure 5, Évolution de divers indicateurs économiques, montre certains des facteurs susceptibles de provoquer l'inflation. Alors que le revenu de l'État, le produit national brut et les traitements et salaires du contribuable moyen n'ont augmenté « que » d'environ 400 % entre 1968 et 1989, les paiements d'intérêts de l'État ont, eux, augmenté de 1360 %. La tendance est claire : la dette de l'État dépassera tôt ou tard ses recettes, y compris dans les pays industrialisés. Si un enfant triplait de taille, disons, entre un an et neuf ans et que dans le même temps ses pieds deviennent onze fois plus grands, on dirait que sa croissance est pathologique. Ici, le problème est que très peu de gens se soucient d'observer les symptômes de la maladie qui affecte le système monétaire et 34 qu'Us sont encore moins nombreux à proposer un remède. La preuve en est que personne n'a été en mesure d'établir un modèle efficace et « sain » qui ait tenu la route. Peu de gens réalisent que l'inflation n'est qu'une autre forme d'imposition grâce à laquelle les gouvernements peuvent résoudre dans une certaine mesure le lancinant problème d'une dette en augmentation constante. 35 EN RAISON DE L'INFLATION, CHAQUE D M NE VAUT PLUS QUE 2 8 PFENNIGS * Quelles sont les causes de cette supercherie chronique ? * Qui sont les gagnants et qui sont les perdants ? * Pourquoi n'avons-nous pas de monnaie stable ? Figure n°6 36 Manifestement, plus le fossé s'élargit entre le revenu et la dette, plus il est nécessaire que l'inflation augmente. L'autorisation donnée aux banques centrales de battre monnaie permet aux gouvernements de réduire leurs dettes. La Figure 6 montre la diminution de la valeur du DM entre 1950 et 1989. Cette dévaluation frappe surtout les 80 % de gens qui, la plupart du temps, paient plus qu'ils ne devraient. Ils ne peuvent d'ordinaire retirer leurs actifs pour les placer dans des valeurs « résistant à l'inflation » - l'immobilier ou autres investissements - comme le font les 10 % des gens appartenant à la tranche supérieure des revenus. Un historien de l'économie, John L. King, relie l'inflation aux intérêts engendrés par l'expansion du crédit. Dans une lettre datée du 8 janvier 1988 qu'il m'a personnellement adressée, il déclare ceci : « J'ai beaucoup insisté sur le fait que les taux d'intérêt constituent la cause principale de la hausse des prix en raison de leur inclusion dans le coût de tout ce que nous achetons, mais cette idée, quoique totalement fondée, n'est pas bien acceptée. A un taux de 10 % d'intérêts, le coût de la dette intérieure américaine - neuf mille milliards de dollars - s'élève à 900 milliards de dollars d'intérêts, payés par l'augmentation des prix, soit une hausse de 4 %, qualifiée d'inflation par les experts. J'ai toujours considéré le principe des intérêts composés comme une machinerie de destruction invisible, laquelle fonctionne à plein rendement actuellement. Il est donc urgent de se débarrasser de cette obsession financière insensée. » Depuis 33 ans, la dette publique et privée américaine s'est accrue de 1000 %, la paît principale de cette dette globale revenant au secteur privé. Mais le gouvernement fédéral a utilisé toutes ses ressources pour favoriser cet 37 accroissement : prêts garantis, subventionnement des taux hypothécaires, versement initiai très bas, facilités de paiement, crédits d'impôt, marché secondaire, garantie par l'État des dépôts à terme, etc. La raison de cette politique est que si l'on veut que la majorité de la population puisse supporter les conséquences de ce système basé sur les intérêts, il faut absolument créer une croissance économique qui suive le taux de croissance exponentielle de la monnaie - un cercle vicieux avec un effet d'accélération et d'escalade. Que nous considérions l'inflation, la justice sociale ou les conséquences sur l'environnement, il semblerait logique, à de nombreux points de vue, de remplacer cette « obsession financière insensée » par un mécanisme mieux adapté au maintien de la circulation monétaire. 38 même, réduiraient les impôts nécessaires pour subvenir aux charges publiques. L'aspect technique de cette réforme monétaire sera expliqué dans les deux prochains chapitres. LES PREMIèRES EXPéRIENCES PILOTES Au cours des années trente, les partisans de « l'économie libre » [Freiwirtschaft], adeptes de la théorie de Gesell, eurent l'occasion de mettre en pratique leur projet d'une monnaie sans intérêts, et ce, dans le but de résoudre le problème du chômage et de démontrer la validité de leurs idées. Il y eut des tentatives d'introduction de cet « argent libre » en Autriche, en France, en Allemagne, en Espagne, en Suisse et aux Etats-Unis. Une des expériences les plus réussies eut lieu dans la ville autrichienne de Wörgl7 . Entre 1932 et 1933, cette petite ville tyrolienne de Wörgl s'engagea dans une expérience qui, jusqu'à nos jours, a été une source d'inspiration pour tous ceux qui se sont intéressés au problème de la réforme monétaire. Le maire réussit à convaincre les commerçants et l'administration qu'ils avaient tout à gagner de tenter l'expérience proposée par Silvio Gesell dans son livre, L'Ordre économique naturel. Les habitants acceptèrent et c'est ainsi que le conseil municipal émit 32 000 « certificats de travail » ou « shillings libres » (c'est-à-dire des shillings sans intérêts), couverts en 7 Werner Onken, "Ein vermessenes Kapital der Wirtschafts geschiente. Schwanenkirchen. Wörgl und undere Freigeld expérimente", Zeitschrift für Sozialökonomie, NR 58/59, Mai 1983, pp. 3-20 44 tourne autour du Soleil - bien que nos sens nous donnent à penser le contraire. Gesell proposa d'assurer la circulation monétaire en faisant de l'argent un service public dont l'utilisation serait soumise à un droit. Et c'est là qu'intervient le message central de ce livre : Au lieu de payer des intérêts à ceux qui ont davantage d'argent qu'ils n'en ont besoin, les gens devraient payer un droit (minime) s'ils ne mettent pas leur argent en circulation. Afin de mieux comprendre cette idée, il peut être utile de comparer l'argent à un wagon de marchandises, lequel facilite également l'échange des biens et des services. Contrairement aux États qui émettent la monnaie, la compagnie de chemin de fer n'accorde pas une prime à l'usager pour décharger le wagon et par là même le remettre en « circulation » - au contraire, le client paye une petite redevance journalière s'il ne le décharge pas. Dans le nouveau système monétaire, il suffirait d'appliquer le même principe à l'argent. La communauté ou la nation qui émet une « nouvelle » monnaie afin de faciliter les échanges de biens et de services prélève un droit de « stationnement » auprès de l'usager qui conserve plus de temps que nécessaire cette nouvelle monnaie. Ce changement, aussi simple qu'il puisse paraître, peut résoudre les nombreux problèmes sociaux occasionnés par les intérêts simples et composés tout au long de l'Histoire. Alors que, de nos jours, les intérêts constituent un profit privé, dans ce nouveau système monétaire, les droits perçus sur l'utilisation de la monnaie constitueraient un profit pour l'État. Le produit de ces droits devrait réintégrer le flux monétaire afin de maintenir l'équilibre entre la masse monétaire et le volume de l'activité économique. Ces droits constitueraient un revenu pour le gouvernement et, par là 43 L'explication que donnait Silvio Gesell de ce phénomène était que la monnaie, à l'inverse d'autres biens et services, peut être conservée sans frais. Si un individu possède un sac de pommes et un autre l'argent nécessaire pour acheter ces pommes, le premier est obligé de les vendre dans un laps de temps relativement court afin de ne pas perdre son capital. Les détenteurs d'argent, de leur côté, peuvent attendre jusqu'à ce que le prix d'une marchandise leur convienne, car l'immobilisation de leur argent n'entraîne pas nécessairement des « coûts de possession ». Gesell en conclut que si nous pouvions créer un système monétaire qui place l'argent sur un pied d'égalité avec tous les autres biens et services (en prélevant, en moyenne, 5 % du prix pour « frais d'immobilisation », ce qui correspond exactement, en ce qui concerne l'argent, à ce qui a été payé sous la forme d'intérêts tout au long de l'Histoire), nous aurions une économie libérée des fluctuations de la spéculation monétaire. Il suggérait de faire en sorte que l'argent puisse « rouiller », c'est-à-dire qu'il soit soumis à une « taxe d'utilisation ». LE REMPLACEMENTS DES INTéRêTS PAR DES MESURES D'INCITATION À LA CIRCULATION MONéTAIRE En 1890, Silvio Gesell formula une théorie de l'argent et d'un « ordre économique naturel » . Cette théorie est aussi éloignée des notions de capitalisme ou de communisme que le monde de Copernic l'est de celui de Ptolémée. Le Soleil, de fait, ne tourne pas autour de la Terre. C'est la Terre qui 42 Vers la fin du XIXe siècle, Silvio Gesell, un négociant dont les affaires étaient florissantes, tant en Allemagne qu'en Argentine, avait observé que ses marchandises se vendaient parfois rapidement et à très bon prix, et qu'en d'autres circonstances la vente se faisait lentement et à des prix moins élevés. Il commença à s'interroger sur les raisons d'un tel phénomène. 11 comprit bientôt que ces fluctuations n'avaient que peu de rapport avec l'utilité et la qualité de ses marchandises, mais presque exclusivement avec le « prix » de l'argent sur le marché monétaire. Il se mit donc à observer ces mouvements et découvrit que lorsque les taux d'intérêt étaient bas, les gens achetaient, mais que lorsqu'ils étaient élevés, ils n'achetaient pas. La raison pour laquelle il y avait plus ou moins d'argent tenait en partie à la volonté de ceux qui détiennent l'argent de le louer à d'autres. Si le rendement de leur argent était inférieur à 2,5 %, ils avaient tendance à le conserver, ce qui entraînait un arrêt des investissements, lequel à son tour engendrait faillites et chômage. Puis, au bout d'un certain temps, lorsque les gens étaient prêts à payer davantage d'intérêts pour leur argent, celui-ci était à nouveau disponible, ce qui créait un nouveau, cycle économique. Les prix des marchandises et les taux d'intérêt augmentaient alors sensiblement. Par la suite, peu à peu, des réserves monétaires plus importantes entraînaient dans un premier temps une baisse des taux d'intérêt, puis à nouveau une « grève » du capital. 41 CHAPITRE DEU X reer une monnaie sans inflation et sans intérêts 39 banque par la même somme en shillings autrichiens ordinaires. Avec cette monnaie, ils construisirent des ponts, améliorèrent les routes et les services publics, réglèrent des salaires, achetèrent des matériaux et, de plus, payèrent le boucher, le cordonnier et le boulanger. Le droit perçu pour l'utilisation de cette monnaie était de 1 % par mois, soit 12 % par an. Il devait être acquitté par la personne qui détenait des billets à la fin du mois, sous la forme d'un timbre valant 1 % du billet et collé au dos de celui-ci. Sinon, le billet n'était pas valable. Cette petite taxe incitait tous ceux qui possédaient des shillings libres à les dépenser avant d'utiliser leurs shillings habituels. Les gens payaient même leurs impôts en avance afin d'échapper à la petite taxe. En l'espace d'un an, les 32 000 shillings libres changèrent de mains 463 fois, créant de la sorte des biens et services d'une valeur de 14 816 000 shillings. Le shilling ordinaire, en revanche, n'avait changé de mains que 21 fois8 . A une époque où la plupart des pays d'Europe connaissaient de graves problèmes de chômage, Wörgl réduisit son taux de chômage de 25 % au cours de cette seule année. Les droits perçus par la municipalité, qui eurent pour résultat que cette monnaie changeait si rapidement de mains, s'élevèrent à 12 % des 32 000 shillings libres, soit 3840 shillings. Cet argent fut utilisé pour le bien public. Lorsque plus de 170 communes autrichiennes se mirent à envisager l'adoption de ce modèle, la Banque Nationale d'Autriche considéra que son monopole était en danger. Elle engagea une action contre le conseil municipal et interdit l'émission de sa monnaie locale. En dépit d'une longue 8 Fritz Schwartz, Das Experiment von Wörgl, Genossenschaft Verlag, Berne, 1952 45 bataille judiciaire qui monta jusqu'à la Cour Suprême autrichienne, ni Wörgl ni aucune autre commune européenne n'a été en mesure jusqu'ici de renouveler cette expérience. Dans son livre, Capitalism at its Best9 , Dieter Suhr présente un rapport sur le mouvement pour « F argenttimbre » [stamp scrip money] de Hans R. L. Cohrssen qui, associé à l'économiste Irving Fisher, tenta d'introduire aux Etats-Unis, également en 1933, le concept de Gesell : celui d'une monnaie soumise à une taxe. A cette époque, plus d'une centaine de communes, y compris plusieurs grandes villes, avaient projeté de mettre en place un système de monnaie provisoire. Cette question fut traitée au plus haut niveau, à Washington, par le ministre du Travail, celui de l'Intérieur et celui des Finances. Ceux-ci ne s'y montrèrent pas opposés, mais aucun d'eux n'avait le pouvoir d'accorder les autorisations nécessaires. Finalement, Dean Acheson (qui devait par la suite devenir ministre des Affaires étrangères), avant de prendre une décision, demanda son opinion au professeur Russell Sprague, conseiller économique du gouvernement. Cohrssen se souvient de la grande cordialité de cette rencontre : « Le professeur Sprague me dit... qu'en principe, il n'y avait pas d'objection à ce qu'on utilise de Targenttimbre'dans le but de créer des emplois. Cependant, notre projet lui paraissait aller bien au-delà de cet objectif : il s'agissait d'une tentative de remodeler le système monétaire américain et de toute façon il n'avait lui-même aucune autorité pour approuver une telle proposition. Cela mit fin non seulement à notre mouvement, mais également à un ' Dieter Suhr, Capitalism at its Best (manuscrit non publié), 1988, p. 122. 46 projet exemplaire qui aurait effectivement pu engendrer une réforme monétaire. »10 Le 4 mars 1933, le président Roosevelt donna l'ordre aux banques de fermer temporairement leurs portes, et il interdit que l'on ait recours à cet expédient qu'est la planche à billets. Cohrssen conclut : « En résumé, nous pouvons affirmer que les difficultés techniques pour atteindre la stabilité monétaire sont mineures comparées à l'incompréhension générale du problème lui-même. Aussi longtemps que l'illusion monétaire... ne sera pas dépassée, il sera impossible de mobiliser la volonté politique, sans laquelle il n'y a pas de stabilité monétaire possible. »" Selon la suggestion d'Otani12 , l'aspect technique de la réforme, basée sur les modes de paiement d'aujourd'hui, rendrait le recouvrement d'une « taxe d'utilisation » sur la nouvelle monnaie beaucoup plus simple. Les 90 % de ce que nous appelons « argent » ne sont que des données numériques. Dans ces conditions, chacun de nous aurait deux comptes : un compte courant et un compte d'épargne. L'argent déposé sur le compte courant, à tout moment à la disposition du titulaire du compte, serait traité comme du liquide et pourrait voir sa valeur diminuer dans une proportion très minime de l'ordre de 1 % par mois ou 6 % par an. Toute personne disposant de plus d'argent sur son compte courant qu'elle n'en a besoin pour régler toutes ses dépenses mensuelles serait incitée par la taxe à transférer cette somme sur un compte d'épargne. A partir de là, la banque serait en 10 Hans R. L. Cohrssen, "The Stamp Scrip Movement in the USA", ibid, p. 118 "ibid,p.l22 12 Yoshito Otani, Ursprung und Lösung des Geldproblems, Arrow Verlag Gesima Vogel, Hamburg, 1981 47 mesure de prêter cet argent sans Intérêts à ceux qui en ont besoin, durant un certain temps et, de cette façon, le compte d'épargne ne serait pas taxé (cf. chapitre 6). Le détenteur de la nouvelle monnaie ne toucherait donc pas d'intérêts sur son compte d'épargne - mais la nouvelle monnaie garderait sa valeur. Dès lors que les intérêts sont supprimés, l'inflation n'a plus de raison d'être (cf. chapitre 1). La personne bénéficiant d'un crédit ne paierait pas d'intérêts, mais une prime de risque et des frais bancaires assez comparables à ceux qui sont inclus dans tout prêt bancaire. Ces charges s'élèvent aujourd'hui en Allemagne à environ 2,5 % du coût normal du crédit. Il n'y aurait donc en pratique que très peu de changement. Les banques fonctionneraient comme à l'ordinaire, si ce n'est qu'elles seraient plus disposées à accorder des prêts car elles aussi seraient soumises à un droit d'utilisation, comme tout un chacun. Afin d'équilibrer temporairement le montant disponible du crédit et de l'épargne, elles seraient peut-être contraintes de payer ou de recevoir de faibles intérêts selon qu'elles disposeraient ou non, dans les comptes d'épargne, de cette nouvelle monnaie en quantité plus grande qu'elles n'en ont besoin ou qu'elles auraient ou non des problèmes de liquidités. Dans ce cas, les intérêts ne serviraient que de mécanisme régulateur et non de mécanisme de redistribution des richesses, comme ils le font aujourd'hui. Cette réforme serait basée sur un ajustement très précis de la quantité d'argent en circulation à la quantité d'argent nécessaire pour gérer toutes les transactions. Lorsque la nouvelle monnaie aura été créée en quantité suffisante pour traiter toutes les transactions, Il ne sera plus nécessaire d'en émettre davantage. Cela signifie que l'argent suivrait alors un 48 schéma de croissance « naturelle » (courbe A, Figure 1) et non plus un schéma de croissance exponentielle. Un autre aspect technique de la mise en œuvre d'une telle réforme monétaire concerne la prévention de la thésaurisation. Il existe une solution plus élégante que celle qui consiste à coller un timbre au dos d'un billet de banque : elle consisterait à imprimer des billets de banque de couleurs différentes afin que diverses séries de ces billets puissent être retirées une ou deux fois par an, sans préavis. Cela ne coûterait pas plus cher au gouvernement que le remplacement des vieux billets de banque usagés par de nouveaux billets, ainsi que cela se pratique aujourd'hui. Comme le montrent les expériences américaines et autrichiennes, l'aspect politique de cette réforme revêt une importance plus grande que son aspect technique. Nous en reparlerons au chapitre 3. Si la réforme monétaire décrite ci-dessus devait être mise en œuvre sur une grande échelle, une réforme de l'impôt foncier devrait lui être associée. Sans une réforme foncière, l'argent en excédent aurait tendance à s'investir dans la spéculation foncière. Sans une réforme de la fiscalité, le boom économique consécutif à l'introduction de la monnaie sans intérêts pourrait avoir de graves conséquences sur l'environnement. LA NéCESSITé D'UNE RéFORME FONCIèRE L'argent et la terre sont deux choses indispensables à notre vie. Nous ne pouvons vivre sans terres, quelle que soit la nature de nos activités. La terre, donc, comme l'air et l'eau, 49 devrait appartenir à tout le monde. Comme le disent les Indiens d'Amérique du Nord : « La Terre est notre Mère. Comment pourrait-on la diviser et la vendre ? » La terre devrait appartenir à la communauté et ensuite être louée par cette dernière à tous ceux qui l'utilisent pour leurs besoins. C'était la conception et l'usage dans de nombreux pays européens jusqu'à l'introduction au Moyen Âge du droit romain, lequel accordait une grande importance à la propriété privée. De nos jours, le monde est partagé entre deux systèmes : * la propriété et l'utilisation privées de la terre dans les pays capitalistes ; * la propriété et l'utilisation communes de la terre dans les pays à économie socialiste. Dans les pays capitalistes, c'est la majorité des gens qui payent pour les profits colossaux tirés de la spéculation sur les terres privées (Figure 7) et la terre est de plus en plus concentrée entre des mains de moins en moins nombreuses. Dans les pays à économie socialiste, l'utilisation non rentable des terres de la communauté constitue le problème principal. Dans i'ex-Allemagne de l'Ouest, environ 70 % des terres appartiennent à 20 % de la population. Au Brésil et dans d'autres pays du Tiers Monde, les propriétaires fonciers représentent une minorité qui ne dépasse pas 2 ou 3 % de la population. Les problèmes, dans les pays capitalistes, sont donc en partie liés à la propriété privée de la terre. Dans les pays communistes, par exemple dans l'exURSS, où la terre était possédée et utilisée de manière collective, environ 60 % des denrées alimentaires étaient produites sur des terres privées. Cela signifie que la source des problèmes résidait dans la propriété et l'utilisation collectives de la terre. 50 POUR ACQUéRIR UN TERRAIN à BâTIR EN ALLEMAGNE DE L'OUEST DANS LES ANNéES 80, IL FALLAIT TRAVAILLER 3 Fois PLUS QUE DANS LES ANNéES 50 Sans prendre en considération la contribution des propriétaires, la valeur des terrains à bâtir s'est accrue de mille milliards de DM depuis 1950. * Pour quelles raisons la terre est-elle devenue de plus en plus chère à l'achat ? * Qui sont les bénéficiaires de la politique actuelle ? * Que faudrait-il changer pour créer une situation plus équitable ? Figure n°7 51 Une combinaison de l'utilisation privée et de la propriété collective de la terre constituerait la solution la plus avantageuse pour parvenir à la justice sociale et favoriser îe développement personnel. C'est exactement la démarche que préconisaient Henry George en 187913 , Silvio Gesell en 190414 et Yoshlto Otani en 198113 . Concrètement, aujourd'hui, cela impliquerait qu'une commune rachète en bloc toutes ses terres et les loue à bail à tous ses habitants. Les pays dotés d'une constitution progressiste n'auraient, au niveau des idées, aucune difficulté à introduire ces changements. C'est ainsi que la constitution de l'ex-République fédérale d'Allemagne définit la terre comme un patrimoine porteur d'une responsabilité « sociale ». Jusqu'à présent, toutefois, cette responsabilité sociale n'a pas été assumée. La Figure 7 montre qu'en moyenne, en 1982, les gens devaient travailler trois fois plus longtemps qu'en 1950 pour acheter une propriété. Au vu des conséquences catastrophiques des expropriations dans les pays communistes, aucune nation occidentale ne serait aujourd'hui en mesure de proposer l'expropriation des terres sans Indemnisations à la clé. Bien que le droit romain - qui a réintroduit, il y a environ cinq siècles, la notion de propriété privée de la terre dans les nations occidentales - ait été Imposé de force aux peuples par leurs conquérants, ceux qui au début en ont bénéficié appartiennent maintenant à un passé révolu et, de nos jours, les propriétaires ont acheté la terre qu'ils occupent ou bien en ont hérité légalement. 13 Henry George, Progress and Poverty, San Francisco, 1879 14 Gesell, op. cit., p.74 15 Yoshito Otani, Die Bodenfrage und ihre Lösung, Arrow Verlag Gesima Vogel, Hamburg, 1981 52 Dans ces conditions, une société ayant le souci de l'équité devrait allouer une indemnisation quelconque aux personnes expropriées. Une possibilité envisageable sur le long terme consisterait à imposer une petite redevance d'environ 3 % par an sur la valeur de chaque parcelle de terre. Le produit de ces redevances serait reversé à la commune et affecté à l'achat de terres disponibles sur le marché. De cette façon, la commune deviendrait propriétaire de ses terres en un peu plus de 33 ans. L'autre solution serait que les propriétaires fonciers soient informés de la possibilité de ne pas payer de redevances à condition de vendre leurs terres à la commune. Ainsi, par exemple, la taxe de 3 % serait déduite du prix normal après 33 ans. Il n'y aurait pas d'échange monétaire. Dans l'intervalle, les propriétaires auraient encore le droit d'utiliser leurs terres - mais après la période de 33 ans, ils leur faudrait payer annuellement à la commune un loyer de 3 % de la valeur foncière. Cette législation aurait pour effet immédiat de mettre un terme à la spéculation foncière. La plupart des terres que les gens possèdent aujourd'hui seraient mises en vente afin d'éviter des pertes continuelles. Plus II y aurait de terres disponibles, plus le prix de celles-ci baisserait, tandis que beaucoup plus de gens auraient la possibilité d'utiliser de manière productive la terre disponible. Cela pourrait avoir, principalement dans les pays en voie de développement, un effet considérable sur la production alimentaire, car la diminution constante des denrées alimentaires disponibles par rapport au nombre de gens à nourrir n'est pas une question de technique agricole, mais tient au fait qu'il y a de moins en moins de terres disponibles pour les petites exploitations agricoles. 53 Dans les pays en vole de développement comme dans les pays industrialisés, les locataires bénéficieraient, dans ce nouveau système, de tous les avantages de la réglementation actuelle sur les baux héréditaires. Ils pourraient utiliser leurs propriétés dans les limites des restrictions imposées par les plans locaux d'occupation des sols. Ils pourraient construire sur leurs terres. Ils pourraient vendre leurs maisons ou les léguer à leurs descendants. Ils pourraient, sans que la commune s'en mêle, les louer à des tiers aussi longtemps que ces derniers paieraient leur loyer. En déterminant le montant exact du loyer grâce à des soumissions, à des enchères publiques ou à tout autre procédé similaire, l'inefficacité caractéristique des procédures des économies planifiées ou bureaucratiques pourrait être évitée. Ce changement soulagerait enfin d'un énorme fardeau les populations actives qui, en fin de compte, paient toujours pour les profits des spéculateurs. La terre, en fait, a toujours été utilisée dans des buts spéculatifs. Dans ces conditions, une évolution réaliste vers une solution sociale viendra à bout de la spéculation monétaire et foncière. Là encore, la solution proposée ne vise pas à punir ceux qui profitent du système actuel : elle a pour raison d'être de mettre fin, lentement mais sûrement, à une situation qui offre d'énormes avantages à un petit nombre de gens, tout en contraignant le plus grand nombre à payer pour eux. LA NéCESSITé D'UNE RéFORME FISCALE En Allemagne, on estime à l'heure actuelle que la part du produit national brut « soupçonnée » d'entraver une 54 économie respectueuse de l'environnement est de 50 à 75 %16 . Dans ces conditions, s'efforcer d'augmenter la production et l'emploi grâce aux réformes foncières et monétaires préconisées pourrait nécessiter deux changements dans la façon dont sont prélevés les impôts, car sans ces mesures, de grands désastres écologiques risqueraient fortement de se produire : (1) substituer une taxe sur les produits à l'impôt sur le revenu ; (2) intégrer à cette taxe sur les produits les coûts écologiques estimés. Hermann Laistner17 , qui explique cette idée en détail dans son livre, Die Ökologische Wirtschaft [L'Économie écologique], fait remarquer que l'impôt sur le revenu rend finalement la main-d'œuvre plus chère, ce qui entraîne une mécanisation accrue. Celle-ci, à son tour, favorise l'épuisement des ressources limitées, en raison de la baisse continue du prix des produits de grande consommation. Si une taxe sur les produits était introduite - laquelle inclurait également leurs coûts écologiques estimés - les prix auraient, dans une certaine mesure, tendance à augmenter. Associé à un moindre coût de la main-d'œuvre, ce système rendrait moins nécessaire l'automatisation accrue de la production et davantage de gens trouveraient du travail. Aujourd'hui, la collectivité paie deux fois quand un travailleur est remplacé par une machine. D'une part elle perd l'impôt sur le revenu - les revenus des machines n'étant pas imposés - et d'autre part elle paie des allocations chômage au travailleur privé d'emploi. Par ailleurs, le travail 16 Pierre Fomaliaz, Die Ökologische Wirtschaft, AT Verlag, Stuttgard. 1986 17 Hermann Laistner, Die Ökologische Wirtschaft, Verlag Max Huber, Ismanning près Munich, 1986 55 au noir a pris de nos jours une grande ampleur parce que les gens veulent échapper à l'impôt sur le revenu. Si ce dernier était supprimé, cette économie parallèle pourrait enfin devenir légale. Tout en n'entraînant aucune baisse du niveau de vie - parce que l'augmentation des prix serait compensée par l'absence d'impôt sur le revenu - ce changement entraînerait à long terme chez le consommateur des comportements très différents et plus proches des préoccupations écologiques. Les gens réfléchiraient à deux fols avant d'acheter une nouvelle voiture, car cela reviendrait beaucoup plus cher que de réparer l'ancienne. Ce changement de système fiscal pourrait être Introduit progressivement, même sans réforme monétaire et foncière. Il épaulerait efficacement bon nombre des revendications et propositions avancées par les écologistes depuis des dizaines d'années. Associé aux deux autres réformes, Il rendrait obsolètes de nombreux problèmes liés à l'environnement et de nombreuses « mesures de protection », tout en contribuant à résoudre le problème du chômage. 56 CHAPITRE TROIS MI profiterait d'un nouveau type de système monétaire ? 57 Les évolutions sociales et individuelles semblent se produire pour trois raisons fondamentalement différentes : (1) parce qu'une crise, due à un type de comportement particulier, s'est déjà produite et donc pour éviter qu'elle ne se répète ; (2) parce qu'une crise, due à un type de comportement particulier, pourrait se produire et donc précisément pour l'éviter ; (3) parce qu'un autre type de comportement semble plus approprié pour parvenir au résultat escompté. Le changement de système monétaire proposé au chapitre précédent pourrait survenir pour n'importe laquelle de ces raisons, pour une combinaison de ces raisons ou pour toutes ces raisons réunies. (1) Dans le passé, l'accumulation cancéreuse des richesses a été régulièrement entravée par les révolutions sociales, les guerres et les crises économiques. De nos jours, l'interdépendance économique sans précédent de toutes les nations et le potentiel extraordinaire de destraction globale rend ce mécanisme de résolution des conflits inacceptable. Nous sommes obligés de trouver des solutions nouvelles pour éviter d'autres guerres, révolutions ou crises économiques. (2) Selon de nombreux spécialistes de l'économie et de la finance, le krach boursier de 1987, au cours 59 duquel 1500 milliards de dollars s'envolèrent en fumée en l'espace de quelques jours, ne fut en fait que broutille comparé au danger imminent d'une nouvelle grande crise économique, semblable à celle de 1929, qui a de fortes chances de se produire si nous ne procédons pas à des changements fondamentaux au cours des quelques années à venir18 . En changeant maintenant de système monétaire, nous pourrons éviter les coûts énormes, au plan humain et matériel, d'un tel désastre. (3) Que nous soyons capables ou non de comprendre que toute courbe de croissance exponentielle s'achève inéluctablement par une autodestruction, les avantages d'un passage à un nouveau système monétaire sont si évidents en termes d'équité sociale et environnementale que cette voie devrait être empruntée pour la simple raison qu'elle est meilleure que celle où nous sommes engagés actuellement. Quoi qu'il en soit, le problème principal dans tout processus de transformation n'est pas tant la peur du changement ou le fait que l'on ne voit pas bien les avantages de ce à quoi l'on aspire, mais plutôt de savoir comment passer d'une situation à une autre - comment sauter d'un trapèze à l'autre sans mettre sa vie en danger ? Afin de mieux comprendre comment cette transformation pourrait aux groupes sociaux les plus divers d'atteindre leurs buts, examinons d'abord de plus près les défauts du système monétaire actuel, puis les avantages du nouveau système pour les riches et pour les pauvres, les dirigeants et les individus, les minorités et la majorité, les 18 John L. King, On the Brink of Great Depression II, Future Economie Trends, Goleta, CA, 1987, p.36 60 Industriels et les écologistes, les matérialistes et les spiritualistes. A ce moment particulier de l'histoire, dans cette situation de crise que nous avons nous-mêmes créée, le point intéressant est que tout le monde verrait son sort s'améliorer au sein d'un nouveau système monétaire. Nous serons tous dans une situation ne présentant que des avantages si nous réalisons les changements nécessaires. Mais II est grand temps de se mettre à l'ouvrage. LES AVANTAGES EN GéNéRAL Jusqu'ici, dans notre analyse, nous avons examiné des faits et des chiffres que tout le monde peut vérifier. A partir de maintenant, nous nous baserons sur des « hypothèses sérieuses » qui reposent sur des expériences passées. La justesse de ces hypothèses devra être corroborée par des exemples réels. Une question, cependant, nous vient immédiatement à l'esprit : pour quelles raisons un pays ou une région choisiraient-iîs d'essayer ce nouveau système monétaire ou d'en être le terrain d'essai ? Si notre analyse a été correcte jusqu'ici, les solutions préconisées présentent, entre autres, les avantages suivants : (1) l'élimination de l'inflation, (2) une plus grande justice sociale, (3) un chômage en baisse, (4) une baisse des prix de l'ordre de 30 à 50 %, (5) un boom économique immédiat, (6) et enfin, une économie stable. 61 LES DéFAUTS DU SYSTèME MONéTAIRE ACTUEL Dans la plupart des pays, la frappe de la monnaie reste le monopole de l'État. Dans ces conditions, toute expérimentation du nouveau système monétaire - même sur une petite échelle, à l'échelon régional par exemple - devrait bénéficier du soutien du gouvernement. Il est évident que l'introduction d'une monnaie sans intérêts constituerait un problème hautement politique. Il faut du courage à n'importe quel gouvernement pour admettre qu'un système si inégalitaire ait pu être toléré jusqu'ici. D'un autre côté, pour la plupart des gens, il est manifestement très difficile de comprendre pourquoi une « taxe » sur l'argent est une meilleure solution que les intérêts. A l'heure actuelle, les responsables gouvernementaux, les hommes politiques, les banquiers et les économistes s'efforcent de trouver des solutions aux problèmes qu'engendrent les défauts fondamentaux du système en traitant les symptômes et en proposant des solutions à court terme. Lors des campagnes électorales, les hommes politiques promettent régulièrement de combattre l'inflation, d'améliorer les services sociaux, de s'attaquer aux problèmes de l'environnement et de la protection de la nature. En vérité, ils se battent le dos au mur et la situation, loin de s'améliorer, ne cesse de se dégrader au fur et à mesure que l'on se rapproche de la phase d'accélération de la courbe de croissance exponentielle du système monétaire. Loin d'apporter des améliorations dans les domaines des services sociaux et de l'environnement, les coupes sombres pratiquées dans les budgets entraînent une aggravation de la situation. Qu'il s'agisse d'hommes politiques conservateurs 62 ou progressistes, Il y a en vérité très peu d'espace, dans le système actuel, pour un véritable changement. La Figure 8 explique les raisons de cette situation. Dans toute économie très diversifiée, chaque secteur est intimement lié à un autre. Si l'on pénalise trop un secteur, on ne manque pas de provoquer des désordres, non seulement dans ce secteur, mais également dans les autres. 63 POURQUOI L'ECONOMIE EST-ELLE PRISE DANS CET ENGRENAGE ? * Ces réactions en chaînes peuvent-elles être stoppées ? * Qui devrait intervenir ? * Qu'est-ce qui devrait changer dans le mécanisme de la circulation monétaire ? Figure n°8 64 Lorsque la dette publique et son coût augmentent, une plus grande quantité d'argent va vers les détenteurs de la richesse monétaire. En même temps, ceux qui travaillent ont moins d'argent à leur disposition pour consommer, ce qui entraîne les fluctuations du marché et leurs conséquences négatives sur l'emploi. Les gouvernements qui accroissent leurs dettes pour boucler leurs budgets amplifient ainsi invariablement ce phénomène de réactions en chaîne. Le nouveau système monétaire contribuerait à réduire l'augmentation disproportionnée des dettes ainsi que la concentration, entre les mains d'un petit nombre, de l'argent et des richesses, et assurerait l'échange régulier des biens et des services dans une économie de marché. Si déjà nous avons l'impression que la situation est difficile dans les pays industrialisés, nous ferions bien de jeter un regard sur celle des pays du Tiers Monde, qui subissent les pires conséquences du système actuel. Alors que les grandes banques américaines et allemandes accroissent leurs réserves afin d'être prêtes à faire face à l'effondrement financier de leurs débiteurs dans les pays en voie d'industrialisation, les pays industrialisés continuent à importer une partie de leur capital. En accordant de nouveaux prêts pour contribuer au remboursement des anciens, ils prolongent et amplifient la crise de la dette internationale. Le fait que cette tendance doive absolument s'inverser a été clairement démontré dans le rapport de la Commission mondiale sur l'environnement et le développement de l'O.N.U, intitulé Notre futur commun. Ce document prouve également que les crises de l'économie mondiale et de l'écologie planétaire, apparemment distinctes, n'en constituent en réalité qu'une seule. .65 «L'écologie et l'économie sont de plus en plus interdépendantes - au niveau local, régional, national et mondial - selon un déterminisme strict dans l'enchaînement des causes et des effets... Les dettes qu'elles ne peuvent pas rembourser obligent les nations africaines à s'en remettre à la vente de leurs matières premières jusqu'à l'épuisement de leurs sols fragiles, lequel a pour conséquence de transformer la terre en désert... Les systèmes de production d'autres pays en voie de développement souffrent tout autant des défaillances locales que des mécanismes des systèmes économiques internationaux. Conséquence de la « crise de la dette » des pays d'Amérique Latine, les ressources naturelles de cette région sont maintenant utilisées non pas pour le développement, mais pour faire face aux obligations financières envers les créanciers étrangers. Cette approche du problème de la dette est, à différents points de vue - économique, politique et écologique - une vision à court terme des choses. Elle implique que des pays relativement pauvres acceptent simultanément une pauvreté croissante tout en exportant des quantités toujours plus importantes de leurs maigres ressources. Les inégalités constituent le principal problème « écologique » de la planète, et ce sont elles qui entravent le plus son développement. »19 Selon M. Herrhaus, directeur de la plus grande banque allemande (la Deutsche Bank), « La structure et la dimension du problème défient les techniques traditionnelles de résolution des problèmes. »20 19 UN World Commission on Environment and Development, Our Common Future, Oxford University Press, Oxford and New York, 1982 20 Interview au Spiegel, op. cit., p.59 66 Ceux qui gèrent le système monétaire actuel savent pertinemment qu'il ne peut durer. Cependant, ou bien ils ignorent l'existence d'une alternative possible, ou bien ils refusent d'en entendre parler. La Figure 9 nous donne au moins une explication à cette attitude. Par rapport au produit national brut et à l'accroissement de la dette, les banques se sont adjugé une part disproportionnée de la richesse nationale. Cela est dû en partie aux bas taux d'intérêt qui procurent aux banques de meilleurs profits, mais aussi à une spéculation monétaire accrue. Tout cela entraîne une augmentation des frais de courtage. Les banquiers avec qui j'ai discuté de ce problème n'avaient pas connaissance d'une solution de rechange. Dès lors que je leur avais présenté cette alternative, ils en tiraient souvent la conclusion qu'ils ne pouvaient la divulguer sans mettre en danger leur situation. Les banques ne souhaitent pas débattre ouvertement de la façon dont fonctionne le système des taux d'intérêt, sauf dans une perspective à long terme. A l'heure actuelle, elles changent manifestement leur fusil d'épaule. 67 LA CROISSANCE DU PNB EN R.F.A. ENTRE 1950 ET 1989 Le PNB a été multiplié par 22. La dette nationale a été multipliée par 75. Les transactions bancaires ont été multipliées par 88. * Quelles sont les causes de cette croissance démesurée dans le domaine monétaire ? * Quelles sont les conséquences de ce phénomène pour la société ? * Que pourrait-on faire pour réduire ce déséquilibre ? Figure n°9 68 La Figure 10 nous montre quelques déclarations fallacieuses que l'on trouve dans des publicités que les banques font publier dans des magazines et des journaux partout dans le monde. L'argent - disent les banquiers - doit « croître », « se multiplier ». Le plus souvent, elles essayent de convaincre les gens que l'argent devrait « travailler » pour eux. Cependant, personne n'a jamais vu de l'argent « travailler ». Le travail a toujours été le fait des hommes, avec ou sans machines. Ces publicités dissimulent le fait que tout DM ou dollar qui arrive dans les mains d'un investisseur résulte des efforts accomplis par une autre personne, laquelle a été spoliée de cette somme, quelle que soit la façon dont cela s'est produit. En d'autres termes, les gens qui travaillent pour gagner leur argent s'appauvrissent au même taux que les investisseurs s'enrichissent. C'est là le véritable mystère de l'argent qui « travaille » - un mystère que les banques n'aiment pas du tout voir dévoiler. Selon mon expérience, ceux qui, du fait de leur éducation, devraient prendre conscience du problème et de sa solution -j e veux parler des économistes - craignent pardessus tout d'être qualifiés d'« extrémistes ». En effet, pour eux, soutenir un système monétaire sans intérêts reviendrait à essayer de s'attaquer aux racines de l'un des problèmes économiques mondiaux les plus urgents. Deux des plus grandes personnalités de ce siècle, Albert Einstein et John Maynard Keynes, ont clairement perçu l'importance de la réforme monétaire proposée par Gesell. Keynes a même déclaré en 1936 : « L'avenir tirera plus de leçons des idées de Gesell que de celles de Marx. »21 21 John Maynard Keynes, The General Theorie of Employaient, Interest and Money, London, 1936 (réédité en 1967), p.355 69 AVEZ-vous DéJà VU DE L'ARGENT TRAVAILLER ? L'ARGENT DOIT TRAVAILLER.. Pour avoir de bons dividendes ! Si vous faites bien travailler votre argent, vous pourrez partir à la retraite sans inquiétude. Ce mark peut vous rapporter plus que vous ne croyez. L'ARGENT Gagnez de l'argent Gagnez de l'argent Gagnez de l'argent Il y a en moyenne 200 000 DM derrière chaque emploi. * Comment est-il possible de gagner de l'argent avec de l'argent ? * Qui contribue à la productivité ? * Qui tire profit du « travail » de l'argent ? Figure n°10 70 Cet avenir, toutefois, n'est pas encore là, bien que banquiers et économistes n'aient nul besoin d'être très clairvoyants pour admettre qu'un nouveau système monétaire leur permettrait de résoudre le dilemme central auquel ils sont confrontés depuis des décennies. Voici comment John L. Ring décrit leur aveuglement dans son livre, On The Brink of Great Depression II [ A la veille de la deuxième grande dépression] : « Leurs statistiques, résultats de calculs informatiques longs et complexes, se sont avérées si inadéquates que, parvoie de conséquence, leurs prédictions sont devenues célèbres pour leur grossière inexactitude. C'est comme si nous avions appris à ces gens à aller au-delà de leur faculté de penser. »~ Personnellement je crois que, à l'inverse de la plupart des techniciens, les économistes ne comprennent pas vraiment le danger qu'implique une croissance exponentielle. Ils sont capables de reconnaître ce danger dans la prolifération du viras du sida ou dans « l'explosion démographique » ; mais dans leur propre domaine, ils paraissent pratiquement aveugles et ont la certitude naïve qu'un traitement symptomatique, ici et là, suffira à écarter le danger. Les gouvernements qui introduiraient ce type de réforme monétaire seraient rapidement amenés à œuvrer pour la justice sociale et la survie au plan écologique, ainsi que pour la guérison des maux qui affectent la monnaie et qui, durant des décennies, ont constitué pour ce qu'on appelle les « économies libérales » un véritable fléau. 1 Mm L. King, op. cit., p. 162 71 LES AVANTAGES DONT BéNéFICIERAIT LE PAYS (OU LA RéGION) QUI INTRODUIRAIT LE PREMIER CES CHANGEMENTS La possibilité d'investir et de produire sans avoir à payer des intérêts ne permettrait pas seulement de diminuer le prix des biens et des services dans les régions ou les pays qui introduiraient le nouveau système monétaire, mais elle constituerait également un énorme avantage pour les industries et les produits en compétition sur le marché national ou sur les marchés mondiaux. Quel que soit le taux d'intérêt en vigueur, les prix des biens et les services seraient beaucoup moins élevés. Cela entraînerait rapidement un boom économique dans les régions qui, les premières, auraient introduit l'argent sans intérêts. On pourrait penser que ce changement aurait comme inconvénient de constituer une menace pour l'environnement. En réalité, en dehors de la possibilité d'instaurer un meilleur système fiscal (comme celui décrit ci-dessus), nous devons envisager la situation suivante. Beaucoup de produits et services qui, à l'heure actuelle, ne peuvent rivaliser avec le pouvoir rémunérateur de l'argent sur le marché monétaire, deviendraient subitement économiquement viables. Parmi ces biens et services, il y aurait de nombreux produits écologiques et des projets à caractère social et artistique, lesquels pourraient être souvent menés à bonne fin à condition de « rentrer dans ses frais ». Tout ceci engendrerait une base économique plus diversifiée, plus stable et sans danger pour l'environnement. Le taux de chômage baisserait en même temps que l'activité économique s'épanouirait, ce qui aurait pour effet 72 de rendre moins nécessaires les allocations chômage, de mettre un terme au développement incessant de la bureaucratie et à la hausse des impôts. Si l'argent sans intérêts n'était introduit que dans une seule région, il faudrait qu'il y ait un taux de change modéré pour faciliter l'activité commerciale entre cette région et les autres régions du pays. Jusqu'à ce que le pays tout entier adopte le nouveau système monétaire, il faudrait établir certaines règles pour prévenir les opérations de change spéculatives. Si l'argent sans intérêts était introduit dans un pays tout entier, le commerce avec les pays étrangers se poursuivrait comme aujourd'hui. Il y aurait toujours un taux de change ordinaire. Cependant, la stabilité de cette monnaie entraînerait au fil des années une augmentation des taux de change en sa faveur par rapport à d'autres monnaies, parce qu'elle ne courrait pas le risque d'être dévaluée en raison de l'inflation. Dans ces conditions, le fait d'investir dans cette monnaie constituerait un réel avantage par rapport aux monnaies instables, telles que le dollar actuellement. Tout comme dans le cas de Wörgl décrit plus haut (cf. chapitre 2), deux systèmes monétaires pourraient même coexister. Nous pourrions conserver celui que nous avons actuellement tout en introduisant la nouvelle monnaie, et ce, même dans une région ou une ville relativement petite. Selon la loi de Gresham, la « mauvaise » monnaie chasse la « bonne ». La monnaie que nous voulons créer est, au sens où l'entendait Gresham, une « mauvaise » monnaie - soumise à une taxe d'utilisation, à l'inverse de la monnaie actuelle. Chaque fois que les gens pourront payer avec la « mauvaise » monnaie, ils la feront circuler et conserveront précieusement la « bonne ». De cette façon, la nouvelle sera 73 utilisée aussi souvent que possible, ce qui correspond exactement à l'effet recherché. L'ancienne sera conservée et utilisée dans la mesure du nécessaire. Ce faisant, Introduit au début en tant que système expérimental dans une région particulière, le système monétaire proposé pourrait également coexister avec le système actuel jusqu'à ce qu'il ait prouvé son utilité. Qui d'autre pourrait tirer profit d'un nouveau système monétaire ? LES RICHES Les personnes qui commencent à comprendre l'efficacité du mécanisme caché de redistribution de la richesse dans le système monétaire actuel posent souvent cette question cruciale : est-ce que les 10 % de la population qui profitent présentement de ce mécanisme permettront le moindre changement susceptible de mettre à mal la possibilité qu'ils ont de soutirer sans travailler un revenu à la grande majorité des gens ? La réponse historique est bien sûr que non - à moins d'y être contraints par ceux qui paient. La nouvelle réponse est la suivante : bien sûr que oui, s'ils prennent conscience du fait que « la branche sur laquelle Us sont assis pousse sur un arbre malade » et qu'il existe un « arbre de remplacement sain » - un arbre qui ne risque pas de s'abattre à plus ou moins long terme. La seconde réponse implique l'évolution sociale ; c'est la voie « douce ». La première réponse implique la révolution sociale ; c'est la voie « dure ». La voie « douce » donne aux riches la possibilité de conserver leurs profits liés au système des intérêts. La voie 74 « dure » les conduira inéluctablement à des pertes importantes. La voie « douce » n'implique aucune mise en cause de ceux qui ont tiré profit des taux d'intérêt avant l'instauration du nouveau système monétaire, étant donné qu'ils étaient totalement dans leurs droits en agissant de la sorte. La voie « dure » de la révolution sociale risque d'être bien plus douloureuse. La voie « douce » implique que l'on ne gagnera plus d'argent sans travailler. En revanche, elle est synonyme de monnaie stable, de baisse des prix et sans doute d'une baisse des impôts. La voie « dure » implique une insécurité grandissante, l'instabilité, une inflation galopante, des prix en hausse et des impôts élevés. Jusqu'ici mon expérience avec les individus faisant partie des « 10 % les plus riches » a été la suivante : ils n'ont pas pleinement conscience du fonctionnement réel du système des taux d'intérêt, ni de l'existence de solutions de rechange. Dans leur grande majorité, ils auraient tendance à choisir la sécurité plutôt que des profits supplémentaires, car ils ont presque tous assez d'argent pour eux-mêmes et parfois même pour les générations à venir. La seconde question est la suivante : qu'arriverait-il si les riches transféraient leur argent dans d'autres pays où ils pourraient profiter de taux d'intérêt supérieurs, au lieu de le mettre sur leurs comptes d'épargne où il garderait sa valeur mais ne fructifierait pas ? La réponse est que très peu de temps après l'introduction de la réforme, ils feraient probablement l'opposé. En effet, ce que les gens gagnent dans d'autres pays grâce aux intérêts, déduction faite de l'inflation, serait à peu près équivalent à l'accroissement en valeur de la nouvelle monnaie chez eux, du fait que celle-ci ne serait pas soumise à l'inflation. 75 En fait, le danger pourrait se situer exactement à l'opposé. Il y a le risque de créer une sorte de « superSuisse » avec une monnaie stable et une économie en pleine expansion. En Suisse, des années durant, les investisseurs devaient même payer des intérêts pour laisser leur argent sur un compte en banque. A l'inverse, les Etats-Unis, qui offraient les plus hauts taux d'intérêt au début de l'administration Reagan, attirèrent ainsi les excédents monétaires de toute la planète, ce qui conduisit ce pays à dévaluer de manière drastique le dollar afin de faire face à ses obligations vis-à-vis de ses créanciers à l'étranger. Avec des taux d'intérêt à 15 %, les Etats-Unis auraient dû reverser, après cinq années, environ deux fois les sommes investies par les bailleurs de fonds étrangers. Ils n'auraient jamais pu honorer ces obligations si le dollar avait conservé sa valeur initiale. Une autre conséquence de cette politique fut que les Etats-Unis passèrent d'une situation où ils étaient le plus grand État créancier du monde à celle du plus grand État débiteur, et ce, en l'espace de huit années seulement. La quantité colossale de capitaux flottants - estimés à environ 50 milliards de dollars !! - qui circulent dans le monde d'une place financière à une autre, à la recherche d'investissements rentables, démontre qu'il y a pénurie de possibilités de tels investissements plutôt que pénurie d'argent. Cette situation changerait dans une région ou un pays qui, en introduisant une monnaie sans intérêts, créerait une économie en pleine expansion, stable et diversifiée. Il est probable que c'est l'excédent monétaire venu de l'extérieur qui serait investi sur le marché intérieur et non l'excédent monétaire intérieur qui quitterait la région. A bien des égards, il serait donc plus rentable pour les riches de participer à l'avènement de la réforme monétaire et 76 de soutenir un système stable, plutôt que de contribuer à une instabilité croissante et de risquer un krach inévitable. Une troisième question relative à la frange la plus riche de la population concerne ceux qui vivent de leur capital et sont trop âgés pour travailler. Quel sera leur sort si les intérêts sont supprimés ? Pour ce qui est des taux d'inflation et d'intérêt, un exemple pris en Allemagne montre que ceux qui peuvent aujourd'hui vivre du produit de leur capital sont en mesure de le faire pour au moins une génération, si ce n'est deux ou plus encore. En supposant que l'actif immobilisé d'une personne se monte à 1 million de DM (avec un taux d'intérêt moyen à 7 % et un taux d'inflation à 3 %), ses revenus bruts s'élèveront à 40 000 DM par an, sans diminution du capital. Dans le nouveau système monétaire, les intérêts et l'inflation sont supprimés, ce qui diminue le prix de tous les biens et services ainsi que les impôts d'environ 40 %. Cela signifie que cette même personne aura besoin d'un revenu brut de 24 000 DM pour pouvoir garder le même niveau de vie que dans le système actuel. Si nous divisons 1 000 000 par 24 000, nous voyons que cette personne pourrait vivre pendant 40 ans de son capital. Ce que montre cet exemple, c'est que pratiquement tous ceux qui actuellement sont en mesure de vivre de leur propre capital le seront également si le système monétaire change. Parmi les 10 % les plus riches de la population, il y a ceux dont les actifs dépassent un million de DM.. Mais il y a aussi ceux qui, chaque jour, gagnent plus d'un million de DM d'intérêts. Selon des sources officielles23 , le revenu quotidien de la Reine d'Angleterre, la femme la plus riche du monde, était de 700 000 livres (environ 6 millions de francs) en 23 Aachener Nachrichten, 29.5.85 77 1982. Bien que ni la Reine, ni des entreprises comme Siemens, Daimler-Benz et General Motors n'aient de véritable pouvoir officiel, les sommes considérables que détient tout ce beau monde constituent en réalité un pouvoir officieux. Les scandales des pots-de-vin versés par des grandes entreprises pour financer des partis politiques en Allemagne, aux Etats-Unis et dans d'autres pays occidentaux, ont démontré que toutes les démocraties sont menacées quand on laisse se perpétuer le mécanisme actuel de redistribution monétaire. Avec le temps, ceux qui croient vivre dans une démocratie se retrouveront, dans le meilleur des cas, sous le joug d'oligarchies ou, dans le pire, sous un régime fasciste. Au Moyen Âge, les gens se plaignaient parce qu'ils devaient payer la dîme - un dixième de leurs revenus ou de leur production - au propriétaire féodal. A cet égard, leur sort était plus enviable que le nôtre : aujourd'hui, plus d'un tiers de chaque DM ou dollar paie les intérêts du capital. Ceux qui tirent le plus profit de cette situation sont les super-riches, les multinationales, les grandes compagnies d'assurances et les banques. Nous avons maintenant deux possibilités : soit nous comprenons que le système monétaire actuel engendre l'injustice sociale et, par voie de conséquence, nous nous efforçons de le changer, soit nous préférons attendre un effondrement économique ou écologique planétaire, ou encore une guerre ou une révolution mondiale. Étant donné qu'il est impossible que des individus ou de petits groupes puissent à eux seuls changer le système monétaire actuel, nous devons nous efforcer de rassembler ceux qui ont compris comment le transformer et ceux qui ont le pouvoir de le faire. Dans cette perspective, les points suivants doivent être clairs : 78 * ceux qui, actuellement, profitent du système des intérêts ne doivent en aucun cas être mis en accusation, car ils sont pour l'instant parfaitement dans leur droit ; * toutefois, ce à quoi l'on peut mettre un terme, c'est à la possibilité qu'ont les gens de puiser continuellement de l'argent dans l'économie sans travailler ; * il ne devrait pas y avoir de lois stipulant les modalités futures d'investissement par ceux qui en ont plus d'argent que nécessaire. S'ils sont intelligents, ils le laisseront de toute façon dans leur pays, ce qui entraînera un nouveau boom économique grâce à la suppression du système des intérêts. 79 DISTRIBUTIO N D E L A RICHESS E MONéTAIR E EN ALLEMAGNE DE L'OUEST A quelle catégorie de la population appartenez-vous ? Comment une telle injustice a-t-elle pu se développer ? Quelles sont les conséquences d'une telle concentration de la richesse ? Figure m°ll 80 LES PAUVRES Les pauvres bénéficieraient-ils aussi d'un nouveau système monétaire ? Si l'on établissait la moyenne des avoirs en Allemagne, chaque famille allemande aurait disposé en 1939 d'une fortune personnelle de 100 000 DM. Ce serait une formidable preuve de prospérité si cette richesse était justement répartie. La triste réalité est que la moitié de la population doit se contenter de 4 % de cette richesse tandis que l'autre moitié en détient 96 %. (Figure 11). Pour être plus précis, la richesse de 10 % des citoyens augmente continuellement aux dépens de tous les autres. On comprend ainsi pourquoi, en Allemagne, les familles issues de la petite bourgeoisie sont de plus en plus obligées de rechercher une aide financière auprès des bureaux d'aide sociale. Le chômage et la pauvreté augmentent en dépit d'un système de protection sociale impressionnant mis en place pour venir à bout de ces deux fléaux. L'élément déterminant dans le système de redistribution de la richesse est le système des intérêts qui soutire quotidiennement 500 à 600 millions de DM à ceux qui travaillent pour les reverser à ceux qui détiennent le capital. COMPARAISON DES TAUX D'INTéRêTS, DE CHôMAGE ET DU NOMBRE DES FAILLITES Plus les réserves monétaires sont faibles, plus les taux d'intérêt augmentent, ce qui entraîne une élévation du nombre des chômeurs et des faillites. FAILLITES (EN MILLIERS) Pourquoi le chômage augmente-t-il lorsque les taux d'intérêt sont élevés ? Pourquoi ces différents facteurs sont-ils interdépendants ? Comment peut-on remédier à cette situation ? Figure n°12 82 Même si la plupart des gouvernements s'efforcent de compenser ce déséquilibre par le biais de l'impôt, il n'en reste pas moins que la situation demeure complètement déséquilibrée. En outre, les coûts sans cesse croissants d'une bureaucratie omniprésente affectent tout le monde en raison de l'augmentation des impôts. Le coût humain en termes de temps et d'énergie, auquel II faut ajouter l'humiliation engendrée par les tracasseries administratives, est rarement, pour ne pas dire jamais, pris en compte. L'absurdité d'un système monétaire qui, dans un premier temps, dépossède les gens de leur juste part du gâteau de « l'économie libérale », pour ensuite - par le biais des procédures les plus inefficaces que l'on puisse imaginer - redistribuer une partie de cet argent sous la forme d'allocations sociales à ces mêmes personnes, a rarement été dénoncée par les « experts », pas plus qu'elle n'a fait l'objet d'un débat public. Aussi longtemps que ces 80 % de gens qui payent ne comprendront pas comment ils payent, pourrait-il en être autrement ? Une comparaison entre la hausse des taux d'Intérêt, l'augmentation du nombre des faillites dans le commerce et l'industrie et celle du taux de chômage, qui suit avec un décalage d'environ deux ans (Figure 12), fournit un autre argument convaincant en faveur de l'adoption d'un système monétaire sans intérêts. En outre, les coûts sociaux comme l'alcoolisme, l'éclatement des familles et l'augmentation des comportements criminels constituent des charges supplémentaires qui ne sont pas prises en compte dans les statistiques ci-dessus, mais qui pourraient être nettement réduites par la réforme monétaire. En examinant le dilemme des pays du Tiers Monde (Figure 13), nous y découvrons notre propre situation à 83 travers une loupe grossissante. Nous avons là, en raison des mêmes dysfonctionnements structurels du système monétaire, comme une caricature de ce qui se produit dans les pays industrialisés. Quoi qu'il en soit, la différence entre les deux types de pays est que ces derniers, dans leur ensemble, tirent profit de ce système tandis que les premiers contribuent à le financer. Chaque jour, nous recevons des pays du Tiers Monde 300 millions de dollars en versements d'intérêts - c'est-à-dire deux fois le montant de « l'aide au développement » que nous leur accordons. 84 L'AIDE AU DéVELOPPEMENT Chaque jour le Tiers Monde paye 300 millions de dollars d'intérêts au monde industrialisé * Notre aide au développement ne s'élève qu'à la moitié de cette somme ! * Combien de temps encore cette situation pourra-t-elle durer ? * Comment mettre un terme à cette exploitation ? Figure n°13 85 Sur la dette totale des pays du Tiers Monde - mille milliards de dollars - en 1986, environ un tiers de cette somme a été prêtée pour rembourser les intérêts de prêts antérieurs. Ces pays ne seront jamais en mesure de se sortir de cette situation, si ce n'est à travers une crise majeure ou un changement fondamental de politique. Si la guerre entraîne la famine, le dénuement et la mort, la misère sociale et humaine, alors nous sommes bel et bien en pleine « Troisième guerre mondiale » (Figure 14), même si elle n'a pas été déclarée. C'est une guerre où des taux d'intérêt usuraires, des prix artificiels et des pratiques commerciales injustes tiennent lieu d'armes ; une guerre qui condamne les gens au chômage, à la maladie et à la criminalité. Allonsnous indéfiniment tolérer cette situation ? Il ne fait aucun doute que ceux qui sont les exclus système monétaire que nous avons créé représentent plus des trois quarts de la population mondiale. La situation des pays du Tiers Monde changerait immédiatement si leurs dettes étaient partiellement ou totalement effacées par les banques et les pays créanciers. Cette solution, régulièrement préconisée par les économistes progressistes, commence d'ores et déjà à être mise en application. Cependant, à moins que le dysfonctionnement fondamental du système monétaire disparaisse, la prochaine crise est inéluctable. Dans ces conditions, une des démarches les plus importantes à accomplir pour favoriser l'avènement d'un système économique plus stable à l'échelle mondiale est de faire savoir à ceux qui en profiteraient sans nul doute le plus - les pauvres et les pays en voie de développement - qu'un nouveau système pourrait avantageusement remplacer l'ancien. 86 Nous SOMMES D'ORES ET DéJ à EN PLEINE TROISIèME GUERRE MONDIALE ... une guerre économique. Il s'agit d'une guerre non déclarée. C'est une guerre de taux d'intérêt usuraires, de prix exorbitants et de pratiques commerciales malsaines... Des taux d'intérêt et des termes d'échange imposés de l'extérieur ont, sur une planète livrée au pillage, déjà tué des millions de gens, qui meurent victimes de la faim, de la maladie, du chômage et de la criminalité. * Doit-on supporter plus longtemps cette situation ? * Les révolutions constituent-elles des solutions de rechange valables ? * Quelles sont les véritables causes de cette guerre ? Figure n°14 87 LES EGLISES ET LES GROUPES SPIRITUELS Bon nombre des grands dirigeants politiques et spirituels tels que Moïse, Jésus Christ, Mahomet, Luther, Zwingli et Gandhi ont essayé de réduire les Injustices sociales en prohibant le prêt avec intérêts. Ils avaient compris pourquoi l'usure est source de problèmes. Mais ils ne proposèrent pas de solution pratique et le dysfonctionnement fondamental du système resta donc inchangé. La prohibition du prêt à intérêts au sein de la chrétienté par les papes durant le Moyen Âge, par exemple, ne fit que déplacer le problème, car les Juifs devinrent, à cette époque, les grands banquiers de l'Europe. Ils n'étaient pas autorisés à pratiquer l'usure entre eux, mais ils pouvaient accorder des prêts avec intérêts aux Gentils. En terre d'Islam, les gens ne paient pas d'intérêts pour un prêt, mais les banques et les individus prêteurs deviennent actionnaires de leurs affaires et profitent des bénéfices éventuels. Ce système peut être, selon les cas, meilleur ou pire que celui du prêt à intérêts. De nos jours, les Églises chrétiennes et les œuvres de bienfaisance font sans cesse appel à la générosité de leurs fidèles et de leurs adhérents afin d'atténuer les problèmes sociaux gravissimes qui accablent les pays Industrialisés et les pays en voie de développement. Ce ne sera qu'un traitement symptomatique tant que le dysfonctionnement généralisé de notre système monétaire perdurera. Ce dont nous avons besoin, c'est en réalité de propager l'information et de débattre librement des effets du système monétaire actuel et de la solution que peut constituer une réforme monétaire. 88 En Amérique Latine, par exemple, l'Église catholique est divisée entre une hiérarchie conservatrice attirée par le modèle de la société capitaliste occidentale et des prêtres progressistes qui louchent vers le modèle communiste. Nous avons aujourd'hui l'occasion historique de proposer une économie libérée des intérêts, ce qui représente un troisième type de solution que ni le communisme, ni le capitalisme, n'est en mesure d'offrir - une solution qui transcende ces deux systèmes. Cette solution permettrait d'aller plus loin dans le sens de la justice sociale que n'importe quel programme d'aide. Elle instaurerait une économie stable et apporterait une aide précieuse aux Églises dans leurs efforts pour répandre la paix sur cette terre. Au plan spirituel, tout ce que nous observons dans ie monde extérieur est un reflet de notre Moi intérieur, de nos systèmes de croyance, de nos espoirs et de nos pensées. Dans ces conditions, une transforrnation du monde extérieur exige une transformation du monde intérieur. L'une ne va pas sans l'autre. La diffusion de la connaissance ésotérique un peu partout dans le monde indique un profond changement de conscience chez un nombre sans cesse croissant d'individus. Leur travail intérieur est la base des changements extérieurs. Sans lui, une transformation pacifique du système monétaire actuel serait probablement impossible. Dans ces conditions, une grande responsabilité incombe à ceux qui poursuivent des buts humanitaires et qui ont pris conscience du véritable atout que constitue la réforme monétaire en tant qu'élément essentiel d'une transformation globale. 89 LE COMMERCE ET L'INDUSTRIE Dans une économie sans inflation ni intérêts, les prix des biens et des services seraient déterminés, tout comme dans les sociétés capitalistes actuelles, par l'offre et la demande. Mais ce qui changerait, c'est la dénaturation du « marché libre » par le mécanisme des taux d'intérêt. En moyenne, chaque poste de travail de l'industrie allemande doit supporter le fardeau d'une dette d'à peu près 80 000 DM (250 000 F environ). Les seuls intérêts de cette dette s'élèvent jusqu'à 23 % des coûts salariaux24 (cf. Figure 15). Au poids des Intérêts sur les capitaux empruntés il faut ajouter la charge des intérêts sur les propres capitaux de l'entreprise, qui sont soumis aux mêmes taux que les capitaux empruntés. C'est la raison pour laquelle les dettes s'accroissent deux à trois fois plus vite que le niveau général de productivité d'un pays (cf. Figure 5). Ce décalage pèse de plus en plus sur les travailleurs et les créateurs d'entreprise. A l'heure actuelle, nous assistons à une concentration sans cesse croissante dans tous les secteurs de l'Industrie. De petites entreprises, Industrielles ou non, sont rachetées par des entreprises de plus en plus Importantes, jusqu'à ce qu'un jour presque tous les acteurs de la prétendue « économie libérale » soient contraints de travailler pour une société multinationale. Cette évolution a pris de l'ampleur en raison de ce que l'on appelle les « économies d'échelle » et de l'automatisation des procédés de fabrication dans les grandes entreprises industrielles, mais aussi à cause des superprofits réalisés par ces entreprises sur le marché monétaire. Ainsi, 24 Weltwirtschaftswoche, N°4, 1984, p.23 90 par exemple, Siemens et Daimler-Benz en Allemagne gagnent plus d'argent grâce à leurs investissements sur le marché du capital que dans le secteur productif. La presse allemande a d'ailleurs qualifié ces entreprises de « grandes banques dotées d'un secteur productif de façade ». Par contraste, les petites et moyennes entreprises doivent généralement emprunter de l'argent pour être en mesure de se développer et sont de ce fait prisonnières du système des intérêts simples et composés. Elles ne peuvent profiter des économies d'échelle ni tirer des revenus de leurs capitaux. Jusqu'à maintenant, notre économie reposait sur le capital. Hans-Martin Schleyer, président du patronat allemand, a fait un jour une réflexion tout à fait pertinente : « Il faut se mettre au service du capital ». Mais dans le nouveau système monétaire, le capital aura pour fonction de pourvoir aux besoins de l'économie. Il devra se rendre disponible sous peine d'être taxé : en bref, c'est lui qui devra se mettre à notre service ! 91 LES COûTS SALARIAUX SONT PLUS ELEVéS QUE LES SEULS SALAIRES En 1985, chaque fois que 100 DM ont été payés en salaires... ... les entreprises industrielles ont dû ajouter 23 DM d'intérêts. D'où proviennent ces coûts supplémentaires ? Quelles en sont les conséquences ? Peut-on changer la répartition des coûts ? Figure n°15 92 LES AGRICULTEURS En raison des effets dévastateurs des intérêts dans ce secteur, l'agriculture constitue un bon argument en faveur d'un nouveau système monétaire. En effet, l'agriculture peut être définie comme une industrie reposant sur l'écologie. En règle générale, les processus écologiques suivent une courbe de croissance naturelle. Les processus industriels, eux, doivent obéir à la courbe de croissance exponentielle des intérêts simples et composés. Étant donné qu'on ne peut contraindre la nature à se développer de la même façon que le capital, l'industrialisation de l'agriculture a engendré des problèmes qui menacent notre survie. Aux premiers temps de l'industrialisation, les paysans achetèrent des machines plus puissantes et plus efficaces. Puis, les gros paysans rachetèrent des- petites fermes pour s'agrandir encore plus, aidés en cela par les subventions gouvernementales et les incitations fiscales. C'est alors que les premiers symptômes de maladie commencèrent à apparaître et à se multiplier : l'épuisement et la pollution des sources d'approvisionnement en eau, la transformation des sols fertiles en déserts desséchés et encroûtés, la disparition d'au moins 50 % des espèces animales et végétales, la surproduction de certains produits agricoles qui ne peuvent être vendus qu'avec des subventions gouvernementales toujours plus importantes, la création de produits hybrides fades et toxiques, la dépendance totale vis-à-vis des produits pétroliers pour le transport, les engrais chimiques, les insecticides et les pesticides, la destruction de la forêt tropicale dans le but de fournir les matériaux de conditionnement nécessaires au transport des marchandises à longue distance entre les lieux de production, de stockage, de traitement, de vente et de consommation. 93 HOURRA ! ENCORE 2,5% DE CROISSANCE De nos jours, 2,5 % de croissance équivalent à 9 % de croissance dans les années 50. D'où vient cette pression insensée en faveur de la croissance ? Comment pourrions-nous nous libérer de cette pression ? Pour quelles raisons une économie stable est-elle impossible dans le système actuel ? Figure n°16 94 Même si les intérêts ne représentent qu'un des facteurs contribuant à cette évolution désastreuse, l'adoption d'un système monétaire sans intérêts constituerait un élément particulièrement important en faveur de ce secteur économique qui assure notre survie. Les prêts sans intérêt, associés à une réforme foncière et fiscale (cf. Chapitre 2), pourraient permettre à un plus grand nombre de personnes qu'il n'est envisageable actuellement de retourner à la terre. Avec les nouvelles méthodes de l'agriculture intégrée (celle qui gère adroitement les ressources naturelles), nous pourrions assister à l'avènement d'un mode de vie différent, associant ville et campagne, travail et loisirs, activité manuelle et activité intellectuelle, technologies de pointe et technologies de base, le tout au service d'une approche plus holistique du développement individuel, agricole et social. LES ECOLOGISTES ET LES ARTISTES Lorsqu'on évoque la croissance économique - mesurée par l'accroissement en pourcentage du PNB et comparée aux taux de croissance des années précédentes -, on oublie d'ordinaire que cet accroissement concerne chaque année une somme plus importante. Ainsi, 2,5 % de croissance aujourd'hui correspondent en réalité à quatre fois 2,5 % de croissance durant les années cinquante (Figure 16). La raison pour laquelle les hommes politiques, les industriels et les responsables syndicaux continuent à préconiser de relancer la croissance économique est facile à comprendre : au cours des phases de diminution des taux de croissance, l'écart entre revenu du capital et revenu du 95 travail (ou transfert des richesses du travail vers le capital) se creuse. Il en résulte des problèmes sociaux et écologiques accrus ainsi que des tensions économiques et politiques plus aiguës. La croissance économique continue, toutefois, aboutit à l'épuisement des ressources naturelles. Cela signifie, dans le système monétaire actuel, que nous n'avons plus, devant nous, que les deux termes de cette alternative : soit un effondrement économique, soit un désastre écologique à l'échelle planétaire. En outre, la concentration de l'argent entre les mains d'un nombre décroissant d'individus et de trusts multinationaux crée une demande pressante et constante d'investissements lourds (centrales nucléaires, immenses barrages pour les centrales hydroélectriques, industrie de l'armement, etc.). D'un point de vue purement économique, le comportement des Etats-Unis et de l'Europe a été pendant des années politiquement pétri de contradictions : d'un côté, ils déployaient des armes toujours plus efficaces et puissantes contre la Russie, et de l'autre, ils lui livraient du beurre, du blé et des savoir-faire technologiques. Mais commercialement, cette attitude était parfaitement logique. La production d'armements est le seul secteur où le point de « saturation » puisse être repoussé indéfiniment, aussi longtemps que « l'ennemi » est lui aussi capable de mettre au point des armes de plus en plus rapides et efficaces. Les profits du complexe militaro-industriel sont beaucoup plus élevés que ceux de n'importe quel secteur civil de l'économie. Tant qu'un investissement devra rivaliser avec le pouvoir lucratif de l'argent sur le marché monétaire, la plupart des investissements écologiques, dont le but est d'instaurer une économie rationalisée (c'est-à-dire de stopper la croissance 96 quantitative à son niveau optimal), seront difficile à réaliser sur une plus grande échelle. Aujourd'hui, les gens qui doivent emprunter de l'argent pour des investissements écologiques perdent au niveau économique. Si l'on abolissait les intérêts, ils pourraient au moins équilibrer leurs comptes ; cependant, la différence avec d'autres types d'investissements (industrie de l'armement, par exemple) resterait la même. Prenons comme exemple un investissement dans le domaine des capteurs solaires destinés à la production d'eau chaude. Si on ne peut s'attendre qu'à un rendement de 2 % sur l'argent prêté, il serait économiquement imprudent d'investir dans cette technologie, par ailleurs rationnelle et écologique, étant donné que si nous mettions notre argent en banque, il nous rapporterait 7 % d'intérêts environ. Si le système monétaire changeait, les gens qui investissent pour préserver et améliorer l'environnement auraient au moins des chances de rentrer dans leurs fonds. Les individus et des groupes seraient alors très motivés pour s'engager dans la protection de la nature et privilégier des technologies non polluantes. Le volume de l'activité économique lui-même s'ajusterait plus facilement aux besoins réels des populations. Puisqu'un rendement élevé du capital ne serait plus nécessaire pour fournir les intérêts, l'incitation à la surproduction et à la surconsommation diminuerait considérablement. Les prix diminueraient de 30 à 50 %, pourcentage qui sert actuellement à financer une technologie à fort coefficient de capitaux. En théorie, pour conserver le même niveau de vie, les pourraient se contenter de travailler à mi-temps. Au sein du nouveau système monétaire, la croissance quantitative aurait toutes les chances de se transformer en 97 croissance qualitative. Les gens auraient le choix de laisser leur argent sur un compte d'épargne (en nouvelle monnaie) où il conserverait sa valeur, ou bien de l'investir en achats de porcelaine, de meubles, d'oeuvres d'art ou d'une belle maison - lesquels conserveraient également leur valeur. Ils auraient probablement tendance à choisir des investissements embellissant leur vie quotidienne. Quoi qu'il en soit, plus la qualité exigée serait élevée, plus la production serait importante. De cette manière, on peut s'attendre à une révolution des valeurs, ce qui aurait sans nul doute des conséquences positives aux plans culturel et écologique. Bon nombre d'investissements dans l'art et les technologies écologiques seraient capables, dans le cadre d'une monnaie « stable » et d'un mode de vie en accord avec la nature, de supporter la concurrence et de produire des bénéfices, même si ce n'étaient pas de gros profits. L'art et l'écologie deviendraient ainsi rapidement « économiquement viables ». LES FEMMES Pourquoi les femmes sont-elles si peu présentes dans le monde de l'argent ? Qu'il s'agisse de la Bourse ou de la banque, nous sommes toujours en présence d'un univers d'hommes et les exceptions ne font que confirmer la règle. Je me suis rendu compte, grâce à ma longue expérience des problèmes et des projets féminins, que la plupart des femmes ressentent intuitivement que quelque chose ne va pas dans ce système monétaire, bien que, comme les hommes, elles ne puissent préciser la nature de ce dysfonctionnement. Le combat acharné des femmes pour l'égalité (qui est également, dans une large mesure, un problème écono- 98 mique) a suscité en elles un profond ressentiment envers tout ce qui engendre l'injustice, par exemple les pratiques des milieux financiers. La plupart des femmes savent d'expérience que pour qu'un individu puisse gagner de l'argent sans travailler - par exemple grâce aux intérêts simples et composés - une autre personne doit fournir un travail. Cette personne, très souvent, sera une femme. Les femmes constituent la majorité de cette moitié de la population qui ne détient que 4 % de la richesse totale (Figure 11). Dans le monde entier, les femmes - et les enfants - supportent en grande partie le fardeau du chaos économique et de la misère sociale provoqués par le système monétaire actuel. L'introduction d'un nouveau système monétaire qui jouerait le rôle d'un « système de troc amélioré » changerait de manière spectaculaire leurs conditions de vie. Pour cette raison, je pense que l'on comptera beaucoup de femmes parmi ceux qui préconiseront un moyen d'échange plus équitable. Elles savent d'expérience ce qu'est l'exploitation. Lorsque le nouveau système s'instaurera, il y a de fortes chances pour qu'elles s'impliquent beaucoup plus dans les questions d'investissements et les affaires bancaires, ceci parce qu'elles comprendraient qu'il s'agit de faire fonctionner un système favorable à la vie et non pas, comme aujourd'hui, un système destructeur. En outre, last but not least, ce système monétaire s'accorde beaucoup mieux avec leur conception du pouvoir. Les hommes sont habitués à un système hiérarchique, avec un sommet tout puissant et une base désarmée. Celui qui prend une part du gâteau en prive un peu plus les autres. C'est un jeu où on est obligé soit de gagner, soit de perdre. Les femmes ressentent généralement le pouvoir comme un 99 concept extensible à l'infini. Chaque fois que quelqu'un donne son pouvoir à un groupe, c'est l'ensemble du groupe qui devient plus puissant. Dans une telle situation, tout le monde est gagnant. Un système monétaire qui se développe pour répondre à des besoins grandissants mais s'arrête lorsque ces besoins ont été satisfaits crée presque automatiquement, à long terme, une situation ne présentant que des avantages pour tout le monde. Ceci est également vrai pour le court terme, dans une situation de crise telle que celle que nous vivons actuellement. Ce que les femmes désireront le plus pour elles-mêmes et leurs enfants est que, au lieu d'une énième révolution dure comme celles qui ont engendré tant de souffrances et de misères dans le passé, le changement, cette fois-ci - s'il peut survenir avant le krach - se fasse selon un processus évolutif plus doux. 100 CHAPITRE QUATRE Quelques leçons tirées de Vhistoire 101 Le système monétaire dont nous avons hérité a plus de 2000 ans d'âge. Argent, en allemand, se dit Geld, ce qui fait précisément référence à l'or, matière des premières monnaies. L'or, métal plutôt inutile en dehors de la bijouterie et des ornements, est devenu le moyen d'échange favori aux environs de 700 avant Jésus Christ dans l'Empire Romain. La monnaie a toujours impliqué la frappe. C'était l'idée figurant dans la constitution américaine. Les pièces d'or et d'argent (ou leur contre-valeur « papier ») étaient les seules monnaies à avoir cours légal aux Etats-Unis jusqu'en 1934. De nos jours encore, bon nombre de gens - en particulier ceux qui ont compris les désavantages inhérents à la possibilité de créer du papier-monnaie de façon pratiquement illimitée - sont en faveur d'un retour au régime de l'étalon-or. A sa publication en 1904, les trois quarts du livre de Silvio Gesell avaient trait à ce problème25 . Contre tous les économistes de son temps à la réputation bien établie, il s'efforça de prouver, au plan théorique et avec des exemples pratiques, que non seulement l'étalon-or était inutile mais qu'il était aussi préjudiciable à un système monétaire efficace fondé sur une monnaie sans Intérêts. Aujourd'hui, nous savons que l'étalon-or n'est pas une référence indispensable. Il n'existe pas, actuellement dans le monde, de système monétaire basé sur ce principe. John 25 Gesell, op. cit. 103 Maynard Keynes, qui connaissait bien les travaux de Silvio Gesell, a contribué à supprimer cette entrave à l'efficacité de l'économie dans les années trente. Toutefois, ce qu'il a oublié, c'est de défendre l'autre ingrédient essentiel à l'efficacité : le remplacement des intérêts par une taxe sur la circulation monétaire. C'est en grande partie pour cette raison que nous avons tant de problèmes aujourd'hui et que nous en aurons à Intervalles réguliers jusqu'à ce que nous ayons compris la leçon. Afin de montrer combien 11 est difficile de comprendre en profondeur les problèmes monétaires, j'aimerais citer quelques exemples historiques pour éclaircir ce point. LE SYSTèME MONéTAIRE « BRAKTEATEN » DANS L'EUROPE MéDIéVALE Entre le Xlle et le XVe siècle en Europe, il y eut un système monétaire appelé « Brakteaten ». Frappée par différentes villes, ainsi que par différents évêques et souverains, cette monnaie ne facilitait pas seulement l'échange des biens et services, mais permettait également de percevoir l'impôt. Chaque année, les fines pièces d'or et d'argent étaient « rappelées » et frappées à nouveau à deux ou trois reprises, perdant de ce fait 25 % de leur valeur. Étant donné que personne ne voulait garder cette monnaie, les gens investissaient en achetant des meubles, de belles maisons, des œuvres d'art ou tout autre objet ayant des chances de conserver ou d'accroître sa valeur. C'est à cette époque que furent produites certaines des plus belles œuvres 104 de l'art et de l'architecture sacrés et profanes. « Car lorsque la richesse monétaire ne peut s'accumuler, c'est la vraie richesse qui voit le jour. »2S On estime que cette époque constitua l'un des sommets de l'histoire culturelle européenne. Les artisans travaillaient cinq jours par semaine, les apprentis bénéficiaient du « saintlundi » (lundi chômé) et le niveau de vie était élevé. En outre, il y avait très peu de conflits et de guerres entre les différents pouvoirs. Cependant, les gens n'aimaient pas cette monnaie dont la valeur s'effondrait à intervalles réguliers et, pour finir, vers la fin du XVe siècle, le penny « étemel » fut introduit ; avec lui apparurent les intérêts et la concentration de la richesse entre des mains toujours moins nombreuses, en même temps que les problèmes économiques et sociaux qui en découlent. La leçon à tirer de tout ceci est que les impôts doivent être prélevés distinctement des frais de circulation de l'argent et ne pas leur être associés. L A RéPUBLIQU E D E WEIMA R ET L' ETALON-OR Durant la république de Weimar (1924-1933), le président de la Banque Centrale allemande, Hjalmat Schacht, voulut créer une monnaie « honnête », ce qui, dans son esprit, signifiait un retour à l'étalon-or. Comme il ne pouvait acheter assez d'or sur le marché mondial pour équilibrer la quantité d'argent en circulation, il se mit à 26 Hans R.L. Cohrssen, "Fragile Money" in the New Outlook, Septembre, 1933, p.40 105 diminuer celle-ci. Le manque de liquidités provoqua une hausse des taux d'intérêt, réduisant par là même les incitations à investir et les possibilités d'investissements, ce qui mena les entreprises à la faillite et augmenta le chômage. Ces différents facteurs préparèrent le terrain pour le radicalisme et contribuèrent, en fin de compte, à l'arrivée au pouvoir d'Hitler. La Figure 17 montre le rapport de cause à effet entre l'augmentation de la pauvreté et la montée des exîrémismes dans la république de Weimar. Ce processus avait été prévu par Silvio Gesell, bien que pour des raisons différentes. Dès 1918, peu après la première guerre mondiale, alors que tout le monde parlait de paix et que de nombreuses organisations internationales se créaient pour préserver cette paix, Gesell publia l'avertissement suivant dans une lettre au rédacteur en chef du journal berlinois Zeitung am Mittag : « En dépit de la promesse sacrée des peuples de bannir la guerre une fois pour toutes, en dépit du cri de ces millions de gens : 'Plus jamais la guerre !', en dépit des espoirs d'un avenir meilleur, il me faut affirmer ceci : si le système monétaire actuel, fondé sur les intérêts simples et les intérêts composés, reste en vigueur, j'ose affirmer aujourd'hui qu'il ne se passera pas plus de vingt-cinq ans avant que nous ne subissions une nouvelle guerre, bien plus terrible encore. Je peux prédire précisément les événements qui nous attendent. Le niveau actuel de développement technologique débouchera rapidement sur des performances industrielles exceptionnelles. L'accroissement du capital sera rapide malgré les énormes pertes causées par la guerre et cette surabondance fera baisser les taux d'intérêt. L'argent sera alors thésaurisé. L'activité économique ralentira et un 106 LE CHôMAGE APPAUVRIT, LA PAUVRETé ENGENDRE LA RADICALISATION Figure n°17 107 Sommes-nous menacés par un nouveau radicalisme ? Qu'est-ce qui engendre la « nouvelle pauvreté » ? Pouvons-nous éviter cette évolution ? nombre croissant de personnes sans travail seront jetées à la rue... Au sein des masses mécontentes naîtront des idées sauvages et révolutionnaires, et nous assisterons de nouveau à la prolifération de cette plante vénéneuse, l'ultranationalisme. L'incompréhension sera générale entre les pays, ce qui ne pourra déboucher que sur une nouvelle guerre. »27 D'un point de vue historique, après les faits, on s'aperçoit que la monnaie, volontairement émise en quantité limitée par la Banque Centrale, fut thésaurisée par les personnes privées. Les effets s'avérèrent désastreux. Pourtant, les responsables des banques centrales semblent toujours ignorer la seule thérapeutique capable de venir à bout des problèmes auxquels ils sont confrontés chaque jour. 27 Zeitung am Mittag, Berlin, 1918 108 CHAPITRE CINQ a reforme monétaire dans le contexte d'une transformation mondiale, ou comment procéder aux changements 109 Le fait que ce livre se focalise sur la question de la réforme monétaire en tant qu'élément important de la transformation mondiale et totale dont nous serons très bientôt les témoins ne signifie pas que cet élément soit plus important que les autres. De la transformation structurelle à la transformation individuelle, de l'évolution technologique à l'évolution spirituelle, nous avons besoin de changements. Le mode de fonctionnement de l'argent et ses conséquences sur la société ont été notoirement négligés, bien qu'ils semblent constituer une pièce maîtresse du puzzle. Ni les experts ni ceux qui recherchent des alternatives au système économique actuel ne semblent s'intéresser particulièrement à cette question. Elle est peut- être plus importante que d'autres, mais en tout cas elle ne l'est pas moins. La vérité, c'est qu'elle affecte la vie de tout un chacun. REMPLACER LA RéVOLUTION PAR L'EVOLUTION Comme les trois réformes - monétaire, foncière et fiscale - proposées dans ce livre constituent seulement une petite partie des changements globaux nécessaires à notre survie sur cette planète, elles peuvent s'adapter 111 aisément aux efforts entrepris pour créer une relation nouvelle entre les êtres humains et la nature - ainsi qu'entre eux. La justice sociale, l'environnement et la liberté sont menacés lorsque nous tolérons la prolifération de structures sociales qui ont tendance, intrinsèquement, à s'opposer à ces aspirations. A l'évidence, les réformes proposées allient les avantages du capitalisme à ceux du communisme. Elles évitent leurs défauts respectifs et offrent un « troisième type de solution ». Elles permettraient l'épanouissement personnel et la liberté individuelle au sein d'une économie libérale, ainsi qu'un niveau de justice sociale bien supérieur. En même temps, elles mettraient un terme à l'exploitation d'une large majorité de gens par une petite minorité - sans pour cela qu'il faille instaurer les lourdes réglementations et la bureaucratie toute puissante propres aux économies planifiées. Les tentatives faites par le communisme pour libérer l'homme de l'exploitation ont échoué parce que, dans le but d'assurer un minimum vital à tous, il a supprimé la liberté individuelle. La tendance capitaliste, d'un autre côté, en permettant que la terre et le capital soient exploités dans un contexte de liberté personnelle quasi illimitée, a mis en danger le minimum vital du plus grand nombre. Les deux systèmes sont allés trop loin dans leurs voies respectives. L'un a placé la liberté de manger à sa faim audessus de la liberté de choisir son mode de vie. L'autre a placé au premier plan de ses priorités la liberté individuelle qui, dans le système monétaire actuel, n'est accessible qu'à une toute petite minorité. Les deux systèmes ont partiellement raison, mais ils ont tous deux échoué dans leurs tentatives pour créer les 112 conditions indispensables à une existence véritablement humaine, dans une liberté authentique. Les réformes proposées ici pourraient réduire les interventions gouvernementales et créer une économie écologique dans laquelle les biens et services seraient produits à une taille et à un niveau de complexité optimum, aussi bien pour ce qui est de la quantité que de la complexité, car c'est ainsi qu'ils seraient les moins chers, donc les plus compétitifs dans le cadre d'un système libéral. Alors que l'importance du transfert des richesses par le biais des systèmes monétaire et foncier est moins visible dans les pays très industrialisés en raison de l'exploitation des pays en voie de développement, les travailleurs de ces derniers paient réellement le prix des systèmes monétaires du monde industrialisé. Bien que ce soit eux qui en souffrent le plus, il y a peu d'espoir que ces idées soient appliquées en premier dans le Tiers Monde, où une petite élite exerce sa domination en termes de pouvoir financier, foncier et politique. Mais il existe une possibilité de changement dans les petites nations démocratiques d'Europe. La Scandinavie, par exemple, avec une majorité de citoyens aisés et instruits, pourrait s'avérer assez ouverte au changement social, lequel est précisément l'objectif essentiel de la réforme monétaire. A l'audience publique de la Commission mondiale de l'ONU à Moscou, le 11 décembre 1986, A. S. Timoshenko, de l'Institut de l'État et de la Loi, de l'Académie des sciences de l'URSS, a fait la proposition suivante : « Aujourd'hui il est impossible d'assurer la sécurité d'un État aux dépens d'un autre. La sécurité ne peut être qu'universelle, mais elle ne peut se contenter d'être seulement politique ou militaire. Elle doit être également 113 ASSURER LA CIRCULATION MONéTAIRE barème des intérêts barème de la taxe sur l'argent immobilisé COûT ANNUEL MOYEN DU CRéDIT dans le système monétaire avec intérêts (1991) a. commissions bancaires 1,7 % b. primes de risque 0,8 % c. liquidités 3,0 % d. indexation sur le taux d'inflation 4,0 % Total 9.5% dans le système monétaire sans intérêts (1991) a. b. c. d. commissions bancaires primes de risque liquidités indexation sur le taux d'inflation Total Figure n°18 1,7% 0,8% 0,0% 0,0% 2,5 % 114 écologique, économique et sociale. Elle doit assurer la satisfaction des aspirations de l'humanité dans son ensemble. »2S Le combat de l'humanité pour la justice sociale et économique a été long et acharné. Il a engendré des divisions tranchées dans les orientations politiques et les croyances religieuses. Il a entraîné la perte de nombreuses vies humaines. Il est véritablement urgent que nous comprenions ceci : personne ne peut obtenir sa propre sécurité aux dépens d'un autre ou aux dépens de l'environnement dont il dépend. Pour trouver cette sécurité, il faut changer en profondeur les structures sociales. Espérons que les changements proposés dans ce livre favoriseront l'avènement de la sécurité et de la justice pour les hommes et du respect de l'environnement, substituant pour finir l'évolution à la révolution. UNE SOLUTION ENVISAGEABLE POUR LE PROCHE AVENIR Avant que le système monétaire ne puisse être réformé, une grande partie de la population devra comprendre la nécessité de circonscrire l'argent à son rôle de moyen d'échange, d'échelle des prix et de critère constant de valeur. Si cette prise de conscience se transformait en action politique, la Banque Centrale, qui est contrôlée par le gouvernement, choisirait, pour assurer la circulation monétaire, le système d'une taxe sur l'argent Immobilisé plutôt que le système des taux d'intérêt. 28 A.S. Timoshenko, cité par La Commission mondiale de l'ONU sur l'environnement et le développement, op. cit., p.294 115 LA TAXE SUR L'ARGENT IMMOBILISé CRéE UN SYSTèME MONéTAIRE NEUTRE En tant que méthode capable d'assurer la circulation monétaire, la taxe sur l'argent immobilisé rendrait possibles toutes les transactions nécessaires. S'il y a assez d'argent pour accomplir toutes ces dernières, il n'est pas nécessaire d'en mettre davantage en circulation. Dans ces conditions, l'accroissement de la quantité de monnaie disponible est parallèle à la croissance de l'économie et suit, tout comme cette dernière, la courbe de croissance naturelle (Figure 1). Si une personne détient plus de liquidités qu'elle n'en a besoin, elle paie une taxe sur les sommes déposées en banque. Selon la durée de dépôt de ces sommes, la taxe sur l'argent immobilisé sera diminuée ou annulée. La Figure 18 montre comment, aujourd'hui, le barème des intérêts serait remplacé par un barème de taxes sur l'argent immobilisé. Les dépôts à long terme ne seraient pas taxés, tandis que l'argent liquide, lui, le serait au maximum. La thésaurisation de l'argent dans le nouveau système pourrait être évitée beaucoup plus facilement qu'en collant un timbre au dos des billets de banque, comme c'était le cas dans l'expérience de Worgl. Plusieurs suggestions ont été proposées, entre autres un système de loterie qui permettrait d'assurer la circulation monétaire en retirant telle ou telle coupure, à l'instar d'un tirage de la loterie. Basé sur les huit coupures actuelles (dans le cas du DM, les coupures de 5/10/50/100/200/500/1000), on peut imaginer un système dans lequel huit boules de couleurs représentant les différentes coupures seraient mélangées avec des boules blanches non convertibles de façon à, par un calcul statistique, faire en sorte qu'il y ait une ou deux 116 conversions par an. Les tirages pourraient avoir Heu, par exemple, tous les premiers samedis du mois. A partir du moment où une coupure serait tirée, la période de convertibilité s'étendrait jusqu'à la fin du mois. Jusque-là, les billets tirés auraient toujours cours légal et pourraient être utilisés comme moyen de paiement dans tous les commerces. Cependant, la taxe d'immobilisation devrait être déduite des paiements effectués avec ces billets. Une autre option consisterait à échanger les billets périmés en réglant, à la banque ou à la poste, une taxe sur les opérations de change. Comme personne n'aime s'acquitter d'une redevance, tout le monde limiterait l'utilisation d'espèces aux sommes nécessaires et l'argent en excédent serait déposé sur des comptes bancaires. On pourrait faciliter l'échange en donnant une taille et une couleur différentes aux nouvelles coupures. Les nouveaux billets de 100 DM, de couleur jaune, remplaceraient les vieilles coupures bleues au fur et à mesure qu'elles seraient retirées de la circulation. De même, on éviterait la dissimulation des billets périmés en allongeant ou en élargissant légèrement les nouveaux billets afin que tout billet périmé se distingue des autres dans une liasse, aussi grosse soit-elle. A l'inverse des autocollants, ou timbres monétaires, le tirage des coupures a l'avantage de rendre inutile la frappe d'une nouvelle monnaie. La monnaie actuelle serait conservée et le coût du système ne serait guère plus élevé que le remplacement des billets usagés aujourd'hui. Dans ce système monétaire neutre, les banques auraient comme tout le monde l'obligation de distribuer l'argent à ceux qui en ont besoin. Dans le cas où elles auraient dans leurs comptes des dépôts sans intérêts, et qu'elles ne 117 prêteraient pas cet argent ou ne le transféreraient pas dans une banque centrale ou régionale, elles devraient elles aussi s'acquitter d'une taxe sur l'argent immobilisé. Les gens qui bénéficieraient d'un crédit ne paieraient pas d'intérêts, mais uniquement des frais bancaires et des primes de risque, comparables à ceux qui sont inclus dans tout prêt bancaire. En 1991, ceux-ci équivalaient en Allemagne à environ 2,5 % du coût moyen du crédit (voir Figure 18), en Suisse, à 1,5 % environ, tandis que dans les pays en voie d'industrialisation, le pourcentage est parfois deux ou trois fois plus élevé. 118 CHAPITRE SI X Comment apporter sa contribution à la période JL de transition ? 119 Le plus gros obstacle à la transformation du système monétaire est le suivant : rares sont les gens qui comprennent le problème et encore plus rares ceux qui savent qu'il existe une solution. Cependant, depuis octobre 1987, lorsque 1500 millions de dollars se sont évanouis à Wall Street, les gens sont devenus plus attentifs lorsqu'on évoque ces questions. Bien connaître le fonctionnement des intérêts simples et composés constitue le premier pas vers le changement. Etre capable de discuter de la solution et de ses diverses implications constitue l'étape suivante. S'INFORMER, FAIRE PRENDRE CONSCIENCE AUX AUTRES Commencez par tester avec vos amis et avec les membres de votre famille votre capacité à expliquer le problème. Puis passez à des personnes que vous connaissez moins bien et, pour finir, n'hésitez pas à en parler à votre banquier, à votre agent d'assurances, aux hommes politiques et aux journalistes locaux. Bon nombre de discussions avec des professionnels, banquiers et économistes, m'ont convaincue qu'il n'existe pas de difficultés « réelles », en dehors des blocages mentaux dus à l'éducation et aux systèmes de croyances réducteurs concernant la nature de l'argent et la façon dont il devrait fonctionner. 121 Il faut bien garder à l'esprit que l'argent représente, pour la majorité des gens, une préoccupation majeure. Il est donc fortement lié dans leur esprit à la façon dont ils se perçoivent et perçoivent le monde. Générosité ou avarice, ouverture ou fermeture, chaleur ou froideur - la façon dont les gens se comportent dans d'autres domaines de la vie se reflétera dans leur attitude envers lui. Il est généralement difficile de traiter l'argent comme un problème isolé. Quoi qu'il en soit, il vous faudra commencer par expliquer comment les intérêts permettent la concentration de la richesse avant de traiter les symptômes, qui se manifestent notamment dans la sphère politique et sociale. Sinon, tous vos efforts d'explication risquent de s'avérer vains. Expliquez bien que la réforme monétaire est liée à de multiples autres problèmes et qu'elle ne va pas les résoudre tous automatiquement. Elle ne permettra pas, à elle seule, de subvenir aux besoins des pauvres, des personnes âgées, des malades et d'éliminer d'autres problèmes sociaux, mais elle permettra surtout de venir plus facilement en aide aux catégories sociales défavorisées. Cela ne signifie pas que nous pourrons nous passer de mesures ou de programmes spécifiques pour résoudre d'autres problèmes sociaux. Il en est de même en ce qui concerne l'écologie, la protection de la nature et d'autres domaines encore. Informez-vous de ce qui se passe dans le monde. Ce faisant, vous comprendrez mieux l'urgence de ce changement, la possibilité de le réaliser et la responsabilité qui incombe à tous ceux qui connaissent la solution de la divulguer le plus largement possible. 122 PARRAINER DES EXPéRIENCES PILOTES La condition préalable la plus importante pour instaurer un système monétaire sans intérêts est de réaliser quelques « applications concrètes » qui nous donneront une idée des effets que ce changement pourrait entraîner sur une plus grande échelle. Les régions ou les pays intéressés par cette expérience devraient, si possible, coordonner leurs actions afin de parvenir à une meilleure synthèse des résultats dans différentes conditions sociales, culturelles et économiques. Les régions sélectionnées devraient être assez grandes pour que les conclusions puissent être étendues au pays tout entier et il serait préférable qu'elles bénéficient d'un haut niveau d'autonomie, ce qui signifie que bon nombre des biens et des services nécessaires à l'expérience y soient disponibles. L'autre possibilité consiste à choisir une région en crise - d'ordinaire en raison d'un manque de diversification - et à créer une dynamique favorisant une économie plus diversifiée et stable grâce à l'introduction du nouveau système monétaire. Ce dernier cas est certainement le plus tentant, parce que lorsque la situation est mauvaise, les gens sont plus ouverts au changement, surtout s'ils s'aperçoivent - comme dans le cas de Wörgl (chapitre 2) - qu'ils ont tout à gagner et rien à perdre dans l'expérience. D'un autre côté, une région relativement active, diversifiée et économiquement saine trouverait également des avantages évidents dans l'introduction d'un nouveau système monétaire, et là le changement pourrait réussir bien plus rapidement. 123 Il serait important, pour mieux démontrer la justesse de notre solution, de ne pas limiter l'expérience à l'une ou l'autre de ces situations, afin de se rendre compte des conséquences de l'introduction d'une monnaie sans intérêts dans différents contextes sociaux. METTRE EN PLACE UN SYSTèME LOCAL D'ECHANGES COMMERCIAUX De toutes les tentatives d'échange de biens et services en dehors des systèmes monétaires actuels, celle de Michael Linton à Vancouver Island, au Canada, est la plus facilement adaptable à n'importe quelle localité et, de ce fait, la plus connue dans le monde. Le système LET (Local Exchange Trading : échanges commerciaux locaux), fonctionne assez simplement comme un système de comptes en dollars « verts », non assorti d'une taxe sur l'argent lui-même, mais d'une petite taxe sur chaque transaction. Les gens définissent ensemble le prix en dollars « verts » ou en dollars « normaux » de chaque produit qu'ils achètent ou vendent. Ils transmettent à un service comptable informatisé leurs crédits et leurs débits. La limite des dettes à ne pas dépasser peut être déterminée au début, et modifiée si nécessaire plus tard, afin de minimiser le risque pour tous les participants. Il est évident que plus les gens qui participent à l'expérience sont nombreux, plus le système sera économiquement avantageux. Ainsi, une petite commune près de Vancouver est venue en aide à un jeune dentiste qui n'avait pas les moyens d'ouvrir un cabinet. Elle a fait construire une maison et installer un cabinet, en grande partie grâce aux dollars verts. 124 Le dentiste a ensuite traité ses patients en échange d'un certain pourcentage de dollars verts. Au début, le système LET fonctionne bien, mais dans certaines circonstances ii a connu des problèmes ou même un effondrement29 , en raison de gros excédents ou de gros déficits. Cela est dû en partie au fait qu'en l'absence d'une taxe favorisant la circulation monétaire, les gens n'étaient pas assez incités à recycler leur argent. Quoi qu'il en soit, il est toujours justifié de soutenir des expériences mettant en œuvre des systèmes de circulation monétaire différents du système actuel, car cela permet aux gens de mieux comprendre les fonctions et la raison d'être de l'argent. Des exemples concrets vous en apprendront plus que n'importe quel livre ou article. SOUTENIR LES INVESTISSEMENTS « MORAUX » Chacun d'entre nous peut faire immédiatement un pas en direction du nouveau système en veillant à ce que ses excédents monétaires soient investis d'une façon morale. Du fait que de plus en plus de gens ont pris conscience de ses implications éthiques et sociales, l'investissement moral aux Etats-Unis a pris une telle ampleur qu'il est devenu un mouvement où se brassent des millions de dollars. Selon les mots d'Hazel Henderson, « une armée toujours plus nombreuse de gens ordinaires sont sortis sur le pas de leur porte, ont vu la décomposition de la société et n'ont pu 29 Lettre de Hendric de Ilde de Vancouver Island au Canada, à David Weston, Oxford, Grande-Bretagne, le 20 janvier 1988 125 tolérer plus longtemps que ce qu'ils faisaient avec leur argent puisse gêner leur mode de vie et s'opposer à leurs aspirations. »30 Les « investisseurs moraux » envisagent leurs investissements potentiels en termes économiques et sociaux. Des gens comme Robert Schwartz, un pionnier des investissements à visée sociale, ont commencé par éliminer de leurs listes d'investissements possibles les entreprises qui étaient de gros fournisseurs de l'armée ou celles qui avaient une politique déloyale vis-à-vis de leurs employés, ou encore les grands pollueurs, y compris les centrales nucléaires, qui représentaient un danger pour l'environnement, ainsi que les entreprises qui mettent leurs actifs à la disposition de gouvernements répressifs comme celui d'Afrique du Sud.31 La conscience écologique n'est pas seulement un concept essentiel fondé sur la morale, mais dans bon nombre de cas, elle se justifie aussi par la rentabilité, surtout lorsque la situation est assez grave du fait d'une exploitation impitoyable antérieure des ressources naturelles. L'industrie nucléaire, par exemple, avec ses accidents et ses coûts de dépollution, s'est avérée une mauvaise affaire pour les investisseurs aux Etats-Unis, alors que les sources d'énergie de substitution sont, ces derniers temps, devenues rentables. Le plus gros avantage d'une politique d'investissements « moraux » est qu'elle peut être mise en pratique dès maintenant. Que nous changions de monnaie aujourd'hui ou plus tard, l'investissement « moral » demeure une idée formidable, applicable dans n'importe quel système monétaire. 30 Hazel Henderson, cité dans l'article de Jennifer Fletcher, Ethical Investment, in International Permaculture Journal, Permacuiture International Ltd., Sydney, Australie, 1988, p.38 31 Robert Schwartz, cité dans ibid, p.39 126 CHAPITRE SEPT Les applications concrètes d'aujourd'hui sont les embryons d'une nouvelle économie 127 Il y a deux obstacles majeurs qui empêchent la transformation effective de notre monnaie actuelle assortie d'intérêts en un moyen d'échange utile à tout le monde. En premier lieu, peu de gens semblent comprendre le problème. En second lieu, les expériences réussies sont rarissimes dans le monde par rapport au commerce effectué avec l'argent « normal ». Toutefois, considérées de manière globale, ces expériences ne constituent pas seulement la preuve encourageante que chacun de nous peut avoir une action Immédiate, mais elles nous offrent également une image de ce à quoi ressemblerait une transformation allant « de la base vers le sommet ». Si un nombre suffisant de personnes comprenaient les véritables enjeux de cette question, Il serait possible de changer notre système monétaire sans le soutien de l'État. Les modèles que nous allons aborder diffèrent par leur fonction - épargne et prêt d'un côté, échange de biens et services de l'autre - ainsi que par leur champ d'action, qui va de l'échelon local à l'échelon national. Au niveau local, le système LET canadien propose un moyen d'échange sans Intérêts, destiné aux groupes, aux communes, aux villages et aux banlieues comprenant entre 20 et 5000 membres. Le WIR-Wirtschaftsring suisse (coopérative économique) démontre qu'un système de comptes pratiquement libéré des taux d'intérêt servant à l'échange des biens et 129 services peut apporter des avantages importants aux petites et moyennes entreprises. Le système danois et suédois JAK propose, à l'échelon national, des systèmes d'épargne et de prêts sans intérêts, à des conditions bien meilleures que celles des banques commerciales. L'ensemble de ces expériences pilotes prouvent qu'un système monétaire sans intérêts, remplissant exactement les mêmes fonctions qu'un système monétaire basé sur les intérêts, est tout à fait concevable. Elles montrent également que ceux qui utilisent ce type de systèmes y trouvent des avantages ; si ce n'était pas le cas, ces derniers n'existeraient plus. LE SYSTèME LET Dans chaque ville et chaque région, on trouve des gens dotés de compétences et de ressources que le système économique en place n'utilise pas, bien que la demande existe. Un réseau d'échanges faisant passer des informations par les panneaux d'affichage, les journaux, les banques de données, la radio et les autres moyens de communication donne aux gens la possibilité de partager leurs compétences respectives et enrichit la vie de la communauté dans le vrai sens du terme, en dehors du système monétaire en place. De tous les systèmes d'échange, le modèle LET est le plus largement utilisé. Il en existe des centaines aux EtatsUnis, en Australie, en Europe, en Nouvelle-Zélande et dans bien d'autres pays. Le premier fut lancé par Michael Linton en janvier 1983, à Vancouver Island, en Colombie 130 britannique, au Canada. En 1990, l'organisation comptait environ 600 membres et avait un chiffre d'affaires annuel d'environ 325 000 dollars verts. Ces dollars verts, qui constituent l'unité de paiement du système LET, ont la même valeur que le dollar canadien ordinaire. La somme qu'une personne doit pour un service ou un travail est débitée de son compte, puis créditée sur le compte de celui qui s'acquitte de cette tâche. Il n'y a pas d'intérêts versés, ni pour les débits ni pour les crédits. La valeur du dollar vert - l'unité de compensation - étant égale à celle du dollar canadien, l'inflation agit comme un système de contrôle de la circulation monétaire, puisque les crédits inutilisés se dévaluent au rythme de l'inflation. Comme chacun est responsable des dettes de la coopérative, il est important que les gens se connaissent et se fassent mutuellement confiance. La limitation d'un système LET à une région donnée se justifie au début, jusqu'à ce que les gens apprennent à prendre les responsabilités qu'il exige. Malheureusement, il n'a pas encore été possible de payer les impôts en dollars verts. Si cela s'était fait, la municipalité ou le comté serait devenu un partenaire du système et aurait pu financer des investissements dans cette monnaie. Les avantages du système sont évidents : les habitants de la région concernée s'enrichissent et l'État ou la municipalité peuvent mettre en œuvre des programmes de travaux à un coût incroyablement bas. D'un point de vue juridique, le système LET n'empiète pas sur l'autorité du système légal en place dans la plupart des pays, pas plus que sur le monopole de la frappe de la monnaie relevant de l'État, parce qu'il n'est rien d'autre qu'une association de troc ou un système de comptabilité et qu'il reste à un niveau local. 131 Le système LET comble une lacune du système économique actuel, lequel est toujours à la recherche du lieu de production le moins cher, détruisant ainsi les structures économiques autonomes locales. Il est exact que le marché libre mondial offre des avantages et qu'il a contribué à la prospérité dont nous jouissons aujourd'hui dans de nombreuses parties du monde. Cependant, il est également vrai que cette prospérité s'est développée aux dépens des travailleurs des « pays à bas salaires », ainsi qu'on les nomme, et aux dépens des sources d'énergie non renouvelables et de la stabilité des structures économiques régionales. Dans ces conditions, il est important de ranimer les économies locales et régionales. Les hauts et les bas de l'activité économique mondiale ne peuvent être compensés que si l'économie interne d'une région fonctionne comme un système complémentaire stable, harmonieusement intégré au commerce mondial des biens de consommation. Plus le système économique tout entier sera fort, plus ses composantes régionales le seront également. A cet égard, le système LET constitue une réponse locale au pouvoir des grandes entreprises et des monopoles d'État qui mettent de plus en plus en difficulté les petites structures économiques et politiques. Il est immunisé contre les récessions régionales ou internationales, les intérêts sur les dettes, le vol et le détournement d'argent. Le système monétaire international peut s'effondrer, le dollar ou le DM perdre leur valeur, le chômage augmenter, le dollar vert, lui, fonctionnera toujours, d'une part parce qu'il est totalement garanti par le travail et les biens et d'autre part parce qu'il ne peut être efficace que si les gens coopèrent par des échanges directs. Sa force principale réside dans le fait qu'il ne peut 132 pas être utilisé dans un but spéculatif ou pour un enrichissement injustifié. L'avantage du système LET est qu'il n'a pour seules limites que le temps et l'énergie qu'une personne est disposée à lui consacrer. Cette caractéristique peut constituer un critère décisif pour son introduction et son application sur une grande échelle, lorsque les taux d'intérêt sont élevés et qu'il y a pénurie monétaire. L'expérience a montré que les exclus du système économique normal font preuve de compétences inaccoutumées lorsqu'ils rejoignent le système. Les activités à temps partiel et les travaux payés à l'heure (baby-sitting, jardinage, lavage de carreaux, mise en conserve de fruits, nettoyage de printemps...) sont quelques exemples des échanges possibles au sein du système. A ses débuts, le système LET rencontra une forte opposition. Les gens de gauche pensèrent que c'était un complot de la droite et la droite le considéra comme une tentative de contrôle de l'économie par les communistes. Certains hommes d'affaires crurent qu'il s'agissait d'une combine pour leur soutirer de l'argent. Les hommes se montrèrent méfiants face à cette proposition et les femmes bien plus pragmatiques : « Voyons voir si c'est efficace ; si c'est le cas, pourquoi ne pas l'utiliser ? » La plupart des membres des réseaux furent fascinés par la facilité d'utilisation du système et par sa capacité d'auto-régulation, fonction du nombre de transactions qu'il peut absorber. Le système LET peut être assez facilement associé au système monétaire existant. L'origine des dollars verts, totalement décentralisée, est directement liée à leur source, la créativité des participants. Étant donné qu'on ne peut les utiliser en dehors de leur zone de validité, par exemple pour acheter des voitures japonaises ou des robes fabriquées à 133 Hong Kong, toutes les transactions commerciales encouragent le développement de l'économie locale. Une mère au chômage exprimait ainsi sa satisfaction : « Cela me donne le sentiment de faire quelque chose pour la communauté, car chaque fois que j'achète quelque chose avec des dollars verts, je sais que j'aide quelqu'un à améliorer sa situation financière. » L E RéSEA U WI R ET AUTRES ASSOCIATIONS SIMILAIRES La Suisse possède depuis 1934 un réseau national d'échange dont l'objectif est d'offrir aux entreprises des crédits raisonnables et d'aider ses membres à augmenter leur chiffre d'affaires et leurs profits. Le WIR (abréviation de Wirtschaft = économie en allemand) a été fondé par les partisans d'un système monétaire sans intérêts, les « Freiwirte » (les Économistes Libres). En tant que réseau d'échange, il fonctionne sur les mêmes bases que le système LET et les associations de troc : un système de comptes est géré par un bureau central, les retraits ou les dépôts en liquide ne sont pas autorisés, ce qui fait qu'en pratique les crédits peuvent être sans intérêts. En 1990, le WIR comprenait 53 730 membres, 16 788 comptes officiels et un chiffre d'affaires semestriel d'environ 0,8 million de WIR (dénomination de cette unité de paiement, qui a la même valeur que le franc suisse). Étant donné que ce système monétaire a besoin d'informations pour coordonner l'offre et la demande, le service administratif publie un magazine mensuel ainsi que trois 134 catalogues annuels permettant de présenter les produits et les services proposés au sein du réseau. Le WIR se définit lui-même ouvertement comme un système de soutien aux petites et moyennes entreprises en concurrence avec des entreprises plus grandes et plus puissantes, qu'il aide ainsi à se défendre contre un gouvernement de plus en plus puissant et interventionniste. L'organisation, structurée comme une banque, a son siège social à Bâle ; elle dispose de sept agences régionales et emploie cent dix personnes. Les paiements s'effectuent selon une formule similaire à celle des banques ordinaires, au moyen de chèques, de cartes de crédit et de formulaires bancaires. Toutes les transactions sont créditées ou débitées par l'agence centrale. L'épargne ne génère pas d'intérêts et seule une taxe minime est prélevée sur les prêts. La monnaie est « créée » lorsqu'une transaction est effectuée, exactement comme dans le système LET. La différence est qu'ici il s'agit d'un système à l'échelon d'un pays, réservé exclusivement aux entreprises. En 1990, les coûts de l'organisation WIR étaient couverts par une cotisation de 8 francs suisses par trimestre (soit 32 FS par an), à laquelle s'ajoute un prélèvement de 0,6 à 0,8 % sur chaque transaction. En dépit de sa réussite depuis bientôt soixante ans en Suisse, ce système d'échange coopératif n'a pas été reproduit ailleurs en Europe. Il y a à cela plusieurs raisons. En 1934, en Allemagne, après que d'innombrables « chambres de compensation », « sociétés de clearing » et « banques d'échange », organisées selon les principes du réseau WIR, eurent attiré bon nombre de gens ordinaires, une commission d'enquête présidée par Hjalmat Schacht (alors président de la Banque Centrale allemande) imposa une législation dirigée contre « l'emploi abusif » des systèmes de paiements sans 135 argent. Le paragraphe 3 de cette loi stipule que tout système de comptes bancaires doit autoriser les retraits en espèces. Cette législation visait les fondements des réseaux d'échange. Personne ne s'attendait donc, après cette défaite juridique et malgré un très grand nombre de difficultés, à ce qu'une association commerciale basée sur le troc puisse s'établir à Francfort, la principale place financière de la République fédérale d'Allemagne. L'expérience du groupe BCI (Barter, Clearing and Information), en dépit de ses services bien plus onéreux que ceux du réseau WIR, a été couronnée de succès. Au lieu d'une cotisation annuelle de 32 FS (environ 120 francs français), le groupe BCI demande 480 DM (environ 150 FF) la première année et, au lieu des 0,6 à 0,8 % par transaction exigés par le réseau WIR, il réclame 1 à 2 %. Le groupe BCI n'est pas considéré comme une banque par le Bureau fédéral de contrôle allemand, parce qu'il ne s'occupe que de l'échange de biens et de services et n'utilise l'argent que pour calculer la valeur des transactions. En 1990, son chiffre d'affaires était de 102 millions de DM, dont 30 millions de cotisations pour les opérations de troc. A l'inverse du WIR, le BCI possède un service spécialisé pour conseiller les clients et vérifie que les entreprises ne conservent pas trop longtemps des soldes débiteurs. Après douze mois, ceux-ci doivent être rééquilibrés en DM. Cela permet à ceux qui ont un solde créditeur de percevoir une compensation en DM s'ils quittent le système après une période de six mois. Cette particularité résout le problème de la convertibilité en espèces exigée par la législation allemande sur le crédit, celui de la non-convertibilité de la monnaie du réseau suisse WIR en francs suisses, ainsi que celui posé par les membres qui ne souhaitent plus faire partie 136 du système mais ne peuvent le quitter parce que leurs dépôts sont élevés, étant donné qu'ils ont fourni des biens et des services à d'autres au sein du système. LES BANQUES COOPéRATIVES J.A.K. EN SUèDE Les initiales J.A.K. signifient en danois terre (Jord), travail (Arbete) et capital (Kapital). C'est un mouvement qui s'est constitué au Danemark au cours des années trente. A cette époque, la plupart des agriculteurs danois étaient lourdement endettés et bien que leurs exploitations agricoles fussent productives, ils étalent dans l'incapacité de conserver la propriété de leurs biens. Associés à des commerçants et des patrons de petites et moyennes entreprises, ils mirent en place leur propre système bancaire et leur propre monnaie sans Intérêts. Ils s'aperçurent bientôt que grâce à ce nouveau système, leurs exploitations agricoles étalent à nouveau rentables. Craignant que cet exemple ne fasse boule de neige, le gouvernement danois interdit la nouvelle monnaie de 1934 à 1938. Aujourd'hui, les systèmes danois et suédois (qui ont été relancés dans les années soixante et soixante-dix) ont des bases similaires et proposent les mêmes facilités de prêt, mais leur organisation est différente. Au Danemark, il existe de petites banques « JAK » qui proposent des services ordinaires, tandis qu'en Suède, le système fonctionne par l'intermédiaire des services bancaires de la poste. Les objectifs socio-politiques à long terme de la coopérative JAK suédoise sont de rendre les intérêts inutiles afin de créer une économie en harmonie avec la nature, 137 débarrassée de l'inflation et du chômage. Les membres sont répartis dans tout le pays. Au début de 1991, le réseau comptait 3900 membres et avait un chiffre d'affaires total de 34 millions de couronnes suédoises (CS), soit environ 75 millions de FF. En 1993, le nombre de membres était déjà passé à 38 000 et le chiffre d'affaires à 600 millions de CS. Étant donné que le montant de l'épargne est au moins équivalent au montant des emprunts, il est évident que le système dans son ensemble est en équilibre constant. Les Figure 19 et 20 présentent deux exemples de prêts d'un montant différent, ainsi qu'une comparaison entre des prêts bancaires et des prêts JAK de la même durée.32 Il est évident que tout le monde s'en sort mieux lorsqu'un système d'épargne et de prêts réciproques fonctionne réellement sans intérêts. La participation au système JAK, à hauteur du montant total d'un prêt, se justifie tout à fait. Certaines personnes vont délibérément au-delà de cet engagement, donnant ainsi à ceux qui en ont besoin la possibilité d'emprunter avant même d'avoir épargné. Les gens qui souhaitent seulement épargner, toutefois, y perdent (en raison de l'inflation) et, de ce fait, participent rarement au système. Les deux exemples présentés aux pages et font état d'un petit prêt à court terme et d'un prêt plus important à teng terme. Toutes les sommes sont en couronnes suédoises (CS). 1ER EXEMPLE : un prêt de 17 000 CS sur trois ans, au taux d'intérêt réel de 3,4 %, est encore nettement moins cher qu'un prêt bancaire identique à 16,1 %. 2EME EXEMPLE : le coût d'un prêt plus important de 399 640 CS, quant à lui, s'élèverait à 1,7 % d'intérêts sur 20 32 Per Almgren, J.A.K. An Interest-free Savings and Loan Associations in Sweden, Tumba, 1990 138 ans, à comparer à un prêt bancaire ordinaire d'un coût de 13,1 %. Dans les deux cas, les emprunteurs bénéficient non seulement de meilleures conditions, mais en outre d'une rémunération tout à fait favorable équivalant à 60 % du capital prêté à la date d'échéance prévue de l'emprunt. En janvier 1990, le Ministère des affaires Islamiques du Koweït a confirmé que le principe du système JAK était compatible avec les principes économiques de l'Islam. Depuis lors, un pourcentage important de membres des réseaux JAK est originaire du monde arabe. D'un point de vue juridique, le système J.A.K. est légal en Suède parce qu'une association agréée par l'État est autorisée à gérer des dépôts et à effectuer des transactions. AVANTAGES ET INCONVéNIENTS DE LA MONNAIE ET DES SYSTèMES DE CRéDIT ALTERNATIFS Les réseaux d'échange, les clubs de troc et les associations d'épargne et de crédit constituent les embryons d'une nouvelle économie parce qu'ils offrent des avantages à leurs membres ; sinon, personne ne ferait appel à eux. Des biens et services pour une valeur de 2 milliards de dollars sont échangés chaque année aux Etats-Unis dans le cadre de ces réseaux. Si l'on prend en compte le nombre croissant de transactions basées sur le troc entre l'Europe de l'Ouest et l'Europe de l'Est, ainsi qu'entre les pays industrialisés et les pays en voie de développement, une bonne partie du 139 COMPARAISON (EN COURONNES SUéDOISES) ENTRE LES CRéDITS DU SYSTèME J.A.K. ET CEUX D'UNE BANQUE NORMALE EXEMPLE 1 * Le remboursement périodique varie durant la période d'amortissement d'un crédit à tempérament. Source : Per Almgren, « JAK - An Inlerest-Free Savings and Loan Association in Sweden, » Tumba, 1990. Figure m°19 140 COMPARAISON ENTRE LES CRéDITS DU SYSTèME J.A.K . ET CEUX D'UNE BANQUE NORMALE EXEMPLE 2 JAK BANQUE Sommes épargnées chaque mois Période d'épargne en mois Montant total épargné Intérêts créditeurs (banque : 10 %) Impôts Fonds disponibles Montant du crédit Coût du crédit déduit îors du remboursement Sommes disponibles Intérêts (taux d'intérêt de la banque : 14 %) Coût net après déductions Frais de gestion de compte et d'exploitation Coût total Taux d'intérêt annuel réel du crédit Versements trimestriels Épargne durant le remboursement Paiements trimestriels (2139,33 CS chaque mois pour le réseau JAK) Paiements trimestriels après déduction fiscale (moyenne) Période de remboursement en mois 2000 72 144000 0 0 144000 2000 72 144000 48840 -14651 178189 308000 221651 -52360 -200 399640 399640 0 465319 36652 327273 0 1550 36652 327273 1.7% 13.1% 3423 429-7133* 2995 0 6418 7648 6011 270 Paiement à l'emprunteur 273 mois après le crédit (90 ¥ 2995 CS pour le réseau JAK) 269550 6114 270 0 * Le- remboursement périodique varie durant la période d'amortissement d'un crédit à tempérament. En résumé, le système JAK génère des coûts totaux inférieurs, des mensualités souvent moins importantes ou d'importance égale, et davantage d'épargne à la fin du prêt. Figure n°20 141 commerce mondial - entre 10 et 30 % d'après les estimations - est en fait du commerce de troc. Partout, ce dernier permet une augmentation du volume des échanges commerciaux, qui n'aurait pas été possible dans le cadre du système monétaire actuel. Les caractéristiques fondamentales de tous les systèmes d'échange ou de troc sont très similaires : * Les membres ont un compte à l'agence centrale ; * Les comptes sont tenus en unités de compensation fictives (dollars verts, WIR, etc.), dont la valeur est identique à celle de la monnaie nationale ; * Un découvert est autorisé dans une certaine limite et les membres pourvus d'un solde créditeur deviennent de facto prêteurs ; * Les comptes ayant un solde positif ne reçoivent pas d'intérêts, les prêts sont sans intérêts ou - si on les compare à ceux du marché international - à des taux d'intérêt très faibles ; * Les dépôts en espèces sont parfois autorisés, alors que les retraits en espèces sont en général interdits ou limités ; * Les membres doivent informer l'agence centrale de toutes leurs transactions, par téléphone, par écrit ou par messagerie électronique ; * L'agence centrale assure tous les règlements ; * L'agence centrale est rémunérée par des contributions annuelles et/ou par une taxe sur chaque transaction prélevée chez l'acheteur et/ou le vendeur ; * Les participants déterminent eux-mêmes le prix de l'unité de compte fictive ; * L'agence centrale peut exiger une provision pour s'assurer contre les pertes et les utilisations abusives du système ; 142 * L'agence centrale a pour tâche d'informer les membres du réseau sur les besoins en crédits et en prêts et de les mettre en rapport les uns avec les autres. Il va sans dire que les systèmes d'échange et de troc, qu'ils fonctionnent au niveau local, national ou international, ont grandement bénéficié des nouvelles technologies de l'information. La notion de libre échange des biens et des services, telle que l'ont envisagée Gesell et Proudhon, est bien plus facile à mettre en œuvre maintenant que l'information circule à toute vitesse dans le monde entier. Il est important de comprendre que les associations de troc ont inversé les principes bancaires actuels. Elles récompensent ceux qui échangent des biens et des services au moyen d'une monnaie sans intérêts et pénalisent ceux qui trônent sur un tas d'argent inutilisé. Il n'est pas rentable de laisser dormir des dollars verts ou des WIR sur un compte, car ils ne rapporteront rien. Si le groupe qui utilise le système de troc est suffisamment représentatif du marché dans son ensemble, ce microcosme économique fonctionnera bien. Un système économique qui serait constitué d'une centaine d'associations de troc décentralisées n'aurait à assumer que des frais de compensation et d'information, au lieu d'intérêts très lourds à payer. L'expérience montre qu'un excès de prêts - des comptes trop longtemps débiteurs - peuvent s'avérer aussi dangereux qu'un excès de dépôts, c'est-à-dire des comptes trop longtemps positifs. Pour éviter la première situation, on peut fixer une date limite afin de forcer les gens à équilibrer les comptes par trop débiteurs, en stipulant, par exemple, qu'au bout d'un an les soldes négatifs doivent être payés en monnaie normale sur le compte d'une banque associée, jusqu'à ce qu'ils redeviennent positifs. 143 Pour éviter la seconde situation, on peut introduire une taxe sur l'argent immobilisé afin d'encourager les gens à utiliser leur épargne. Bon nombre de réseaux de troc ont du mal à se développer parce que trop de membres épargnent trop. Le système LET à Comox Valley et dans d'autres régions a atteint un certain niveau de développement, puis s'est mise à stagner de manière soudaine lorsqu'il ne s'est plus présenté de possibilités d'investissements rentables. Malgré tout, l'activité économique redémarrait dès lors que le crédit redevenait disponible pour les membres. C'est la raison pour laquelle les échanges devraient être liés à un service bancaire. Afin de simplifier les procédures bancaires pour ceux qui disposent d'un gros excédent de crédit et de faciliter les négociations pour ceux qui sont à la recherche d'un emprunt, il serait possible de proposer des crédits en dollars verts (ou toute autre unité fictive permettant le troc). Les gros risques seraient assumés et couverts par des primes de risque et un solde créditeur. L'épargnant serait récompensé non pas par un surplus d'argent ou d'intérêts, mais par la possibilité de conserver son argent, sans perdre, sur un compte d'épargne. A cet égard, une taxe sur l'argent immobilisé, en tant que mesure d'incitation, dote le système d'une force d'attraction similaire à celle des intérêts. Ce qui disparaît, ce sont les multiples remboursements d'intérêts et, avec eux, la croissance malsaine du système économique et les avantages dont bénéficient aujourd'hui encore ceux qui possèdent l'argent - des avantages injustes fondés sur les intérêts perçus. A ce stade, il nous faut mentionner deux problèmes importants : (1) En premier lieu, la fraude fiscale. Ce fut un problème fréquent au sein des associations de troc il y a quelques 144 années aux Etats-Unis. Pour combattre ce phénomène, une législation a été mise en place à Washington, qui autorise les inspecteurs des impôts à vérifier les comptes de tous les membres d'une association de troc ; (2) Cela nous amène au second problème : le droit à la protection de la vie privée. Un système comptable central parfait ne constituerait pas seulement un instrument idéal pour effectuer des transactions économiques débarrassées du lourd fardeau des intérêts, mais également un système de contrôle idéal pour un gouvernement totalitaire. Un service d'information aussi parfait d'un point de vue quantitatif et qualitatif a été depuis longtemps le rêve des planificateurs, tant à l'Ouest qu'à l'Est. Déjà en 1897, Solvay suggérait une économie sans monnaie fondée sur un système de comptes centralisés qui garderait la trace de toutes les activités et de toutes les relations de chaque individu. Au XIXe siècle, il était techniquement impossible de traiter la quantité colossale d'informations nécessaires à un tel contrôle, mais (comme nous le savons tous) la situation a complètement changé au cours des dernières décennies. Un système monétaire sans argent liquide donne la possibilité de vérifier sur un diagramme les activités de n'importe quel individu grâce à l'archivage de toutes les transactions effectuées sur son compte. Nous devons être bien conscients qu'un monopole d'État, associé à un système monétaire totalement dépourvu d'argent liquide, pourrait véritablement représenter un grand danger pour notre liberté individuelle. Pour conclure, j'aimerais récapituler mes propositions : La combinaison d'un réseau d'échange - tel le système LET ou le réseau WIR - avec un groupement d'épargne et de prêt - tel le système J.A.K. -, mais fondé sur une taxe sur 145 l'argent Immobilisé (ou sur toute autre mesure facilitant la circulation monétaire eî toutes les transactions nécessaires) n'existe pas aujourd'hui ; pourtant, il serait relativement facile de la mettre en place en associant l'expérience pratique très ancienne de ces deux systèmes. Dans ces conditions, il serait créé un système monétaire sans intérêts pouvant proposer toutes les facilités offertes par le système monétaire actuel : (1) échange, (2) prêt, (3) épargne. Les diverses expériences de systèmes monétaires alternatifs sont politiquement essentielles, parce qu'elles nous aident à comprendre le fonctionnement de l'argent et la raison d'être de celui-ci dans notre vie. Les expériences pratiques sont importantes, parce qu'elles encouragent les gens à effectuer des changements dépassant le niveau individuel. Cependant, jusqu'ici aucune de ces tentatives n'a pu résoudre les problèmes majeurs qu'engendre le système monétaire actuel dans l'économie mondiale. Dans ces conditions, l'objectif d'un changement' radical de système monétaire aux niveaux national et international devrait faire partie de nos plus hautes priorités politiques dans la perspective d'un monde où régnerait la justice. 146 Adresses utiles Australie LET System 1 Ross Road Cfaannon via Lismore NSW 2480 Autriche International Association for a Natural Economie Order Wallseerstrasse 45 A 4020 Linz Canada Landsman Community Services, Ltd. 1600 Embleton Crescent Courtenay, B.C. V9N 6N8 Danemark Folkesparekassen (JAK Bank) Herningvej 37 DK 8600 Silkeborg JAK National Association for Land, Work & Capital Drejegaardavej 4 DK 8600 Silkeborg 147 Allemagne Hamburger Geld und Bodenrechtsschule e.V. Ringheide 24c D 21149 Hambourg Trion Institute Gerberstr 9 D 22767 Hambourg Inde Self Transformation Network for a Just World 35 CCI Chambers Bombay 400 020 Mexique International Association for a Natural Economic Order 902 Esquina Rüben Dario Colina, Col. 28010 Nouvelle-Zélande New Zeland Social Credit Institute P.O. Box 910 Hamilton 2015 Sri Lanka Center For Society and Religion 281 Dean's Road Maradona, Colombo 10 Suède JAK Interest Free Economy Vasagatan 14 S 54150 Skovde Suisse International Association for a Natural Economic Order Postfach 3359 CH 5001 Aarau Talent-Experiment Postfach 3062 CH 5001 Aarau 148 WIR Auberg 1 CH 4002 Basel Royaume-Uni International Association for a Natural Economic Order Exeleigh South Starcross Devon EXP 8PD LETS LINK 61 Woodcock Road Warminster, Wiltshire New Economies Foundation Universal House, 2nd Floor 88-94 Wentworth St. London Etats-Unis E. F. Schumacher Society F. Box 76, RD 3 Great Barrington, Massachusetts 01230 Ithaca Money RO. Box 6578 Ithaca, New York 14851 Seif Transformation Network for a Just World 2601 Cochise Lane Okemos, Michigan 48864 Time Dollars RO. Box 19405 Washington, DC 20036 149 Revues Der Dritte Weg Zeitschrift für die Natürliche Wirtchaftsordnung Erftstrasse 57 D 45219 Allemagne Dollars & Sense One Summer St. Sommervilie, Massachusetts 02143 Etats-Unis Évolution P.O. Box 3062 CH 5001 Aarau Suisse Fragen der Freiheit Badstrasse 35 D 73087 Boll Allemagne Permaculture Magazine P.O. Box 1 Buckfastleigh, Devon TQ1. 0LH Angleterre 151 Les Editions Vivez Soleil Beaucoup de gens croient que la maladie survient par hasard et que la santé consiste surtout à vivre comme un ascète en se privant des plaisirs de la vie ! Au fil des livres et cassettes des Éditions Vivez Soleil une autre vision émerge. Oui, il est possible de sortir de l'ignorance, de la peur et de la maladie sans se priver ni se marginaliser. Oui, la santé, ça s'apprend ! Par une démarche personnelle d'information et d'expériences agréables et intéressantes, chacun peut sortir de la prison des habitudes et trouver l'équilibre du corps, du cœur, de la tête et de l'âme qui mène vers le bien-être, l'enthousiasme, la créativité et le bonheur. A travers leurs collections SANTé, DéVELOPPEMENT PERSONNEL et COMMUNICATION SPIRITUELLE, LES PERLES DE L'ÂME, EXPéRIENCE VéCUE, les Éditions Vivez Soleil présentent les moyens les plus efficaces pour gérer sa vie et 153 sa santé avec succès. Elles montrent la complémentarité de toutes les écoles de pensée et œuvrent pour une société plus harmonieuse, plus agréable à vivre, où la compétition est remplacée par la collaboration, le stress par l'humour et l'amour du pouvoir par le pouvoir de l'amour. CATALOGUE GRATUIT SUR SIMPLE DEMANDE Adressée aux Editions Vivez Soleil Suisse : CP 313, CH-1225 Chêne-Bourg / Genève Tél. (022) 349.20.92 France : BP 18, F-74103 Annemasse Cedex Tél. : 04.50.87.27.09 Fax : 04.50.87.27.13 154 Un petit extrait de notre catalogue... DÉVELOPPER SA VITALITÉ Docteur Christian Tal Schaller et Michel Coviaux Vous souhaitez être chaque jour débordant de vitalité ? Mais vous manquez de temps et vous pensez que cela demande beaucoup d'efforts... alors lisez ce livre, il vous fera découvrir une manière d'accroître votre énergie en mettant à profit chaque instant de la vie. Vous allez pouvoir vivre dans une forme en constante progression. Sans souffrir, en vous amusant, vous pourrez développer votre beauté, votre force, votre mobilité et votre souplesse. 96 pages 155 TRANSFORMEZ VOTRE VIE Louise L. Hay Nous avons le pouvoir d'agir sur nos pensées et ainsi de transformer notre vie ! Tel est le message de Louise L. Hay qui vous accompagnera dans votre démarche de guérison par plus d'amour, plus de pardon et plus de joie de vivre. "Rien, ni personne ne possède le moindre pouvoir sur nous, car nous sommes les seuls à gérer notre pensée. Si nous parvenons à rendre notre pensée harmonieuse et équilibrée, il en ira de même pour notre vie". 312 pages QUAND L'HOMME S'ÉVEILLERA Norbert Vogel et Manuela Dumay Très peu d'hommes ont eu le privilège d'explorer les régions invisibles au-delà des apparences du monde matériel, là où tout est harmonie, santé et lumière. Norbert Vogel est de ceux-là. Manuela Dumay est allée interroger ce philosophe et thérapeute doté d'une perception exceptionnelle chez lui, au château de Landonvilliers. A travers ce dialogue initiatique, pétillant de fraîcheur et de lucidité, vos interrogations essentielles les plus profondes trouvent des réponses claires et pratiques. 256 pages LE CHEVALIER à L'ARMURE ROUILLéE Robert Fisher Une nouvelle quête du graal, d'un humour délicieux, qui fait partie de ses "grands petits livres". La limpidité, la profondeur de cet ouvrage, qui parle au cœur et à l'âme en font un conte d'une portée universelle. 160 pages LES 22 Lois INCONTOURNABLES DU BIEN-ETRE Greg Anderson Avec les "22 lois incontournables du bien-être", l'auteur nous offre un livre vital, une véritable come d'abondance destinée à tous ceux qui veulent prendre leur vie en main. Ces principes, pleins de bons sens, et parfois inattendus, sont autant de clés qui nous ouvrent les portes d'une meilleure santé, d'un corps plus vigoureux, d'une vie plus heureuse. Et ceci sans attendre, dès aujourd'hui. 256 pages L'ENNéAGMâMME Helen Palmer Véritable outil d'évolution personnelle, l'ennéagramme s'adresse à tous ceux qui s'intéressent à la découverte de soi et des autres. Il nous invite à découvrir les potentialités latentes qui résident en nous afin de les déployer. Ce système est constitué de 9 types fondamentaux qui sont basés sur nos motivations inconscientes, nos pensées, nos émotions. D'une utilisation simple, il nous amène à identifier le type auquel notre comportement se réfère et à prendre conscience de nos fonctionnements. L'ennéagramme est l'une des rares méthodes qui, très efficace, rassemble en UD système cohérent une profonde sagesse psychologique. 432 pages L'ENNÉAGRAMME FACILE Renée Baron et Elizabeth Wagele Voici le premier guide simple et drôle, pour découvrir et pratiquer l'ennéagramme de manière très plaisante. Avec une extrême limpidité, "L'Ennéagramme Facile" vous donne le mode d'emploi pour mettre en pratique aussitôt cette méthode. A l'aide de nombreux dessins et exercices, il vous aide à trouver votre type, et à discerner ainsi vos motivations profondes et vos désirs cachés. 256 pages LA FORCE EST EN VOUS Louise L. Hay Apprenez à vous aimer vous-même et vous serez surpris des résultats dans tous les domaines. Santé, travail, finances, et relations s'amélioreront de façon spectaculaire. La vie vous a fait le cadeau le plus précieux, vous respirez, et pourtant vous doutez qu'elle puisse vous procurer ce qui est bon et important pour vous ! Louise L. Hay démontre ici la force prodigieuse des ressources intérieures de l'être humain, par son pouvoir et sa créativité. 256" pages JE VEUX, J'OBTIENS Julia Hastings La visualisation créatrice est l'art d'utiliser son imagination pour réaliser un désir. Cette technique est remarquable dans tous les domaines de la vie : visualiser, c'est bon pour la santé, le travail, la vie affective, l'épanouissement de soi... Son efficacité n'est plus à démontrer notamment dans le domaine sportif où la visualisation créatrice s'est fait connaître. Aujourd'hui, elle est universellement reconnue comme une clef essentielle de la réussite. 112 pages C e livre étudie le fonctionnement de l'argent. Il expose les raisons des changements incessants qui affectent l'une de nos plus importantes unités de mesure. Il explique pourquoi l'argent fait tourner le monde et pourquoi, en même temps, il le ruine. La dette du Tiers-monde, le chômage, la dégradation de l'environnement et la course aux armements, entre autres facteurs, sont liés à un mécanisme qui permet à l'argent de circuler : les intérêts. Cet ouvrage remet les choses en ordre et révèle une possibilité peu connue dont nous disposons. L'importance de ce livre, par rapport à bien des écrits publiés, réside dans sa capacité : • à expliquer des problèmes complexes aussi simplement que possible. • à montrer comment aujourd'hui, le fait de passer à un nouveau système monétaire créerait une situation ne présentant que des avantages pour tous et contribuerait à établir une économie rationalisée.

    0 0



    Le seigneuriage, le pouvoir de battre monnaie, doit appartenir à la collectivité et être lié au monopole d'émission à 100 %. 

    Or, il est actuellement au contraire quasiment à 100 % en main des banques commerciales dans tous les pays du monde. 

    Il existe parfois des règles de partage du seigneuriage entre l'État, à qui appartient le droit de battre monnaie, et la banque "centrale" qui assure l'émission de la monnaie: une partie du seigneuriage est laissée à la banque centrale pour couvrir ses frais de fonctionnement et le reste DEVRAIT attribué à l'État, que l'État Fédéral soit ou non actionnaire de la banque centrale ( En SUISSE, ce sont plutôt les Cantons qui sont les actionnaires...). Il ne reste que des miettes pour les citoyens, et les banques "centrales" sont trop souvent "privées", comme la FED. 

    En Suisse, nous avons notamment la BNS en mains cantonales, la banque Wir, www.wir.ch et de nombreuses monnaies alternatives qui mitigent un peu ces abus de vols "légalisés par des habitudes vicieuses" des créations monétaires du néant sans réels contrôles ni impôts en faveur des citoyens. 

    Actuellement, on est assis sur un volcan qui va se réveiller vu ces abus honteux et grotesques ! Chaque politique de rigueur, chaque remboursement aggrave la crise car on détruit chaque fois l'argent qui est le sang de l'économie... sic...
    http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/03/remises-des-dettes.html

    Il y a un problème systémique sur les monnaies et ça peut exploser à tout moment !

    On a créé du néant beaucoup trop de masse monétaire pour quelques nantis et pas assez pour les citoyens sans intérêts ni dettes.

    Les banquiers centraux créent du néant des masses monétaires colossales pour eux et leurs copains et les gens ne l’ont pas compris encore…

    Le système bancaire actuel crée une masse monétaire de manière illimitée sous le contrôle et pour le profit d'une petite minorité qui abuse de leurs pouvoirs, ce qui est contre nature !


    Les revenus du seigneuriage permettraient donc au gouvernement fédéral, cantonal, communal et aux citoyens de financer leurs dépenses sans avoir à percevoir de taxes ni d'impôts, mais on nous le vole en le laissant aux banques commerciales, plusieurs centaines de milliards chaque année rien qu'en Suisse... sic...

    Les banques ne paient pas de taxes sur la création monétaire ex-nihilo de substitut bancaire et personne ne s'en est plaint jusqu'à maintenant! sic... 

    CQFD..., comme le dit mon ami Blaise...

    Ce sont les crédits qui font les dépôts ! SIC...

    15.3391 – Interpellation fédérale.

    Bénéfices obtenus par la création de monnaie à la BNS ou dans les banques

    Déposé par
    Date de dépôt
    04.05.2015
    Déposé au
    Conseil national
    Etat des délibérations
    Non encore traité au conseil

    Texte déposé

    Depuis le milieu du 19e siècle, la Confédération détient le monopole de mise en circulation des pièces de monnaie. Les bénéfices ainsi obtenus par la création de monnaie alimentent la caisse fédérale à raison de plusieurs millions par année. La valeur des pièces de monnaie était d'environ 3 milliards de francs en 2013 et en 2014.
    Depuis 1891, l'émission des billets de banque fait également l'objet d'un monopole étatique. Contrairement aux pièces, les billets ne sont pas vendus à leur valeur nominale lors de leur première mise en circulation, mais remis par la Banque nationale suisse (BNS) uniquement aux banques commerciales, qui les placent sur des comptes de virement utilisés pour le trafic des paiements. La valeur des billets de banque était d'environ 60 milliards de francs en 2013 et en 2014.
    La majeure partie de l'argent en circulation (masse monétaire M1) - monnaie de compte ou monnaie scripturale - est toutefois créée par les banques privées qui octroient des crédits. La valeur de ces avoirs de clients (dépôts à vue) était de plus de 300 milliards en 2013 et en 2014.
    Dans ces circonstances se posent les questions suivantes:
    1. Comme le montre le mécanisme de création de monnaie réglé par la loi, il serait possible que la Confédération et la collectivité disposent d'importants moyens supplémentaires si les billets étaient soumis au même processus que les pièces en termes de création de monnaie et de première mise en circulation. Pourquoi la Confédération renonce-t-elle à cette source de recettes qui, sur des décennies, s'élèverait à plusieurs milliards de francs?
    2. Le mécanisme de création de monnaie pourrait-il être transposé aux billets de banque sans que l'on doive modifier la Constitution?
    3. Comment ces pratiques différentes en matière de création de monnaie et de première mise en circulation se justifient-elles à l'heure actuelle, indépendamment des raisons "historiques"?
    4. Comment justifier le fait que la création de monnaie de compte (dans la masse monétaire M1) soit laissée aux banques, alors qu'il va de soi aujourd'hui que les pièces et les billets sont émis par l'Etat et la BNS?
    5. La création de monnaie de compte comme moyen de paiement légal (dans la masse monétaire M1) par la BNS - sur des décennies et pour une mise en circulation semblable à celle des pièces - produirait des gains de plus de 300 milliards de francs. Pourquoi renoncer à ces recettes supplémentaires sans en exiger au moins une partie?

    Descripteurs (en allemand):

    Aide

    Indexation complémentaire:

    24


    On peut se poser une autre question, à qui sont les sommes créées du néant ( ex nihilo)  et qui y retournent à chaque remboursement, aggravant les crises ?

    Un banquier suisse, votre serviteur, explique en 3 minutes l'arnaque de la création monétaire, avec le Canada comme exemple.
    Vidéo Facebook :
    https://www.facebook.com/LePeupleEstRoi/videos/vb.152656254942354/398971633644147/?type=3&theater
    Tiré de l'émission "Qu'est-ce qu'elle a ma girl" de becurioustv.com.


    curioustv.com/fr/show/qu-est-ce-qu-elle-a-ma-girl/episode/19-mai-les-suisses-aiment-ils-vraiment-leurs-banques


    La suite de la démonstration est encore plus précise, particulièrement entre 10:00 et 13:00 ! La pression monte !
    https://www.youtube.com/watch?v=dmwtBcU0qtA


    http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/05/la-monnaie-7-fonctions-principales.html


    http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/06/loue-sois-tu-encyclique-laudato-si-sur.html


    François de Siebenthal: Remises des dettes.

    desiebenthal.blogspot.com/2015/03/remises-des-dettes.html

    30 mars 2015 - En effet, chaque remboursement détruit le montant d'argentremboursé. .... Deux fois par année à Rougemont, basées sur le livre La ...

    François de Siebenthal: 01/03/15

    desiebenthal.blogspot.com/2015_03_01_archive.html

    26 mars 2015 - En effet, chaque remboursement détruit le montant d'argentremboursé. .... Deux fois par année à Rougemont, basées sur le livre La ...

    François de Siebenthal: UNION DE FRIBOURG ...

    desiebenthal.blogspot.com/.../union-de-fribourg-invitation-du-3-au-5.ht...

    14 juin 2015 - L'écart entre les prix et le pouvoir d'argent est comblé maintenant principalement ..... 7° Du reste, le capitalisme se détruit lui-même, en frappant les .....chaque fois qu'on prêtera à quelqu'un de l'argent, du blé ou toute autre ...

    Initiative: Une rente à vie pour tous ? - - lematin.ch

    www.lematin.ch/suisse/rente-vie-/story/10784024?comments=1

    Veuillez saisir deux fois le même mot de passe ..... Blague mise à part, si l'on veutdétruire un pays, il faut agir de la sortes. ... Et ou vas t'on trouver cet argent ? .... François de Siebenthal ... 180 milliards par an, c'est ce que les communes, les cantons et la Confédération réunis dépensent chaque année à l'heure actuelle.

    Un banquier suisse balance tout sur la simplicité de l ...

    https://susauxbanques.wordpress.com/.../un-banquier-suisse-balance-tout...

    2 juin 2015 - François de Siebenthal : Le vrai secret bancaire, en fait, ce que Madame ... Lorsqu'un entrepreneur va chez le banquier demander de l'argentl'argent ..... c'est lui qui a la charge de détruire la monnaie à chaque fois qu'une ...

    revenudebase - Martouf

    www.martouf.ch/document/themeTransition/revenudebase.ch
    Ce sont les banques qui crée l'argent à partir de rien pour vous le prêter ! ..... plus de matière première... on en arrive à détruire les gens et l'environnement ! .... Chaque foisavant de m'endormir je calcul le temps qu'il me reste avant de me ...

    Famille de Siebenthal

    www.de-siebenthal.com/site03.htm


    0 0
  • 08/02/15--02:19: Robots... Finance ?
  • Hello All,


    Here is a marvellous article which confirms the validity of the Social Credit thesis. I have posted the following comments but am not yet certain that they have been accepted.


    Sincerely
    Wally Klinck

    http://www.techrepublic.com/article/chinese-factory-replaces-90-of-humans-with-robots-production-soars/

    Frankly, most of the comments on this article are totally irrational and the product of slave mentalities who seem to be utterly brainwashed into believing that the purpose of human life is to be slaving ever harder and faster on an upward tilting treadmill. Let us understand once and for all: The purpose of production is to deliver goods and services to society as when and where required of desired--at minimal cost and maximum efficiency with the least inconvenience to everyone. The purpose of economic activity is NOT to create work for humans but rather to generate adequacy of goods and services with increasing leisure. With displacement of human labour by automation, the problem of distribution is increasingly separated from earned incomes derived from engaging in "work". How utterly mindless and stupid can humanity be? If we want work we can scrap our technology and or engage in increasingly pointless, wasteful and destructive activity such as endless war.


    The existing price-system generates both incomes and costs or prices. Because of ever increasing allocated charges in respect of capital, which do not increase income in the same cycle of production, added to those of wages, salaries and dividends to make up total retail prices, final prices increasingly exceed earned incomes. The more we employ "tools" or physical capital relative to labour the bigger this chasm between effective consumer income and consumer prices becomes.


    If nothing else intervened the economy would simply collapse because of an increasing lack of effective consumer purchasing-power. In a futile and irrational attempt to overcome this problem we rely on financing of consumption of current goods by financially mortgaging our future through increasing bank loans which create new money only as inflationary debt, by increasingly wasteful and destructive economic activity culminating in war, attempting to export more than we import (called strangely a "favourable balance of trade") and producing non-consumer goods for increasing engagement in military conflict. Bankruptcies also are a factor in reducing obligations when economies stall because of an excess overhead of unsustainable bank debt. What a way to run an economy!


    The new money created by debt and undesirable activity is obviously required because the consumer goods awaiting sale must be available to consumers as they emerge from the production line. The new money must not, however, be created as debt. The physical costs of production are fully met as production takes place and are fully met when goods are completed and ready for sale to consumers. There should be no overall macroeconomic need for consumer debt whatsoever. Consumers should always have sufficient aggregate income to purchase the entire output of industry as it flows off the production line.


    The new consumptions credits should merely be deducted from a National Credit Account, being a continually updated actuarial determination of the nations real credit, i.e., all those available actual resources which if used might create prices. The new consumption credits must be paid from outside the existing price-system to make it continuously self-liquidating, i.e., able to liquidate all financial costs of production as they occur. These new credits should take the form of National (Consumer) Dividends payable by inalienable inheritance to all citizens and payment to all retail outlets enabling them to lower their final prices, i.e., to effect Compensated (Retail) Prices.


    These issues were all dealt with exhaustively by the British engineer and theorist, Major Clifford Hugh Douglas whose ideas were known as Social Credit and which were spreading like wildfire during the inter-war years between 1918 and 1945 and thereafter into the post-war period. Those who wish to learn more about Douglas and realistic economics are referred, e.g., to: www.socred.org


    http://www.washingtonsblog.com/2015/07/economic-grace-of-social-credit-national-dividend-and-compensated-retail-prices-to-facilitate-consumer-goods-distribution-in-an-age-of-robotics.html


    http://www.dailycensored.com/economic-grace-of-social-credit-national-dividend-with-compensated-retail-prices-for-consumer-goods-distribution-in-an-age-of-technology/



    See also: Wikipedia - Social Credit


    https://en.wikipedia.org/wiki/Social_credit

    0 0



    Laisserons-nous la matrice s'installer ?
    NON !


    URGENT, qui est prêt à nous aider pour le référendum contre le diagnostic préimplantatoire, alias DPI ?


    Combien de signatures pourriez-vous récolter ?


    Quel don pourriez-vous faire pour financer les attestations des communes ?


    Avec mes remerciements.


    François.


    PS:

    http://www.non-au-dpi.ch/argumentaire/

    "Dans la loi, le Parlement est allé trop loin", a indiqué la conseillère nationale Marianne Streiff, présidente du PEV. La Suisse deviendrait ainsi plus libérale que certains pays qui n'autorisent le DPI qu'aux couples atteints de maladies graves.


    Beaucoup qui ont voté oui aujourd'hui glisseront un non sur la loi, prédit-elle. L'article constitutionnel seul apparaît encore inoffensif, c'est pourquoi beaucoup l'ont accepté.


    Egalement déçue du résultat, l'organisation de défense des handicapés www.AGILE.CH a d'ores et déjà annoncé qu'elle soutiendra le référendum annoncé par le Parti évangélique.


    La Conférence des évêques suisses (CES) regrette aussi l'acceptation du diagnostic préimplantatoire. Cette méthode ouvre la voie à une régression pour ce qui est de la protection intégrale de l’être humain depuis sa conception jusqu'à la mort, écrivent ... les évêques.


    Les embryons issus de la procréation assistée devraient ainsi pouvoir être soumis à des tests chromosomiques avant d'être implantés. Si un défaut venait à être trouvé, l'embryon serait alors détruit, déplore le parti.
    Le Conseil fédéral ne voulait initialement permettre le DPI que pour les couples concernés par de graves maladies héréditaires. Le Parlement a toutefois considérablement étendu le champ d'application de la loi et veut permettre ces tests pour tous les embryons conçus in vitro.


    Le PEV rejette clairement ce développement. «Cela ouvre grand la porte à la différenciation entre une vie digne d'être vécue et une qui ne l'est pas et augmente massivement la pression sur les futurs parents», déplore la présidente du parti Marianne Streiff.

    Le dernier mot reviendra de toute manière au peuple si on peut récolter les 50'000 signatures...



    DPI: DANGER D'ERREUR DIAGNOSTIQUE

    "Le DPI est un procédé difficile, notamment parce que seules deux cellules peuvent, habituellement, être utilisées pour l'analyse et que le procédé ne peut donc pas être répété. Par conséquent, le risque d'une erreur de diagnostic ne doit pas être minimisé. La probabilité que le résultat d'un test soit correct est d'environ 90 à 95%. Pour vérifier l'exactitude du résultat, on conseille un DPN (Dépistage Pré Natal) pendant la grossesse aux couples concernés."

    Message du Conseil Fédéral
    du 7 juin 2013 concernant le DPI
    (§ 1.2.5)


    Le diagnostic préimplantatoire n'évitera donc pas les avortements. C'est simplement une étape supplémentaire pour sélectionner les embryons.


    PAROLE DE POLITIQUE

    A propos du nombre d'embryons qui pourront être congelés:

    "J'aimerais vous rappeler que ce nombre de huit ou de douze ne figurera pas dans la Constitution, mais dans la loi. Si on devait constater d'ici quelques années que ce nombre est insuffisant, le Parlement pourrait le modifier rapidement puisqu'il n'y aurait pas besoin pour cela de modifier la Constitution fédérale."

    Alain Berset au CN, le 3 juin 2014.

    BULLETIN OFFICIEL - LES PROCÈS-VERBAUX DU CONSEIL NATIONAL ET DU CONSEIL DES ETATS

    13.051

    Diagnostic préimplantatoire.
    Modification de la Constitution
    et de la loi sur la procréation
    médicalement assistée

    https://lilianeheldkhawam.wordpress.com/2015/06/08/limmortalite-au-coeur-de-la-technologie-de-la-silicon-valley-commentaire-lhk-extrait-dun-article-de-laurent-alexandre/

    https://lilianeheldkhawam.wordpress.com/transhumanisme-2/

    Les pages qui suivent essaient d'attirer l'attention du lecteur sur les divers aspects de la question. Elles procèdent d'extraits de textes émanant du Comité présenté ci-contre, et communiqués par M. François de Siebenthal lors de sa conférence de presse du 20 janvier 2000 à Lausanne :

    LA RECHERCHE SUR L'EMBRYON
    Savez-vous
    ... que l'embryon humain constitue l'objet le plus intéressant pour la recherche ?
    ... que, une fois la voie ouverte, les abus dans la recherche sur les embryons ne peuvent être ni contrôlés ni arrêtés ?
    ... qu'ainsi l'être humain est abaissé au rang de cobaye ?
    Avec un OUI à l'initiative PPD ...
    ... nous refusons des manipulations sur la vie naissante qui ont pour suite la mort au lieu de la guérison.
    LA DIGNITE DE LA FEMME
    Malheureusement ...
    ... la procréation in vitro ne se fait pas sans laisser de traces chez la femme.
    ... la femme peut, sans le savoir, être utilisée comme pourvoyeuse de matériel de base pour les manipulations sur les embryons.
    Dites OUI à l'initiative PPD ...
    ... pour que le sentiment du respect de soi chez la femme stérile ne soit pas blessé et que les tentatives de pression lui soient épargnées.
    LES LIMITES DU FAISABLE
    On doit savoir ...
    ... que suite à une procréation in vitro, les statistiques démontrent une hausse des complications, comme les grossesses multiples, les naissances prématurées, les enfants morts-nés, les césariennes, l'augmentation de la mortalité des nourrissons, etc.
    ... que le traitement médical très coûteux prodigué par une équipe pluridisciplinaire de médecins est éprouvant et en plus, requiert un suivi psychologique avant et après le traitement.
    Celui qui dit OUI à l'initiative PPD ...
    ... sait que le fait de ne pouvoir avoir des enfants n'est souvent pas dû à des raisons organiques et que, par conséquent, il ne peut pas être résolu par des moyens techniques.
    LA STERILITE
    Par bonheur ...
    ... il arrive qu'après une bonne consultation ou après l'accueil d'un enfant en pension, une femme que l'on connaît stérile ait plus de chance d'avoir tout de même son propre enfant qu'après une fécondation in vitro. Mais la douleur est grande pour chacune des 8 femmes sur 10 qui, malgré de multiples traitements suite à une fécondation in vitro, restent sans enfant.
    Celui qui dit OUI à l'initiative PPD ...
    ... croit que la stérilité n'est pas simplement un problème de technique médicale.
    UN ETRE HUMAIN SUR MESURE
    Nous craignons ...
    ... que tout ce qui, pour le moment, est considéré comme maladif soit, à l'avenir, détruit sous prétexte que telle existence ne «mérite pas d'être vécue» ... que les contrôles de qualité entraînent la demande d'un enfant garanti en bonne santé.
    ... que le droit à la vie des handicapés soit de plus en plus mis en question.
    Nous disons OUI à l'initiative PPD ...
    ... car nous n'avons pas l'arrogance de nous ériger en juges des vies qui méritent ou non d'être vécues.
    LES MENSONGES SUR LA VIE
    Peu de personnes savent ...
    ... que les données concernant un donneur de
    sperme doivent être conservées à Berne
    pendant 80 ans .
    ... qu'un enfant procréé grâce à du sperme étranger n'apprend rien sur sa véritable origine sans un effort spécial.
    ... qu'un mariage entre demi-frères et soeurs est dès lors possible.
    Seul un OUI à l'initiative PPD ...
    peut empêcher que des êtres humains soient trompés sur leur vraie origine.
    LA SÉCURITÉ AU LIEU DE LA PEUR
    La sécurité est préférable à la peur car ... ... elle tient compte des mauvaises expériences. ... elle ne se fie pas aux promesses en l'air ... sa devise est: la confiance c'est bien, le contrôle c'est mieux.
    Celui qui dit OUI à l'initiative PPD ...
    évite un pas dangereux dans la mauvaise direction. Le fait qu'une chose soit faisable, ne veut pas dire qu'elle doit aussi être réalisée.
    LE PEUPLE TROMPÉ
    Tout le monde ne sait pas ...
    ...que, en 1991, on a affirmé au parlement qu'il n'y aurait pas d'embryons surnuméraires et que le don de sperme pourrait toujours être interdit ultérieurement.
    ... que désormais on avoue l'existence d'embryons surnuméraires et que ceux-ci peuvent être utilisés à des fins de recherche.
    Celui qui dit OUI à l'initiative PPD
    ... ne se laisse pas de nouveau duper.
    ... saisit l'occasion d'éviter l'impasse.

    DES SUITES INCONNUES A LONG TERME
    On devrait penser au fait ...
    ...que l'on ne connaît pas du tout les effets de la fécondation artificielle sur les prochaines générations. ... qu'en zootechnie, la fécondation artificielle a des effets secondaires inattendus.
    ... que nous agissons probablement selon la règle : «On commence par l'animal, on passe ensuite à l'homme».
    Celui qui dit OUI à l'initiative PPD ...
    ... évite aux générations futures des problèmes insolubles.
    UNE MARCHANDISE A CONGELER
    Tout le monde ne sait pas ...
    ... que les ovules fertilisés sont congelés à moins 196' Celsius, et qu'on les décongèle selon les besoins. ... que beaucoup ne survivent pas au choc du froid ou sont endommagés.
    Celui qui dit OUI à l'initiative PPD ...
    ... empêche que l'être humain ne soit dégradé au rang de marchandise à congeler.
    jetés à la poubelle. Seule façon d'échapper à cela: garantir une procréation digne dans le corps de la mère, avec les gamètes du couple (marié).
    Jean de Siebenthal
    COM1TE
    L'initiative PPD jouit du soutien de nombreuses personnalités:
    Comité hors-partis de l'initiative PPD:
    · Guido Appius, Bâle (Président)
    · Marie-Laure Beck, Collonge-Rellerive
    · Lic. lur. Ernst Danner, Zürich
    · Dr. ing. chim. Viktor Girtanner, Sarnen
    · Marie-Therese Larcher-Scheibert, Uitikon
    · Dr. med.vet. Alexander Maissen, Ilanz
    · Dott. med. Elisabetta Meier-Vismara, Breganzona-(Vice-présidente)
    · Dr. iur. Rudolf Montanari, Feldbrunnen
    · Reinhard Müller, Wiliberg -
    · Dr.iur.Marlies-Näf-Hofmann,Arbon (Vice-présidente)
    · Prof. Dr. Gian-Reto Plattner, Bâle
    · Prof. Dr. med. Charles Probst, Laufenburg
    · Pius Stössel, Uznach
    · Julius Stöcklin, Bâle
    · Prof. Dr. Dr. h.c. Arthur F. Utz, Villars-sur-Glâne
    · Fabienne Waldis, Bulle
    · Hansjürg Weder, Bâle
    · Dorothee Zwicky, Hünibach
    · Otto Zwygart, Bolligen

    Il est largement question aujourd'hui des droits de l'homme et de la condamnation des crimes contre l'humanité. Or il convient de savoir de quoi l'on parle et de bien préciser ce qu'est la nature de l'homme. L'homme est un être vivant, doué donc d'un principe de vie autonome, de mémoire, d'intelligence et de volonté. Il transcende le végétal et l'animal. Comme tel, il a droit à un environnement digne, et dès la conception, c'est un individu de l'espèce humaine. Affirmons-le : l'embryon sitôt conçu est un homme. Un ovule humain fécondé est dans la règle un homme, pour lequel la nature a prévu un berceau : le ventre de sa mère, seul environnement digne de cet homme. Masturber la mère pour lui faire produire un certain nombre d'ovules et masturber le père pour lui faire éjecter des spermatozoïdes à mettre en présence des ovules, c'est offrir aux embryons ainsi engendrés le triste environnement d'une éprouvette, avec une sélection arbitraire d'individus, ces petits hommes étant traités comme des têtes de bétail. Ce n'est pas une procréation digne.
    C'est de plus la porte ouverte à toutes les expérimentations sur des hommes, véritable crime contre l'humanité, à commencer par des congélations. Que de charniers !
    Non, une procréation digne ne peut avoir lieu que dans un couple uni durablement afin de garantir le développement et la promotion de l'embryon, dans une famille au sens propre.
    Quelle dérision de vouloir imaginer des couples homosexuels capables d'adopter un enfant, Cela s'est vu en Angleterre où une fillette a été séparée de sa mère pour être confiée à un couple de lesbiennes. Quelle étrange procréation !
    Dans le futur, serons-nous des hommes normaux, ou de simples embryons décongelés ou non, élevés par une mère porteuse, ou conserver), au début de leur vie, entre le moment de la fertilisation et de la fusion des noyaux de l'ovule et du spermatozoïde, non plus des embryons, mais des ovules imprégnés. Voilà comment on se moque des citoyens.
    On nous suggère également de faire des banques de cellules totipotentes pour développer en cas de besoin des organes de transplantation sans risque de rejet. Les cellules totipotentes sont des cellules embryonnaires encore aptes à former les tissus les plus divers, voire un embryon tout entier. Une cellule totipotente qui a le même génome que moi, n'est-ce pas mon frère jumeau homozygote ? Et j'abuserais de lui pour qu'il me cède son cœur ? son foie ?
    L'intérêt caché des techniques de procréation artificielle est la recherche. Pourtant, selon le très regretté Jérôme Lejeune, Professeur de génétique fondamentale qui a découvert l'origine de la trisomie 21 (mongolisme), on peut se passer des embryons humains en prenant par exemple des embryons de chimpanzés mais ... ils sont plus chers. On le voit, les bonnes intentions des législateurs ne suffisent pas pour prévenir des abus dans ce domaine. Si nous voulons empêcher que les chercheurs se livrent à des manipulations sur l'homme, sur nos enfants, nous devons accepter une interdiction totale de la FIVETE. Dans tous les cantons où ils ont eu l'occasion de se prononcer sur cette interdiction, les citoyens l'ont fait.
    PRENONS LEUR EXEMPLE, VOTONS OUI POUR L'INITIATIVE PPD.
    Dr Niklaus Waldis

    CONFERENCE DE PRESSE
    Lausanne, le jeudi 20.1.00 à lOh3O
    INITIATIVE POUR UNE PROCREATION RESPECTANT LA DIGNITE HUMAINE En lisant la loi fédérale sur la procréation médicalement assistée (LPMA), législation concernant l'initiative dite du Beobachter, on serait amené à penser que la Suisse a une base assez solide pour parer aux aberrations telles que l'Anglaise de 59 ans qui s'est offert des jumeaux grâce à un médecin italien et une mère porteuse italienne, ou les 2 hommes homosexuels qui, grâce au concours de la FIVETE, ont pu se procurer « leur propre enfant » pour £ 200'000. Je me permets cependant d'exprimer quelques doutes.
    Le 17 mai 1992, le 73,8 % des citoyens n'a pas seulement accepté une interdiction des mères porteuses mais aussi l'obligation pour les « producteurs » de bébés éprouvettes de « ne pas produire plus d'embryons que ceux qui peuvent être implantés immédiatement à leur mère». On serait donc porté à croire qu'en Suisse la FIVETE (Fertilisation In Vitro (en éprouvette) Et Transfert d'Embryons) ne produirait donc pas d'embryons surnuméraires. C'est faux et on nous ment. Bien plus, la commission constituée par la Conseillère fédérale Ruth Dreyfuss, et son Président, le philosophe H.P. Schreiber, rapportent que non seulement des embryons surnuméraires existent mais qu'il serait même bien dommage de ne pas les utiliser pour faire de la recherche sur eux au lieu de les jeter, après 5 ans de conservation, par milliers dans les égouts.
    Comment une telle infraction à la Constitution est-elle possible
    ? Tout simplement en changeant le vocabulaire: on ne parle plus
    d'embryons mais d'ovules imprégnés. Je m'explique. L'ovule de la femme
    est très fragile. Il n'est viable que quelques heures et ne peut être congelé
    et dégelé sans périr). Pour le conserver, il faut en faire un homme, c'està-
    dire le fertiliser. Dès le moment où le spermatozoïde à pénétré l'ovule,
    celui-ci reste viable même après la congélation. Pour rester conforme à la
    constitution fédérale, on nomme les bébés éprouvettes (qu'on veut kryo-ovocyte fécondé qui n'a pas encore commencé sa division cellulaire ; dès que cette division a commencé, le 2e jour après la fécondation, on parle d'embryon). Le transfert de trois embryons au maximum dans la cavité utérine est effectué en général deux jours après la ponction ovocytaire. Les embryons surnuméraires (4 en moyenne) sont congelés. Ils pourront être décongelés et transférés ultérieurement, généralement au cours d'un cycle spontané.
    Taux de succès de la FIVETE :
    Une étude du Dr C. Vozzi, menée en 1997 et 1998, au CHUV, à Lausanne*, a mis en évidence un taux de réussite de 33 accouchements pour 100 embryons transférés.
    Le Dr F. Olivennes de l'Hôpital de Clamart (France) parle d'un taux de réussite de l'ordre de 25% à 30% de grossesses (mais sans préciser la durée des grossesses).
    Complications de la FIVETE :
    1) prématurité (9% pour les grossesse uniques, 26% pour deux enfants, 45% pour trois enfants ou plus, contre 6% en moyenne pour les grossesse sans PMA, en France)
    2) grossesse extra-utérine (6-7% avec FIVETE contre 1 % des grossesses sans PMA)
    Effets secondaires de la stimulation hormonale :
    · A court terme : 1) le syndrome d'hyperstimulation ovarienne (SHO) peut être léger (sensation de pesanteur abdominale avec gros ovaires kystiques), modéré (troubles digestifs, notamment vomissements et troubles du transit) ou sévère (épanchements séreux tels une ascite, un hydrothorax ou une péricardite, des troubles hydro-électrolytiques, des accidents thrombo-emboliques). 2) prise de poids 3) perturbation du cycle 4) thrombose
    · A moyen terme : activation d'une pathologie sensible aux oestrogènes (fibrome, endométriose, mastopathie bénigne).
    La FIVETE est une technique de procréation médicalement assistée (PMA) par laquelle la fusion de l'ovule et du spermatozoïde (fécondation) est effectuée hors du corps de la femme. Elle n'est donc pas issue d'une union sexuelle, mais d'une intervention médicale. Elle est suivie du transfert dans l'utérus de deux ou trois embryons issus de cette intervention et de la congélation des embryons surnuméraires. Parmi les indications à la FIVETE, on compte la stérilité tubaire incurable (38% des cas), la stérilité masculine (32%) et d'autres types de stérilités ou d'hypofécondité (troubles de l'ovulation 12%, endométriose 9%, cause inconnue 9%). Selon l'OMS, l'infécondité (absence d'enfant conçu pendant deux années de cohabitation avec rapports sexuels non protégés) a une prévalence de l'ordre de 10% dans les pays industrialisés.
    Les différentes étapes de la FIVETE se déroulent comme suit :
    l'administration d'hormones (gonadotrophines) à la femme permet de stimuler les ovaires afin qu'ils produisent plusieurs ovocytes (ovules). La surveillance de la croissance des follicules ovariens (correspondant à l'ovule et au tissu qui l'entoure) se fait par échographie et par dosage sanguin de l'estradiol. Quand les follicules atteignent 16-17mm, le médecin déclenche l'ovulation par l'injection d'une autre hormone (hCG). La maturation finale des ovocytes s'effectue pendant les 36h qui suivent cette injection. Juste avant que l'ovulation ne se produise, le médecin effectue une ponction ovocytaire par voie transvaginale, sous contrôle échographique. Les ovocytes sont alors incubés dans un milieu de culture pendant quelques heures avant l'insémination. Le sperme éjaculé est préparé en vue de l'insémination (sélection des spermatozoïdes mobiles, normaux). L'insémination des ovocytes se fait en les mettant en contact avec les spermatozoïdes sélectionnés. Le tout est placé dans un incubateur.
    La mise en évidence de la fécondation par l'observation des ovocytes se fait 18 à 22 heures après l'insémination (on appelle« zygote » un
    Olivennes F. Echecs répétés en FIV: stratégies
    thérapeutiques. Service de Gynécologie- Obstétrique de l'Hôpital A.
    Béclère, Clamart, France, janvier 1999.
    http://www.civneweb.fr/sources/congres/eta/99/pma/echecfiv.htm
    Hedon B. Les vrais résultats de la FIV. Services de
    Gynécologie-Obstétrique, Hôpital A. de Villeneuve, Montpellier, France
    http://www.gyneweb.fr/sources/congres/jta/97/3fivres.htm
    INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES
    La stérilité (page 6) Lors d'un congrès d'obstétrique psychosomatique tenu en 1990, le prof. Stauber rapportait que 757 femmes sur 1'061 étaient tombées enceintes de façon naturelle au cours d'un traitement psychologique qu'elles suivaient dans sa clinique berlinoise. Et si les dernières statistiques indiquent un taux de réussite pouvant atteindre 35% dans le cas de la fécondation in vitro, il ne faut pas oublier que ces chiffres portent sur les grossesses cliniques, c.-à-d. que seul le début des grossesses est pris en compte, non les naissances.
    La dignité de la femme (page 4) On constate avec intérêt que,
    parmi les défenseurs de l'initiative PPD, figurent tant des partisans que
    des adversaires de l'interruption volontaire de grossesse. Les uns comme
    les autres veulent éviter que les embryons surnuméraires soient détruits
    et que les femmes soient livrées à des tiers qui s'adonnent à des pratiques
    avilissantes. Les associations de femmes ont une position catégorique en
    la matière. Au cas où l'initiative PPD est acceptée, les procédés d'assistance
    à la procréation resteront autorisés, notamment l'instillation, dans
    le corps de la femme, du sperme de son partenaire et d'ovules non fécon- · A long terme : Il est possible que la stimulation ovarienne favorise la survenue de cancers de l'ovaire, mais les différentes études effectuées ont montré des résultats contradictoires. Cependant, suite à une FIVETE, la patiente devra être suivie à long terme au niveau des organes cibles de ces hormones (utérus, ovaires, seins). Effets secondaires de la congélation sur les embryons 65% des embryons décongelés seront en assez bon état pour être transférés dans l'utérus.
    Il ne semble pas y avoir davantage de malformations congénitales chez les enfants qui ont été des embryons congelés.
    Dr P. Della Santa,
    20 janvier 2000
    Références :
    Consensus International sur la Procréation Assistée. 1 FFS (Fédération Internationale des Sociétés de Fertilité) ; httl2J/www.mnet.fr/iffs/f artbis.htm Vozzi C., Senn A., Chanson A., De Grandi, P. Germond M.
    La fécondation in vitro « classique »est-elle obsolète ? Médecine et
    Hygiène, 01.09.99 ; 1592-1596.
    Lucas H., Urner F. Jacquenoud N., Wagner 1. Fécondation in vitro et ICSI. Clinique de stérilité et d'endocrinologie gynécologique, Hôpital cantonal, Genève. http://matweb.hcuge.ch/matweb/endo/FIV - atlas/fiv - icsi.htm Transmettre la vie à l'aube du XXe siècle. Publié sous la direction de François Ferré, édition Inserm, Nathan, Paris, 1994.assistée, d'interdire la congélation d'ovules fécondés dès que la conservation d'ovules non fécondés serait possible.
    Fécondation in vitro. A l'initiative PPD s'oppose la nouvelle loi fédérale sur la procréation médicalement assistée (LPMA) qui, pourtant, n'aborde absolument pas certains aspects importants du problème, comme par exemple: « Quand la recherche sur l'embryon peut-elle être autorisée? ». Aussi le Conseil fédéral annonce-t-il encore deux lois supplémentaires, l'une portant sur l'analyse du génome, l'autre traitant la recherche sur les embryons. Et l'on demande au peuple de croire de nouvelles promesses! Seul un Oui à l'initiative PPD garantit que nous n'aurons pas de mauvaise surprise!
    La sécurité au lieu de la peur (page 11) Il y a 50 ans, le peuple approuvait l'usage de l'énergie atomique à des fins pacifiques. A présent, des catastrophes comme celle de Tchernobyl, la recherche laborieuse d'un lieu d'entreposage des déchets radioactifs en Suisse et bien d'autres problèmes encore rendraient impossible l'introduction du nucléaire. Comme l'utilisation du DDT semblait prometteuse! Et aujourd'hui qu'en est-il? Malheureusement, c'est souvent bien plus tard que des effets secondaires funestes se manifestent, comme par exemple dans le cas des enfants de la thalidomide. Il y a encore 20 ans, on considérait comme immoral d'utiliser en médecine humaine des techniques de reproduction empruntées à la médecine vétérinaire. Les pratiques qui se sont imposées depuis lors ne présentent aucune garantie de sécurité. « La nature n'obéira jamais à l'homme, mais l'homme doit obéir aux lois de la nature, » avertissait Dioscoride (1er s. après J.-Ch.). La protection de la nature comprend également la protection de l'être humain dans son intégralité, en tant qu'être disposant d'un corps et d'un esprit, et dans son unicité. Par conséquent, elle nous impose de renoncer aux manipulations irréversibles, incontrôlables et avilissantes.
    ICSI injection intra-cytoplasmatique de sperme (dépôt d'un spermatozoïde dans un ovule)
    ** FIVfécondation in vitro (fertilisation dans une éprouvette)dés, de façon à ce que la fécondation s'effectue là où la nature l'a prévue et échappe aux manipulations.
    Les limites du faisable (page 7) Si la capacité de fécondation du sperme est insuffisante, on applique depuis peu la méthode ICSI* en éprouvette, qui consiste à forcer, au moyen d'une aiguille creuse, le spermatozoïde à pénétrer dans l'ovule. On espère ainsi pouvoir éviter de recourir au sperme d'un tiers. Toutefois, il est probable que le sperme du partenaire, incapable de féconder un ovule par lui-même, transmette sa faiblesse aux descendants. Cette méthode est de plus en plus appliquée en dépit du manque d'expérience sur le long terme et des rapports alarmants provenant de Hollande et d'Australie. L'initiative PPD y mettra fin. Les mensonges sur la vie (page 8) Actuellement, la loi ne donne pas la possibilité de rendre obligatoire la divulgation de l'origine parentale lorsqu'il y a eu fécondation par le sperme d'un tiers. C'est ce qu'a constaté la commission d'experts Amstad dans son rapport en 1988. Le nom des donneurs de sperme et les informations les concernant ne sont d'aucune utilité si les personnes intéressées n'y ont pas accès. Or, il se peut qu'un jour la vérité fasse surface par hasard, entraînant de graves crises d'identité, dans le cas par exemple où il y aurait eu mariage fortuit entre consanguins. Les arbres généalogiques ne seraient plus que des canulars. Bien évidemment, ces problèmes concernent aussi le don d'ovule.
    Un produit congelé (page 12) La congélation d'un ovule déjà fécondé peut être qualifiée de tromperie in vitro. Le Conseil fédéral a luimême reconnu le caractère équivoque de ce procédé, sinon il n'aurait pas prévu, dans l'art. 16 4 de la nouvelle loi sur la procréation médicalement

    Il y a de plus en plus de "lois" immorales.
    Avortement, FIVETE, recherches sur les embryons humains et vaccins composés de foetus humains, euthanasie active, aides au suicides, "mariages" de même sexes, "adoptions" par des pedo-criminels, sélections eugéniques, peines de prison sans limites pour des prétextes débiles et morts de prisonniers sous des rires sardoniques et même diaboliques, salaires et bonus déments, lois agricoles absurdes, tricheries électroniques, vols légaux, impôts exagérés, taxes, amendes, émoluments, primes, bonus, malus, mesquineries et rapacités avaricieuses "légales"...
    Les lois financières violent allégrement l' encyclique Vix Pervenit et la simple raison.
    La seule solution pour s'en sortir, une robotisation massive et le dividende universel pour tous qui seul permettra de distribuer la productivité incroyable des robots.
    Prudence avec les terroristes financiers qui produisent tous les autres terrorismes. L'amour de l' argent est la source de tous les maux...

    Archbishop Concessao
    Il y a quelques jours tout le monde a été étonné lorsque la télévision a annoncé la destruction du World Trade Center et la mort de plus de six mille personnes innocentes. Aujourd'hui, dans le monde, c'est une affaire de tous les jours, et souvent un signe d'un désespoir résultat de l'impuissance.
    Il existe une autre forme de terrorisme, subtil, caché, dont on parle peu. Je me réfère au terrorisme d'un système économique injuste qui écrase et fait mourir des milliers de personnes chaque jour. Selon une étude internationale sur la dette qui a été publiée il y a deux ans, 11 millions d'enfants au-dessous de cinq ans meurent chaque jour dans le monde principalement par manque d'aliments et de soins pour la prévention des maladies.
    Avec la présente orientation vers la globalisation la situation des pauvres va s'aggraver. De petites industries ont été fermées, privant des milliers de personnes d'un emploi rémunéré: Les dépenses de l'Etat pour les nécessités des pauvres ont été réduites à cause des programmes d'ajustement structurel, ainsi les pauvres sont de plus en plus marginalisés et amenés au désespoir, ils deviennent des victimes faciles pour les politiciens et les fondamentalistes. Est-ce que nous avons un message d'espérance à leur donner, non seulement en paroles, mais plutôt en programmes concrets d'action?
    Dans ce troisième millénaire, la situation statistique de la pauvreté est épouvantable. Alors qu'un milliard de personnes sont analphabètes et plus de 110 millions d'enfants en âge scolaire ne fréquentent pas l'école, presque 1,3 milliard de personnes manquent d'eau potable et presque la moitié de la population mondiale n'a pas accès à un système sanitaire adéquat, le monde dépense 400 milliards en narcotiques et 780 milliards pour la défense, et l'Europe à elle seule dépense 50 milliards en cigarettes et 105 milliards en boissons alcooliques.
    Il y a une phrase qui fait peur dans le Concile Vatican II (Gaudium et spes) qui provient du Décret de Gratien: donne à manger à l'homme qui est en train de mourir de faim, parce que si tu ne le nourris pas, tu es en train de le tuer. C'est un cas de meurtre par omission.
    Dans le monde actuel il y a assez de ressources pour les besoin de tous, mais il n'y a pas assez pour leur avidité, (Mahatma Gandhi).
    Ne devrions-nous pas prendre une claire position avec et pour les pauvres et contre le système dans lequel ils ne comptent pas? Ce sera une partie de notre engagement pour la culture de la vie et la civilisation de l'amour. Les raisons de l'espérance doivent se refléter dans notre célébration de la Parole et des Sacrements et encore dans notre interaction de tous les jours avec les personnes. Mathieu était un percepteur d'impôts, de rang social élevé. Jésus l'appela: Viens, suis-moi. Mathieu le suit et une transformation se produit en lui. Zachée est un autre exemple. Émerveillé par l'invitation de Jésus, il est changé. Notre ministère est celui de donner l'espérance à tous.
    [00143-03.05] [in118] [Texte original: anglais]

    http://desiebenthal.blogspot.com/2009/01/les-usa-terroristes-notamment-lopration.html



    0 0

    On le croyait aussi insubmersible et invincible... 

    BNS : une perte sèche de 50 milliards de francs suisses durant le premier semestre 2015

    Permettez-moi de vous donner un autre exemple de l’arrogance des politiciens et des banquiers centraux. En Suisse, la Banque Nationale met en danger le système financier du pays par ses spéculations sur les devises, dont les positions atteignent 80 % du PIB suisse.
    Dans le cadre du référendum sur l’or de l’année dernière, j’avais participé à un débat télévisé dans lequel j’avais fait remarquer à un ancien président de la BNS qu’elle risquait de perdre des dizaines de milliards de francs suisses, et peut-être même jusqu’à 100 milliards, sur ses positions FX. Ce banquier central m’avait qualifié de « théoricien du complot » et avait essayé de me ridiculiser durant le débat.
    Eh bien, cette semaine la BNS vient d’annoncer qu’elle a perdu 50 milliards de francs suisses rien que durant les 6 premiers mois de l’année. Cela représente plus de 8 % du PIB de la Suisse ! 
    Et vu qu’ils ont toujours des positions longues ( risquées ) en euro et en dollars, ils pourraient facilement perdre jusqu’à 100 milliards de francs. 
    Cela qui équivaut à une perte de 2,7 trillions de la Fed ! Il n’est cependant pas improbable que la Fed enregistre une telle perte vu que les 4 trillions d’actifs qu’elle détient ne seront jamais remboursés. Une telle perte déstabiliserait grandement le système financier mondial.
    Egon von Greyerz
    La trahison existe encore, même si on n'en parle plus. Ceux qui ont parié contre le franc suisse et pour le dollar US en étant directeurs à la BNS ont trahis et ils ont été récompensés..sic... Plus bête, tu meurs...
    Nous sommes dans une guerre économique sans pitié, des personnes innocentes meurent tous les jours... Les traîtres ne sont pas innocents et gagnent des millions sur le dos des suisses... Ils sont membres de sociétés secrètes qui sont aux ordres de puissances étrangères à nos vallées, forces obscures,  ténébreuses et très dangereuses...
    http://desiebenthal.blogspot.ch/2011/05/secrets-bilderberg-en-suisse-non.html
    Trahisons selon le code pénal suisse...

    Si le code pénal en parle, c'est que ces 

    complots ne sont pas que des "théories..."
    Art. 266
    Atteinte a l’indépendance de la Confédération
    1. Celui qui aura commis un acte tendant
    à porter atteinte à l’indépendance de la Confédération ou à mettre en danger cette indépendance,
    ou à provoquer de la part d’une puissance étrangère, dans les affaires de la Confédération, une immixtion de nature à mettre en danger l’indépendance de la Confédération,
    sera puni d’une peine privative de liberté d’un an au moins.
    2.3Celui qui aura noué des intelligences avec le gouvernement d’un Etat étranger ou avec un de ses agents dans le dessein de provoquer une guerre contre la Confédération sera puni d’une peine privative de liberté de trois ans au moins.
    Dans les cas graves, le juge pourra prononcer une peine privative de liberté à vie.

    Art. 266bis 4
    Entreprises et menées de l’étranger contre la sécurité de la Suisse
    1 Celui qui, à l’effet de provoquer ou de soutenir des entreprises ou menées de l’étranger contre la sécurité de la Suisse, sera entré en rapport avec un Etat étranger, ou avec des partis étrangers, ou avec d’autres organisations à l’étranger, ou avec leurs agents, ou aura lancé ou propagé des informations inexactes ou tendancieuses, sera puni d’une peine privative de liberté de cinq ans au plus ou d’une peine pécuniaire.
    2 Dans les cas graves, le juge pourra prononcer une peine privative de liberté d’un an au moins.

    Art. 267
    Trahison diplomatique
    1. Celui qui, intentionnellement, aura révélé ou rendu accessible à un Etat étranger ou à l’un de ses agents un secret que l’intérêt de la Confédération commandait de garder,5
    celui qui aura falsifié, détruit, fait disparaître ou soustrait des titres ou des moyens de preuve relatifs à des rapports de droit entre la Confédération ou un canton et un Etat étranger et aura ainsi, intentionnellement, compromis des intérêts de la Confédération ou d’un canton,
    celui qui, en sa qualité de représentant de la Confédération, aura intentionnellement conduit au détriment de celle-ci des négociations avec un gouvernement étranger,
    sera puni d’une peine privative de liberté d’un an au moins.
    2. Celui qui, intentionnellement, aura révélé ou rendu accessible au public un secret que l’intérêt de la Confédération commandait de garder, sera puni d’une peine privative de liberté de cinq ans au plus ou d’une peine pécuniaire.6
    3. La peine sera une peine privative de liberté de trois ans au plus ou une peine pécuniaire si le délinquant a agi par négligence.7

    Art. 268
    Déplacement de bornes officielles
    Celui qui aura supprimé, déplacé, rendu méconnaissable, falsifié ou placé à faux une borne ou tout autre signe destiné à marquer les frontières de la Confédération, d’un canton ou d’une commune sera puni d’une peine privative de liberté de cinq ans au plus ou d’une peine pécuniaire.

    Art. 2698
    Violation de la souveraineté territoriale de la Suisse
    Celui qui aura pénétré sur le territoire suisse contrairement au droit des gens sera puni d’une peine privative de liberté ou d’une peine pécuniaire.

    Art. 270
    Atteinte aux emblèmes suisses
    Celui qui, par malveillance, aura enlevé, dégradé, ou aura par des actes outragé un emblème suisse de souveraineté arboré par une autorité, notamment les armes ou le drapeau de la Confédération ou d’un canton, sera puni d’une peine privative de liberté de trois ans au plus ou d’une peine pécuniaire.

    Art. 2719
    Actes exécutés sans droit pour un Etat étranger
    1. Celui qui, sans y être autorisé, aura procédé sur le territoire suisse pour un Etat étranger à des actes qui relèvent des pouvoirs publics,
    celui qui aura procédé à de tels actes pour un parti étranger ou une autre organisation de l’étranger,
    celui qui aura favorisé de tels actes,
    sera puni d’une peine privative de liberté de trois ans au plus ou d’une peine pécuniaire et, dans les cas graves, d’une peine privative de liberté d’un an au moins.10
    2. Celui qui, en usant de violence, ruse ou menace, aura entraîné une personne à l’étranger pour la livrer à une autorité, à un parti ou à une autre organisation de l’étranger, ou pour mettre sa vie ou son intégrité corporelle en danger, sera puni d’une peine privative de liberté d’un an au moins.
    3. Celui qui aura préparé un tel enlèvement sera puni d’une peine privative de liberté ou d’une peine pécuniaire.

    Art. 27211
    2. Espionnage.
    Service de renseignements politiques
    1. Celui qui, dans l’intérêt d’un Etat étranger, ou d’un parti étranger ou d’une autre organisation de l’étranger, et au préjudice de la Suisse ou de ses ressortissants, habitants ou organismes, aura pratiqué un service de renseignements politiques, ou aura organisé un tel service,
    celui qui aura engagé autrui pour un tel service ou favorisé de tels agissements,
    sera puni d’une peine privative de liberté de trois ans au plus ou d’une peine pécuniaire.
    2. Dans les cas graves, le juge prononcera une peine privative de liberté d’un an au moins. Sera en particulier considéré comme grave le fait d’avoir incité à des actes propres à compromettre la sûreté intérieure ou extérieure de la Confédération ou d’avoir donné de fausses informations de cette nature.

    Art. 273
    Service de renseignements économiques
    Celui qui aura cherché à découvrir un secret de fabrication ou d’affaires pour le rendre accessible à un organisme officiel ou privé étranger, ou à une entreprise privée étrangère, ou à leurs agents,
    celui qui aura rendu accessible un secret de fabrication ou d’affaires à un organisme officiel ou privé étranger, ou à une entreprise privée étrangère, ou à leurs agents,
    sera puni d’une peine privative de liberté de trois ans au plus ou d’une peine pécuniaire ou, dans les cas graves, d’une peine privative de liberté d’un an au moins. En cas de peine privative de liberté, une peine pécuniaire peut également être prononcée.12

    Art. 27413
    Service de renseignements militaires
    1. Celui qui aura recueilli des renseignements militaires dans l’intérêt de l’étranger et au préjudice de la Suisse ou aura organisé un tel service,
    celui qui aura engagé autrui pour un tel service ou favorisé de tels agissements,
    sera puni d’une peine privative de liberté de trois ans au plus ou d’une peine pécuniaire.
    Dans les cas graves, le juge pourra prononcer une peine privative de liberté d’un an au moins.
    2. La correspondance et le matériel seront confisqués.

    Art. 27514
    3. Mise en danger de l’ordre constitutionnel.
    Atteintes à l’ordre constitutionnel
    Celui qui aura commis un acte tendant à troubler ou à modifier d’une manière illicite l’ordre fondé sur la Constitution ou la Constitution d’un canton15, sera puni d’une peine privative de liberté de cinq ans au plus ou d’une peine pécuniaire.

    Art. 275bis 16
    Propagande subversive
    Celui qui aura fait une propagande étrangère tendant à renverser par la violence l’ordre constitutionnel de la Confédération ou d’un canton sera puni d’une peine privative de liberté de trois ans au plus ou d’une peine pécuniaire.

    Art. 275ter 17
    Groupements illicites
    Celui qui aura fondé un groupement qui vise ou dont l’activité consiste à accomplir des actes réprimés par les art. 265, 266, 266bis, 271 à 274, 275 et 275bis,
    celui qui aura adhéré à un tel groupement ou se sera associé à ses menées,
    celui qui aura provoqué à la fondation d’un tel groupement ou se sera conformé à ses instructions,
    sera puni d’une peine privative de liberté de trois ans au plus ou d’une peine pécuniaire.

    Art. 276
    4. Atteintes à la sécurité militaire.
    Provocation et incitation à la violation des devoirs militaires
    1. Celui qui aura publiquement provoqué à la désobéissance à un ordre militaire, à une violation des devoirs de service, au refus de servir ou à la désertion,
    celui qui aura incité une personne astreinte au service à commettre une de ces infractions,
    sera puni d’une peine privative de liberté de trois ans au plus ou d’une peine pécuniaire.
    2. La peine sera une peine privative de liberté ou une peine pécuniaire si le délinquant a provoqué ou incité à la mutinerie ou au complot.


    1 RS 131.211/.235
    2 Nouvelle expression selon le ch. II 1 al. 11 de la LF du 13 déc. 2002, en vigueur depuis le 1er janv. 2007 (RO 2006 3459; FF 1999 1787). Il a été tenu compte de cette mod. dans tout le Livre.
    3 Nouvelle teneur selon le ch. I de la LF du 5 oct. 1950, en vigueur depuis le 5 janv. 1951 (RO 1951 1 16; FF 1949 I 1233).
    4 Introduit par le ch. I de la LF du 5 oct. 1950, en vigueur depuis le 5 janv. 1951 (RO 1951 1; FF 1949 I 1233).
    5 Nouvelle teneur selon le ch. I de la LF du 10 oct. 1997, en vigueur depuis le 1er avril 1998 (RO 1998 852; FF 1996 IV 533).
    6 Introduit par le ch. I de la LF du 10 oct. 1997, en vigueur depuis le 1er avril 1998 (RO 1998 852; FF 1996 IV 533).
    7 Anciennement ch. 2.
    8 Nouvelle teneur selon le ch. I de la LF du 5 oct. 1950, en vigueur depuis le 5 janv. 1951 (RO 1951 1; FF 1949 I 1233). Voir aussi RO 57 1364.
    9 Nouvelle teneur selon le ch. I de la LF du 5 oct. 1950, en vigueur depuis le 5 janv. 1951 (RO 1951 1; FF 1949 I 1233).
    10 Nouvelle teneur du membre de phrase selon le ch. II 1 al. 16 de la LF du 13 déc. 2002, en vigueur depuis le 1er janv. 2007 (RO 2006 3459; FF 1999 1787).
    11 Nouvelle teneur selon le ch. I de la LF du 5 oct. 1950, en vigueur depuis le 5 janv. 1951 (RO 1951 1; FF 1949 I 1233).
    12 Nouvelle teneur du membre de phrase selon le ch. II 1 al. 16 de la LF du 13 déc. 2002, en vigueur depuis le 1er janv. 2007 (RO 2006 3459; FF 1999 1787).
    13 Nouvelle teneur selon le ch. I de la LF du 5 oct. 1950, en vigueur depuis le 5 janv. 1951 (RO 1951 1; FF 1949 I 1233).
    14 Nouvelle teneur selon le ch. I de la LF du 5 oct. 1950, en vigueur depuis le 5 janv. 1951 (RO 1951 1 16; FF 1949 I 1233).
    15 RS 131.211/.235
    16 Introduit par le ch. I de la LF du 5 oct. 1950, en vigueur depuis le 5 janv. 1951 (RO 1951 1 16; FF 1949 I 1233).
    17 Introduit par le ch. I de la LF du 5 oct. 1950, en vigueur depuis le 5 janv. 1951 (RO 1951 1 16; FF 1949 I 1233).

    0 0

    Le Bilderberg, réunion d' organisations secrètes notamment d'illuminati et de francs-maçons, se réunit en Suisse en juin de cette année. Parmi leur fondateurs, notamment un nazi SS et un d'Occidental Petroleum.

    Ils se sont réunis dans plusieurs pays auparavant pour les détruire économiquement et tenter d'en prendre le contrôle ( Grèce, Espagne...). Ils sont cupides maladivement et veulent dominer le monde.

    Leurs plans, provoquer des crises pour venir en "sauveurs" nous contrôler comme des esclaves ( RFID, destruction des économies, des monnaies, révolutions, pandémie H1N1...).



    Date: Du 9 au 12. Juin 2011
    Pays: Suisse
    Ville: St. Moritz dans les Grisons
    Hotels probables: Hotel Suvretta House
    Kempinski Grand Hotel
    Badrutt's Palace Hotel

    Nous vous prions de tous venir et de faire venir vos proches et amis à Sankt Moritz aux Grisons ( attention, ne pas confondre avec St Maurice en Valais ) manifester votre dégoût devant ces sinistres personnages aveuglés par leur orgueil et leurs cupidité.

    Leur modèle !


    Je voudrais revenir comme un virus mortel....Prince Philip.



    Le prince Philip avec la reine lors de son jubilé au balcon du palais de Buckingham, en juin 2012.

    Dans la préface de sa biographie: "Si j'étais un animal" (sic), le Prince Philip a écrit: 
    «Dans le cas où je me réincarnerai, je voudrais revenir comme un virus mortel, afin de contribuer en quelque chose pour résoudre la surpopulation."
    texte original ci-dessous...
    In the foreword to his biography If I Were An Animal, Prince Philip wrote, "In the event that I am reincarnated, I would like to return as a deadly virus, in order to contribute something to solve overpopulation."
    ...


    http://www.michaeljournal.org/images/Compte-Goutte.gif

    Les thèmes probables: 

    Pour obtenir un gouvernement mondial centralisé, RFID partout, dollar et Euro faibles, FMI plus fort, démographie à détruire, immigrations et crises financières provoquées, guerres voulues, Lybie, Iran, destruction de la demande et des monnaies, destruction de la Suisse ...

    BILDERBERG 2011 (ST-MORITZ, SUISSE) : UN CONSEILLER NATIONAL SUISSE RÉAGIT ET ÉCRIT UNE LETTRE D'OPPOSITION AUX AUTORITÉS DU PAYS !!!
    Chers amis,


    Voici  la LETTRE D’OPPOSITION A LA RÉUNION ANNUELLE DU GROUPE BILDERBERG QU’UN CONSEILLER NATIONAL SUISSE A ENVOYÉE A LA CONSEILLÈRE FÉDÉRALE DU DÉPARTEMENT FÉDÉRAL DE JUSTICE ET DE POLICE.

    ENFIN, UNE RÉACTION !!! ET LE PLUS ÉTONNANT, C’EST QUE CETTE RÉACTION PROVIENT D’UN ÉLU (fait rarissime), ...



    Cette lettre dénonce extrêmement bien les dangers que le groupe Bilderberg représente, aussi je vous la poste dans son intégralité.
    VERRONS-NOUS SURGIR CETTE ANNÉE, POUR LA PREMIÈRE FOIS DE L’HISTOIRE, UNE RÉACTION DÉMOCRATIQUE QUI EMPÊCHERA LA RÉUNION ANNUELLE DES BILDERBERGERS TOTALITAIRES ET CRIMINELS D’AVOIR LIEU ? C’est en tout cas à espérer ! Suspense…

    Le texte, ci-dessous…

    ...

    Vic.

    Source: http://www.wearechange.org/?p=7777 

    RÉUNION BILDERBERG 2011: LA LETTRE D’UN CONSEILLER NATIONAL SUISSE AU GOUVERNEMENT 

    Nous remercions le conseiller national suisse Dominique Baettig, de nous avoir choisis pour diffuser sa lettre au gouvernement suisse visant à attaquer la réunion Bilderberg anti-démocratique du 9 au 12 juin 2011, à Saint-Moritz (cf. http://bilderbergips.org/index.php?lang=en&content=meeting2011 ).

    Rappel. Ses dernières lettres ont apporté une contribution au mouvement No Show of "Bush Jr" (Pas de Show pour « Bush Junior » ), à Genève (cf. 
    http://www.wearechange.org/?p=6886) !

    Original de la lettre en français. TRADUCTION EN ANGLAIS: 
    www.WeAreChange.ch ©
    Nous avons pris la liberté d'ajouter quelques infos (XYZ) pour une meilleure compréhension en anglais.


    Dominique 
    Baettig
    Conseiller National
    Voignous 15
    CH-2800 DELEMONT

    A : Mme La Conseillère Fédérale
    Simonetta Sommaruga
    DFJP
    (Département Fédéral de Justice et de Police)
    3000 Bern

    Delémont, le 1er mai 2011.

    Concerne : St Moritz, en juin 2011, une réunion discrète à hauts risques

    Mme la Conseillère fédérale,

    Je tiens à attirer votre attention sur une réunion qui se tiendra en juin 2011 - selon des sources généralement bien informées - du discret, mais influent Groupe de Bilderberg dans un Hôtel à St-Moritz.

    Ce groupe réunit une sorte d'élite européenne et mondiale des banquiers, industriels, diplomates, des responsables américains et européens de l'OTAN, des têtes couronnées, des groupes de médias, leurs patrons et leurs éditeurs, ainsi que des chefs d'Etats, qu’ils soient à la retraite ou non, qui coordonne, organise et structure, en dehors de tout contrôle démocratique, les grandes orientations de la mondialisation économique.

    Considérant que les notions de souveraineté et d'indépendance sont obsolètes, voire des entraves à un marché ouvert, ce groupe discret développe un modèle de société ultra-libéral et de libre-échange, avec une monnaie mondiale (unique) et le FMI en tant que trésorier.

    Sur le plan industriel, il contribue à promouvoir les excès technologiques et agro-alimentaires, qui sont en contradiction avec la souveraineté alimentaire (les OGM: organismes génétiquement modifiés, les biocarburants, l'utilisation intensive d'engrais et de pesticides, la culture hydroponique), ainsi qu’une émancipation sans cesse croissante par rapport aux contingences naturelles et corporelles (procréation médicalement assistée, nanotechnologies, manipulations génétiques, médecine industrielle technologique, changements de sexe, brouillant les limites entre les êtres vivants et les technologies afin d’amener des dépendances).

    Les définitions des critères de maladie par les Experts associés à (leurs) sociétés pharmaceutiques («pandémies» telles que la grippe A (H1N1), dépressions mentales et niveaux élevés de cholestérol), mènent à la commercialisation massive de vaccins et de médicaments par les mêmes personnes qui les produisent et définissent le spectre de leur application.

    Jouant sur les peurs mondialisées, ils les améliorent avec (leurs) Médias en utilisant (cf. Naomi Klein) des « Stratégies de choc », avec des effets surprenants qui génèrent des sentiments d'impuissance.

    L’Indépendance, la Propriété Privée et la Sphère Privée sont réduites par l'utilisation de la monnaie électronique virtuelle et par le développement du contrôle de (tous) les individus dans un Goulag (mondial) biométrique (sous le prétexte de la lutte contre le terrorisme ou de la chasse à l’évasion fiscale). Les plus grandes dettes des pays sont encouragées ou minimisées, et ils deviennent les débiteurs des banques privées supranationales.

    Les tâches militaires et policières sont privatisées, et des actions militaires visant à démanteler des Etats indépendants sont planifiées et coordonnées (Afghanistan, Irak, Somalie, Soudan, Libye, demain l'Iran et la Syrie).

    Le pire est le fait qu'ils préparent la fin programmée de la Démocratie traditionnelle, avec un glissement de pouvoir partant de tous les États et se dirigeant vers le profit d'entités de gouvernance non élues (l’ONU et les experts de l’UE, les PDG, les magnats des médias et des sociétés pharmaceutiques, etc.), et qu’ils travaillent discrètement en réseaux (et en réseaux occultes).

    Je « redoute » particulièrement , après consultation des listes de participants (à Bilderberg) de ces dernières années, la présence indésirable (en Suisse) de «personnalités» (H. Kissinger, D. Cheney, GW Bush, Daniel Pearl) impliquées dans des guerres, crimes de guerre, restitutions extraordinaires (sic!), tortures et qui sont sous enquête par les tribunaux à La Haye, etc. Vos services sont-ils informés de l'identité des participants?

    Comme l'OTAN est en fait engagé dans des actions de guerre (Libye, Afghanistan, assassinats ciblés), la participation de responsables de l'OTAN, de leurs décideurs experts et des chefs d’Etat des pays membres de l'OTAN représente un risque majeur d'action terroriste à St-Moritz et, par conséquent, un grave danger pour ses habitants et ses voisins. Sans parler du discrédit et de la perte d'image pour une nation souveraine et démocratique, qui représente une Neutralité armée et intégrale dans la Patrie de la Croix-Rouge Internationale (conventions) et des Droits de l'Homme (tous deux à Genève).

    Quels sont les coûts relatifs à la sécurité de cette Réunion Privée (police cantonale, fedpol: la police fédérale) pour les contribuables? Qui en est l'organisateur (réel)?

    Et puis, la participation de citoyens suisses ne représente-t-elle pas un risque majeur de perte de crédibilité et de légitimité concernant notre neutralité et notre souveraineté nationale? L'implication de politiciens, d’hommes d'affaires et de propriétaires de groupes médiatiques partageant des motivations (mondialistes) contraires à notre souveraineté ne représente-t-elle pas des Crimes contre l'État (Art.266.1, Art.266 bis, art 267.1), plus une atteinte à l'indépendance de la Confédération (suisse) avec trahison diplomatique?

    Mme la Conseillère fédérale, je sais qu’un État qui respecte ses propres lois (pénales et constitutionnelles), que la neutralité et que l'indépendance sont des valeurs importantes pour vous, et que vous saurez comment éviter de sérieux dégâts portés à l'image de notre pays en prenant toutes les démarches adéquates et les mesures juridiques indispensables.

    J’attends impatiemment vos réponses et réflexions.

    Soyez assurée de ma considération distinguée et de mes meilleures salutations démocratiques.

    Dominique 
    Baettig, conseiller national, Delémont.

    Copie à: Monsieur Beyeler, Procureur d'Etat de la Confédération.


    Commentaires:

    plus sur www.pavie.ch

    Selon Daniel Estulin, le plan consistant à détruire totalement l'économie mondiale et à réduire la population mondiale de plus des 2/3 a suscité quelques émois, car cela pourrait, indirectement, conduire a une perte du contrôle global : http://www.infowars.com/bilderberg-fears-losing-control-in-chaos-plagued-world/ 

    D'après les déclarations de Daniel Estulin pour The Corbett Report :

    http://www.corbettreport.com/articles/20100528_bilderberg...

    http://www.corbettreport.com/mp3/2010-05-28%20Daniel%20Es...

    Le groupe Bilderberg examinera : Le faux certificat de naissance d'Obama et l'opération Géronimo faite pour le faire oublier. Le contrôle des peuples, des RFID partout, y compris dans les monnaies. les opérations de dépopulations...Fukushima, comment faire passer la pilule ? Les Chines ? Les révolutions arabes, Ouattara ? l'avenir de l'euro et la question de sa survie ; la situation en Europe et l'actuelle stratégie européenne de « sortie de crise » ; la question de la « gouvernance économique » mondiale ; la situation de la Grèce, Islande, Irlande... et du Portugal,  les bilans à en tirer ; l'agenda pratique pour l'OTAN en Afghanistan ; les rapports actuels entre l'Iran et la Russie, et les points faibles de leur alliance ; le bilan et les conséquences de la « guerre contre le terrorisme » ; l'influence exercée par les affaires « domestiques » des Etats-Unis sur la politique étrangère de cette puissance ; les perspectives de l'économie japonaise ; l'avenir du dollar et les « scénarios alternatifs ».

    L'importance stratégique des affaires qui seront débattues en dehors de tout cadre institutionnel ni contrôle citoyen, à huis clos dans un cercle restreint comprenant des « décideurs » publics et privés au plus haut niveau mondial, paraît donc évidente.

    (...)

    Des thématiques telles que l'avenir de l'euro, la stratégie de l'Union Européenne, la « gouvernance économique », les « politiques d'austérité » en cascade... concernent très directement l'avenir de la recherche dans un pays comme la France en pleine période de démantèlement des services publics. Il en est de même de la politique internationale, dans un contexte où la recherche française est poussée vers des structures de plus en plus supranationales avec un nivellement par les bas progressif du statut et des conditions d'emploi des chercheurs.
    Programme probable, celui de la Trilatérale:



    Program of the 2011 Annual Meeting

    Washington, DC; United States, April 8-10

    Mandarin Oriental Hotel
    Conference Chairman:  Joseph S. Nye, Jr., North American Chairman, Trilateral Commission; University Distinguished Service Professor and former Dean, John F. Kennedy School of Government, Harvard University, Cambridge
    Friday April 8
    12:00 noon – 2:15
    Lunch
    Formal opening of the conference by the Trilateral Chairmen
    Joseph S. Nye, Jr., North American Chairman
    Mario Monti, European Chairman
    Yotaro Kobayashi, Pacific Asian Deputy Chairman

    Session I:  UNITED STATES POLITICS AND ECONOMY
    Moderator: David Brooks, Columnist, New York Times, Washington
    Senator Tom A. Coburn, M.D., (R-OK)
    Austan Goolsbee, Chairman, Council of Economic Advisors (D), The White House
    Session 2: 
    2:30 – 3:30
    A GLOBAL PERSPECTIVE
    Chair: Joseph S. Nye, Jr., University Distinguished Service Professor and former Dean, John F. Kennedy School of Government, Harvard University, Cambridge
    Robert B. Zoellick, President, World Bank, Washington
    3:45 – 4:45
    THE U.S. ECONOMY
    Chair: David Gergen, Harvard Kennedy School Professor of Public Service and Director of the Center for Public Leadership, Cambridge
     Richard N. Cooper, Maurits C. Boas Professor of International Economics, Harvard University, Cambridge
    Kenneth M. Duberstein, Chairman and Chief Executive Officer, The Duberstein Group, Washington
    Martin S. Feldstein, George F. Baker Professor of Economics, Harvard University, Cambridge; President Emeritus, National Bureau of Economic Research
    John Podesta, President and Chief Executive Officer, Center for American Progress, Washington
    4:45 – 5:30
    JAPAN: COPING WITH CRISIS
    Chair: Yotaro Kobayashi, Pacific Asian Chairman, Trilateral Commission; former Chairman of the Board, Fuji Xerox Co., Ltd., Tokyo
    Minoru Makihara, Senior Corporate Advisor, Mitsubishi Corporation, Tokyo
    Taizo Yakushiji, Research Counselor, Institute for International Policy Studies, Tokyo
    6:30 – 8:30
    Reception, U.S. State Department Diplomatic Reception Rooms
    Speaker: Kurt M. Campbell, Assistant Secretary for East Asian and Pacific Affairs, U.S. Department of State
    Speaker: James B. Steinberg, Deputy Secretary of State, U.S. Department of State
    Saturday, April 9
    9:00 –10:00                      
    Session 3: THE ROLE OF BUSINESS IN CONFRONTING GLOBAL CHALLENGES
    Chair: Yotaro Kobayashi, Pacific Asian Chairman, Trilateral Commission; former Chairman of the Board, Fuji Xerox Co., Ltd., Tokyo
    Lead Speaker:  Yasuchika Hasegawa, President, Takeda Pharmaceutical Company, Ltd., Tokyo
    EU: Bertrand Collomb, Honorary Chairman, Lafarge, Paris; former Vice Chairman, Global Business Coalition on HIV/AIDS, Tuberculosis and Malaria
    NA: Catherine Bertini, Chair, International Relations Program, Maxwell School, Syracuse University, Syracuse; Co-Chair, Global Agricultural Development Initiative, Chicago Council of Global Affairs
    NA: Dinakar Singh, Founding Partner, TPG-Axon Capital, New York
    10:15 –1:00          
    Session Four: G-20 AND GLOBAL ECONOMIC GOVERNANCE:
    Chair: Gordon S. Smith, Distinguished Fellow, Centre for International Governance Innovation, and Director, Centre for Global Studies, University of Victoria
    At the Beginning:
    Paul Martin, former Prime Minister of Canada, Montréal
    Lawrence H. Summers, former U.S. Secretary of the Treasury; President Emeritus, Harvard University, Cambridge;
    A Current Perspective: SaKong Il, Chair, Presidential Committee for G-20 Summit, Office of the President of Republic of Korea, Seoul
    Future Perspectives:
    EU: Peter Mandelson, Member of the House of Lords, London; former UK Secretary of State for Business, Enterprise & Regulatory Reform; former Member, European Commission
    Japan: Akinari Horii, Advisor, The Canon Institute for Global Studies, Tokyo; former Assistant Governor, Bank of Japan (International Activities and BoJ Sherpa
    Mexico: Ambassador Lourdes Aranda, Mexican Undersecretary of Foreign Affairs,
          G-20 Sherpa, Mexico City
    US: Michael B.G. Froman, U.S. Deputy National Security Advisor for International Economic Affairs; G-20 Sherpa, The White House
    1:15 – 2:30
    Lunch
    Chair: John D. Negroponte, Vice Chair, McLarty Associates, Washington; former U.S. Deputy Secretary of State; former U.S. Director of National Intelligence
    Speaker: Thomas E. Donilon, U.S. National Security Advisor, The White House
    2:45 – 4:15
    Session Five: ADAPTNG TO EMERGING GLOBAL SOFT POWER SHIFTS
    Chair/Interviewer: David M. Rubenstein, Chairman, The Carlyle Group, Washington
    EU: Javier Solana, former European Union High Representative for Common Foreign and Security Policy, Brussels
    NA: Joseph S. Nye, Jr., University Distinguished Service Professor, John F. Kennedy School of Government, Harvard University, Cambridge
    PA: Yang Jimian, President, Shanghai Institutes for International Studies
    4:30 – 6:00
    Session Six: CYBER SECURITY
    Chair: Admiral Dennis C. Blair, former U.S. Director of National Intelligence
    Speaker: General Keith B. Alexander, Director, National Security Agency, and Commander, U.S. Cyber Command
    EU: Toomas Hendrik Ilves, President of the Republic of Estonia, Tallinn
    NA: David DeWalt, Chief Executive Officer, McAfee, Inc., Santa Clara
    PA: Ian Dudgeon, President, Australian Institute of International Affairs, Canberra
    7:00
    Reception and Dinner, The East Hall, Union Station
    Chair: Mario Monti, European Chairman, Trilateral Commission; President, Bocconi University, Milan
    Speaker: Dominique Strauss-Kahn, Managing Director, International Monetary Fund (IMF), Washington
    Sunday, April 10
    8:30 – 10:30
    Session Seven: AFGHANISTAN/PAKISTAN — PLAN A vs. PLAN B
    Chair: Henry A. Kissinger, Chairman, Kissinger Associates, Inc., New York
    EU: Admiral Giampaolo Di Paola, Chairman of the Military Committee, NATO, Brussels
    NA: Robert D. Blackwill, Henry A. Kissinger Senior Fellow for U.S. Foreign Policy, Council on Foreign Relations, Washington
    PA: C. Raja Mohan, Senior Fellow, Centre for Policy /Research, New Delhi; Commentator and former Strategic Affairs Editor, Indian Express
    10:45 – 12:15
    Session Eight: ARAB SPRING: THE MIDDLE EAST IN TRANSITION
    Chair: Han Sung-joo, Pacific Asia Deputy Chairman, Trilateral Commission; former Korean Minister for Foreign Affairs, Seoul
    Egypt: Nabil Fahmy, Founding Dean, School of Global Affairs and Public Policy, American University in Cairo; former Ambassador of Egypt to the United States and Japan
    Israel: Uzi Arad, former National Security Advisor to the Prime Minister and Head of Israel’s National Security Council; Professor of Government, Interdisciplinary Center, IDC, Herzliya
    EU: Volker Perthes, Chairman and Director, German Institute for International and Security Assairs (SWP), Berlin
    NA: Wendy J. Chamberlin, President, Middle East Institute, Washington; former U.S. Ambassador to Pakistan and Deputy UNHCR
    NA: Shibley Telhami, Anwar Sadat Professor for Peace and Development , University of Maryland, and non-resident Senior Fellow, Saban Center at the Brookings Institution, Washington
    12:30 – 2::00
    Lunch
    WINDING UP THE DOHA ROUND
    Chair: Carla Hills, former U.S. Trade Representative; Chairman and Chief Executive Officer, Hills & Company, Washington
    Speaker: Peter Sutherland, Honorary European Chairman, Trilateral Commission; former Director-General, GATT/WTO; Chairman, Goldman Sachs International, London
    Closing remarks by the Trilateral Chairmen




    1. François de Siebenthal: Le Bilderberg suisse à Vevey ? Synthèse.

      18 janv. 2011 ... Le Bilderberg suisse complote-t-il à Vevey contre le Franc ? ... .google.ch/books?id=r68RzMwd6qIC&pg=PA195&lpg=PA195&dq=siebenthal+europe+ ...
      desiebenthal.blogspot.com/.../le-bilderberg-suisse-vevey-synthese.html - En cache
    2. François de SiebenthalBilderberg au cap Sounion

      19 mai 2009 ... François de Siebenthal. "D'abord ils nous ignorent, .... http://www.alterinfo. net/Bilderberg-2009-Ce-Qu-ils-Complotent-En-Grece_a32548.html ...
      desiebenthal.blogspot.com/.../bilderberg-au-cap-sounion.html - En cache
    3. François de Siebenthal: Réunion Bilderberg

      4 juin 2010 ... Ces trois prochains jours, 4, 5 et 6 juin, se tiendra la réunion annuelle du groupe de Bilderberg (ce groupe informel occidental au dessus ...
      desiebenthal.blogspot.com/2010/06/reunion-bilderberg.html - En cache
    4. François de SiebenthalBilderberg ( important)

      25 juil. 2008 ... Founded in 1954, the Bilderberg Group holds "by invitation only" annual meetings of the rich and powerful. About two-thirds of the attendees ...
      desiebenthal.blogspot.com/2008/.../bilderberg-important.html - En cache
    5. www.Desiebenthal.blogspot.com

      Il y a du contenu dont le titre est "François De Siebenthal Krach à ... 3. https ://secure.gn.apc.org/members/www.bilderberg.org/phpBB2/viewtopic.php?p=10658 ...
      webpouls.co/www.desiebenthal.blogspot.com - France - En cache
    6. DIOXINE,CANCER, INCINERATEUR, SAVOIE,ANDRE PICOT, ALBERTVILLE ...

      30 nov. 2010... SAVOIE, FMI, PANTALON, BILDERBERG, GUILLOTINE, GARDE A VUE, PÂQUES, .... à GSTAAD, à ROUGEMONT, (voir le combat de JF SIEBENTHAL), ...
      lavapeur.over-blog.fr/article-dioxine-cancer-incinerateur-savoie-albertville- gstaad-rougemont-michel-langinieux-j-f-siebenthal-bourg-fidele-frederic- ...
    7. edi00-01 - Famille de Siebenthal

      6 nov. 1998 ... de Siebenthal. Tableau 1 : Michel de Poncins 0033-1-45 04 31 11 ..... ait peu de doute que le très secret Groupe de Bilderberg ait commencé ...
      www.de-siebenthal.com/edi00-01.htm - En cache